Bonjour à tous :)
Me revoilà avec la suite de Brave New World. Les choses avancent doucement, certes. Mais sûrement, croyez-moi. Je tente de semer des indices ici et là, j'espère que vous saurez les attraper au vol. Je tiens à re-situer quelques points importants :
- Cette fanfiction se déroule après la saison 2. Je ne tiens absolument compte de la saison 3 ni de la saison 4.
- Par conséquent, Agent McCall n'existe pas et dans ma fiction, Scott ne connaît pas son père.
- Lydia n'est pas une banshee. Dans ma fiction, elle n'a même aucun pouvoir surnaturel.
- Jackson n'est pas parti à Londres et lui et Lydia sont toujours ensemble.
Sinon, je tenais à vous souhaiter une bonne lecture. J'ai adoré écrire ce chapitre car je trouve que finalement, pas mal de choses s'y passent (certaines vont vous plaire, d'ailleurs !).
Réponses aux reviews :
- EvilAngel38 ~ merci beaucoup pour ta review ! Pour Dani, tu auras bien réponse à tes doutes. J'espère que tu continueras à l'apprécier malgré ce qu'elle pourra faire dans le futur (plus ou moins proche !). J'espère que ce chapitre te plaira !
- audelie ~ MERCI ! :) Je comprends que se remettre dans l'histoire n'a pas du être évident. Mais je suis heureuse que tu te sois accrochée. Je suis contente de voir que tu as constaté le côté protecteur de Derek. C'est ce que je voulais particulièrement faire ressortir. Je trouve que Derek a vraiment un côté 'papa poule' qui est absolument adorable. J'espère que tu vas apprécier cette suite.
- Chaton ~ OH! un(e?) nouveau(velle?) lecteur(trice?) ! Je suis contente que tu apprécies ma fanfiction, j'aime partager ce que j'écris avec les gens et j'aime lorsqu'on me fait des retours (positifs ou négatifs) alors merci d'avoir pris le temps de me laisser une review, ça fait toujours très très plaisir ! Je crois que le compliment qui m'a le plus touché c'est ton "on se croirait dans la série". MERCI mille fois, parce que je suis contente d'être capable d'être un minimum fidèle à cet univers et à ces personnages que j'adore ! A très vite au détour d'une review, j'espère et encore merci !
Playlist :
- apartment ~ young the giant
- england skies ~ shake shake go
- all through the night ~ sleeping at last
Bonne lecture :)
~ part nine : we can be heroes
- « Papa Argent est sur la route. » lança Stiles.
Allison se redressa sur les coudes et regarda son ami avec de grands yeux.
- « Vous avez prévenu mon père ? » s'alarma la jeune femme dont le regard vogua vers Scott.
- « Tu voulais qu'on fasse quoi ? » s'indigna Stiles.
- « C'est normal qu'il sache que tu as été... » commença le loup-garou d'une voix douce.
- « Que j'ai été quoi ? » le coupa Allison en faisant de grands gestes. « Je ne me souviens absolument de rien. Je ne sais même pas ce que je fais à Washington. Je ne me rappelle pas de cette soirée déguisée dont Stiles et toi me parlez depuis une demi-heure. »
La belle brune souffla longuement. C'était le bordel dans son encéphale. Elle détestait avoir l'impression de ne rien maîtriser. Ca la rendait dingue. C'était comme prendre une cuite et ne se souvenir de rien le lendemain. Dans une colère qui lui était peu habituelle, la jeune femme attrapa son plateau repas peu ragoûtant et le jeta au travers de la pièce. Le bruit de vaisselle cassée fit grimacer Scott et Stiles.
- « Ca, c'est fait. » ironisa l'humain. « Ok. Quel est ton dernier souvenir, alors ? »
Allison leva les yeux vers Stiles, les doigts crispés sur le tissu des draps d'hôpitaux. Pâle à en faire peur, la jeune femme semblait à la frontière de la folie.
- « Je me souviens être allé à une fête étudiante à Berkeley. J'y étais avec une copine, Marnie. (…) Nous sommes rentrées vers 4h00 du matin et je pensais me réveiller dans mon lit et non pas dans ce fichu hôpital. »
Les dents serrées, Allison se laissa retomber sur le lit et cacha son visage avec l'oreiller. Scott, qui ramassait docilement les morceaux de verres brisés, échangea un regard entendu avec son meilleur ami. Allison semblait désespérée d'être dans une telle situation et ils ne pouvaient que comprendre.
- « Et pourquoi ces satanés médecins ne veulent rien me dire à propos des résultats d'examens ? » grommela la jeune femme.
- « Ils veulent en parler à ton père, je pense. (…) Tu n'es pas majeur et... » commença Scott.
- « Qu'ils aillent se faire foutre ! » lança Allison d'une voix rageuse. « Et laissez-moi tranquille, j'ai envie de dormir. »
C'était une facette de la jeune chasseuse que Scott et Stiles ne connaissaient pas. Le lycanthrope fit un signe de tête vers la porte à son meilleur ami et, après avoir rassemblé ce qu'il restait du plateau repas, ils sortirent sans un mot, préférant laisser la jeune femme se reposer.
- « Ça va aller... » affirma Stiles lorsqu'ils refermèrent la porte.
Et l'humain donna une tape dans le dos de son meilleur ami. Devant eux, deux médecins discutaient en regardant par la fenêtre de la chambre d'Allison.
- « Excusez-moi. » demanda Scott.
- « Oh ! » lança l'un des médecins. « Le petit ami, c'est ça ? »
Scott confirma d'un signe de tête.
- « Vous avez eu les résultats des examens, n'est-ce pas ? »
- « Oui. » répondit l'autre médecin. « Mais c'est strictement confidentiel. Seul un membre de sa famille proche, son père notamment, pourra recevoir de telles informations. »
A nouveau, Scott hocha la tête bien que déçu par leur réponse. D'un côté, il comprenait que seul Chris pouvait entendre ces résultats. D'un autre, il aurait voulu savoir ce que ces médecins aux regards inquiets cachaient. Une nouvelle fois, Stiles posa la main dans le dos du lycanthrope, l'encourageant à avancer.
- « Argent n'est plus qu'à quelques heures de Washington. » le rassura-t-il.
- « Et si j'espionnais leur conversation ? »
- « Avec ta super-ouïe ? » se moqua l'humain. « Mauvaise idée. Tu peux attendre quelques heures. (…) En plus, il paraît que tu as trouvé un boulot et que tu bosses dans une heure... »
Scott s'arrêta net en entendant les paroles de son meilleur ami.
- « Rebekah a vendu la mèche ? »
- « Tu sais très bien qu'après deux verres de punch, tu peux lui faire chanter l'hymne national à l'envers. »
- « Heureusement qu'elle ne travaille pas au FBI, alors. » ironisa le loup-garou.
- « Tu dois être si mignon en cornet de frites, Scotty. »
- « Ferme-là où je m'arrange pour que tu n'aies jamais de cheeseburger gratuit. » menaça Scott.
- « Quelle cruauté ! »
Les deux amis explosèrent de rire.
# # #
- « Alors, c'est tout, on attend ? » demanda Rebekah en grimaçant. En constatant que Derek ne répondait pas, elle persista : « On ne dit rien à Scott et on attend que l'autre taré tue quelqu'un ? »
Derek leva les yeux au ciel.
- « Arrête de faire cette tête de chien battu, Derek. » lança-t-elle. « Tu m'énerves quand tu prends cet air pincé. (…) Je comprends enfin ce que voulait dire Stiles. »
- « Et moi, je comprends enfin pourquoi vous êtes amis, tous les deux. (…) Aussi insupportables l'un que l'autre. » rétorqua l'alpha sans le moindre sourire.
A nouveau, Rebekah grimaça et s'affala sur son lit d'étudiante. Elle appréciait Derek. Ce type était froid, acerbe et sa moue soit disant 'je m'en foutiste' était absolument insupportable mais Derek Hale était aussi quelqu'un d'intelligent, de rusé et d'attentif. Les observations de l'alpha étonnaient toujours la demoiselle. Derek était toujours fin dans son analyse et il était aussi très calculateur. Pour sûr, il valait mieux l'avoir dans ses amis que dans ses ennemis.
Le loup-garou vint s'asseoir aux côtés de la jeune femme qui, allongée sur son lit, se redressa sur les coudes.
- « C'est juste que ça m'énerve de savoir que Scott est en danger, et que personne ne peut rien faire. »
- « Nous pouvons faire quelque chose. » annonça Derek. « Tu peux m'aider à retrouver ce Sage dont m'a parlé Dani. »
La jeune femme fit une moue d'hésitation. Elle n'était pas certaine d'être utile dans le cas présent. Le plus souvent, Rebekah doutait d'elle-même, incapable de voir le positif en elle.
- « Je peux essayer. » souffla-t-elle.
En réalité, cette situation l'excitait énormément. Elle avait toujours adoré les séries d'enquêtes policières à la télévision. Bien sûr, elle n'aurait jamais pensé en vivre une en vraie et elle s'en serait bien abstenue mais... Maintenant qu'elle était plongée dans cette histoire jusqu'au cou, autant continuer à avancer.
- « On commence quand ? » demanda-t-elle, un peu trop exaltée.
- « Tu n'as pas cours ? »
- « Non, P'pa. »
Derek souffla longuement en constatant à nouveau que Rebekah et Stiles étaient une sorte de jumeaux diaboliques. Les ressemblances étaient sidérantes.
- « Tu vas d'abord devoir trouver ce que nous cachent Andreas et Isaac. (…) Leur histoire est à dormir debout. »
- « Tu crois vraiment que c'est la priorité en ce moment ? » questionna Rebekah.
- « Non, mais c'est l'une des rares choses sans dangers que je peux te laisser faire seule. » répondit l'alpha, un sourire taquin aux lèvres.
- « Donc en gros, tu fais le boulot de terrain et moi je me tape l'administratif ? » ironisa Rebekah.
- « Pas vraiment... » justifia Derek. « Disons plutôt que tu vas jouer la taupe. (…) Il y a toujours une taupe dans la police, non ? »
Rebekah fronça les sourcils et croisa les bras sur sa poitrine. Elle réfléchit longuement à la question du lycanthrope. La réponse était sans doute trop évidente pour qu'elle formule une réponse normale.
- « Je crois, oui. (…) C'est d'ailleurs souvent la taupe qui meurt dans d'atroces souffrances ou bien qui se retrouve rejetée par ceux qui pensaient être son amie. »
La jeune femme ne put s'empêcher de sourire.
- « Si Isaac et Andreas me zigouillent dans d'atroces souffrances, ne te pointe pas à mon enterrement. »
Derek secoua la tête et eut du mal à réprimer un rire. Cette fille ressemblait à Stiles, certes, mais elle était pourtant unique.
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- « Je viens avec toi. »
La belle rousse remonta ses cheveux en un chignon imparfait. Nick, sac à dos sur l'épaule, la regarda faire avec un regard doux. Cette fille était un rayon de soleil. Elle était entrée dans sa vie si rapidement qu'il redoutait déjà le jour où elle partirait. Car ici n'était pas chez elle. Lorsque sa meilleure amie irait mieux, Lydia ferait ses valises et s'en irait. Cette idée brisa le cœur de Nick.
- « Tu es censée être en vacances, non ? »
- « Ma meilleure amie ne veut voir personne à part son oreiller, je m'ennuie comme un rat mort. Rien ne me ferait plus plaisir que de me retrouver confrontée à une bonne équation, crois-moi. »
Nick ricana en entendant les propos de la jeune femme. Marble était le parfait cliché de l'étudiant de Georgetown. Il faisait la fête, buvait, draguait et ne bossait guère. Il parvenait cependant à obtenir des notes plus que correctes. Il ne trichait pas, il était juste assez intelligent pour s'en sortir sans réviser. Pourtant, avec Lydia, il avait montré une autre facette de sa personnalité. Un homme plus doux, à l'écoute et surtout, attentionné. Nick avait tenté de lutter mais avec cette rousse incandescente, impossible d'aller contre sa véritable nature. Il était incapable de se comporter en fêtard idiot lorsqu'elle était dans les parages.
- « Tu vas voir, Mr. Teller est terrible. Il fait pleurer la moitié de la promo. »
- « Tant mieux, encore un prof que je vais faire chouiner. » se vanta la belle Martin.
Encore une fois, Nick fut amusé par le naturel confiant de cette femme. Lydia n'avait pas seulement de l'assurance, elle avait pleinement conscience de ses atouts. Aussi belle qu'intelligente, ce n'était pas difficile de comprendre que Nick puisse être tombé sous son charme.
Sur le chemin jusqu'à l'université, Lydia osa demander :
- « J'ai l'impression que tu connais mille choses sur moi et que je ne sais rien de toi. »
Nick fit un effort pour ne pas rougir. Il n'aimait pas parler de lui. C'était même l'une de ses hantises. La plupart du temps, il préférait les conversations futiles aux confidences. Il s'éclaircit la gorge et se passa une main dans les cheveux, visiblement gêné par la question. Après tout, qu'y avait-il à dire sur lui ? Il n'était qu'un fils de riches, emprunts aux désillusions du monde adulte. Il n'était qu'un enfant qui refusait de grandir. Qu'un homme qui se rend compte qu'il n'a jamais été capable d'avoir des véritables amis. Qu'un pauvre gars qui se prend conscience qu'il est aussi entouré que seul.
- « Le mystère, Mademoiselle Martin, il n'y a que ça de vrai. » blagua-t-il.
Lydia l'observa du coin de l'oeil. Elle n'était pas dupe. Nick Marble avait quelque chose à cacher. Et aussi vrai qu'elle s'appelait Lydia Martin, elle trouverait ce dont il s'agissait.
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- « Où est-elle ? » demanda Chris Argent, essoufflé.
- « Je dois d'abord vous parler, s'il vous plaît. » s'empressa de répondre le médecin.
Le docteur lui fit signe de pénétrer dans le bureau attenant à la chambre de sa fille. Le chasseur avait roulé pendant des heures sans s'arrêter. Il était exténué. Seuls les nerfs lui permettaient de tenir. Lorsqu'il avait eu Scott au téléphone et qu'il lui avait annoncé que sa fille avait été kidnappée et torturée par on-ne-sait-trop-qui, il avait paniqué. Il s'était un peu emporté contre McCall qui n'y était pour rien.
- « Parlez. » intima Argent d'une voix autoritaire.
Le médecin, peu habitué à ce genre de manières, ne se démonta pas pour autant. Il observa les traits de cet homme, tirés par la fatigue. Dr. Phillips, en charge du dossier d'Allison, n'était pas certain que ce père de famille soit capable d'entendre ce qu'il avait à lui dire. Cependant, il n'avait pas d'autre choix.
- « Votre fille a subi un choc très important. » commença le médecin. « C'est notamment pour cela que son cerveau a choisi de ne pas se souvenir de ce traumatisme. Nous avons tout de même procédé à certains examens et... »
- « Vous n'auriez pas du attendre mon accord avant d'entreprendre de telles démarches ? » s'emporta Chris.
- « Écoutez, Mr. Argent. Une enquête policière est ouverte et avec ou sans votre accord, j'aurais du réaliser ces tests. »
Chris hocha doucement la tête, son visage s'adoucissant légèrement.
- « Continuez. »
- « Ces examens ont mis en évidence de nombreuses contusions sur le corps, notamment aux bras et aux cuisses. »
Chris porta sa main à sa bouche et ferma les yeux quelques secondes. Effectivement, il n'était sans doute pas prêt à entendre ce genre d'informations de la part du médecin.
- « Il a aussi mis en évidence deux traces de spermes. (…) L'une que nous pensons appartenir à son petit ami, Scott McCall. (…) L'autre, nous ne pouvons pas le dire avec certitude mais... »
Cette fois, Chris se leva d'un bond de sa chaise, souffrant des paroles qu'il entendait. Il comprenait ce que tout cela voulait dire et il crevait de peur.
- « Vous pensez que ma fille a été violée, n'est-ce pas ? »
- « Je le crains. (…) Elle n'est au courant de rien, bien entendu. »
- « Alors prions pour que son cerveau soit assez intelligent pour ne jamais se souvenir de ce qu'elle a vécu. » trancha le chasseur d'une voix dure.
Il poussa la porte du bureau et avant de pénétrer dans la chambre de sa fille, il s'adossa contre le mur et prit sa tête dans ses mains, tentant de refouler les larmes qui ne demandaient qu'à couler.
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- « Rebekah va essayer de savoir ce que Isaac et Andreas nous cachent. » commença Derek, les yeux rivés sur l'écran d'ordinateur.
Le portable de Stiles sonna, affichant la photo de son paternel.
- « Salut Papounet ! »
- « Et moi je vais essayer de trouver qui est ce fichu Sage. J'aurais peut-être besoin de ton aide parce que les mots clés Google et moi, ça fait deux. » continua Derek sur sa lancée, ne se rendant même pas compte que Stiles était au téléphone.
L'humain haussa un sourcil, un peu halluciné que l'alpha soit aussi bavard.
- « Bon sang, la ferme, Hale. » râla Stiles. « Excuse, P'pa. C'est Derek qui a décidé d'utiliser l'attaque 'Moulin à paroles'. Et crois-moi, quand on est pas habitué, ça fait mal. »
Derek lança un regard à Stiles pour être certain qu'il ne simulait pas une conversation téléphonique juste pour l'ennuyer. Vu l'air que prenait l'humain, ce n'était sans doute pas une blague. Le lycanthrope haussa les épaules et retourna à ses recherches internet tout en gardant une oreille sur la conversation de Stiles et son père.
- « Tu vas bien, fiston ? »
- « On fait aller. » répondit Stiles. « Toi ? »
- « J'ai appris pour la fille Argent. (…) Son père est passé me prévenir avant de prendre la route. Tu aurais pu me tenir au courant, Stiles. »
Le ton de reproche du paternel fit grimacer le fils. Le jeune homme ne supportait pas lorsque son père tentait de le faire culpabiliser.
- « Pourquoi ? » demanda Stiles. « Tu serais venu, toi aussi ? (…) Je vais bien, arrête de t'inquiéter. Dès que tu peux prendre des vacances, viens le vérifier par toi-même. »
- « C'est une invitation ? » s'en amusa John.
- « Crois ce que tu veux. » se moqua Stiles avec un sourire sur les lèvres. « Tu me manques, c'est tout. » ajouta-t-il plus bas, comme pour éviter que Derek ne l'entende.
Bien sûr, l'alpha avait tout entendu et il ne put s'empêcher d'afficher un sourire triste en entendant leur conversation. Ces deux-là ne se rendaient pas compte de la chance qu'ils avaient. Leur relation était si belle à voir, si pure.
- « Je te laisse, P'pa. J'ai peur que Derek casse mon ordinateur. »
- « A très vite, fiston. »
Stiles aurait voulu dire à son père qu'il l'aimait. Pourtant, avec Derek à ses côtés, il avait peur de passer pour un gamin incapable de couper le cordon. C'était sans doute ce qu'il était dans le fond. Entendre la voix de son père si lointaine à l'autre bout du téléphone, ça rendait Stiles nostalgique. A chaque fois, il ressentait comme un vide au creux de la poitrine.
- « T'es sérieusement en train de taper 'Sage + loup-garou' sur Google ? » constata Stiles en regardant l'écran d'ordinateur.
L'humain roula des yeux et força Derek à se lever pour s'asseoir à sa place. L'alpha ne grogna pas et se laissa faire, se positionnant derrière Stiles.
- « Tu vas bien ? » souffla le lycanthrope dans la nuque du jeune humain.
Stiles sentit son cœur rater un battement. Depuis quand Derek se montrait-il aussi attentionné ? Ce genre de marque d'affection étonnerait toujours Stiles. Il n'était pas habitué à ce que le loup-garou soit aussi ouvertement protecteur envers lui.
- « Pourquoi j'irais mal ? » questionna Stiles, sur ses gardes.
- « Je m'intéresse, c'est tout. »
L'aveu de Derek fit encore rater un battement au cœur de Stiles. Le jeune homme tenta de se concentrer sur l'écran d'ordinateur, en vain. Faisant tourner la chaise de bureau à roulettes, il se retrouva en face et étrangement proche de Derek. L'étudiant leva les yeux vers son aîné et souffla longuement.
- « Tu ne devrais pas t'intéresser. »
- « Pourquoi ? »
- « Ca ne mène à rien de s'intéresser à mes états d'âme. (…) Tu sais comme je suis. Impulsif, spontané,... Contradictoire. Je suis tout et son contraire. (…) Quand on me demande si je vais bien, j'ai mille réponses qui me trottent en tête et je ne prononce jamais celle qui correspond le mieux à la situation. »
Derek se retrouva perdu dans les explications de l'étudiant.
- « Tu veux en venir où ? »
- « Je ne sais pas moi-même comment je vais. Alors comment veux-tu que je te réponde franchement ? »
L'esprit du jeune humain s'échauffait alors Derek comprit à sa place.
Stiles n'allait pas bien.
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- « Tu sais que je t'admire, Isaac ? » lança Rebekah, l'air de rien. « T'as quand même sauvé la vie d'Andreas. Je trouve ça tellement... Héroïque. Tu es un vrai héros, Isaac Lahey. »
Les joues d'Isaac rougirent et Rebekah ne sut pas si c'était à cause du compliment ou bien parce qu'il avait menti sur ce qu'il s'était passé ce soir-là. Andreas leva les yeux vers la jeune femme et haussa un sourcil. Lacenaire voyait clair dans le jeu de Rebekah. Il savait qu'elle prêchait le faux pour savoir le vrai. Il regarda ensuite Isaac qui lui lança une œillade désespérée. Les grands yeux bleus du lycanthrope semblaient crier : 'HELP ME, HELP ME, je n'en peux plus de mentir'.
- « C'est Derek qui t'envoie ? » demanda Andreas.
- « Qu'est-ce que Derek a à voir là dedans ? » répondit Rebekah, feignant à merveille l'innocence.
- « Il est persuadé depuis le début que quelque chose cloche dans notre version des faits. » se justifia l'elfe. « Je pensais qu'il aurait le courage de venir me voir directement. »
Isaac suivit la conversation de ses deux amis avec une certaine angoisse. Il sentait Andreas sur la défensive. Le secret qu'il avait gardé pour lui pendant des années étaient sur le point d'exploser.
- « Je suis un elfe et j'ai utilisé mes pouvoirs pour faire fuir le psychopathe qui nous a attaqué. (…) Oh, et accessoirement, j'ai pratiqué un sort de localisation pour retrouver la petite copine du mec dont tu es amoureuse. » lança Andreas avec un naturel étonnant et sans doute une pointe d'agressivité sagement dissimulée.
Isaac se pinça les lèvres pour ne pas rire face au visage de Rebekah qui s'était déformé sous le coup de la surprise. Andreas attrapa le magasine dont il avait arrêté la lecture et se replongea dedans sous le regard fier du lycanthrope. Les mains de l'elfe tremblaient et Isaac eut envie d'aller les saisir pour le rassurer. Lahey savait à quel point Andreas aurait souhaité garder ce secret. Il ne voulait que personne ne soit au courant de sa condition. Égoïstement, Isaac était soulagé qu'Andreas est accepté de dire la vérité. Il n'en pouvait plus de mentir à ses amis.
- « Genre Legolas ? » demanda Rebekah, plusieurs minutes après avoir entendu les paroles du jeune elfe.
- « Plus ou moins. » répondit Andreas, faussement plongé dans sa lecture.
La jeune femme se leva et salua d'un signe de main ses deux amis avant de sortir de la pièce, visiblement chamboulée. Lorsqu'elle fut partie, Isaac se rapprocha d'Andreas et lui donna un coup d'épaule amical.
- « Merci. » souffla le lycanthrope.
- « Pourquoi ? »
- « Tu savais que je ne voulais plus mentir à mes amis donc tu as accepté de dire la vérité. »
Andreas hocha brièvement la tête, comme un timide 'pas de quoi'. Isaac ressentit toute la tension qu'avait le jeune elfe en ce moment. C'était la première fois que le lycanthrope voyait son ami dans un tel état.
- « Je ne suis même pas sûr qu'elle t'ait cru. » précisa-t-il, pour détendre l'atmosphère.
- « T'as vu sa tête quand j'ai prononcé le mot 'elfe' ? » se moqua gentiment Andreas tout en abandonnant son magasine. « J'ai cru que sa mâchoire allait se décrocher. »
Le rire clair de l'elfe fit sourire Isaac. Le loup-garou observa les traits fins de son ami et sourit un peu plus encore. Andreas était la définition même de la beauté. Il n'y avait pas plus pur que ce visage aux lignes parfaites. Soudain consumé par un feu qu'il n'avait jamais connu jusque là, Isaac réduisit la distance entre leurs visages et s'empara assez brusquement des lèvres d'Andreas. Le jeune Lacenaire appuya le baiser quelques secondes à peine. Il se recula bien trop vite au goût d'Isaac. Désorientés, les deux jeunes hommes restèrent à se jauger du regard.
- « Je ne suis pas... » commença Andreas.
- « Gay ? » le coupa Isaac. « Moi non plus. »
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- « La réponse est x² + 3. » signifia la jeune femme, debout au milieu de l'amphithéâtre.
- « Je ne vous ai jamais vue auparavant. » constata le professeur, Mr. Teller. « Vous êtes brillante. (…) C'est votre amie, Marble ? Vous devriez en prendre de la graine, votre dernier devoir n'était pas brillant. »
- « Je vais lui donner des cours particuliers, ne vous inquiétez pas. » précisa Lydia, un sourire radieux aux lèvres.
En sortant de l'amphithéâtre, Nick attrapa la jeune femme par le bras et la blottit contre lui sans même qu'elle n'ait le temps de protester. Elle leva les yeux vers lui et secoua vivement la tête.
- « J'ai un petit ami. » souffla-t-elle.
- « Je sais. »
- « Comment peux-tu le savoir, je n'en ai jamais parlé. »
- « Comment une fille comme toi pourrait-elle être célibataire ? » se justifia Nick, un sourire aux lèvres.
Lydia lui adressa en retour son plus beau sourire. Elle appréciait Nick Marble. Elle l'avait trouvé superficiel au premier abord puis elle avait fini par se reconnaître en lui.
- « Accepte de venir boire un verre avec moi, ce soir. Juste nous deux. (…) Tu vas bientôt repartir d'où tu viens et... Je m'en voudrais de ne pas t'avoir proposé un rendez-vous. »
- « Ca ne se fait pas d'accepter un rendez-vous lorsqu'on est déjà en couple. »
Elle aurait voulu dire oui. Elle aurait voulu ne pas se prendre la tête en jouant sur les mots. Malheureusement, le visage de Jackson s'imposait sans cesse à elle et elle ne pouvait pas l'ignorer. Elle aimait tellement Whittemore qu'elle aurait été incapable de lui faire un tel coup dans le dos.
- « Je serais au Round Robin à 22 heures, si jamais ça t'intéresse. (…) Pour l'instant, tu devrais aller voir Allison. Force-la à vouloir te voir. Elle a besoin de toi même si elle ne le sait pas encore. »
Il défit son étreinte et s'éloigna sans se retourner, laissant Lydia avec une drôle de sensation.
Comme un manque.
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- « Aussi improbable que l'on t'ait proposé d'être cornet de frites dans un fast-food, Andreas m'a avoué être un... » Elle parla tout bas tout en regardant autour d'elle. « Un elfe. »
Scott haussa un sourcil en entendant les paroles quasi incompréhensibles de Rebekah. Il ne savait pas vraiment quoi penser de cette soudaine révélation. Il savait que d'autres créatures surnaturelles existaient. Pourtant, l'idée de l'existence des elfes lui semblait farfelue. En fait, il n'y croyait pas vraiment.
- « Tu ne penses pas qu'il s'est un peu moquée de toi ? » osa demander Scott, planté sur le trottoir déguisé en cornet de frites.
- « Justement, c'est pour ça que je voulais venir te voir avant d'en parler à Derek. »
Scott sourit et Rebekah se frappa le front avec la paume de la main.
- « La prochaine fois que je le vois, ce Lacenaire, je vais lui faire la peau. (…) Il a beau ressembler à un dieu, il n'a pas le droit de se moquer de moi comme ça, si ? (…) Je suis déçue. Il avait quand même le physique parfait pour jouer l'elfe. Bref... J'évite d'en parler à Hale à moins que je ne veuille qu'il me prenne pour une quiche ? »
Scott hocha la tête avec un sourire compréhensif. Lorsque Rebekah se mettait à parler autant, ça ne servait à rien de faire de même. Dans ces moments, elle n'écoutait pas vraiment.
- « McCall, tu es là pour nous faire vendre des hamburgers, pas pour papoter avec ta petite copine. » hurla la patronne de l'autre côté du trottoir.
- « Je m'en vais, Mme Carlson ! » cria à son tour Rebekah en faisant un signe de la main à la femme rondouillarde.
Puis, sans réfléchir, Rebekah se mit sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur le nez de son cornet de frites préféré.
Scott resta sans voix pendant plusieurs minutes avant de pouvoir reprendre correctement son travail.
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- « Ecoute, je dois aller en cours, là. » avait prétexté Stiles lorsque la conversation était devenue trop gênante.
Derek avait voulu que l'étudiant mette des mots sur son ressenti mais il en avait été incapable. A plusieurs reprises, Stiles avait porté ses mains à sa bouche pour se ronger les ongles. Lorsqu'il tentait d'esquiver les questions, Derek levait les yeux au ciel. Voilà que le bavard Stiles restait sans voix face à l'interrogatoire que lui imposait le lycanthrope. C'était le monde à l'envers.
Stiles attrapa son sac de cours et sortit de la chambre sans un mot. Rassuré d'être encore vivant après les multiples questions que lui avait posées Derek, il s'empressa de prendre le chemin de l'université.
- « Stiles ! » lança une voix derrière lui. « Attends-moi ! »
La belle Dani courait vers lui, ses longs cheveux bruns voletant autour de son visage pâle. Un peu essoufflée lorsqu'elle arriva à son niveau, elle déposa une bise sur sa joue, ce qui l'étonna au plus haut point.
- « Tu vas bien ? » demanda-t-elle spontanément.
La conversation qu'il venait d'avoir avec Derek lui revint en mémoire. Le lycanthrope avait tenté de comprendre ce qu'il se tramait dans le cerveau de l'étudiant. Il avait essayé de lui tirer les vers du nez mais n'avait fait qu'échouer. Dieu seul savait à quel point Stiles pouvait être borné, parfois.
- « Plutôt pas mal. » mentit le jeune homme.
Dani et Stiles firent le chemin ensemble, silencieusement. Ni l'un ni l'autre ne paraissait d'humeur à parler. Surtout, ils n'étaient pas du genre à faire semblant. Si c'était pour parler de la pluie ou du beau temps, ils avaient tout intérêt à économiser leurs salives. Lorsqu'ils arrivèrent devant l'université, Stiles finit par rompre le silence.
- « Je peux te poser une question ? »
- « A tes risques et périls. » répondit la jeune femme, un sourire sincère aux lèvres.
- « Pourquoi es-tu devenue aussi gentille ? » demanda-t-il un peu maladroitement. « Je veux dire... Il y a quelques jours encore, tu m'aurais tué pour avoir seulement osé t'adresser la parole. Aujourd'hui, j'ai l'impression que tu recherches à passer du temps avec moi. Et je ne comprends pas ce changement soudain. »
Le sourire de Dani resta figé sur ses lèvres. Elle avait la réponse à cette question et était bien décidée à lui répondre avec honnêteté.
- « Parce que tu n'es pas un héros. » souffla-t-elle.
La curiosité de Stiles fut piquée au vif et il fit un signe de tête pour l'encourager à continuer de parler.
- « Les héros, ce sont tous ces mecs en caleçons trop moulants avec un masque sur la tête. (…) Toi, tu m'as sauvé la vie sans t'en rendre compte et tu es encore mieux que tous ces héros, tu sais pourquoi ? » Stiles secoua la tête de gauche à droite. « Parce que tu es réel. »
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Après son travail, Scott avait couru jusqu'à l'hôpital et y avait retrouvé Chris Argent. Dans la salle d'attente, ils avaient échangé quelques banalités.
Avant d'entrer dans la chambre d'Allison, Chris lui attrapa l'avant-bras et lui dit d'une voix brisée :
- « Tu dois savoir que... »
Un sanglot dans la voix de Chris se fit ressentir et Scott lui donna une tape dans le bras pour l'aider à se ressaisir.
- « Allison a été... Son agresseur l'a... » Chris fit face à un nouveau sanglot. « Elle a été violée, Scott. »
Scott sentit son cœur entamer une course folle dans sa cage thoracique. Il ne pouvait pas croire les paroles que Chris venait de prononcer. La culpabilité rongeait le jeune lycanthrope. Il aurait voulu être là pour aider sa petite amie. Il aurait voulu que toute cette histoire ne soit qu'un cauchemar.
Sans un mot de plus, Chris entra dans la chambre de sa fille tandis que Scott resta un long moment à l'extérieur, les yeux humides. Lorsqu'il se sentit prêt, il entra à son tour, tentant de faire bonne figure face à Allison. Dans la chambre, il y avait déjà Lydia, radieuse et souriante. Chris était assis dans un coin et lisait un magasine. Assise en tailleur, Allison semblait avoir repris du poil de la bête. Elle riait avec sa meilleure amie et se laissait appliquer du vernis à ongles. Un instant, Scott souhaita qu'Allison ne retrouve jamais la mémoire.
- « Scott, tu es là ! (…) Désolée pour ce matin, j'étais un peu dans les vapes, je crois. »
Le jeune homme lui adressa un sourire et vint s'asseoir à ses côtés sans un mot.
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A vingt-deux heures tapantes, une belle rousse entra dans le Round Robin. Elle remarqua qu'Isaac servait au bar et elle lui adressa un signe de la main amical. Puis, elle observa les autres personnes présentes. Assis à une table avec quelques connaissances, Nick riait de bon cœur et ne semblait pas l'avoir vu entrer. Elle s'installa dans un coin et l'observa un long moment. Lorsqu'il s'éloigna du groupe pour aller commander à boire au comptoir, elle se leva à son tour. Elle s'assit sur l'une de ces chaises de bar bien trop haute et attendit qu'il la remarque.
- « On se connaît ? » demanda-t-elle innocemment sous le regard perdu de Nick. « Je m'appelle Lydia. » dit-elle en lui tendant la main.
Cette fois, Marble crut comprendre. Lydia faisait comme s'ils ne s'étaient jamais rencontrés. S'ils ne se connaissaient pas, il n'était pas question de rendez-vous. Il n'était question que de deux inconnus qui font connaissance dans un bar.
- « Le verre de la demoiselle est pour moi, Isaac. » lança le jeune homme. « Je suis Nick. » ajouta-t-il en attrapant la main de Lydia.
Il l'observa discrètement et constata qu'elle s'était mise, inconsciemment sans doute, sur son 31. Lydia porta son martini à ses lèvres et ne put s'empêcher de se mettre à rire, prenant conscience du ridicule de la situation.
- « Qu'est-ce que je peux être bête ! » annonça-t-elle naturellement. « Je me suis dit que si je jouais ce petit jeu, ça m'éviterait de culpabiliser, mais c'est des conneries, tout ça. (…) Je m'en veux de vouloir être là ce soir. Je devrais être au téléphone avec mon petit ami plutôt que de prendre ce verre avec toi. »
Lydia avait parlé si vite que Nick eut peur de perdre le fil de sa pensée.
- « Tu peux toujours faire demi-tour. » proposa-t-il, beau joueur.
- « Certainement pas. J'ai envie d'être là, Nick Marble. (…) Alors saoule-moi. »
Il éclata de rire en la voyant vider le reste de son verre d'une traite.
- « Je n'ai pas envie de te saouler. » dit-il en remettant une mèche de ses cheveux roux derrière son oreille.
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- « Alors, tu as trouvé quelque chose ? » demanda Stiles.
- « Peut-être une piste à une vingtaine de kilomètres d'ici. J'irais demain. »
L'alpha semblait épuisé. Comme il l'était aussi, Stiles s'affala sur son lit et posa l'oreiller sur son visage comme pour tenter de s'empêcher de penser. Derek eut envie de demander comment il allait mais il ravala sa question rapidement, préférant éviter une nouvelle conversation gênante.
- « Je suis désolé pour tout à l'heure. » finit par avouer le jeune humain.
- « Pas de quoi être désolé. »
- « C'est juste que... J'ai tellement de choses à penser que parfois, je m'oublie un peu. (…) Je suis le second rôle de ma vie, tu comprends ? Lorsque mes amis vont bien, je vais bien. Quand ils vont mal, je garde le sourire pour eux. Alors oui, je m'oublie. (…) Et aujourd'hui, deux personnes m'ont sincèrement demandé comment j'allais. Toi et mon père. Parfois, on demande 'ça va' plus par habitude que parce que l'on attend une réponse. (…) Toi, c'était différent. »
Stiles marqua une pause, ne voulant pas paraître bizarre aux yeux du lycanthrope.
- « C'était différent parce que tu attendais une vraie réponse. Tu ne voulais pas de réponse toute faite. Tu cherchais mon honnêteté. (…) Ça me fait bizarre quand les gens s'intéressent réellement à moi. Je crois que j'ai juste du mal à l'accepter. Parce que je n'aime pas parler de moi avec n'importe qui. »
L'humain attrapa à nouveau l'oreiller et le plaqua sur son visage pour camoufler son malaise. Derek s'approcha du lit, poussa un peu les jambes de Stiles et s'assit sur le rebord.
- « Alors si je comprends bien, à en juger par ta tirade endiablée, je ne suis pas n'importe qui. »
Le cœur de Stiles marqua une pause avant de repartir de plus belle. La main de Derek vint attraper l'oreiller que l'humain avait sur la tête et le retira vivement.
- « Tu sais très bien que tu n'es pas n'importe qui, Derek. » annonça le jeune homme, les joues rougissantes. « Tu le sais depuis longtemps déjà. »
- « Tant mieux. Parce que comme je te l'ai dit tout à l'heure. Je m'intéresse. »
Les deux hommes échangèrent un regard complice.
- « Dors là, si tu veux. » proposa Stiles en se décalant pour laisser de la place à Derek. « Il y a de la place pour nous deux. »
L'alpha n'avait déjà pas assez de place seul dans ce lit alors à deux, cela relevait du miracle si aucun des deux ne tombait par terre durant la nuit.
Pourtant, Derek se laissa convaincre.
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A l'autre bout de la ville, Sage Sutherland griffonnait quelques dessins sur un bout de papier. L'homme, d'une quarantaine d'années à peine, semblait presque inoffensif ainsi concentré sur son travail. Malgré son physique imposant, une allure de rugbyman comme aimait le dire son ex petite amie, Sage avait l'air réellement sage aujourd'hui.
- « Sage ? »
L'homme grogna, gêné d'être ainsi dérangé.
- « Qu'est-ce que tu me veux, Siméon ? » grommela Sage.
- « Toujours aucune trace de Fitzgerald. »
- « Et tu me déranges pour me dire quelque chose que je sais déjà ? »
Siméon, un homme d'une vingtaine d'années, devint blanc comme un linge en entendant Sage parler.
- « Tu es nouveau dans ma meute mais tu vas vite comprendre comment je fonctionne. » menaça le plus âgé. « Je n'aime pas être dérangé. »
Sage n'avait pas levé la tête de son dessin ce qui était aussi effrayant que s'il s'était énervé. Siméon, jeune bêta, hocha doucement la tête et quitta la pièce. De son côté, Sutherland attrapa son dessin et l'accrocha au mur à l'aide d'une punaise violemment enfoncée dans le plâtre. Le dessin représentait une femme de trente ans environ.
- « Alors Fitz, où te caches-tu ? » murmura Sage. « L'heure de la revanche a sonné, tu sais. »
Et voilà pour ce chapitre :)
J'espère que celui-ci vous a plu ! Les relations avancent, les liens se font et se défont ! L'intrigue avance aussi un peu, vous avez des hypothèses, peut-être ?
Quels ont été vos passages préférés de ce chapitre ?
A très vite !
