NDA : Je hais FF, vous le saviez ? Car les reviews postées sur le dernier chapitre n'avaient pas été publiée et bien que ce bugg soit général, j'enrageais. Heureusement que j'ai quand même reçu les alertes mails pour vos reviews, sinon je n'aurai plus eu qu'à hurler mon désespoir ^^' Bref, c'est l'occasion pour moi de vous dire merci à vous tous pour vos reviews et votre soutien depuis le début de cette fiction. Bonne lecture !


Charlie

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Les années Poudlard - 1988 -1989 - 5ème année

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3ème Partie - Possession


Charlie regardait par la fenêtre la neige qui tombait en gros flocons duveteux. Il était bien au chaud, allongé sur son lit dans son dortoir. Il avait terminé ses devoirs, du moins ceux qui l'intéressaient. Il avait abandonné, en tout cas dans sa tête, certaines matières qu'il ne poursuivrait pas l'année suivante. Il voulait se concentrer sur les BUSEs nécessaires pour devenir dragonnier et chercheur. Il n'y avait qu'en défense contre les forces du mal qu'il faisait un effort. Cela n'était pas indispensable pour son futur métier mais Charlie trouvait la matière intéressante. Et puis, certaines créatures étudiées dans ce cours étaient passionnantes.

Il ferma les yeux et tourna la tête afin d'enfouir son nez dans le cou de son petit ami, allongé à ses côtés. Ce dernier lui embrassa le front mais poursuivit sa lecture tout en continuant de caresser le vendre du Gryffondor.

« Tu as bientôt fini, Adrian ? »

« Hum ? Oui, bientôt, chaton. Plus que deux chapitres. »

« Pff, c'est long ! » soupira le rouquin.

Il savait qu'il ne pouvait pas protester plus. Adrian devait finir ce livre avant le début des vacances scolaires alors il le ferait. Il frotta un peu plus son nez dans le cou du garçon, se colla contre lui le plus possible en passant son bras sur son torse. Le Serdaigle remua un peu puis reprit ses caresses sur le bras qui barrait sa poitrine.

Oui, il était bien, au chaud et câliné comme cela. Le jeune Weasley laissa son esprit divaguer un peu. Il s'imaginait déjà dragonnier. La meilleure réserve était en Roumanie, il espérait avoir un dossier suffisamment bon pour pouvoir être affecté là-bas et poursuivre ses études tout en apprenant le métier. Il était en train de rêver aux dragons quand des baisers légers le réveillèrent tout à fait.

« Oh la marmotte, réveille-toi. »

« Je dormais pas, » protesta mollement le Lion.

« Tu ronflais ! »

« C'est pas vrai, je ne ronfle pas ! »

Mais Adrian ne le laissa pas plus faire valoir son point de vue. Il s'allongea de tout son long sur lui et lui emprisonna les mains au dessus de sa tête, sur l'oreiller.

« Si, tu ronflais. Légèrement je te l'accorde, mais tu ronflais ! »

Il regarda le visage de Charlie, les yeux pétillants. Ce dernier gigota un peu et se mit à rire. Aussitôt, le regard brun se fit plus électrique alors qu'il étudiait la petite fossette.

« Oh Charlie, je te l'ai déjà dit, quand tu fais ça, j'ai qu'une envie : c'est te dévorer ! »

Il baissa son visage et commença à l'embrasser.

Ils avaient déjà échangé nombre de baisers, à la plus grande joie de Charlie qui ne s'en lassait pas. Ils étudiaient toujours les potions, deux fois par semaine dans les cachots. Mais ils passaient autant de temps à se bécoter et se peloter qu'à travailler. Enfin, dans la limite du respectable tout de même. Pour l'instant le plus qu'ils avaient fait était de se tripoter les fesses, chastement cachées par leur pantalon.

Pourtant, Charlie sentit tout de suite que ce baiser là était différent. Déjà, parce que c'était la première fois qu'Adrian était couché sur lui de cette façon. La dernière fois qu'ils étaient montés dans son dortoir, ils étaient restés sagement collés l'un à côté de l'autre.

Le Serdaigle se mit à le caresser plus franchement alors que sa langue inspectait toujours les moindres recoins de sa bouche. Puis son corps ondula sur le sien. Charlie ouvrit les yeux sous le coup de la surprise. Oh, oh, pas sûr que cela soit une bonne idée. Le frottement que ces mouvements créaient était placé de façon fort gênante sur une certaine partie de son anatomie qui n'allait pas tarder à se réveiller. Cependant, le Serdaigle n'avait pas l'air de s'en rendre compte ou alors, il s'en fichait totalement. Charlie eut sa réponse quand Adrian plaça son genou entre ses cuisses et lui fit écarter les jambes afin de se positionner entres elles.

Le cœur du rouquin s'emballa. Oh Merlin, mais il faisait quoi, là ? Pourtant, il continua d'embrasser son amoureux. Il adorait ça alors il était hors de question d'arrêter. Ce fut la bouche d'Adrian qui délaissa la sienne. Charlie ne protesta pas car elle partie aussitôt dans son cou, qu'elle mordilla et lécha. Enfin, il sentit une main qui lui effleura le flanc et qui se glissa subitement sous sa chemise.

Le jeune griffon eut un frisson alors que la main remontait directement sur sa peau. C'était bon, c'était doux ! Adrian se frottait toujours contre lui et appuyait volontairement par à-coup son bas-ventre contre le sien.

Inévitablement, ce qui devait arriver arriva. Charlie sentit son pénis se tendre alors que dans le même temps, quelque chose de dur prenait vie dans le pantalon de son compagnon. Il se mit à haleter tandis que désormais les deux mains du brun étaient sur lui et touchaient sa peau nue.

« Attends... » souffla-t-il, éperdue alors que leurs deux érections se faisaient franches l'une contre l'autre.

« Oh, Charlie... Dans une semaine c'est les vacances et on se verra plus pendant longtemps. S'il te plaît, on va rien faire de plus mais laisse moi continuer, par pitié, » grommela Adrian contre son oreille qu'il entreprit ensuite d'embrasser.

L'une de ses mains réussit à passer entre leur deux corps et il lui pinça un téton, faisant glapir le plus jeune. Merlin que c'était bon ! Meilleur que ce qu'il avait pu imaginer, meilleur que lorsque lui-même se touchait lors de ses travaux manuels.

« Non... C'est pas ça... La porte... » gémit Charlie alors qu'il sentait son mamelon durcir et la petite pointe se dresser entre les doigts du Serdaigle qui le martyrisaient toujours.

Adrian se redressa, plus que surpris. Il se mit à rire en embrassant le bout du nez parsemé de taches de rousseur.

« Alors là, je m'attendais à tout sauf à celle-là ! »

Il se leva du lit, prit sa baguette afin de jeter un sort sur la porte du dortoir. Puis il se rallongea à côté de Charlie, baguette toujours en main. Deux sorts plus tard, les rideaux du baldaquin étaient hermétiquement clos et une bulle de silence installée.

Une fois cela fait, il admira le jeune homme à côté de lui, toujours allongé sur le dos, qui le dévorait des yeux.

« Je t'aime, Adrian, » avoua Charlie dans un souffle.

« Déjà ? Cela fait pourtant à peine deux mois que l'on est ensemble, même pas, » répondit le brun en caressa le visage juvénile.

« Peut-être mais je m'en fiche, » rétorqua le rouquin, un peu déçu de la réponse.

Le Serdaigle lui bécota gentiment la bouche.

« Moi aussi, je t'aime, petit lion. »

Charlie ne savait plus quoi faire. Tout à l'heure, cela semblait simple, naturel, mais là, le regard pénétrant d'Adrian le mettait presque mal à l'aise. Non, il ne voulait pas faire plus. En même temps, ce que l'autre garçon avait commencé lui avait beaucoup, beaucoup plu. Les yeux toujours plongés dans ceux chocolat, le jeune homme se mordit l'intérieur de la joue. C'était devenu un tic qu'il avait quand il était gêné. Mais ce geste, en apparence anodin, lui faisait légèrement entrouvrir les lèvres. En le voyant faire, le Serdaigle eut un regain de sang dans sa verge. Il s'allongea une nouvelle fois sur le plus jeune, dont les yeux s'assombrirent, la pupille noire mangeant l'outremer.

« N'aie pas peur p'tit lion, je te l'ai dit, je ne ferai rien que tu ne veuilles pas. »

Il s'avança encore et commença à l'embrasser de nouveau. Charlie accepta ce baiser, se laissant de nouveau porter par les sensations. Les mains reprirent leur office sur son torse mais les caresses cessèrent alors que le préfet s'attaquait au premier bouton de la chemise de Charlie.

« Adrian...tu fais quoi ? » chuchota le rouquin.

Le brun ne répondit pas. Il lui ouvrit la chemise, découvrant le torse pâle parsemé de taches de son. Il fit courir un doigts dessus, suivant le sternum, retraçant les abdominaux, flattant le nombril. Puis la mains se posa sur le bas du ventre, touchant le pantalon.

« Tu as confiance en moi, Charlie ? »

« Oui, mais, Adrian, je ne me sens pas prêt. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, » balbutia le Rouge et Or, le cœur et l'esprit affolés.

Oui il lui avait dit qu'il l'aimait, mais il n'était pas prêt à ça. Charlie n'avait guère de doute quant à la position qu'il tiendrait si lui et Adrian devaient un jour coucher ensemble. Il n'avait qu'à voir la lueur de gourmandise qui éclairait les iris sombres ou la façon dont le brun avait positionné son corps sur le sien. Sans compter le fait qu'a priori, Adrian n'était plus vierge. Et non, il ne se sentait pas, mais alors pas prêt du tout à le faire. Rien que d'imaginer le sexe en érection de son petit ami s'approcher de son intimité lui donnait des frissons dans le dos. Et ce n'était pas des frissons de plaisir. Il avait encore du mal à réaliser qu'un sexe puisse entrer par là. Cela devait faire atrocement mal. Pourtant, de ce qu'il avait aperçu du livre chez Fleury et Bott, il était certain que c'était de cette façon que se pratiquait l'amour gay. Charlie n'avait même jamais vu de pénis en érection autre que le sien... et celui de Bill... et sur certaines photos. Cela lui avait suffi pour comprendre que c'était beaucoup plus gros que son petit derrière. D'ailleurs, imaginer Adrian nu avec lui... Il rougit et déglutit.

Adrian regardait Charlie, qui paraissait ne plus savoir quoi dire ni comment se tenir. La grosseur sous sa braguette lui démontrait de façon certaine que le Gryffondor était excité, mais la peur qu'il lisait dans les yeux bleus était presque palpable.

« N'aie pas peur, mon petit chat. Je sais tout ça. T'inquiète pas, on ne va pas faire l'amour, je veux juste que tu te détendes, d'accord ? »

Le rouquin sentit son cœur s'alléger d'au moins dix kilos alors qu'un sourire revenait sur ses lèvres. Sachant qu'Adrian n'attendait pas de lui qu'il perde sa virginité maintenant, il se sentait beaucoup plus léger et disposé à reprendre là où ils en étaient.

Le Serdaigle s'assit et retira lui aussi sa chemise, montrant à Charlie un torse plutôt fin et peu musclé comparé au sien. Charlie pouvait voir quelques poils sombres sur le torse et autour du nombril, puis ils se faisaient plus nombreux plus bas, à la lisière du pantalon. Charlie se demanda s'il allait aussi leur enlever le bas, mais non. Adrian se contenta de se baisser de nouveau, à côté de lui. Il reprit ses baisers, alternant ceux langoureux et profonds à ceux légers comme des ailes de papillon sur son visage. Charlie s'enhardit peu à peu et lui aussi laissa ses mains vagabonder sur le corps à moitié dénudé. L'excitation le reprit, de plus en plus.

Adrian le rallongea une nouvelle fois sur le dos en entreprenant de lui lécher le torse. Charlie gémit, alors que son dos se cambrait contre sa volonté, recherchant encore plus ce contact mouillé. Les lèvres fines de son compagnon se fermèrent sur un téton et la langue joua avec lui, jusqu'à ce qu'il devienne dur comme la pierre et s'érige presque douloureusement. Charlie ne se retenait plus, gémissant outrageusement, sans vraiment s'en rendre compte. Puis Adrian arrêta la torture alors qu'il s'allongeait sur lui. De sa main, il repoussa les jambes musclées de l'attrapeur et s'installa entre elles doucement, faisant largement écarter les cuisses au rouquin dont les joues prirent une teinte proche de celle de ses cheveux.

Enfin, toujours avec lenteur, il abaissa son bas-ventre contre celui de Charlie dont le sexe était douloureusement comprimé. Adrian commença alors à se frotter, à faire des mouvements de va-et-vient, dans un mime parfait d'acte sexuel. Sa main réussit à se faufiler entre leurs bassins où il entreprit d'enlever le bouton du pantalon puis de descendre la braguette du Gryffondor, laissant ainsi plus de place à sa verge pour s'épanouir. Il fit de même avec son propre pantalon et reprit ses mouvements.

Charlie attrapa le brun par le cou pour l'attirer vers lui, ses cheveux lui chatouillant le visage et le cou. Il voulait un baiser, encore ! Adrian ne se fit pas prier et joua de sa langue avec dextérité dans la cavité voisine.

Le feu grondait dans ses reins. Le frottement sur lui, le poids du corps d'Adrian, c'était trop. Charlie ne voulait pas que la bouche de son presque amant ne parte, il voulait le corps tout entier du brun sur le sien, il voulait sa langue dans sa bouche, et, oh Merlin, il avait presque envie de plus. Il n'aurait pas eu si peur de le faire, si cela n'avait pas été sa première fois, il aurait demandé à Adrian de le prendre. Maintenant. La main d'Adrian réussit à revenir entre leurs bas-ventres, Charlie ne s'en aperçut que lorsqu'elle se referma sur son pénis. Il hoqueta misérablement contre la bouche du préfet et s'arqua. La main le tenait, l'enserrait. Elle fit quelques mouvements qui lui envoyèrent des décharges électriques dans le corps mais quand le pouce vint taquiner son gland, Charlie ne put plus se retenir et jouit brutalement.

Le cinquième année s'était déjà masturbé, mais jamais, Merlin jamais, cela n'avait été aussi intense. Son sexe était encore pris de spasmes et il sentit à peine qu'Adrian se frottait plus fort, avait saisi sa propre verge dans sa main et lui donnait de violents coups de reins. Puis le brun jouit à son tour, maculant le bas-ventre du plus jeune de sperme.

L'humidité et la chaleur qu'il reçut sur lui le firent rougir. L'odeur du sperme était partout sur eux. Quant à Adrian, il s'écroula contre lui, le torse en sueur.

Charlie quitta peu à peu les limbes du plaisir. Il rougit encore plus en réalisant la position dans laquelle il se trouvait. Pas de doute, il venait bien de mimer l'acte sexuel avec son petit ami. Il avait encore les cuisses écartées, tout le poids du corps du brun reposait sur lui et l'écrasait. Leurs torses nus étaient plaqués l'un contre l'autre, leurs spermes se mélangeaient sur son ventre rendu poisseux.

Le rouquin soupira. Ça avait été génial. Le Serdaigle se redressa sur ses avant-bras. Il le regarda en souriant avant de l'embrasser de nouveau.

« Alors, comment tu as trouvé l'expérience? »

« Magnifique, » répondit le plus jeune.

Adrian se pencha de nouveau vers lui et l'embrassa amoureusement.

« Tant mieux. Comme ça je suis certain que tu ne m'oublieras pas pendant les vacances. »

Charlie rit doucement tout en caressant les cheveux bruns.

« Il n'y a pas de danger. »

Il regarda encore son presque amant alors que ce dernier se redressait et s'asseyait sur le lit. Le Gryffondor se sentit étrangement à découvert, allongé encore sur le matelas, sa chemise ouverte et son pantalon déboutonné. Il baissa ses yeux sur son ventre. La braguette de son pantalon était largement ouverte, ce dernier baissé sur ses hanches. Son caleçon avait suivi le même chemin. Charlie voyait sa toison rousse et bouclée, avec le haut de son pénis désormais flasque. Des traces brillantes et blanchâtres maculaient son pubis et son ventre jusqu'au dessus du nombril. Il tourna son visage sur Adrian qui étudiait lui aussi la vue parfaitement impudique que lui offrait le Lion.

La respiration de Charlie s'accéléra et il sentit ses joues rosir de nouveau. Pourtant il ne bougea pas, s'exposant encore au regard d'Adrian. Ce dernier prit sa baguette et jeta un sort sur Charlie et lui, les nettoyant de toute trace de sperme.

« Les autres ne vont pas tarder à revenir de Pré-au-Lard, je suppose, » souffla le brun, les yeux toujours rivés sur la braguette ouverte de Charlie.

« Je suppose, » fit difficilement le roux.

Sa respiration s'accéléra encore alors qu'Adrian tendait la main vers lui et la posait sur son bas-ventre.

« Charlie... Tu es à moi. »

Le cadet Weasley fronça les sourcils, ne comprenant pas où Adrian voulait en venir.

« À toi ? »

« Oui, à moi. Personne d'autre que moi n'a le droit de te toucher, ou de t'embrasser. Si j'apprends que tu me trompes, je ne te le pardonnerai pas. »

« Je ne te trompe pas ! » s'écria Charlie.

Le regard brun se posa sur le bleu.

« Je sais, il y a intérêt à ce que cela perdure. »

La main d'Adrian se glissa totalement dans le caleçon de Charlie. Elle caressa rapidement les bourses puis enserra de nouveau son pénis, faisant glapir son propriétaire.

« Adrian... Mais... »

« Chut, petit chat. Je veux te voir jouir encore une fois, je veux que tu me regardes et qu'à chaque fois que tu te toucheras pendant les vacances, tu ne puisses penser qu'à moi. »

« Mais... » commença Charlie.

Il savait Adrian possessif et jaloux mais là il ne saisissait pas du tout pourquoi il lui tenait ce petit discours. En plus de cela, comment Adrian voulait le faire jouir de nouveau ? Il venait à peine d'avoir un orgasme, ses testicules étaient encore gonflés dans son pantalon.

Cependant, son petit ami le fit taire d'un baiser alors que la main recommençait des va-et-vient sur son sexe mou. Adrian se redressa. Assez brutalement, il prit le pantalon et le caleçon de Charlie pour les lui tirer sur le bas des cuisses. Le jeune Weasley se retrouva donc avec le sexe totalement mis à nu et offert. Charlie écarquilla les yeux, gêné mais aussi surpris de la possessivité qu'il constatait chez le plus âgé. Adrian lui embrassa alors le torse, faisant courir sa langue sur les mamelons, titillant les petits tétons entre ses dents. Charlie gémit et se tortilla sur le lit. Aussi incroyable que cela fut, entre les caresses sur sa poitrine et les mouvements de la main sur son pénis, ce dernier reprenait vie.

« C'est bien, mon petit chat, c'est très bien, » susurra l'Aigle en se concentrant désormais sur la peau fine de la clavicule.

Il remonta encore et se nicha dans le cou de Charlie. Le baiser léger qu'il y déposa d'abord se fit plus déterminé tandis que le rouquin sentait sa peau se faire puissamment aspirer. Il poussa un petit cri mêlé de plaisir et de douleur alors qu'Adrian lui laissait un magnifique suçon.

« Tu es à moi, chaton, à moi, » continua Adrian en lui faisant une autre marque violette, juste à côté de la première.

Charlie était de nouveau totalement perdu dans les sensations que l'autre garçon lui offrait. Il n'était plus gêné de la position qu'il occupait sur le lit et se fichait bien désormais d'être plus qu'à moitié nu, gémissant, alors que le désir le possédait de nouveau avec force.

« Ouvre tes yeux, Charlie, regarde-moi ! » exigea le Serdaigle.

Le rouquin s'obligea donc à ouvrir ses pierres bleues pour soutenir le regard brûlant de son futur amant. Car il en était sûr en cet instant. Un jour ou l'autre, Adrian voudrait aller jusqu'au bout. Et, oh par Godric, Charlie n'était pas sûr du tout de pouvoir lui dire non le jour où cela arriverait.

« Vas-y Charlie, jouis, jouis encore pour moi. Je veux être celui qui te fait jouir. Je veux être ton premier amant et je le serai. Parce que tu m'appartiens ! » dit Adrian, confirmant par la même les dernières pensées du cinquième année.

Charlie aurait voulu protester. Non, il ne lui appartenait pas, hors de question, il n'était pas un objet que l'on pouvait posséder. Mais son cerveau embrumé ne lui permettait pas d'ouvrir la bouche pour faire autre chose que gémir ou pousser des petites plaintes de plaisir. La main d'Adrian alla encore plus vite, plus fort, l'écrasait presque, tant sa colonne de chair était enserrée dans la paume. Puis la seconde main s'acharna de nouveau sur un de ses tétons, le pinçait, le triturait, faisait s'ériger la petite pointe dure entre ses doigts.

« Oh, oh ! » glapit Charlie, en secoua la tête sur son oreiller.

« Jouis, Charlie. Jouis ! » ordonna le brun.

« Oui, ouiiiiii ! » cria Charlie alors qu'il explosait et que son pénis libérait par saccade de longs jets de sperme sur son ventre.

Le Gryffondor n'en pouvait plus, épuisé. Il gémit et se recroquevilla sur lui-même. Il n'avait pas tout compris ce qui s'était passé, à part le fait qu'il avait eu deux orgasmes dévastateurs à quelques minutes à peine d'intervalle. Il ne savait même pas que cela était possible et remerciait intérieurement Merlin d'être un adolescent, cela devait jouer sans aucun doute. Mais le comportement d'Adrian le laissait perplexe. Il gémit encore, comme pris de sanglots. Le brun s'occupa de le nettoyer de nouveau et de lui remonter son pantalon. Avec délicatesse, il lui reboutonna ensuite sa chemise.

« Ça va, petit lion ? »

Le rouquin hocha la tête, toujours en boule sur son lit.

« Tu es fatigué ? »

Nouveau hochement.

Adrian repassa lui aussi sa chemise puis se rallongea aux côtés de son jeune amant. Il le prit dans ses bras, le câlinant doucement.

« Merci, Charlie. Merci de m'avoir laissé te donner du plaisir et de t'être donné à moi. Tu es si beau dans la jouissance, chaton. Grâce à toi, pendant mes vacances, je vais pouvoir jouir en pensant à toi comme ça. Comme si on était encore tous les deux dans ce lit. J'ai tellement envie de toi, Charlie. »

Le rouquin ne répondit pas mais se colla le plus possible contre son petit ami. De nouveau, il se sentait bien, au chaud et cajolé.

« Dors, mon petit cœur, » lui dit le Serdaigle.

Charlie ferma les yeux. Moins de cinq minutes plus tard, le corps repu et bourré d'endorphine, il ronflait doucement dans les bras d'Adrian.

Ce fut ainsi que les découvrirent Bill et Lea, Lancey et Lisa et enfin Sean avec Tonks. Le préfet des Serdaigle était toujours en train de lire sur le matelas du cadet Weasley, celui-ci pelotonné près de lui, le dessus de lit rouge et or soigneusement remonté sur les épaules. Adrian posa son doigt en travers de sa bouche, pour leur signifier que le rouquin dormait. Les autres s'assirent sur les lits libres restants où ils discutèrent ensemble, le sommeil de Charlie protégé par une bulle de silence que lui jeta son frère. Personne ne put imaginer ce qui s'était passé dans cette chambre une demi-heure auparavant, d'autant que le Serdaigle avait eu la présence d'esprit d'aérer la pièce et de déverrouiller la porte. Et aucun des deux intéressés ne l'avoua aux autres. Bien sûr, chacun put admirer les marques de possessivité qu'arborait Charlie dans son cou à son réveil. Mais le reste de la chambré, après s'être copieusement moqué, pensa simplement que les deux amoureux avaient échangé quelques baisers, dont certains s'étaient révélés un peu plus fougueux que d'autres.

Quant à Charlie, il espérait simplement que les traces disparaîtraient avant son retour au Terrier pour les vacances de Noël. Certes, Bill était au courant de sa relation, Percy aussi mais celui-ci vivait dans son monde. De ce fait, aucun de ses frères n'allait le dénoncer à ses parents. Il ne voulait pas que les autres membres de sa famille le sachent. Pas même son père.

Il ne savait pas trop comment l'expliquer d'ailleurs. Adrian était un peu son jardin secret. Pour la première fois de sa vie, Charlie avait l'impression que quelque chose lui appartenait en propre, qui n'avait rien à voir avec sa famille. Qui n'était qu'à lui.

L'autre raison pour laquelle il ne voulait rien dire était qu'il avait un petit ami et non pas une petite amie. Même si cela n'allait sans doute choquer personne, en bonne famille de sorciers qu'étaient les Weasley, Charlie n'avait pas envie d'en parler. Quand ils avaient fêté son anniversaire dans leur dortoir la semaine précédente, Percy lui avait posé une question qui reflétait parfaitement la situation. Le troisième fils s'était approché du second, un verre de jus de citrouille dans la main. Il avait désigné Adrian d'un petit signe de tête.

« Charlie, tu vas dire à papa et maman que tu sors avec un garçon et que tu es gay quand on va rentrer à la maison ? »

Charlie s'était crispé. Parce que Bill n'avait jamais dû informer ses parents de son orientation sexuelle. Alors que lui, allait devoir le faire un jour ou l'autre.

Alors non, il n'avait pas l'intention d'en parler à ses parents.

... ... ...

Quand il entendit que quelqu'un frappait à sa porte, Charlie rangea rapidement dans le tiroir de sa table de chevet son nouveau livre sur les potions que lui avait offert Adrian pour Noël.

« Oui ? »

La porte de sa chambre s'ouvrit sur son père.

« Ah, tu es bien là, fiston. Alors, tout va bien mon fils ? » demanda Arthur en s'asseyant à côté de son enfant sur le lit.

« Oui, bien sûr, pourquoi ? »

« Oh, eh bien, je ne sais pas. Tu ne parles pas beaucoup ces temps-ci, alors je voulais juste m'assurer que tout va bien. Tu n'as pas de soucis à Poudlard ? »

« Non papa, je t'assure, » répondit Charlie en souriant.

Son père lui rendit son sourire et nettoya ses lunettes sur son pull avant de les remettre sur son nez.

« Bien bien, alors tout va bien dans ce cas, » conclut le patriarche tout en restant assis.

Un petit silence s'installa. Pour la première fois de sa vie, Charlie ne savait pas quoi faire pour le combler.

« Et, euh, sinon, comment va Brett ? » l'interrogea le père, visiblement un peu mal à l'aise.

« Brett ? » fit Charlie, complètement éberlué.

Pourquoi donc son père lui parlait de Brett ?

Ce fut au tour d'Arthur de paraître surpris. Visiblement, l'air ahuri de Charlie l'étonnait beaucoup.

« Mais... Mais... Eh bien, parce que depuis que vous êtes de retour de Poudlard, tu reçois presque tous les jours un hibou. Ce n'est pas Brett qui t'écrit ? » s'exclama-t-il.

Cela lui avait semblé logique. Enfin, si on excluait l'autre supposition qu'il avait faite mais qui semblait être en définitive la bonne, s'il en croyait l'air hautement gêné de son enfant et ses joues qui rosissaient légèrement.

« Eh bien, euh, en fait, euh... » bafouilla Charlie avant de baisser les yeux sur ses mains.

Il finit par se taire sans lever le regard.

« Bon... Bien, bien... Je suppose donc que cela ne me regarde pas, » finit par dire Arthur.

Charlie releva brusquement la tête. Il connaissait bien son père. Le soupçon de peine qu'il avait perçu dans sa voix le blessa, lui aussi. Le patriarche faisait déjà mine de se relever. Charlie tendit brusquement la main vers lui afin de la poser sur son bras.

« Papa ! Non, attends. Écoute, c'est pas que je ne veux pas te le dire. Enfin... Je... »

« Tu n'es pas obligé, mon fils. Je peux tout à fait comprendre que tu veuilles garder certaines choses pour toi. Si tout va bien, c'est l'essentiel, » le rassura Arthur avec un sourire.

Charlie le dévisagea et craqua. Malgré ses belles résolutions d'avant les vacances, il crevait littéralement d'envie de se confier à son père, ce depuis des jours. Adrian était important pour lui. C'était quelque chose de beau qui lui était arrivé alors oui, il avait envie de le partager avec celui qui avait toujours été là pour lui. Son père, son confident, son héros.

« Papa, je sors avec quelqu'un. Ça fait plus de deux mois qu'on est ensemble, » avoua le jeune Weasley.

Son père eut un grand sourire et s'installa confortablement sur le matelas afin de faire face à son fils.

« Eh bien. Je m'en doutais un peu bien sûr. Et est-ce que ton vieux père peut savoir qui est l'heureux élu qui a réussi à attraper le cœur de mon fils ? Il s'appelle comment ? »

Charlie cligna des yeux sous la surprise alors qu'une douce chaleur l'envahissait tout entier. Il étudia le regard bleu et doux de son père. C'était tellement évident que si une personne, en dehors de Bill, pouvait le comprendre, c'était lui ! Il s'était trompé, il n'aurait pas besoin d'avouer quoi que ce soit à son père.

« Il... il s'appelle Adrian. Adrian Belby, c'est un Serdaigle et il est en septième année, » s'étrangla presque Charlie. Puis il se jeta dans les bras de son père. « Si tu savais comme je t'aime, papa ! »

« Moi aussi mon cœur, moi aussi. C'est bien pour cela que cet Adrian a intérêt à être correct avec toi. Tu deviens un homme, mon chéri, » bredouilla Arthur en serrant son fils contre son cœur.

Il était heureux que son enfant connaisse ses premiers émois amoureux, mais il était inquiet pour lui. Plus qu'il ne l'était pour Bill. L'amoureux de son fils était en dernière année et son petit garçon, eh bien, c'était son petit garçon justement. Charlie était son bébé-sourire et le serait toujours, même à plus de quatre-vingt-dix ans !

... ... ...

« Tu veux vraiment m'attirer là-dedans ?! » s'exclama Charlie.

Non, c'était une blague. Ça ne pouvait être que ça et elle était de très mauvais goût.

« Oui, là-dedans. Allez Charlie respire, tu deviens vert, ça ne te va pas du tout au teint, je t'assure. »

« C'est pour te venger de la raclée que l'on a mis à Serdaigle la semaine dernière que tu veux me traîner là ? »

En effet, en raison de l'oreillongoule de deux membres de l'équipe de Poufsouffle, tous les match de Quidditch avaient été inversés. Les Lions avaient de ce fait affronté les Aigles le samedi précédent.

« Écoute chaton, mardi je t'ai promis que l'on fêterait la saint Valentin pendant la sortie de Pré-au-Lard, alors on y va ! »

Charlie freina des quatre fers alors que le brun le traînait par la main vers son nouveau lieu de torture : l'antre de madame Pieddodu. La saint Valentin avait eu lieu mardi. Le soir, quand Adrian et lui s'étaient retrouvés dans les cachots pour leurs révisions, ils n'avaient fait que se tripoter. Adrian avait été très, très, entreprenant et Charlie s'était vu effeuillé peu à peu. Mais il n'avait pas voulu aller trop loin. Le brun avait dû se contenter d'une séance de branlette commune, ses mains sur leurs verges.

Néanmoins, le cadet Weasley voyait bien que le septième année voulait plus. Adrian lui avait pourtant promis de ne pas le presser et aussi qu'ils profiteraient de leur samedi de sortie pour fêter dignement la Saint Valentin à Pré-au-Lard. Comme beaucoup d'étudiants. Il lui avait aussi dit qu'il avait un cadeau pour lui.

Pourtant, jamais au grand jamais il n'aurait cru qu'Adrian allait l'obliger à s'asseoir ici. Dans ce salon de thé atrocement décoré, écœurant de guimauve. À peine entré, Charlie se prit en pleine figure des confettis roses que jetaient les chérubins ailés. Adrian explosa de rire tout en le conduisant à l'une des petites tables rondes, celle la plus à l'écart possible et relativement cachée par une démarcation dans le mur. Charlie se glissa rapidement dans le coin, espérant que personne ne les verrait. Comme il le réalisa vite, de toute façon tous les autres occupants de la salle étaient bien trop occupés à s'embrasser ou à se regarder dans le blanc des yeux pour faire cas de leurs pauvres petites personnes, tout préfet et capitaine de Quiddith qu'ils soient.

Adrian lui prit la main tout en commandant leurs boissons dont Charlie n'entendit pas le nom. Madame Pieddodu revint bientôt avec deux énormes verres glacés avec un liquide rose et rouge.

« Et voilà, deux cocktails d'amour ! Amusez-vous bien ! »

Charlie regardait sa boissons d'un œil circonspect.

« C'est pas vrai, même les boissons sont niaises ici ! »

« Allez chaton, détends-toi. On est tranquille, au chaud et personne ne viendra nous enquiquiner ici. Allez Charlie, tu n'as pas arrêté depuis un mois ! Entre tes entraînements et les devoirs, on ne s'est pas beaucoup vu. Pour une fois qu'on peut passer une journée juste tous les deux. »

Charlie sourit devant l'air de petit chiot que faisait son petit ami. Ce dernier le lui rendit, heureux d'avoir enfin réussi à divertir le Rouge et Or.

« Goûte, tu verras, c'est très bon. »

Charlie plongea ses lèvres dans le liquide. Il était froid, sucré et avait un goût de cerise. Mais il était surtout alcoolisé.

« C'est vrai que c'est bon. C'est quoi ?

« Sirop de rose, jus de papaye et crème de cerise à ce que je sais. Avec aussi un peu d'alcool de rose je crois. »

Le rouquin dégusta son verre et se sentit étrangement mieux, calme et détendu. Finalement, Adrian avait raison, ils étaient bien ici. Ce dernier se rapprocha de lui, collant sa chaise à côté de la sienne.

« Bois pas trop vite, petit chat. Il y a plus d'alcool que tu ne le penses. »

« Je suis pas majeur, j'ai pas le droit de boire de l'alcool d'abord, alors on s'en fout, » fit Charlie en ricanant bêtement tout en appuyant sa tête sur l'épaule du Serdaigle.

« Ola, donc toi, tu vas arrêter de boire, tout de suite ! » s'amusa Adrian en poussant plus loin sur la table le verre de Charlie où il ne restait plus que quelques gouttes.

Le rouquin releva sa tête en papillonnant des yeux.

« C'est même pas vrai, j'ai pas trop bu ! »

Adrian se mit à rire tout en le dévorant des yeux. Les prochaines minutes furent entièrement consacrées aux baisers. Enfin, alors que Charlie trouvait qu'il faisait beaucoup trop chaud, Adrian se décida à lui offrir son cadeau.

« Je peux pas accepter, Adrian, je n'ai pas pu t'acheter quoi que ce soit et... »

« T'inquiète pas, c'est pas grave » le rassura le brun en posant un paquet sur la table.

Charlie le regarda sans savoir quoi faire. Il n'avait rien pu acheter au Serdaigle. Il n'avait pas d'argent et il n'avait eu aucune idée de cadeau autrement. Il ne voulait pas tomber dans le ridicule d'écrire un poème ou autre chose du genre. Il n'avait aucun talent artistique et ne pouvait pas non plus lui faire la cuisine. Bref, il n'avait strictement rien à lui offrir.

« Allez Charlie, accepte. Pour me faire plaisir. »

Finalement, la main de l'attrapeur se saisit du cadeau. Rien qu'à le toucher, il devina que c'était un livre. Encore. Pas qu'il n'avait pas aimé celui sur les potions qu'il lui avait offert à Noël, mais bon, un livre c'était pas du tout ce à quoi il aurait pensé pour une saint Valentin. D'un autre côté, c'était la première fois qu'il allait vraiment la fêter alors il n'allait pas se plaindre.

À moitié dans les bras d'Adrian, il enleva le papier cadeau et s'arrêta net, choqué par ce qu'il voyait sur la couverture. Il se tourna brusquement vers son petit-ami en rougissant.

« Mais... C'est... »

« Le Kâmasûtra gay, oui. Je me suis dit que cela pourrait être intéressant de le lire. Tu comprends aussi pourquoi j'ai voulu venir ici et non pas aux Trois Balais. Tu t'imagines ouvrir ton cadeau devant tes copains et Bill ? »

Charlie rougit un peu plus et déglutit, ne sachant plus trop comment il devait prendre ce cadeau. Adrian posa ses mains sur les siennes pour ouvrir le livre. Le cœur de Charlie s'emballa alors que devant lui, s'étalaient des images d'hommes nus qui bougeaient. Il y avait aussi de nombreuses explications écrites et des dessins plus que détaillés sur certaines partie de l'anatomie masculine.

« Pourquoi tu m'as offert ce livre, Adrian ? »

« Ça me paraît évident. Comme cela tu peux commencer à te renseigner. On peut aussi le lire ensemble. Si tu as des questions sur l'amour entre deux hommes, ou tu trouveras la réponse dedans ou je pourrai t'expliquer, comme tu veux. Et comme ça, le jour où on fera l'amour, tu ne penseras pas que je suis un gros pervers. »

Adrian finit sa phrase en la susurrant dans l'oreille de Charlie, dont il embrassa le lobe, le gardant entre ses dents et le titillant de sa langue. Le rouquin gémit malgré lui alors que de la chair de poule couvrait ses bras.

« Tu, tu as déjà fait l'amour, pas vrai. »

« Oui, » répondit simplement le Serdaigle.

« Et... »

« Je ne te dirai pas avec qui, Charlie. »

« C'était pas ma question. Je voulais juste savoir, comment, enfin, pas comment, mais, tu as fais quoi ? »

Le rouquin prit son verre et avala les dernières gouttes de sa boisson. Il avait bien besoin d'un petit remontant. Devant ses yeux, un couple imprimé était l'un sur l'autre.

« Décidément, tu m'étonneras toujours, mon petit chat. Je pensais que tu allais plutôt me balancer qu'il était hors de question qu'on couche ensemble. Est-ce que mon Lion se sentirait enfin prêt à franchir le pas et à rencontrer le loup ? » murmura Adrian en embrassant partout le cou et la nuque de Charlie qui gémit une nouvelle fois.

« C'est pas ce que j'ai dit, » balbutia le Rouge et Or, les yeux à demi clos.

Adrian le tira un peu plus vers sa chaise et lui passa les bras autour de la taille.

« Regarde, chaton, tu vois quand deux hommes font l'amour, il y a celui qui pénètre et celui qui est pénétré, comme chez les hétéros. On les appelle aussi actif et passif, dominant et dominé ou seme et uke. Un gay peut être les deux, comme d'autres ne voudront n'être que l'un ou l'autre. »

« Je n'aime pas le terme dominant et dominé. Ça ne me plaît pas du tout. Je ne serai jamais dominé et je ne veux dominer personne ! » déclara Charlie avec force. Adrian parut un peu surprit alors que le jeune Weasley tournait son visage vers lui. « Je n'accepterai jamais ce genre de relation, avec personne. »

« Okay, j'ai saisi le message. Mais Charlie, ce n'est pas de ce genre de domination dont il est question. C'est juste pour le sexe. »

Adrian fit glisser sa main plus bas sur le pantalon de Charlie puis commença à lui caresser l'entrejambe.

« Arrête, qu'est-ce que tu fais ! On est dans un lieu public, Adrian, » siffla Charlie entre ses dents, gêné au possible.

« Personne ne nous voit, mon petit chat. » Adrian déglutit avant de commencer à aspirer la peau du cou de Charlie « J'ai tellement envie de toi, Charlie. J'ai tellement envie que tu acceptes enfin ! » souffla-t-il, la respiration saccadée, sa main se faisant plus présente, plus possessive sur le pénis qui prenait peu à peu vie sous elle.

« Ad-Adrian, » gémit Charlie en essayant de repousser la main qui malaxait sa braguette. « Je ne suis pas prêt, j'ai juste seize ans... et je veux savoir... »

Mais Adrian lui mordit légèrement le cou pour le faire taire en continuant de toucher la désormais bosse qu'il arborait.

« Je sais, mais tu seras mon amant, Charlie. Tu seras mon uke et j'espère que ce sera le plus tôt possible. J'en ai marre de devoir prendre des douches froides tous les matins et me branler tous les soirs ! »

Le Gryffondor glapit légèrement, une grosse marque violacée dans le cou. Il avait eu sa réponse. Il serait celui qui serait pénétré. Il s'en doutait depuis longtemps mais venait d'en avoir confirmation. Charlie essaya de s'extirper des bras d'Adrian et de repousser sa chaise. Cela le mettait toujours un peu mal à l'aise quand son petit ami était aussi possessif.

« Adrian, arrête, je veux pas, pas ici. »

Le Serdaigle soupira avant de le lâcher.

« Pfff, tu veux pas ici, mais tu ne veux pas ailleurs non plus ! »

Les yeux bleus eurent un éclat douloureux.

« Tu m'avais dit que tu ne me forcerais pas. Alors ça veut dire quoi cette phrase ? En plus, on est pas spécialement des modèles de sagesse et de vertu dans les cachots. Si tu voulais un mec que tu puisses baiser au bout d'une semaine, il ne fallait pas sortir avec moi ! Oui je suis vierge et en plus, tu viens de me dire que je serai le passif, alors excuse-moi de vouloir prendre mon temps ! » lança-t-il d'une voix calme bien qu'il soit à la fois en colère et blessé.

« Je ne te force pas. Je te fais juste part de mes désirs, c'est tout. Tu veux prendre ton temps, pas de problème. Je serai ton premier de toute façon, même si je dois attendre encore un an pour cela. Je te l'ai dit, Charlie, tu es à moi. »

« Je n'appartiens à personne, Adrian. »

« Si tu veux le croire, tant mieux ou tant pis. Mais moi aussi je t'avais prévenu Charlie quand tu as voulu sortir avec moi : je suis jaloux. Alors, si, tu es à moi. Je n'accepterai pas que tu ailles voir ailleurs ! » Cette fois, ce fut un éclat de colère qui traversa les yeux bruns.

« Je ne te trompe pas et je ne veux pas aller voir ailleurs. »

Charlie tendit la main vers la joue de son presque amant.

« Adrian, pourquoi tu dis de telles choses ? Tu n'as pas confiance en moi ? »

« C'est pas ça. Si j'ai confiance. Mais je suis jaloux, c'est comme ça. »

Adrian reprit Charlie contre lui et le serra dans ses bras avant de l'embrasser.

« Bon, on regarde ce livre maintenant ? Même si tu ne veux pas encore passer à la pratique, rien ne t'empêche de réviser la théorie. »

... ... ...

Les équipes de Serpentard et Serdaigle menaient une lutte acharnée. Charlie, dans les tribunes avec les autres Rouge et Or, hurlait à s'en briser les cordes vocales. Il fallait que Serdaigle gagne car alors ils auraient encore toutes leurs chances de remporter la coupe de Quidditch. Flint ne jouait toujours pas à son poste, à sa plus grande joie, mais son jeune frère avait pris sa place. Charlie devait reconnaître que Marcus jouait bien mieux que son aîné. Nul doute qu'il ferait bientôt partie de l'équipe comme membre titulaire, puisque normalement, Rolling ne serait plus là l'année suivante.

Charlie s'égosilla encore plus quand, de sa place, il aperçut le Vif d'or. Heureusement, cela était aussi le cas de l'attrapeur Bleu et Bronze, comme ne manqua pas de le hurler Tonks, les cheveux bleus en raison du but de Roger Davies.

Rolling fonça lui aussi et piqua en vrille, tout comme Charlie l'avait fait lors de leur match afin d'éviter un Cognard. Il bifurqua ensuite vers la droite et bouscula au passage Dorothy Corner avant qu'elle ne puisse saisir le Vif. Ce dernier en profita pour avoir l'idée détestable de virer dans la direction du Serpentard qui s'en saisit. La tribune des Vert et Argent hurla de joie alors que les Aigles et les Lions se lamentaient. S'en était fini des espoirs des Serdaigle, puisqu'ils étaient déjà battus deux fois. Quant aux Gryffondor, ils devraient impérativement remporter leur match contre Poufsouffle, car si les Serpentard gagnaient contre les Blaireaux, ils seraient départagés selon le nombre de points marqués pendant les matchs. Or les Serpents menaient au score.

Charlie, entouré de ses coéquipiers, discutait déjà avec animation de leur stratégie et de leurs futurs entraînements tout en retournant au château.

Le match avait eu lieu tardivement, tous les élèves se pressèrent donc pour aller prendre leur dîner dans la grande salle. Ce dernier se passa une nouvelle fois dans un joyeux brouhaha, y compris, pour une fois, à la table des Serpentard qui fêtaient leur victoire. Même Snape arborait un petit sourire satisfait hautement contrariant.

« Oh, oh, Charlie, je pense que tu vas avoir un problème » lui dit Casey en lui mettant un coup de coude entre les côtes.

Le garçon redressa la tête pour voir Adrian qui s'était levé et se dirigeait vers leur table, un air plus que furieux sur le visage. Le cadet Weasley sentit son ventre se tordre. Qu'est-ce qu'il lui prenait ? Pourtant , au lieu de venir vers lui, le préfet se glissa entre le banc des Gryffondor et celui des Poufsouffle, il saisit rudement par le col John Summers et le souleva de son poing. Le sixième année eut l'air pour le moins surpris mais pâlit atrocement alors qu'Adrian le menaçait visiblement en lui chuchotant quelque chose à l'oreille.

Les Gryffondor les plus près de Charlie s'étaient tous retournés et étudiaient la scène avec stupéfaction. Qui se transforma en malaise alors que le Serdaigle jetait le malheureux Blaireau sur le banc et tournait désormais un regard furieux vers leur capitaine.

Adrian contourna rapidement la table et fonça en direction du rouquin qui fronça les sourcils. Quoi qui se soit passé, il n'était pas question qu'Adrian ose seulement imaginer faire de même avec lui. Il se leva donc de son banc tranquillement et attendit que son petit ami le rejoigne. Du coin de l'œil, il perçut du mouvement à sa table et comprit que ses frères, ainsi que les membres de son équipe, s'étaient eux aussi redressés.

« Toi ! » fit Adrian en le pointant du doigt. « Tu viens avec moi et illico ! »

« Hors de question. Déjà tu me parles sur un autre ton et tu m'expliques ce qui se passe. Pourquoi tu as brutalisé Summers ? »

« Brutalisé ? Ce salopard t'a dragué toute la journée et tu me reproches de le brutaliser ? » Le regard brun devint noir. Adrian saisit la main de Charlie dans la sienne, rudement, lui écrasant les phalanges. « Tu viens ! On doit avoir une petite explication tous les deux. »

« Lâche mon frère, Belby, ou tu risques de devoir manger de la soupe pendant plusieurs jours. »

« Toi, Weasley, occupe-toi de tes affaires, Charlie est mon petit ami et je me passerai de ton autorisation pour lui tenir la main ou parler avec lui ! »

Charlie se retrouva un peu bousculé par son aîné qui se plaça entre lui et Adrian.

« Avant d'être ton copain, c'est mon petit frère. Tu lui parles autrement, c'est clair ? »

Le plus jeune Weasley se positionna de nouveau entre les deux préfets en levant les mains en un signe d'apaisement, l'une toujours emprisonnée dans celle d'Adrian.

« On se calme, on se calme. Bill, t'en fais pas, je suis grand, je gère. Adrian, tu me parles effectivement sur un autre ton. Je ne sais pas du tout de quoi tu veux parler. Summers ne m'a pas dragué et quand bien même il l'aurait fait, je m'en fous. Bref, tu serais bien aimable de laisser mon sang circuler librement dans ma main, tu me fais mal et je t'en serais très reconnaissant. Ensuite, d'accord, on va discuter mais seulement si tu te calmes d'abord. »

Les deux plus âgés se regardaient toujours comme des Botrucs à qui on voudrait piquer l'arbre. Puis, petit à petit, la pression se fit moins forte, tant dans leur regard que sur la main de Charlie qui de nouveau sentit ses doigts avec bonheur.

« Merci, » soupira le rouquin en récupérant sa pauvre main.

Puis il tapota l'épaule de son aîné, prit sa cape et sortit de la grande salle, suivi de près par Adrian.

Une fois hors de la salle, ce dernier se ressaisit de la main de Charlie, bien que plus doucement et l'entraîna dans la tour des Aigles. Après avoir gravi les marches en zigzag au pas de course, ils arrivèrent devant la porte où Adrian frappa le heurtoir en bronze en forme d'aigle. Une fois encore, Charlie s'étonna de la facilité et rapidité avec laquelle le préfet donna la réponse à l'énigme.

Il n'était venu que trois fois dans le repaire des Serdaigle mais il n'eut cette fois pas le temps de regarder leur pièce commune qu'Adrian le tirait jusque dans son dortoir. Toujours la main dans celle du préfet, Charlie fut prestement ''assis'' sur un lit, le plus à l'écart des autres et proche de la fenêtre. En fait, il tomba presque sur l'édredon de soie bleue et n'eut pas le temps de dire Quidditch que déjà Adrian était sur lui, le plaquait contre le matelas et lui dévorait la bouche.

Bien que surpris par la virulence de son petit ami, Charlie répondit d'abord au baiser, mais alors que les mains d'Adrian soulevaient les pans de sa chemise pour se glisser dessous, il tenta de protester.

« Adrian, mais qu'est-ce qui t'arrive bon sang ?! »

« Ce salaud te draguait sous mon nez ! Et toi tu n'as rien vu ? C'est impossible ! » rétorqua Adrian en soulevant Charlie et en le déposant convenablement mais rudement sur le lit, la tête sur l'oreiller.

Le rouquin s'étonna de la facilité avec laquelle son compagnon l'avait fait. Pas de doute, il était vraiment en rogne, cela décuplait sa force.

« Il ne m'a pas dragué, et puis je m'en fous de ce type, moi ! »

Mais Adrian ne l'écoutait pas. Il avait enlevé son pull et sa propre chemise avant de faire de même avec les habits de Charlie, d'un geste de sa baguette. Celui-ci eut un hoquet de stupeur en se retrouvant ainsi dévêtu. Le brun s'allongea de nouveau sur lui et sa bouche se referma immédiatement sur l'un de ses boutons de chair rosée. Le jeune Lion gémit alors que sa pauvre petite pointe était aspirée, tétée et mordillée sans pitié. Un petit coup de dent un peu plus fort que les autres le fit crier et il tenta de repousser la tête brune. Adrian redressa son visage et s'attaqua alors au cou de l'impudent, lui faisant plusieurs marques tandis que Charlie se débattait, bien que faiblement.

« Adrian... arrête... je t'en prie... »

Mais le brun continuait, il alternait baisers fougueux, coups de langue et mordillements tout autant que caresses et douces griffures. Charlie ne comprenait pas pourquoi il ne se défendait pas plus que cela et surtout, pourquoi ce traitement lui donnait autant de plaisir. Il se détesta un peu pour ça, tentant de reprendre le contrôle de son corps alors qu'il bandait déjà.

« Adrian... j'ai dit... arrête... Mais arrête, merde ! »

Cette fois, le Lion commençait à avoir peur. Adrian était trop possessif. Sa main avait franchi la barrière de son pantalon, mais au lieu de saisir sa hampe, elle s'était faufilée entre ses fesses. Charlie sentit alors un doigt inquisiteur essayer de se frayer un chemin vers son intimité.

« Adrian ! Non ! » cria-t-il en se débattant pour de bon.

Le Serdaigle dut entendre le soupçon de panique. Quittant le cou qui malmenait, il regarda les yeux de son petit ami qui brillaient dangereusement. Il sembla enfin comprendre et enleva prestement sa main. Il bascula sur le côté, prit gentiment Charlie dans ses bras, tout en lui caressa tendrement les cheveux.

« Pardon, pardon. Je t'ai fait peur, chaton ? Je suis désolé, vraiment désolé. Excuse-moi, j'étais en colère mais pas contre toi, mon si innocent petit chat. Bien sûr que tu n'as rien vu. Allez, calme-toi, je suis désolé, » susurra-t-il à l'oreille du garçon à la respiration erratique contre lui.

Oui, Charlie avait eu un peu peur. Il n'aimait pas du tout cette possessivité chez son amoureux, mais alors pas du tout.

« Mais qu'est-ce qui te prend ? Je comprends plus rien moi, » se plaignit-il.

Il y avait comme une forme de supplique dans sa voix. Il se méprisa pour cela. Lui, Charlie Weasley, ne se reconnaissait plus dès qu'il était avec Adrian.

« Je suis désolé, Charlie. C'est vrai, je t'assure, ce mec t'a dragué, il a pas arrêté, même Lisa, Dorothy et les autres l'ont vu faire. Mais pas toi, je n'en doute pas maintenant. J'ai eu la frousse et j'étais jaloux. Je veux pas te perdre, Charlie. Mon petit chat, je suis désolé. »

Il souleva le visage de Charlie et y déposa de tous petits baisers. Charlie ferma les yeux, reprenant contenance. Il aimait quand Adrian était comme cela, doux et tendre. L'autre garçon s'attardait maintenant sur ses lèvres, les goûtant légèrement. De sa langue, il en retraça les contours et les obligea à s'entrouvrir. Il caressa ensuite les dents, attendant patiemment que Charlie lui permette l'accès à sa bouche. Avec lenteur, le rouquin le fit et la mutine humide s'y engouffra pour taquiner de suite sa jumelle. Les mains d'Adrian se faisaient aériennes sur la peau nue parsemée de taches de son, effleurant les épaules et le flan. Avec prudence, l'une d'elle retrouva les petites pointes et les caressa délicatement.

Bientôt Charlie se mit à soupirer de bien-être. Il se laissa remettre sur le dos alors que la langue chaude quittait sa bouche pour parcourir son torse. Il ouvrit d'un coup les yeux alors que sans comprendre, il se retrouva entièrement nu.

« N'aie pas peur, chaton, » fit Adrian tandis que sa bouche descendait encore.

Charlie glapit lamentablement, les yeux rivés sur les rideaux bleus tendus autour du lit. Sa respiration se fit rapide et désordonnée. Jamais, Merlin, jamais il n'aurait cru qu'il allait se retrouver nu dans le lit du Serdaigle ce soir ! Son cœur battait si fort dans sa poitrine, le sang pulsait à ses oreilles, Charlie referma les yeux alors que la bouche chaude avalait son gland. Il savait ce qu'Adrian faisait pour l'avoir vu dans le livre avec lui.

« Oh Merlin, oh Merlin ! » fit le Gryffondor sans plus savoir ce qu'il faisait ou disait.

La bouche d'Adrian l'avalait, l'engloutissait. Son pénis était dans une caverne chaude et humide et la langue le pressait contre le palais. Adrian accéléra le rythme, puissamment, tout en caressant les bourses pleines de son amant. Charlie n'aurait jamais imaginé qu'une telle douceur existe. Bien que son compagnon l'ait de nombreuses fois masturbé, c'était la première fois qu'il faisait cela et son sexe pulsait douloureusement.

Au bout de plusieurs minutes de ce traitement, Charlie sentit qu'il allait exploser, il toucha les cheveux bruns, et gémit plus fort tout en se tortillant sur l'édredon. Il fallait qu'Adrian arrête parce que sinon, il allait éjaculer dans sa bouche ! Pourtant, le Serdaigle ne bougea pas mais au contraire, suça sa colonne de chair avec plus d'ardeur. La langue passa une fois de trop sur sa fente, Charlie poussa un cri et se vida dans la bouche accueillante. Une fois les derniers spasmes calmés, il avala péniblement sa salive tandis que le préfet le léchait encore, recueillant chaque goutte de sperme. Enfin, toujours sans comprendre ce qui se passait, il sentit que son amant le rhabillait tendrement alors qu'il se laissait glisser dans une douce torpeur.

... ... ...

« Charlie, Charlie, mon chaton, réveille-toi. Je dois aller faire ma ronde avec Bill. Allez petit cœur, réveille-toi. »

« Non, veux pas... suis bien là... » grommela-t-il en se rapprochant encore plus du corps chaud de son amant.

« Charlie, bouge tes fesses, Adrian et moi, on est déjà en retard ! »

La voix de son frère lui fit ouvrir les yeux. Charlie se redressa sur le lit dans un sursaut.

« Bill ? Qu'est-ce tu fous là ? » bredouilla le cadet.

« Je suis venu chercher mon collègue préfet pour notre ronde. Allez, debout, on va te ramener dans ton dortoir, » bougonna son frère.

Charlie se releva tout en mettant son pull. Il ramassa aussi sa cape noire et enfila rapidement ses chaussures. Le rose aux joues, il ignora les regards un peu goguenards des compagnons de chambré d'Adrian et se plaça à côté de son frère. Adrian finit de lacer ses chaussures et ils descendirent tous les trois les escaliers.

Le retour aux dortoirs des Gryffondor se fit dans le silence. Arrivés devant le tableau de la Grosse Dame, Adrian lui déposa un chaste baiser sur ses lèvres, encore rouges et gonflées de leurs précédentes activités, alors que Bill grommelait quelque chose dans sa barbe. Puis Charlie disparut dans sa salle commune. Il courut dans le dortoir des cinquièmes années qui étaient déjà couchés, mais pas endormis.

« Alors ? Qu'est-ce qu'il lui est arrivé à Adrian ce soir ? » lui demanda Brett.

« Un truc stupide. Il a cru que Summers me draguait. Du coup, on a discuté dans son dortoir et je me suis endormi. La honte, c'est Bill qui est venu me chercher. »

Les autres garçons ricanèrent. Charlie se dépêcha de faire un brin de toilette et se coucha rapidement dans son lit à baldaquin.

« Tu vas rester ici pendant les vacances alors ? » voulut savoir Calvin.

« Oui, Bill a envoyé un hibou pour le confirmer à nos parents ce matin. Percy veut rentrer mais Bill et moi, on reste. »

Les six garçons discutèrent encore un moment, seuls Charlie, Calvin et Sean resteraient pour les vacances de Pâques qui débuteraient le samedi suivant. En fermant les yeux, Charlie pensa que pendant ces vacances, Adrian aussi serait là, comme la quasi totalité des septième année de Poudlard. Et qu'ils avaient déjà prévu des moments où ils travailleraient ensemble. Un nœud, mélange d'angoisse et de désir lui enflamma les reins. Charlie se demanda ce qui se passerait d'autre pendant ces vacances. Adrian avait enclenché la vitesse supérieure depuis la Saint Valentin et il ne semblait pas prêt d'arrêter.

... ... ...

À suivre

... ... ...


NDA : Pour ce chapitre et le suivant, je ne dirais qu'une chose : souvenez-vous, à 16 ans, votre premier amour, votre vrai premier amour... qu'est-ce qu'on peut être parfois stupide quand on est jeune et amoureux, pas vrai... Et pas toujours quand on est jeune d'ailleurs...