Bonjour à tous, voici la suite de ma fic' sur Star Wars qui vous proposera une fin alternative du troisième film, la Revanche des Siths.
J'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire que moi à l'écrire et bien entendu j'accepte tous les commentaires et critiques s'ils sont constructifs :) BONNE LECTURE :D
L'univers de Star Wars ne m'appartient pas.
Merci aux reviews et à ceux qui me suivent depuis qu'ils ont lu ma fic' Un adieu sous les étoiles, ça me touche beaucoup. MERCI MERCI MERCI :D
Petits commentaire sur le chapitre : Retrouvailles Padmé/Anakin et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est plutôt tendu. :s (enfin à mon humble avis, je préfère vous laisser juger personnellement).
Ensuite la petite idée de Padmé : plutôt que de se rendre au Sénat et faire un énième discours, elle a préféré faire un film vidéo, se montrer la plus faible possible pour que cela contraste avec la force de ses convictions. Je pense que si jamais elle paraît faible mais cependant courageuse et déterminée, cela aidera les "sénateurs effrayés" comme elle les appelle à s'identifier à elle et donc à adopter la même ligne de conduite qu'elle. Est-ce que cela va marcher ? La suite dans le prochain chapitre... *suspense*
Star Wars 3 : fin alternative.
L'équilibre – Chapitre 13.
Lorsque Padmé arriva chez elle, elle fut accueillie par C-3PO.
« Maîtresse Padmé ! S'exclama-t-il quand il la vit. Le ciel soit loué vous êtes saine et sauve. »
Il aida Jobal à guider la civière de Padmé jusqu'à sa chambre. Deux droïdes médicaux vinrent ensuite aider la jeune femme à se glisser dans son lit. Quand ce fut fait, sa mère vint essuyer les gouttes de sueur qui avaient perlé sur son front. Ce simple effort l'avait vidée de ses forces. Motée et Ellé, ses fidèles suivantes, allèrent préparer une chambre pour sa mère et vider ses bagages.
« 3PO, comment va Anakin ? S'enquit Padmé, après avoir bu un grand verre d'eau.
-Le maître fait ce qu'il peut pour me cacher son inquiétude et sa colère. »
Une vague de soulagement traversa la jeune femme. Son mari était vivant. Il allait bien.
« Et maître Kenobi ?
-Lui et le maître s'occupent des jeunes apprentis. Après la destruction du Temple, les jedis survivants ont été relogés à l'opéra.
-Y en a-t-il beaucoup ?
-Quoi donc ?
-Des survivants. Y en a-t-il beaucoup ?
-Il y en a plus que de morts. Les blessés ont quasiment tous été transportés sur l'astéroïde médical Polis Massa.
-C'est horrible, se lamenta la jeune femme. Tous ces jeunes enfants... »
Elle posa une main sur son ventre. Maintenant qu'elle allait devenir mère, cette tragédie la touchait tout particulièrement.
« Ne te tourmente pas avec de sombres pensées, tenta de l'apaiser Jobal. Repose-toi ! »
Elle l'embrassa sur le front.
« Mais je dois préparer un discours...
-Tu feras ça plus tard. »
Jobal se leva et ferma les stores de la chambre de sa fille.
« Viens 3PO, laissons-la se reposer. »
Ils sortirent. Padmé prit une profonde inspiration et se détendit légèrement. Elle ferma les yeux et s'endormit rapidement. Elle était épuisée. Elle fut réveillée quelques heures plus tard par un baiser sur son front. Elle rouvrit les yeux et vit le visage d'Anakin au-dessus du sien.
« Ani ! S'exclama-t-elle. »
Elle se redressa et le prit dans ses bras. Il enroula ses bras autour d'elle et la serra contre lui.
« J'ai eu tellement peur, murmura-t-il.
-Moi aussi.
-Peur que tu sois morte, peur de te perdre. Et j'étais si loin... »
Elle pouvait sentir son bras valide trembler. Il se détacha d'elle, à regrets, et posa une main sur sa poitrine. Son poitrine était toujours recouverte de bandages.
« J'ai un cœur bionique maintenant, dit-elle, en effleurant son bras robot du bout du doigt.
-On peut donc dire que nous sommes encore mieux assortis qu'auparavant ? Plaisanta-t-il.
-Oui, on peut, répondit-elle en riant. »
Il déposa un bref baiser sur ses lèvres et la reprit dans ses bras. Elle s'y glissa volontiers. Elle avait tellement de choses à lui dire, notamment qu'ils allaient avoir des jumeaux, mais quelque chose l'en empêchait. Il avait l'air terriblement inquiet. Et dans son regard brillait une lueur qu'elle n'avait plus revue depuis qu'il était parti à la recherche des hommes des sables qui avaient enlevé sa mère.
« Tu devrais te reposer, finit par dire Anakin en l'aidant à se rallonger.
-Non, protesta-t-elle. Je dois préparer mon discours pour la prochaine session du Sénat.
-Padmé, soupira-t-il. Tu n'es pas raisonnable !
-Je sais. Mais je sais que je suis aussi une des seules à pouvoir empêcher le nouvelle motion de passer.
-Quelle nouvelle motion ? S'enquit Anakin. »
Padmé se mordit la lèvre en signe d'hésitation. Anakin et elle n'avaient pas du tout les mêmes opinions politiques et elle craignait une nouvelle dispute si elle parlait ouvertement.
« Le Chancelier Palpatine a demandé une augmentation temporaire de ses pouvoirs.
-Et pourquoi veux-tu t'y opposer ? Je trouve que c'est une excellente idée !
-Non Ani, ce n'est pas une excellente idée. C'est même une très mauvaise idée. Si des sénateurs effrayés continuent à voter des motions le rendant plus fort alors nous finirons par atteindre un point de non-retour. Il aura eu tellement de pouvoirs entre les mains, qu'il pourrait être tenté de ne pas les rendre.
-Serait-ce une si mauvaise chose ? Le Chancelier Palpatine est un homme avisé.
-Qui est train de placer son ambition personnelle au-dessus de ses valeurs. Je ne laisserai pas la démocratie et la République s'éteindre sans rien faire. »
Elle croisa les bras sous sa poitrine, énervée.
« La République a besoin d'un leader fort, objecta Anakin. Padmé, les jedis ont été grandement affaiblis. Il y a un toujours un seigneur noir des Siths, maître du comte Dooku, qui erre dans la nature et commande les Séparatistes. L'ordre n'est aujourd'hui pas en mesure de l'arrêter.
-L'ordre a donc besoin du soutien de la République.
-Mais la République n'est faite que de politiciens qui ne savent que parler. Palpatine, lui, agit.
-Je te signale que je fais moi aussi partie de ces politiciens qui ne savent que parler. »
Il se tut. Padmé fulminait intérieurement et cela éprouvait grandement ses forces. Elle savait que son mari n'accordait pas beaucoup de crédit à son métier, mais elle ne pouvait s'empêcher de se sentir blessée, comme à chaque fois que les critiques se faisaient trop fortes. Il finit par reprendre la parole, d'une voix plus douce :
« Padmé, écoute... J'ai... Tellement peur pour toi, je... Je suis prêt à tout pour te préserver. Pour qu'il ne te soit pas fait de mal.
-Anakin, elle caressa sa joue d'un revers de main. Il ne m'arrivera rien. »
Il eut un petit sourire triste. Il l'embrassa tendrement sur le front et se leva, prêt à partir pour la laisser se reposer. Sur le pas de la porte, il ajouta :
« Mais le problème, c'est que c'est déjà arrivé. Mais je ne permettrai pas que cela se reproduise. »
Et sur ces mots, il sortit. Padmé appela ensuite 3PO et R2-D2 pour qu'ils l'aident à préparer son discours pour le sénateur Organa. Elle avait eu comme idée d'enregistrer un discours chez elle, depuis son lit. Elle ne porterait ni maquillage, ni vêtements d'apparat mais simplement, une tunique blanche, assez ouverte pour que l'on voit les bandages autour de sa poitrine. Elle garderait ses cheveux bruns bouclés lâchés et ne cacherait par les marques de fatigue sous ses yeux.
Elle nota les mots clés des thèmes qu'elle souhaitait aborder dans son discours. Sa mère entra et vint se placer à côté de 3PO, derrière R2-D2, qui allait la filmer.
« Tu es prête ? Demanda-t-elle.
-Oui. »
R2-D2 les informa qu'il filmait. Padmé prit une profonde inspiration et commença ensuite à parler.
« Sénateurs, sénatrices, Chancelier Suprême, je regrette de ne pas pouvoir me joindre à vous pour cette session spéciale du Sénat de la République. Mais ce n'est pas parce que ma santé ne me permet pas de me déplacer que je ne suis pas présente avec vous. Je tiens à vous assurer que mes convictions politique n'ont nullement été ébranlées, que ce soit par l'attentat sur Naboo ou par l'autre plus récent, dont j'ai été la victime personnelle. Au contraire, j'irai même jusqu'à dire qu'elles ont été renforcées. »
Elle fit une courte pause avant de reprendre.
« Je sais que vous avez peur. Nous avons tous peur. Je suis moi-même terrifiée par toutes ces attaques, je ne vous le cache pas. Mais je ne pense pas que nous devons faire de cette peur quelque chose de négatif. Et augmenter les pouvoirs du Chancelier est, à mon sens, quelque chose de négatif. J'ai beaucoup de respect pour vous Sénateur Palpatine, cela vous le savez. Mais j'aime encore plus la République et j'ai peur qu'accorder trop de pouvoirs à une seule personne s'avère néfaste pour notre système. Ce n'est pas la douleur de mon cœur bionique qui me tient éveillée la nuit, ce n'est pas l'angoisse de savoir quelle sera la nouvelle cible des Séparatistes qui m'empêche de fermer l'œil. Non, ce n'est rien de tout cela... J'ai peur pour notre République. Pour nos valeurs. J'ai peur que nous nous lancions sur une voie depuis laquelle il sera difficile de revenir. »
Elle fit à nouveau une courte pause.
« Si nous commençons à changer, si nous commençons à nous oublier alors les Séparatistes auront gagné, ils auront eu ce qu'ils voulaient : la fin de notre République. Et je sais au fond de moi que ce n'est pas ce que vous voulez. Alors oui, ils ont détruit notre centre médical. Alors oui ils ont porté un coup à nos garants de la paix, les jedis. Mais nous, nous les avons privés de deux de leurs leaders. Ils sont acculés, presque complètement neutralisés. Et c'est notre République qui a permis cela. Alors ne lui tournons pas le dos maintenant. Restons unis tous ensemble. Pour la République. »
Elle inclina doucement la tête.
« Merci à tous. »
