Bonsoir/Bonjour (rayez la mention inutile) mes cocos :)
Encore une fois, excusez-moi pour l'attente. J'espère cependant que ce chapitre saura répondre à vos attentes. Personnellement, je me suis énormément amusée à l'écrire. :D
Comme vous allez le voir très vite, ce chapitre est beaucoup plus détendu et plus drôle que les précédents ! J'espère donc que cela vous plaira ! Et la suite promet d'être plus déjantée encore.
Je vous laisse à votre lecture :) :3
~ part three: hide yourself away
Plus d'une semaine avait passé depuis que Derek avait quitté le parc du campus en se la jouant tragédien grec. Blessé au plus profond de son ego, Stiles avait décidé de ne pas aller trouver l'Alpha pour de plus amples explications qui n'auraient sans doute servi à rien. Quant à Hale, il était resté muré dans le silence le plus complet, restant les trois quart du temps enfermé dans sa chambre d'hôtel. Cette situation n'avait que trop duré et commençait sérieusement à agacer Isaac, Scott et Rebekah qui avaient l'impression d'avoir affaire à deux gamins. Tous trois s'accordaient à dire que Derek y avait été un peu fort avec le jeune humain. Ils étaient encore choqués par le ton employé par l'Alpha ainsi que par les yeux larmoyants de leur ami Stiles. Ils avaient pourtant essayé d'arrondir les angles. Ils avaient tenté de faire sortir Derek de sa torpeur. Ils l'avaient poussé à s'excuser auprès de Stilinski, à avouer que ses mots avaient dépassé sa pensée. Rebekah avait fait sa moue la plus adorable, Scott son regard le plus doux, Isaac son sourire le plus lumineux. Rien n'y avait fait, Derek était resté Derek.
Stiles aussi s'était un peu renfermé depuis ce fameux après-midi. Il avait tenté de garder la tête froide mais en vérité, les paroles de Derek l'avaient énormément humilié et blessé. Plus qu'il ne l'aurait voulu. Un jour, Rebekah avait simplement dit à McCall et Lahey : 'Derek doit vraiment aimer Stiles pour l'ignorer avec une telle virulence.' Scott et Isaac avaient échangé un drôle de regard. Ils avaient toujours su que Derek et Stiles partageaient une relation particulière. Cependant, ils n'avaient jamais pensé à de l'amour. Là, face à la déclaration de Rebekah, ils avaient compris qu'elle avait raison. Derek aimait Stiles. Et vice versa. Le constat était à la fois choquant et évident.
Isaac, Scott et Rebekah avaient passé beaucoup de temps ensemble. Lorsqu'ils s'amusaient un peu trop tous les trois, ils culpabilisaient. Pourtant, leur amitié naissante se lisait dans leurs regards complices et leurs sourires malicieux. Parfois, il suffisait que Lahey lance une grimace pour que Rebekah l'attrape au vol et éclate de rire. D'autres fois, la demoiselle posait ses mains sur les yeux de Scott en susurrant 'Surprise' à son oreille. Ça suffisait pour faire sourire McCall.
Tous trois s'en voulaient un peu de s'être éloignés de Stiles et de Derek. Il n'y avait pourtant pas d'autre solution. La situation n'était plus vivable. La rancœur de Stiles envers Derek était insupportable. Jamais Scott n'avait vu son meilleur ami se comporter avec autant d'amertume contre quelqu'un. Depuis leur altercation, Stiles et Derek avaient soigneusement évité de se croiser. En l'espace de neuf jours, ils n'avaient pas échangé un seul mot. Pas même un seul regard.
- « Franchement, tu me saoules. » lança nonchalamment Isaac à son Alpha.
Derek, allongé sur le lit de la chambre d'hôtel, se redressa sur ses coudes, les traits serrés, l'air sévère.
- « Pardon ? »
On aurait dit un père choqué par les paroles de son fils. Isaac baissa alors les yeux, conscient qu'il n'avait pas à parler comme ça à Derek. L'Alpha avait toujours cette autorité déconcertante sur son bêta. Lahey passa une main sur sa nuque, ne sachant pas s'il devait ou non tenter une nouvelle fois de faire réaliser à Derek que la situation était stupide et n'avait que trop duré.
- « Tu ne veux vraiment pas parler avec Stiles ? »
- « Pour lui dire quoi ? »
- « T'excuser serait un bon départ. »
- « Je n'ai pas à m'excuser, Isaac. Ce gamin est curieux, arrogant, impulsif et terriblement agaçant. »
Isaac n'aimait pas entendre Derek décrire ainsi Stiles. Dans le fond, Lahey savait que l'Alpha pensait strictement l'inverse mais était incapable de l'avouer. C'était tellement plus facile pour Derek de cracher sur les qualités évidentes du jeune humain. Tellement plus facile d'éviter la discussion terrible où il devrait avouer son attirance pour Stiles.
- « Franchement, Derek. Tu as sans doute découvert ses défauts dès la première fois où tu l'as vu. (…) Tu n'aurais jamais du le laisser s'attacher à toi comme tu l'as fait si tu comptes lui balancer ses quatre vérités en pleine figure dès qu'il fait un pas de travers. »
Isaac n'aurait jamais pensé prendre la défense de Stiles. Il était le premier à déblatérer des heures entières sur les défauts de l'humain. Lahey ne supportait pas l'ironie quasi-perpétuelle de Stiles et encore moins la façon qu'il avait d'utiliser des milliers de mots en quelques secondes.
- « Il ne s'est pas attaché à moi. » grogna Derek.
- « Bien sûr que si ! On s'est tous attaché à toi. Stiles un peu plus encore. »
Dépité, l'Alpha se laissa retomber sur le lit, attrapa un oreiller et le posa simplement sur son visage. Il n'y voyait pas un effet dramatique, c'était juste son besoin en cet instant : se cacher le visage pour faire disparaître la culpabilité qui s'y lisait.
- « Tu sais ce que Rebekah dit de toi ? » demanda Isaac, plus énervé qu'il le désirait. « Que tu n'es qu'un handicapé des sentiments. Plus ça avance, plus je pense qu'elle a raison. (…) Je croyais sérieusement que t'étais plus débrouillard que ça, Derek. Que t'étais capable de baisser la garde et d'aller le confronter. (…) Parce que t'as peur qu'il t'en veuille, c'est ça ? Crois-moi, plus tu attendras, plus il te détestera. (…) T'as été vache avec lui. Pour de vrai. Il a besoin de savoir que tu ne pensais pas ce que tu as dit. »
L'oreiller ne bougea pas d'un centimètre.
- « Tu as confiance en Stiles. Je le sais très bien, Derek. Quoi que tu dise. Toutes tes cellules laissent transparaître que tu as plus confiance en lui qu'en toi-même. (…) Je crois juste que tu as peur du pouvoir qu'il a sur toi. »
C'était plus facile de parler à un coussin qu'à Derek. Le bêta quitta cependant la chambre d'hôtel en soupirant, conscient que son Alpha ne prendrait pas la peine de se défendre. Ce qu'Isaac venait de dire ne changerait peut-être pas le court des choses mais au moins, il avait réussi à dévoiler ce qu'il avait sur le cœur. Ce que tout le monde avait sur le cœur et que personne n'avait été capable d'avouer auparavant.
# # #
- « Ok, j'ai fini de bouder. »
Stiles venait de débarquer dans la chambre de Rebekah tout sourire en balançant cette phrase le plus naturellement du monde. Comme si le monde tournait au rythme de Stiles Stilinski. Comme si la vie s'était arrêtée le temps qu'il fasse son caprice. Isaac, Scott et Rebekah levèrent les yeux vers lui, un peu déconcertés par ce revirement de situation. C'est là que Stiles comprit.
La vie avait continué pendant qu'il était resté terré dans sa chambre à ressasser les dures paroles de l'Alpha.
Ses trois amis avaient ri ensemble, blagué, s'étaient racontés leurs histoires. A cause de son amour pour Derek, Stiles avait loupé tout ça. Il fut frappé par les mines indifférentes qui s'étaient tournées vers lui. Comme si Isaac, Scott et Rebekah savaient que Stiles reviendrait la bouche en cœur lorsqu'il serait calmé. Ils n'étaient pas vraiment étonnés, encore moins décidés à lui sauter dans les bras. Si Derek avait agit comme un goujat, Stiles avait été lunatique et boudeur, ce qui avait énormément agacé les trois autres jeunes gens.
- « Je m'attendais à une réaction différente de votre part, mais bon... » se lamenta l'étudiant.
Après cette confession, ils restèrent silencieux. Stiles sentait que ses trois amis lui en voulaient d'avoir agi de cette façon. Seul le jeune humain savait à quel point cette semaine avait été un calvaire. Il n'avait fait que se rappeler les paroles de Derek et avait repassé en boucle les images du visage colérique auquel il avait eu à faire face.
Stiles s'attendait à des reproches. Vu leurs regards, il pensait que Scott, Isaac et Rebekah n'hésiteraient pas à lui balancer en pleine figure à quel point il avait agit comme un gamin. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, ses amis comprenaient. Ils savaient à quel point la réaction de Derek avait été dure à encaisser.
D'un geste doux, Rebekah invita Stiles à venir s'asseoir près d'elle. Tel un chat, elle posa sa tête dans le creux du cou de son meilleur ami, ferma les yeux et soupira de contentement. Sa main glissa jusqu'à attraper celle de l'étudiant et elle entrelaça leurs doigts. En face d'eux, assis sur des coussins posés au sol, Isaac et Scott souriaient comme des enfants.
Il ne manquait plus que Derek pour qu'ils se sentent réellement au complet.
# # #
Le lendemain, un samedi plutôt frais de ce début février, ils se retrouvèrent tous les quatre dans un café de la ville, bien décidés à se réchauffer autour d'un bon chocolat viennois. Isaac avait convié Derek à les rejoindre mais bien sûr, le grand loup-garou n'avait pas pointé le bout de sa truffe.
- « Regardez ce que j'ai trouvé par terre à la sortie du campus. » lança Isaac.
Il agitait un petit prospectus de couleur orange. Stiles l'attrapa à la volée et s'empressa de lire ce qu'il s'y trouvait.
- « Les Oméga organisent une soirée. »
- « Les Oméga ? » répéta Scott en manquant de s'étouffer avec de la crème chantilly.
- « Oméga Kappa Mu. » expliqua la seule fille de la bande. « C'est une confrérie de notre université. Elle regroupe les élèves les plus fêtards de Georgetown. (…) Tu vois, Nick, le colocataire débile de Stiles ? Il a essayé d'y rentrer mais il a été considéré comme 'pas assez fêtard'. (…) Les fêtes des Oméga de Georgetown sont réputées pour être les meilleures du pays. »
- « Et c'est la première qu'ils organisent cette année. » renchérit Stiles. « Ce qui veut dire qu'elle va sans doute être mémorable. Même si à cause du couvre-feu, il y aura sans doute plein de flics partout. »
- « C'est ce soir ? » demanda Scott.
Stiles acquiesça d'un simple signe de tête et d'un sourire qui voulait tout dire. Ils allaient débarquer à cette soirée et enfin laisser de côté l'ambiance austère qui avait ruiné la semaine précédente.
- « On y va ? » demanda à nouveau le lycanthrope brun, visiblement intéressé par l'idée d'aller à cette soirée.
- « Si tu promets de savoir te tenir. » se moqua Rebekah avec un fin sourire sur les lèvres.
Les yeux de Scott s'écarquillèrent en entendant les paroles de la jeune femme. Il ne comprenait pas pourquoi elle disait cela. Rebekah approcha sa main du visage du loup-garou et attrapa la chantilly qui s'était logée sur le bout de son nez. Gourmande comme elle était, elle porta son doigt à sa bouche et avala la délicieuse crème. Les quatre amis se mirent à rire. C'était libérateur de rire à de telles bêtises.
- « Vous avez vu que c'est une soirée déguisée ? » précisa la jeune femme.
- « Et on est censés trouver un déguisement d'ici ce soir ? » se lamenta Isaac avant de boire une longue gorgée de chocolat.
- « Si tu as la flemme de chercher, tu n'as qu'à te transformer en loup-garou le temps de la soirée. Je suis sûr que les gens ne feront que te complimenter sur ton déguisement. (…) Même si franchement, t'es plus mignon au naturel. »
Stiles venait de parler à une vitesse alarmante. Stiles, quoi. Quant à Isaac, il leva un sourcil, analysant un instant la proposition de l'humain.
- « Tu viens vraiment de dire que j'étais mignon ? » questionna Isaac, perturbé par les propos de son ami.
- « Ben quoi ? Tu sais très bien que tu es beau gosse, non ? »
- « Beau g... Arrête de te foutre de moi, Stiles. »
Isaac était devenu aussi rouge qu'une pivoine tandis que Scott et Rebekah regardaient la scène en rigolant silencieusement. Lahey avait toujours eu un cruel manque de confiance en lui. Il ne s'était jamais trouvé particulièrement beau. Il ne s'était d'ailleurs sans doute jamais posé la question. La plupart du temps, il évitait les miroirs, c'était plus simple.
- « Je ne me fiche pas de toi ! » lâcha Stiles qui perdait un peu patience face à la modestie du lycanthrope. « Scott, dis-lui, toi. »
McCall ne s'attendait pas à être pris à parti de la sorte. Il se mit à bredouiller quelque chose d'incompréhensible ne sachant pas vraiment quoi répondre.
- « Euh... Je ne pense pas être le mieux placé pour répondre. » riposta Scott. « Rebekah, t'en penses quoi ? »
Rebekah donna un coup de pied à Scott sous la table qui réprima une grimace. Voilà que McCall lui balançait la patate chaude. Elle se leva ensuite d'un bond après avoir avalé les dernières gouttes de son chocolat chaud. Elle attrapa Isaac par le bras et l'entraîna à faire de même.
- « J'en pense qu'Isaac ferait des fureurs ce soir s'il décidait de venir déguisé en Adam. »
- « En Adam ? » répéta Scott qui n'avait apparemment pas compris ce que venait de dire Rebekah.
Isaac avait compris lui et il se mit à rougir encore un peu plus si cela était possible. Le pauvre Lahey aurait souhaité que cette discussion ne débute jamais. Il aurait voulu creuser le trou le plus profond du monde et s'y enterrer jusqu'à la fin des temps. Il maudissait Stiles pour avoir oser dire qu'il était mignon. Comme toujours, Stilinski parlait trop.
- « Nu, Scott. » expliqua Rebekah un sourire moqueur sur les lèvres. Scott était décidément d'une naïveté sidérante mais terriblement attachante. « S'il venait en Adam, il viendrait nu avec une feuille de vigne pour cacher ses parties. (…) Crois-moi, certaines filles tueraient pour voir un tel spectacle. »
Stiles riait de bon cœur face à l'air bête que prenait McCall en entendant les paroles de Rebekah. C'était presque aussi amusant que les joues écarlates de Lahey qui se faisait tout petit à côté de la jeune femme pipelette.
- « Tu viens, Isaac ? » demanda Rebekah, toujours pendue au bras du jeune lycanthrope aux cheveux frisés. « Je connais une petite boutique de déguisements en centre ville où on pourrait trouver notre bonheur. »
- « Euh... Et nous ? » lancèrent Stiles et Scott à l'unisson.
Rebekah se pinça les lèvres pour ne pas exploser de rire. Elle adorait ces deux gars-là. Elle adorait leur naturel et leur maladresse attendrissante. Elle adorait leur spontanéité à couper le souffle.
- « Vous ? Vous finissez sagement votre chocolat puis vous cherchez un déguisement de votre côté. On se retrouve ce soir à 20h00 tapantes au repère des Oméga. »
Parfois, la demoiselle LaRose était d'une autorité déconcertante. Elle ne laissa d'ailleurs même pas le temps à Stiles ou à Scott de répondre. Elle s'en allait déjà en petites foulées, entraînant dans sa course un Isaac déboussolé.
# # #
Là où Rebekah était une brise dans la vie de Stiles, elle était une tornade dans celle de Scott. Elle dévastait tout sur son passage. Elle bousculait sa vision des choses, ses convictions, ses sentiments. Elle détruisait mais reconstruisait tout dans la seconde qui suivait. Rebekah était à la fois le démon et l'ange pour Scott. Le démon qui déracinait ses certitudes, l'ange qui effaçait tout d'un simple sourire.
- « Tu es jaloux ? » demanda innocemment Stiles.
Scott sursauta en entendant la voix de son meilleur ami. Ses pensées étaient ailleurs. Loin, bien loin, parties au moment où Rebekah avait quitté le café en compagnie d'Isaac.
- « Pourquoi ? »
- « Tu les regardais comme si tu étais jaloux. »
- « Je ne suis pas jaloux. » trancha Scott d'une voix glaciale et plongeant son nez dans sa tasse de chocolat chaud.
- « Tu as le droit de l'être. J'aimerais juste que tu me l'avoues, c'est tout. »
Scott releva la tête vers son ami d'enfance. Ils restèrent un long moment sans parler, simplement à se regarder. Parfois, ils arrivaient à se faire passer beaucoup d'informations sans même ouvrir la bouche. Stiles comprit immédiatement les pensées les plus profondes de Scott. D'un geste protecteur, il posa sa main sur l'avant-bras de McCall.
- « Tu crois que l'on peut aimer deux personnes à la fois ? » demanda soudain Scott, les yeux plus larmoyants qu'il ne l'aurait voulu. Cette situation le terrassait. Il n'avait jamais ressenti une telle chose. C'était comme si la vie lui donnait une grosse claque en lui hurlant : 'T'as pas tout vu, mon pote'.
- « Je... » commença Stiles, déstabilisé par cette question. « Peut-être, ouais. (…) Alors c'est sûr ? T'es amoureux de Rebekah ? T'as pas juste un petit béguin de passage ? Je te connais Scott et... »
- « J'aimerais juste être capable de l'aimer correctement. J'aimerais qu'elle soit la seule. »
- « Ça, c'est à toi de le choisir. Si tu ne veux que Rebekah, tu dois être honnête avec Allison. »
La main de Stiles s'était resserrée sur le sweat de Scott. Il n'aimait pas voir son meilleur ami dans un tel état. Il aurait souhaité être meilleur conseiller. Là, il se sentait impuissant face aux états d'âme de celui qu'il aimait comme un frère.
- « Justement, Stiles ! Il m'est impossible de ne plus aimer Allison. C'est Allison, quoi ! Je l'aimerais toujours, je crois. »
- « Je sais, Scott. (…) J'ai longtemps cru que je serais incapable d'aimer quelqu'un d'autre que Lydia. Et puis en fait... »
Les joues de Stiles se mirent à rougir. Le jeune homme venait de se rendre compte qu'il s'était trop avancé dans son discours. Il n'avait jamais évoqué son amour pour Derek avec Scott. Pendant longtemps, Stiles n'avait pas su comment décrire ce qu'il ressentait pour l'Alpha. Désormais, il était quasi-certain qu'il s'agissait d'amour. Un amour pur mais compliqué comme on en voit uniquement dans les livres de Shakespeare. Depuis que Stiles avait pris conscience de cette réalité, il avait caché ses sentiments dans sa boîte à secrets au fin fond de son palpitant. Si Rebekah avait rapidement découvert le mystère, Stiles savait que Scott ne se doutait pas un instant de l'amour qu'il portait à Derek.
- « Derek... » souffla Scott.
- « Que... Comment tu sais ? » bafouilla Stiles, étonné d'entendre les paroles de McCall.
- « Je crois que je l'ai toujours su. C'était juste trop bizarre à accepter. (…) Puis j'ai écouté Rebekah parler de toi et Derek. C'est là que j'ai compris. »
- « Compris quoi ? »
- « Que vous vous aimez. »
Le cœur de Stiles manqua un battement. Il se mordit violemment l'intérieur de la joue pour éviter que les larmes lui montent aux yeux.
- « Ouais, je crois que je l'aime, ce con. » avoua le jeune humain, jouant avec la cuillère de son chocolat. « Mais il ne m'aimera jamais. C'est impossible. Je tombe toujours amoureux de personnes qui me sont incompatibles. »
- « C'est faux. » trancha Scott avec autorité. « Je suis sûr qu'il peut apprendre à t'aimer comme tu l'aimes. Peut-être que c'est même déjà fait et que c'est ça qui lui fait peur. »
- « Ne raconte pas de bêtises. »
Stiles donna un coup de coude à son meilleur ami tout en se mettant à rire. C'était le genre de rire qui sonnait faux. Le genre de rire nerveux qui voulait dire 'Je t'en supplie, changeons de sujet avant que je ne fondes en larmes'.
- « Enfin bref... » souffla l'étudiant. « Le fait est que j'aimerais toujours Lydia. Juste pas de la même façon. »
- « T'es en train de me dire qu'il faut que j'accepte ce qui se passe entre Rebekah et moi ? »
- « J'en sais rien. Peut-être. Rebekah est une fille merveilleuse. Elle mérite quelqu'un qui la traite bien. »
Scott baissa les yeux. Il n'était pas sûr d'être ce 'quelqu'un'.
- « Tu sais, il y a quelques semaines, pour me rassurer, Rebekah a dit que tu avais le cœur assez grand pour nous aimer au moins tous les deux. » raconta le lycanthrope du bout des lèvres. « C'est ça le problème. Moi, je ne suis pas sûr d'avoir le cœur assez grand pour aimer une fille comme Rebekah. »
Cette fois, les yeux de Stiles s'embuèrent face à la détresse de Scott. Ils restèrent silencieux pendant de longues secondes, se regardant avec amitié. Il partageait cet amour fraternel indestructible. Cet amour qui survivrait à toutes les tempêtes de disputes.
- « Mec, tu es un cœur sur pattes. T'es un cœur de presque 75 kg. Crois-moi, c'est assez grand. »
Scott ne put s'empêcher de sourire niaisement à la réflexion de son meilleur ami. Préférant éviter la dégoulinade de sentiments, McCall se leva d'un bond et attrapa Stiles par le bras.
- « Déguisement, maintenant. »
- « A vos ordres, commandant McCall. »
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- « Pourquoi j'ai comme l'impression d'avoir été kidnappé ? » railla Isaac.
Rebekah, qui avait toujours son bras autour de celui du jeune lycanthrope, fronça les sourcils en entendant ses dires.
- « Kidnappé ? » répéta la jeune femme. « Tu es en train de me dire qu'en ce moment, tu préférerais être ailleurs plutôt qu'avec moi ? C'est très aimable, Isaac. »
Elle faisait semblant d'être vexé. Elle savait bien ce que voulait dire Lahey. Il avait sans doute un peu raison. Rebekah avait kidnappé Isaac parce qu'elle avait besoin de son avis. Elle avait besoin de consulter la personne la plus neutre de ce groupe d'amis, celui qui aimait tout le monde avec égalité.
- « Tu sais très bien que je t'apprécie, Rebekah. (…) Je suis toujours content de partager un moment avec toi. »
La jeune femme lui adressa son plus charmant sourire.
- « Je t'aime beaucoup, Isaac. »
Elle s'était arrêtée en plein milieu de la rue pour dire ça. Rebekah aimait toujours y mettre les formes lorsqu'elle faisait ses déclarations. Elle lâcha son bras pour se poster face à lui, ignorant la foule présente à cette heure de pointe. Elle espérait que Lahey se souviendrait à vie du jour où Rebekah LaRose lui avait fait une déclaration d'amitié en plein milieu de l'artère principale de Washington. Elle espérait qu'il se souvienne de cette odeur de marrons glacés et de pain d'épice qui régnait dans cette rue.
- « Pourquoi ? » demanda le jeune homme. Il avait toujours besoin d'une raison. Il ne pensait pas être le genre de garçon qu'on aimait 'juste comme ça'.
- « Je crois que je l'ai su tout de suite que tu étais un gars bien. T'as les yeux du type qui a traversé mille épreuves dans sa courte vie et qui tente de les oublier. Le visage du gars qui a pleuré plus qu'il n'a rit mais qui aujourd'hui préfère sourire. Le visage de celui qui veut faire vivre l'inverse à ceux qui l'entourent. Tu respires la générosité, Isaac. Je t'admire rien que pour ça. (…) J'aimerais tellement que tu sois capable de soigner tes blessures en te regardant dans le miroir. Parce que c'est comme ça que tu soignes les nôtres : grâce à ton sourire et tes yeux bleus bienveillants. »
Les lèvres d'Isaac s'étaient mises à trembler malgré lui. Il jouait nerveusement avec ses mains. Il ressemblait à un adorable chiot qu'on aurait abandonné sur le bord de la route. Rebekah s'approcha de lui, attrapa à nouveau son bras et se remit à marcher. Après quelques secondes de silence, elle détendit l'atmosphère d'un :
- « Et en plus, comme l'a dit Stiles, t'es beau gosse. »
Il ne put s'empêcher de pouffer de rire et de souffler un : 'Merci'. Isaac Lahey n'avait pas l'habitude d'accepter les compliments qu'on lui offrait. Là, avec Rebekah, il n'avait pas d'autre choix. Et bizarrement, ça lui réchauffait le cœur.
# # #
- « Stiles ! »
Scott et Stiles marchaient sans vraiment savoir où ils allaient. Ils savaient qu'il y avait plusieurs boutiques qui proposaient des déguisements à Washington mais ils ne savaient absolument pas laquelle pouvait accueillir leur maigre budget. Cerise sur le gâteau, Stiles était contraint de payer pour Scott qui n'avait plus un sou en poche et qui n'avait toujours pas trouvé de boulot pour y remédier.
Stiles se retourna lorsqu'il crut entendre son prénom. C'est là qu'il vit Dani Hartell fendre la foule avec un sourire inhabituel. Le jeune humain se tourna vers Scott avec un visage à la fois paniqué et étonné. Puis Stiles regarda autour de lui comme pour être certain que c'était bien à lui qu'elle s'adressait. Scott donna un violent coup de coude à son meilleur ami pour qu'il cesse de regarder la belle brune avec la bouche grande ouverte.
- « Je crois qu'il n'y a pas d'autre Stiles dans le coin. » souffla Scott à l'oreille de l'étudiant.
La jeune femme arriva à leur niveau et leur adressa un poli signe de tête.
- « Stiles, je... » commença Dani.
- « Je... Co... Tu connais mon nom ? » l'interrompit-il immédiatement.
- « Tout le monde connaît ton nom à Georgetown. »
- « Je... Moi ? Vraiment ? »
Dani haussa un sourcil en constatant que le dit Stiles peinait à aligner deux mots sans bafouiller.
- « Bref, on s'en fiche. » Dani avait perdu son flamboyant sourire. « La bibliothécaire m'a dit que tu avais un bouquin qui m'intéresse. Vu que je te croise par hasard, je te le demande tout de suite avant d'oublier. (…) Il me le faudrait assez vite, j'ai un exposé à faire pour la semaine prochaine. »
La reine de glace avait repris ses droits. Elle venait de parler si froidement que Stiles sentit Scott se mettre à frissonner à ses côtés. Dani Hartell était flippante. Définitivement.
- « Tu me parles de quel bouquin, en fait ? » demanda Stiles qui réussit enfin à produire une phrase correcte.
- « Le titre m'échappe. C'est un livre sur... » La jeune femme parut étonnamment moins à l'aise lorsqu'elle évoqua le contexte du bouquin. « Sur les loups-garous. Je dois faire un exposé sur les expériences scientifiques qui ont prouvé qu'il est impossible que ces créatures existent. »
Scott et Stiles réussirent à ne pas se consulter du regard et à rester le plus naturel possible face à cette révélation.
- « Oui, je vois de quel livre tu parles. Tu le veux pour quand ? »
- « Le plus tôt possible. » trancha-t-elle avec aplomb. « En fait, si tu l'avais eu sur toi, ça m'aurait arrangé. »
- « Non, désolé, je ne suis pas un fétichiste des livres sur les loups-garous, je ne me promène pas avec. » ironisa Stiles.
Dani leva les yeux au ciel, visiblement peu sensible à l'humour de l'étudiant.
- « Avant ce soir. »
- « C'est un ordre ? » demanda Stiles qui n'aimait pas l'air que prenait Dani pour s'adresser à lui.
- « Non, c'est un conseil. »
Le jeune homme haussa les épaules et observa Dani qui tournait déjà les talons. Cette fille était déconcertante. D'une façon, elle lui faisait penser à Lydia. Sauf que Lydia était fondamentalement gentille derrière sa carapace de peste. Quant à Dani, c'était une autre histoire.
- « Dani ? » interpella Stiles.
Elle se retourna, soupirant au passage.
- « On est désolés pour Calvin. Ça doit être dur pour... »
- « Ce n'est pas parce que tu vas me prêter un bouquin qu'on est devenus potes, Stilinski. (…) Une fois que tu m'as filé ce livre, tu vas redevenir ce que tu as toujours été pour moi. C'est à dire rien. »
Et elle s'en alla.
Scott haussa les épaules et lança à son meilleur ami :
- « Ça va, elle est sympa, en fait. »
C'était du sarcasme et c'était le style d'humour qui fonctionnait le mieux sur Stiles. Ils éclatèrent de rire et continuèrent leur chemin.
- « Par contre... » commença Stiles. « On est d'accord que le soir de la mort de Calvin, elle a du voir quelque chose ? »
- « Bien sûr. » admit Scott. « Son histoire d'exposé, c'est bidon. Je pense qu'elle veut juste se convaincre que ce qu'elle a vu n'était pas réel. »
- « Et comme je ne suis rien pour elle, je vais sans doute galérer pour lui soutirer des informations. »
- « Oh, Stiles ! Joue un peu de ton charme légendaire. Je suis sûr que tu peux être capable de lui tirer les vers du nez. »
- « Tu es bien en train de parler de MON charme ? Moi, le type qui a mit plus de dix ans avant que Lydia m'adresse la parole pour la première fois ? » ironisa Stiles.
- « Tout à fait. »
Stiles soupira longuement et secoua la tête.
- « Je préférais quand tu étais pessimiste, Scott. » blagua-t-il.
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- « Lève tes fesses ! » lança Rebekah qui venait d'entrer sans frapper dans la chambre d'hôtel que partageaient Scott, Isaac et Derek.
Isaac était dans l'embrasure de la porte, s'attendant d'une seconde à l'autre voir Derek s'énerver contre Rebekah. La jeune femme n'avait visiblement peur de rien, surtout pas d'un Alpha solitaire et handicapé social qui était resté enfermé dans sa chambre d'hôtel pendant trop longtemps.
- « Je ne le répéterai pas une troisième fois, Derek Hale. Lève tes fesses. »
Isaac hésitait entre l'hilarité ou l'angoisse face à cette situation. Derek regarda Rebekah les sourcils froncés, apparemment agacé par cette intrusion.
- « Tu te prends pour qui ? Je suis chez moi. » se défendit le loup-garou.
- « Techniquement, tu n'es pas chez toi. » s'empressa de rectifier la jeune femme.
- « Ne joue pas sur les mots, on dirait... » commença-t-il avec dédain.
- « Stiles. » termina Rebekah. « Ouais, il paraît qu'on se ressemble sur certains points, lui et moi. »
Derek prit un air pincé, comme souvent quand il était pris au piège.
- « Pourquoi tu veux que je me lève ? »
- « Parce que ce sont les ours qui hibernent, pas les loups. »
Isaac se pinça les lèvres pour ne pas exploser de rire. Cette fille avait une répartie d'enfer. Avec Stiles, elle était l'une des rares personnes au monde capable de clouer le bec de Derek Hale.
- « Et il est 19h30. »
- « Ce qui veut dire ? » questionna le lycanthrope.
- « Que dans une demi-heure, on doit être à la fête des Oméga Kappa Mu. »
- « C'est quoi ça ? »
- « Une confrérie étudiante de Georgetown. »
- « Et pourquoi je dois y aller ? »
Rebekah commençait clairement à perdre patience face à toutes les questions que posait Derek Hale.
- « Tu n'as pas le choix, de toutes façons. (…) Il est temps que tu arrêtes d'agir en gamin et que tu assumes tes actes. (…) Aie un peu de fierté, bon sang. »
Derek resta sans voix. Cette fille le sidérait un peu plus chaque jour. Elle était étonnante de perspicacité et d'audace. Elle semblait si inoffensive au premier abord. Pourtant, elle était parfois plus vénéneuse qu'un serpent.
- « Tu as dix minutes pour prendre une douche et enfiler ce costume. »
- « Ce quoi ? »
Cette fois, Derek devint blanc comme un linge. Isaac s'était avancé dans la pièce et agitait un paquet qu'il lança à son Alpha.
- « C'est une soirée déguisée. » précisa Lahey. « On a choisi celui qui te mettrait le mieux en valeur. »
Derek grogna.
- « Ne fais pas cette tête de crocodile, Derek. » insista Rebekah. « Quand tu vas voir ce costume, tu vas craquer. »
- « Craquer et vous découper tous les deux en morceaux, c'est ça ? » ironisa le lycanthrope, la mâchoire serrée.
Rebekah lança un regard complice à Lahey et ils s'empressèrent de quitter la pièce pour laisser Derek se préparer.
- « Si tu n'es pas sorti de la chambre dans dix minutes, on appelle les secours. » se moqua Isaac.
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- « J'ai frappé trois fois, personne ne répond. » pesta Stilinski. « Je fais quoi ? Je laisse le bouquin à côté de la porte ? »
Scott haussa les épaules. Il était presque déçu de voir que Dani n'était pas dans sa chambre universitaire. Il était intrigué par cette fille. Elle semblait à la fois forte et fragile. Comme une falaise. Une falaise qui d'un jour à l'autre s'effondre sans que personne ne sache pourquoi.
- « Tans pis, je garde le bouquin dans mon sac, peut-être qu'on la croisera à la fête des Oméga. »
- « Tu crois vraiment qu'elle a la tête à faire la fête ? Si elle a vraiment vu un loup-garou cette nuit-là, elle doit être tétanisée. »
Stiles savait que Scott avait raison. Pourtant, il savait aussi que Dani était assez paradoxale pour se rendre à une telle fête. Simplement pour prouver aux étudiants de Georgetown qu'elle allait bien. Les apparences avant tout.
- « Qu'est-ce que vous fichez là dans cette tenue ? »
La voix grave du gardien de la résidence résonna près d'eux. Les deux garçons se retournèrent vivement, pris d'une légère honte.
- « Vous avez l'air ridicule. » se contenta de dire M. Forrester. « Vous allez faire la fête chez les Oméga ? »
- « Euh... Ouais. Ça pose un problème ? » demanda Stiles.
- « Ah non, vous faites ce que vous voulez, les jeunes. (…) Le seul problème qu'il y a avec cette stupide soirée déguisée c'est que dehors, il y aura autant de vrais flics que de mecs déguisés en flic. »
Les deux amis se regardèrent les sourcils froncés. Ils n'avaient pas vraiment pensé à ça.
- « Bref, Stilinski et... Toi, son petit ami, j'ai oublié ton nom. (...) Ne faites pas confiance à n'importe qui. »
M. Forrester disparut au détour d'un couloir. Il aurait du pain sur la planche ce soir. Bon nombre d'étudiants saouls se promèneraient dans la résidence. Il savait qu'une longue nuit de surveillance l'attendait. Il en était fatigué d'avance.
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Isaac et Rebekah regardèrent l'heure au même moment.
- « Plus que cinq minutes, Derek. » lança Lahey en rigolant.
Le bêta put entendre son Alpha se mettre à grogner l'autre côté de la porte. Isaac et Rebekah échangèrent un sourire complice.
- « Isaac ? » demanda la jeune femme d'une petite voix.
- « Oui ? »
- « Je... Si... Si j'étais amoureuse de Scott, ça serait bizarre ? »
Isaac resta sans voix. Il comprenait enfin pourquoi Rebekah l'avait kidnappé quelques heures plus tôt. Le jeune homme se mordilla la lèvre inférieure. Bizarre n'était pas le mot qu'il aurait employé.
- « Dangereux, plutôt. »
Les pupilles de Rebekah lançaient des s.o.s. Après la déclaration qu'elle lui avait fait cet après-midi, Isaac se devait d'être parfaitement honnête avec elle.
- « Tu sais, je crois qu'il y aura toujours Allison dans le paysage. (…) T'es quelqu'un de bien et je n'aimerais pas voir ton cœur brisé par l'un de mes amis. »
Rebekah baissa les yeux et hocha doucement la tête. Elle comprenait. Elle savait qu'il avait raison. Soudain, une boule de larmes envahissait sa gorge. Heureusement, Derek sortit un peu en avance. Il avait l'air tout gêné d'apparaître dans cette tenue. Isaac et Rebekah échangèrent un regard et ne purent s'empêcher d'exploser de rire sous l'air désapprobateur de l'Alpha.
- « Si vous continuez de rire, je retourne m'enfermer dans la chambre. »
C'était hilarant.
Pourtant, Lahey et LaRose réussirent à contrôler leur four rire et évitèrent soigneusement de se regarder ou bien de jeter un œil à Derek.
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A plusieurs kilomètres de là, une jolie blonde vénitienne et une brunette adorable chantaient à tue-tête. Lydia était au volant de sa voiture et avait mis l'autoradio à fond ce qui avait ravi Allison. La brune était plus excitée qu'à son habitude. Elle ne tenait plus en place. Finalement, lorsque la chanson se termina, Allison coupa l'autoradio et soupira longuement avant d'éclater de rire.
- « Bon, c'est pas que j'en ai marre de m'époumoner sur du Taylor Swift, mais bon... Je dois garder mon souffle pour embrasser mon petit ami. »
Un petit rire nerveux sortit d'entre les lèvres de la jeune femme.
- « J'ai l'impression que ça fait un siècle que je ne l'ai pas vu. »
- « Tu peux dire merci au chauffeur. » s'empressa de déclarer Lydia.
La brune déposa un baiser sur la joue de sa meilleure amie.
- « Comment tu as su que les Oméga de Georgetown organisaient une soirée ? »
- « Je sais tout, ma chérie. »
- « Allez, raconte. »
- « Pour faire simple, vu que je suis en vacances pour deux semaines, je me suis renseignée sur les soirées qu'organisent les autres facs. J'ai sauté dans l'avion pour aller à Beacon Hills voir mes parents. Je suis vite venue te rejoindre à Berkeley hier matin parce que je t'aime. Puis hier soir, Jackson m'a twitté que Georgetown organisait une soirée déguisée. Les Oméga sont réputés dans le monde entier pour leurs soirées démesurées. Tu as de la chance que ton petit copain soit là-bas en ce moment parce que avec ou sans toi, j'aurais été à cette soirée. »
Lydia restait Lydia. Elle avait beau avoir été reçue dans l'université de Yale, elle n'en restait pas moins une personne qu'Allison adorait, fidèle à elle-même. Les deux jeunes femmes restèrent silencieuses un bon moment.
- « Tu penses quoi de Rebekah ? » demanda finalement la chasseuse.
- « La copine de Stiles ? (…) Oh, elle mériterait bien un bon relooking. » se moqua Lydia. « Mais à part ça, elle est plutôt sympa. Bizarre, mais sympa. »
Allison regarda la nuit tomber à travers la fenêtre. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait posé cette question. Pourtant, depuis qu'elle savait que Scott avait préféré aller passer du temps à Georgetown plutôt qu'à Berkeley, elle ressentait une jalousie qu'elle peinait à contenir.
- « On arrive dans combien de temps ? »
- « Une heure. »
- « J'espère que Scott sera content de me voir. »
Lydia regarda brièvement sa meilleure amie. Elle ne comprenait pas ce qui la tourmentait.
- « Bien sûr que Scott va être content. Comment pourrait-il en être autrement ? »
Et voilà :) Quels sont vos passages préférés dans ce chapitre ? Pour ma part, j'ai adoré écrire la scène où Stiles et Scott parlent de leurs amours. Je trouve leur amitié tellement touchante dans la série.
Oh, et puis l'arrivée de Lydia et Allison, vous pensez que ça va être perçu comment par nos loups-garous et Rebekah ?
Bref, dans le prochain chapitre, il s'agira de la fameuse fête des Oméga Kappa Mu. Et un nouveau personnage, Andreas, fera son apparition !
N'hésitez pas à me laisser vos reviews, j'ai hâte de vous lire !
Des bisous.
A très vite pour la suite !
