Bonjour à tous, voici la suite de ma fic' sur Star Wars qui vous proposera une fin alternative du troisième film, la Revanche des Siths.
J'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire que moi à l'écrire et bien entendu j'accepte tous les commentaires et critiques s'ils sont constructifs :) BONNE LECTURE :D
L'univers de Star Wars ne m'appartient pas.
Merci aux reviews et à ceux qui me suivent depuis qu'ils ont lu ma fic' Un adieu sous les étoiles, ça me touche beaucoup. MERCI MERCI MERCI :D
Petits commentaires sur le chapitre : Voilà un nouveau chapitre terminé rapidement, peut-être même un peu trop. Padmé est une femme qui aime sa planète et j'ai voulu montrer ça dans ce chapitre même si ce qui m'intéressait le plus c'était le petit moment romantique de la fin. Je vous avais prévenu, j'ai modifié une scène de l'épisode II et j'espère que ça vous plaira :D
Star Wars 3 : fin alternative.
L'équilibre – Chapitre 8.
Quelques jours s'étaient écoulés depuis la discussion entre Padmé et Obi-Wan. Elle ne l'avait pas revu depuis mais elle était certaine qu'il gardait un œil sur elle. Sur elle et aussi sur Anakin. Le jeune jedi en avait bien besoin. Il ne cessait de faire des cauchemars et même s'il agissait comme si de rien n'était devant elle, elle sentait que l'inquiétude le dévorait.
À mesure que les recherches pour trouver le général Grievous s'intensifiaient, il devenait plus nerveux, plus tendu et s'entretenait plus longuement qu'auparavant avec le Chancelier Palpatine. La veille au soir, il était parti le rejoindre de toute urgence à l'opéra et quand il était rentré, il avait paru encore plus perturbé qu'avant. La jeune femme sentait qu'il lui échappait, qu'il commençait à suivre un chemin qui n'était pas le sien et cela la tuait de ne pouvoir rien faire. D'autant plus qu'elle devait lui cacher des choses.
La tension au sein du Sénat était palpable. Bail Organa et Mon Mothma voulait que la jeune femme participe à leur mouvement d'opposition mais comment aurait-elle pu s'opposer à Palpatine sans faire du mal à Anakin ? Elle avait besoin de s'éloigner de Coruscant, de prendre ses distances avec la politique et avait donc décidé de repartir pour Naboo. Elle avait une excuse en or pour agir de la sorte : après tout, elle était toujours le chef provisoire du gouvernement Naboo. On avait besoin d'elle sur place.
Elle n'avait parlé de son départ à personne. Ce serait une surprise pour tout le monde, mais de cela elle ne se souciait guère. Elle arriva en fin de matinée et à peine avait-elle mis le pied sur le sol que déjà elle prenait en main la situation. Il y avait fort à faire pour que Naboo se relève des bombardements.
Le gouverneur de Naboo Sio Bibble l'informa que les ressources avaient été correctement distribuées et que tous les habitants s'étaient attelés à la reconstruction des infrastructures détruites par les séparatistes. Ils avaient malheureusement rencontré quelques problèmes avec les générateurs et une partie de Theed était donc toujours sans alimentation. Cela inquiéta la jeune sénatrice mais son moral remonta vite car le commandant Rex et le capitaine Panaka avaient établi un plan de défense qui prévenait la planète de la moindre attaque spatiale. Les Naboos étaient des gens pacifiques ce qui faisait de la planète bleue une cible parfaite pour leurs ennemis.
Dans l'après-midi, elle s'entretient avec le chef des gungans, Boss Nass, qui lui fit part de son mécontentement envers l'incapacité des clones et des jedis de capturer Nuth Gunray, ancien vice-roi de la fédération du commerce. Elle tenta de le rassurer, usant de tous ses talents et de toute sa patience pour insuffler en lui en peu de foi en la République.
Après cela, elle prépara les funérailles de la reine Apalaina pour le lendemain. Elle n'était pas en poste depuis longtemps, mais avait su charmer son peuple. Tout le monde la regrettait.
Elle dut ensuite se montrer en public. Elle détestait devoir jouer le jeu de l'image et de l'apparence mais c'était nécessaire en politique et puis il fallait qu'elle montre que les Naboos restaient forts en temps de crise. De plus, avec son départ précipité de Coruscant, tous les journalistes de l'Holonet attendraient de pied ferme sa première déclaration publique. L'idée d'être ainsi exposée au regard de la République l'angoissait aussi elle décida d'aller jouer sur son terrain en sortant rendre visite aux quartiers étudiants de Theed. Au milieu des enfants et des jeunes, il lui serait plus facile de paraître naturelle et confiante en l'avenir, à l'heure où elle doutait de tout.
Une foule dense et joyeuse l'accueillit. La jeune femme pouvait lire la fatigue sur leurs visages aux joues creuses mais ils étaient contents de la voir. Padmé comprit que comme la reine était morte, ils avaient besoin d'une figure familière, en laquelle ils avaient confiance pour ne pas sombrer dans le désespoir. Elle se promit alors de ne pas les décevoir.
Au coin d'une rue, elle aperçut une chorale d'enfant qui chantait pour donner un peu de courage aux travailleurs. Elle attendit la fin de leurs chansons pour applaudirent poliment et félicita tous les enfants pour le courage. Une petite fille sortit des rangs et lui tendit une rose rouge :
« C'est pour vous sénatrice.
Padmé huma la fleur. Elle sentait incroyablement bon.
-Merci, elle est magnifique.
-Madame, l'Holonet attends une déclaration de votre part, lui chuchota Sio Bibble au creux de l'oreille.
La jeune femme hocha la tête et se tourna pour faire face aux caméras.
-Je n'ai pas grand chose à dire, si ce n'est que nous ne devons pas perdre foi en la République. Une fois que le général Grievous sera capturé, la guerre sera terminée et nous pourrons reconstruire la galaxie, sur des bases meilleures et plus saines.
Elle esquissa un sourire et conclua :
-Ce sera tout merci !
-Sobre et efficace, la félicita le capitaine Panaka.
-Je vous remercie, je...
Elle n'acheva pas sa phrase. Elle fut prise de vertiges et chancela. Heureusement le bras solide du capitaine la rattrapa.
-Attention madame !
Il l'aida à se redresser.
-Est-ce que ça va ?
Padmé posa une main sur son ventre rond. Elle était épuisée, contrariée, elle avait besoin de calme.
-Il faudrait que je m'éloigne de la capitale jusqu'à demain, dit-elle. »
Le capitaine hocha la tête en signe de compréhension. Il prolongea la visite de quelques minutes et fit ensuite reconduire la sénatrice au palais. Ils n'y arrivèrent cependant jamais puisqu'une fois éloignés des regards indiscrets, ils partirent pour la Contrée des Lacs afin que Padmé puisse s'y reposer tranquillement et être en pleine forme pour l'enterrement d'Apalaina.
Une fois dans la demeure de ses parents, la jeune femme marcha jusque sur la terrasse où Anakin et elle s'étaient mariés. Elle laissa son regard se perdre dans le bleu de l'eau, tandis que ses souvenirs remontaient à la surface.
C'était la nuit. Anakin et elle avaient parlé toute la soirée et elle avait rudement repoussé ses avances. Elle aussi avait des sentiments pour lui mais son sens du devoir était plus fort que tout. Sa raison, à l'époque, l'emportait toujours sur son cœur et même si ça n'avait pas été facile, même si ça lui avait arraché le cœur, elle l'avait repoussé.
C'était la nuit. Padmé avaient entendu Anakin s'agiter dans son sommeil, comme s'il faisait un cauchemar. Inquiète, elle s'était redressée dans son lit quand elle n'avait plus rien entendu. Elle était sortie de ses draps, avaient enfilé un gilet en laine par-dessus sa chemise de nuit blanche et était sortie sur la terrasse extérieure.
Anakin s'y trouvait, les mains dans le dos, le visage baigné par le clair de lune. C'était une nuit splendide, avec très peu de nuages dans le ciel. Il semblait méditer aussi elle choisit de repartir...
« Non, reste ! Avait-il dit.
-Ma présence ne te gêne pas ?
Il prit une profonde inspiration.
-Elle est apaisante, au contraire.
-Tu as encore fait un cauchemar tout à l'heure ? Avait-elle demandé.
-Un jedi ne fait pas de cauchemars.
-Je t'ai entendu...
-J'ai vu ma mère... Elle souffre. Il s'était alors tourné vers elle. Je l'ai vue aussi clairement que je te vois. Il soupira. Elle souffre. Je sais que c'est incompatible avec ma mission auprès de vous sénatrice, mais je dois partir. Je dois lui porter secours.
-Je viens avec toi.
-Je suis vraiment désolée, je n'ai pas le choix.
Padmé avait alors posé une main sur son épaule, pour le réconforter.
-Ce n'est pas grave, Ani. Nous partirons demain matin. Retourne te coucher, tu vas avoir besoin de toutes tes forces.
-Allez-y sénatrice. J'ai peur de ne pas être capable de me rendormir...
-Si, tu vas y arriver, avait-elle assuré.
-Comment ?
Elle prit sa main avec celle qu'elle avait précédemment posé sur son épaule et la pressa doucement.
-Tu dis que ma présence est apaisante... je vais donc rester. Je veillerai sur toi !
-Sénatrice je ne suis pas sur que...
-Anakin, tu es ici pour me protéger. Je peux bien te retourner la pareille maintenant que j'en ai l'occasion.
Elle commença à marcher vers l'intérieur de la maison. Anakin hésitait à la suivre.
-Ani... Viens... »
Il avait fini par la suivre et ils étaient rentrés dans sa chambre ensemble, main dans la main. Ils s'étaient allongés et Padmé s'était blottie contre le jeune jedi, une main posée sur son torse, proche de son cœur.
C'est ainsi qu'ils s'étaient endormis. Si proches et en même temps si éloignés.
