Bonjour à tous, voici la suite de ma fic' sur Star Wars qui vous proposera une fin alternative du troisième film, la Revanche des Siths.

J'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire que moi à l'écrire et bien entendu j'accepte tous les commentaires et critiques s'ils sont constructifs :) BONNE LECTURE :D

L'univers de Star Wars ne m'appartient pas.

Je tenais également à remercier les quelques guest reviews et reviews normales que j'ai reçues, ça m'a fait très plaisir. MERCI MERCI MERCI :D

Petits commentaires sur le chapitre : Voilà un nouveau chapitre terminé rapidement. Le rôle d'Obi-Wan a pris de l'épaisseur (Enfin, j'aime tellement ce personnage... :D) et Bail Organa a très clairement affiché son opposition avec le Chancelier Palpatine -quel courage XD-. J'ai bien développé la relation Padmé/Obi-Wan, qui pour moi est une belle démonstration d'amitié, une belle leçon de vie^^ et oui le maître jedi SAIT pour Anakin et Padmé. Je veux dire, ce n'est pas un ABRUTI AVEUGLE, c'était donc obligé qu'il le remarque (je me demande encore comment il a fait pour ne pas le découvrir tout de suite dans les films ou alors il a peut-être choisi de l'ignorer -").

Quoiqu'il en soit je pense écrire le chapitre 8 demain, si je n'ai pas trop de devoirs (aaaaah c'est beau de rêver) et c'est dans ce chapitre-là qu'il y aura une scène du II sous forme de flash-back que je vais réécrire pour faire plaisir à la guimauve-romantique que je suis.


Star Wars 3 : fin alternative.

L'équilibre – Chapitre 7.

Lorsque Padmé entra dans son bureau, une étrange sensation s'empara d'elle. Elle se sentait étrangère à cet endroit si calme, si ordonné. Elle avait quitté sa planète en panique, elle avait manqué de se noyer... Elle pouvait encore sentir les remous de l'eau. Sans son bébé, qui paraissait déjà puissant comme son père, elle serait probablement morte. Comment revenir à sa vie de sénatrice alors qu'on avait besoin d'elle au loin.

« Madame, le sénateur Organa est arrivé, lui annonça C3PO, le droïde de protocole construit par Anakin. Dois-je le faire entrer ?

Padmé lissa les plis du manteau de velours noir qu'elle portait par-dessus une robe également noire. Elle avait peur que le regard perçant de Bail, qui la connaissait par cœur, ne devine le bébé qu'elle portait.

-Oui C3PO, fais-le entrer !

Le droïde doré disparut un instant et revint accompagné par le sénateur d'Alderaan, vêtu de son habituel costume gris-bleu.

-Sénatrice Amidala, vous avez meilleure mine qu'hier ! On dirait qu'une bonne nuit de sommeil vous a fait le plus grand bien, je me suis beaucoup inquiété pour vous.

-Votre sollicitude me va droit au cœur, répondit Padmé en lui montrant un siège en face de son bureau dans lequel il pouvait s'asseoir, ce qu'il fit. Et je vous suis également reconnaissante pour les ressources que vous avez envoyé sur Naboo. J'ai reçu un message du gouverneur ce matin, m'annonçant qu'elles étaient bien arrivées et avaient été grandement appréciées par les populations.

-Ce n'est rien, vraiment rien, dit Bail en toute modestie. De plus, vous auriez fait de même pour nous en de pareilles circonstances.

Padmé hocha la tête en signe d'approbation.

-Vous avez un point-là. Que se passe-t-il avec le Chancelier suprême Palpatine ? Demanda-t-elle de but en blanc, peu encline à prendre des pincettes.

-Certains sénateurs, ainsi que moi-même, sommes peu rassurés par les récents agissements du Chancelier suprême, commença-t-il tout en choisissant soigneusement ses mots. Nous avons l'impression qu'il prend beaucoup trop de libertés avec les pouvoirs qu'ils lui sont accordés.

-Ce n'est que temporaire, assura Padmé, juste le temps que la guerre cesse.

-Les sénateurs dont je vous parle sont loin de partager votre optimiste. Nous aimerions empêché l'accroissement de son influence sur le Sénat jusqu'à ce que nous soyons de nouveaux surs de pouvoir lui faire confiance et c'est pourquoi je voulais m'entretenir avec vous. Ne déposez pas une motion au Sénat aujourd'hui lors de la séance extraordinaire qu'il a organisé.

Padmé fronça les sourcils, signe de sa contrariété.

-Et que me suggérez-vous de faire alors ? De laisser les crimes commis sur Naboo impunis ?

-Non, pas du tout ! Se défendit-il. Il faudrait que vous appeliez au calme. La tension est palpable au Sénat en ce moment, deux camps sont clairement en train de se dessiner et l'attaque de votre planète n'a pas arrangé les choses, en fait elle ne pouvait pas plus mal tomber... à croire que c'était fait exprès !

Padmé tiqua quand il prononça cette phrase mais n'eut pas le temps de réfléchir, car il continua son discours.

-Joué la carte de la confiance en notre effort de guerre actuel, ayez également l'air éplorée ainsi tout le monde aura pitié de vous et de vos malheurs. Cela éloignera les idées de revanche pendant un temps, temps qui nous permettra de découvrir ce qu'il se trame avec Palpatine.

Padmé croisa les bras.

-Avec la mort du comte Dooku, il ne reste plus que le général Grievous à éliminer. Je doute que les sénateurs décident de refuser plus de pouvoirs à Palpatine s'il leur démontre qu'il va saisir la victoire qui nous tend les bras.

-Maître Windu a assuré que les jedis faisaient de la capture de Grievous une priorité. Il n'osera pas interférer dans leurs affaires.

La sénatrice de Naboo pensa alors à la grande amitié qui unissait Anakin, son mari et le Chancelier suprême.

-J'ai bien peur que ce soit à mon tour de ne pas partager votre optimisme...

-Que voulez-vous dire ?

-Rien. Rien du tout.

La jeune femme releva la tête et choisit de ne pas se laisser abattre.

-J'ai bien entendu vos arguments, sénateur Organa et je ne déposerai pas une motion pour augmenter les pouvoirs de Palpatine.

-Bien, approuva-t-il. Il n'y a plus qu'à espérer que personne ne le fera à votre place.

-Je ne vois pas pourquoi d'autres se le permettraient, fit Padmé en se levant. Bail l'imita.

-Vous avez raison. »

Elle le raccompagna jusqu'à la sortie et ils se séparèrent, se promettant de se retrouver peu avant la session du Sénat de l'après-midi.

(…)

Lorsque Padmé rentra chez elle, exténuée par la réunion du sénat, Anakin n'était pas là, mais un autre jedi l'attendait.

« Obi-Wan ! S'exclama-t-elle tout en sursautant de surprise quand elle le vit.

-Sénatrice, pardonnez-moi, je ne voulais pas vous effrayer mais... Par la force ! Fit-il surpris quand il vit son ventre rond.

La jeune femme avait enlevé son manteau avant même de franchir la porte d'entrée. Elle eut envie de le jeter à nouveau sur ses épaules, mais c'était inutile. Obi-Wan l'avait vue.

-Vous êtes enceinte...

-Finement observé, répliqua-t-elle du tac au tac.

-J'ignorais que vous fréquentiez quelqu'un, avança-t-il.

-Beaucoup de gens l'ignorent. Je ne tiens pas à étaler ma vie privée en public.

-Sage décision ! Approuva-t-il. Anakin est au courant ? Demanda-t-il d'un ton dégagé.

-Oui bien sûr, répondit-elle spontanément.

Elle se reprit, plus calme :

-Je veux dire, oui bien sûr.

-Je m'inquiète pour lui. Il est un peu différent depuis quelques temps... Plus nerveux, plus arrogant, moins prudent...

Tout en énumérant les problèmes d'Anakin, il se mit à marcher dans l'appartement.

-Je sais que vous êtes très amis. Êtes-vous au courant de quelque chose ?

-Il m'a avoué avoir été un peu perturbé, mais rien de plus, mentit-elle.

-Il a parlé à maître Yoda de rêves prémonitoires dans lesquels il voyait quelqu'un qu'il aimait mourir. Vous en a-t-il fait part ?

-Non pas du tout. Mais si cela peut vous aider, il avait eu les mêmes rêves concernant sa mère.

Obi-Wan arrêta de marcher.

-Vous savez que l'attachement est prohibé pour les jedis, pas vrai ?

-Oui bien sûr...

-Alors pourquoi me mentez-vous ?

Padmé chancela.

-De quoi parlez-vous ?

-Je peux sentir le pouvoir de votre bébé d'ici, annonça-t-il. Je crois que je me fais une très bonne idée de qui vous a aidée sur Naboo.

La tête de la sénatrice commença à tourner, elle dut s'asseoir sur le canapé. Obi-Wan vint près d'elle.

-Je peux comprendre qu'Anakin, tout impulsif qu'il est, n'ait pu résister à la force de ses sentiments. Mais vous Padmé ? Vous qui êtes toujours si vertueuse ? Qui possédez un sens du devoir hors-du-commun ? Comment avez-vous pu ?

Padmé baissa la tête et pendant une minute ne voulut plus lui parler. Mais c'était Obi-Wan Kenobi, elle le connaissait depuis qu'elle avait quatorze ans, il l'avait toujours protégée. Elle avait confiance en lui et il fallait qu'elle le lui prouve.

-Il ne faut pas nous en vouloir... Il ne faut pas nous juger... C'était inévitable. J'ai eu beau résister, c'était plus fort que moi. Je ne peux pas vivre sans lui.

Le visage d'Obi-Wan se ferma. Il baissa la tête.

-J'ai été stupide. J'aurais dû m'en rendre compte plus tôt.

Il se releva.

-Obi-Wan, ne le dénoncez pas au Conseil je vous en prie.

-Je devrais pourtant !

-Ne le faites pas...

-Qui-Gon Jinn, mon maître qui est mort sur Naboo en affrontant un seigneur Sith croyait en lui. Il voyait en lui l'Élu, celui qui est destiné à ramener l'équilibre dans la Force.

-Je ne comprends pas...

-Je ne vais pas le dénoncer. S'il est renvoyé tout ce en quoi mon maître croyait sera mort avec lui.

Padmé soupira de soulagement.

-Mais ne croyez pas pour autant que j'approuve ce que vous avez fait, ce que vous continuez de faire. Il désigna son ventre rond. Je suis très déçu...

-Je suis désolée...

-Pas autant que moi.

-Obi-Wan...

Elle repensa alors aux paroles de Bail Organa et à l'amitié qui liait Anakin et le Chancelier suprême.

-Méfiez-vous du Chancelier suprême.

-Je vous demande pardon ?

-Vous vous inquiétez pour Anakin. Il se trouve que certains sénateurs, dont je tairai les noms, ne font pas entièrement confiance au Chancelier. Si j'étais vous, je m'en méfierais également. Il se peut que ces inquiétudes soient sans fondements mais...

-Inutile d'en dire plus. Je comprends.

-Obi-Wan ! L'appela-t-elle alors qu'il s'apprêtait à partir.

-Oui ?

-Je vous en prie... Aidez Anakin !

-Si vous faites de même de votre côté. »

Elle hocha la tête et c'est ainsi qu'ils scellèrent leur accord pour protéger le jeune jedi.