Bonjour à tous, voici la suite de ma fic' sur Star Wars qui vous proposera une fin alternative du troisième film, la Revanche des Siths.

J'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire que moi à l'écrire et bien entendu j'accepte tous les commentaires et critiques s'ils sont constructifs :) BONNE LECTURE :D

L'univers de Star Wars ne m'appartient pas.

Je tiens à dire que je n'avais absolument pas prévu de poster ce chapitre ce soir. Je ne savais même pas que j'allais l'écrire. Hier soir, je n'étais pas encore trop sûre de ce que j'allais mettre dedans (cf les commentaires) mais voilà... J'ai vu les reviews qui ont été postées et je me suis dit : "Ma fille tu ne mérites pas tous ces fidèles lecteurs, alors fais en sorte de les mériter". Donc voici, chapitre 15.

Vraiment merci beaucoup à vous tous ! :D MERCI MERCI MERCI ! :D

Petits commentaire sur le chapitre : Donc, je ne savais pas si j'allais faire ce chapitre politique maintenant ou pour le 16 puis je me suis dit "Quinze, ça sonne bien pour un chapitre important" et donc nous y voilà, un chapitre décisif, tant politiquement que pour la suite de l'histoire :D

Le chapitre 16 sera donc centré sur Obi-Wan. J'avais initialement prévu de faire des aventures de mon maître Kenobi préféré le chapitre 15 et puis voilà... J'ai changé d'idée. Donc politique en 15 et jedi en action en 16. En espérant que vous aimerez...

Votre fidèle mais irrégulière auteure de L'équilibre :D

P-S: On m'a demandé dans une review si j'allais faire mourir Padmé. Loin de moi l'idée de spoiler quoique ce soit; mais ça serait quand même un peu contre-productif d'écrire une version alternative de La Revanche des Siths qui terminerait comme le film. Non ?


Star Wars 3 : fin alternative.

L'équilibre – Chapitre 15.

Padmé fut réveillée au milieu de la nuit par le bruit caractéristique de l'arrivée d'un holo-message. Cela la surprit, sa mère avait veillé à ce qu'elle soit bien déconnectée du monde afin qu'elle puisse au moins avoir la nuit pour se reposer. La jeune femme se leva et sortit consulter ce nouveau message. Fort heureusement, le bruit n'avait pas réveillé Anakin. Lorsqu'il était rentré la veille, elle était déjà endormie. Les émotions de la journée l'avaient épuisée.

Elle comprit tout de suite pourquoi elle avait reçu ce message, malgré la volonté de sa mère de la maintenir à l'écart des affaires de la galaxie. Il avait été envoyé par le sénateur Organa et celui-ci l'avait muni de la motion « très urgent » et d'un code pouvant traverser les différents filtres appliqués à sa messagerie.

Le message ne contenait que ces mots :

« Les droïdes au service du sénateur Mothma ont piraté les caméras de surveillance du bureau du Sénateur Dombep quand sa femme a signalé qu'il n'était pas rentré chez lui après la session de ce matin. Les droïdes médicaux ont déclaré qu'il s'agissait d'une crise cardiaque. Ces nouvelles inonderont l'holonet dès demain matin.

Il va nous falloir être très prudents... »

Padmé fronça les sourcils. Elle ouvrit la pièce jointe à l'holo-message et ne put retenir une petite exclamation de terreur. Il s'agissait d'une vidéo montrant le Sénateur Dombep, un représentant d'un groupe de planètes naines situées à proximité du système d'Alderaan, en train de travailler dans son bureau avant de s'effondrer subitement.

Les mains tremblantes, Padmé s'affala sur un sofa. Le sénateur Dombep était un fervent partisan de la cause pacifiste. C'était un ami du sénateur Organa et même si Padmé ne le connaissait pas personnellement, elle savait qu'ils partageaient les mêmes idéaux de paix et de démocratie. C'était un personnage charismatique, qui n'avait aucune difficulté à rallier des partisans à sa cause. Sa mort était une perte précieuse pour leur camp. Et à la vue des derniers mots du sénateur Organa, il ne croyait pas qu'elle était purement circonstancielle.

Désormais parfaitement réveillée, Padmé ne put se résoudre à retourner dormir. Son esprit était en ébullition. Elle sentit la peur et l'adrénaline affluer dans ses veines et accélérer les battements de son nouveau cœur. Elle entendit une porte s'ouvrir derrière elle.

« Est-ce que ça va ? Lui demanda Anakin. »

Il vint s'asseoir sur l'accoudoir du sofa, juste à côté d'elle.

« Padmé... Insista-t-il parce qu'elle mettait du temps à lui répondre. »

Elle prit une profonde inspiration. Elle ne pouvait pas lui expliquer à quel point elle avait peur parce que cela serait revenu à lui dire que certains sénateurs et elle-même pensaient que le pouvoir en place cherchait à les réduire au silence. Elle se contenta donc de dire :

« Un sénateur influent est mort.

-Et c'est ça qui te réveille au milieu de la nuit ?

-Je le connaissais très bien, mentit-elle.

-Oh ! Je suis désolé, murmura-t-il.

-Ce n'est pas grave. »

Elle leva les yeux vers lui et lui sourit faiblement. Il avait l'air un peu inquiet. Son sourire sembla le rassurer légèrement. Il glissa à côté d'elle et la prit dans ses bras. Elle se fondit avec plaisir dans le creux de ses bras, qu'elle pensait avoir été dessiné spécialement pour elle, et resta silencieuse. Lui non plus ne prononça pas la moindre parole. Et elle eut l'impression que pour la première fois depuis quelques semaines, ils se comprenaient parfaitement.

Le lendemain matin, Padmé se réveilla dans son lit. Elle ne se rappelait pas s'être recouchée. Anakin avait donc du s'en charger pour elle. Elle s'enveloppa dans un châle et rejoignit sa mère, qui prenait son petit-déjeuner dans le salon. Sa fille s'assit en face d'elle. Elle lança un regard désespéré aux médicaments qu'elle devait ingérer. Ils n'étaient pas nocifs pour les enfants et étaient censés aider son corps à s'habituer à son nouveau cœur à moitié bionique. Ils ne réussissaient qu'à rappeler à la jeune femme qu'elle avait failli mourir. Encore une fois.

Elle chassa ses sombres pensées et se força à se concentrer sur ce qu'il y avait de positif. La présence de sa mère, les vies grandissantes de ses enfants, l'espoir... Tout n'était pas encore perdu.

Pendant tout le temps que dura le repas, Jobal lui fit la conversation et sa fille lui répondit. Elle espérait réussir à cacher son inquiétude mais c'était sa mère qui se tenait en face d'elle. Elle était donc capable de mieux décrypter ses émotions qu'elle-même parfois.

« Ma chérie que se passe-t-il ?

-Il faut que j'aille au Sénat. »

Au moment où Padmé prononça ses mots, elle fut sûre que c'était là où elle devait se trouver. Jobal dut le ressentir de la même manière puisqu'elle hocha doucement la tête.

« Je ne peux pas te forcer à te reposer, pas vrai ? »

Sa fille secoua tristement la tête.

« Motée, Ellé ! Appela Jobal. »

Les deux suivantes de Padmé s'avancèrent.

« Préparez une robe ample pour ma fille, demanda-t-elle, gentiment mais fermement. Nous sortons aujourd'hui. »

Deux heures plus tard, ils étaient en route pour le Sénat. Padmé avait envoyé un message à quelques sénateurs de confiance, message dans lequel elle leur demandait de bien vouloir la retrouver dans son bureau. Dès qu'elle était revenue sur Coruscant, elle avait insisté auprès des jedis pour qu'ils ne gaspillent pas les précieux talents d'un des leurs à sa protection. Anakin s'était opposée à cette décision aussi elle avait consenti pour être toujours accompagnée de deux gardes, quelque soit la nature de sa sortie.

Elle était à peine arrivée dans son bureau que déjà ceux qu'elle avait appelés arrivaient. Ils était une quinzaine au total, Bail Organa, Mon Mothma et Padmé inclus. Parmi eux se trouvaient des personnages très importants comme Fang Zar, l'influent sénateur de Sern Prime ou bien Terr Tannel, chargée de représenter le système Senex.

« Alors, commença Padmé. Nous pouvons parler librement. J'ai fait vérifier mon bureau avant de venir, il n'y a pas de micros ou de caméras. Nous sommes entre nous.

-Je persiste à croire qu'il n'est pas sage que nous nous rencontrions ainsi, dans des lieux publics, déclara une femme Twi'lek.

-Bien sûr que si, déclara Padmé. Cela prouve que nous n'avons rien à cacher, que nous ne changeons rien à nos habitudes.

-Et pourquoi devrions-nous changer nos habitudes ? Demanda un autre sénateur.

-Parce que nous avons peur. Parce que nous sommes en danger.

-Et comme vous l'avez si justement dit dans votre discours sénatrice Amidala, la soutint Mon Mothma, il ne faut pas que nous laissions la peur nous empêcher de suivre nos idéaux. »

Padmé lui lança un regard reconnaissant. Elle avait beaucoup de respect pour cette femme dont l'intelligence et la compassion avaient fait la renommée.

« Comme vous le savez tous, le sénateur Dombep nous a quittés. Et si j'ai jugé bon que nous nous réunissions aujourd'hui, c'est pour décider de la marche à suivre.

-De quelle marche à suivre parlez-vous ? L'interrompit la même Twi'lek que tout à l'heure.

-Beaucoup de personnes croient que le sénateur n'est pas mort d'une simple crise cardiaque. »

En effet, en parcourant des articles sur l'holonet, Padmé s'était aperçue que des théories de l'assassinat et du complot fleurissaient dans les esprits.

« C'est ce que nous croyons aussi, ajouta Bail Organa. Sans le soutien du sénateur Dombep, nous aurons beaucoup de mal à empêcher la prochaine motion du Chancelier Suprême de passer. »

Un murmure d'approbation traversa la foule. Ils avaient tous bien conscience qu'ils avaient perdu un allié très précieux.

« Nous devrions arrêter de nous opposer au Chancelier ! S'exclama alors la Twi'lek, qui commençait à user le peu de patience dont Padmé avait réussi à se doter à chacune de ses interventions. Si nous continuons, nous y passerons tous.

-C'est précisément ce qu'attendent nos adversaires, intervint Mon Mothma. Ils attendent de nous que nous reculions. »

Elle se leva. Elle posa ses mains blanches et fines sur la table et déclara posément :

« Il est temps pour nous de faire plus que voter. Rassurez-vous, je ne parle pas de quitter la République comme les Séparatistes l'ont fait. Nous resterons loyaux à la Constitution qui régit notre galaxie depuis maintenant un millier d'années.

-Mais alors que suggérez-vous ? S'enquit Padmé, qui ne voyait pas vraiment où elle voulait en venir.

-Une pétition, répondit-elle sur le ton de l'évidence. »

Padmé haussa un sourcil, surprise. Un murmure agita l'assemblée de sénateurs. Bail Organa se leva et prit à son tour la parole.

« Nous avons encore des alliés puissants et nombreux qui seront prêt à signer cette pétition.

-Et que demandera cette pétition ? S'enquit respectueusement Fang Zar.

-La restitution des pouvoirs exceptionnels pris par le Chancelier au début de la crise séparatiste.

-Le conflit n'est pourtant pas réglé, objecta quelqu'un.

-Certes, mais nous ne sommes plus autant en danger qu'auparavant. Plus maintenant que Dooku et Grievous sont morts. »

La réunion se poursuivit sur le même ton. Les Sénateurs pesèrent les pour et les contre d'un tel acte. Ils allaient devoir manœuvrer habilement s'ils ne voulaient pas se faire accuser de trahison ou d'un autre crime du même genre. À la fin de la journée, ils étaient cependant parvenus à trouver un terrain d'entente.

Ce fut donc une Padmé épuisée par toutes ces heures de discussion que rejoignit Jobal.

« Est-ce que ça va ? »

Elle hocha doucement la tête et se leva. Elle n'avait qu'une envie rentrer chez elle et dormir. Et elle espérait vraiment que ses soucis ne lui causeraient pas de cauchemars. Elle avait besoin d'une pause.

Alors qu'elles sortaient toutes deux du bureau de Padmé, une voix familière les interpela.

« Sénatrice Amidala ! »

Padmé se retourna doucement.

« Que faites-vous ici ? Je pensais que vous deviez rester chez vous et vous reposer.

-Je suis juste venue prendre quelques dossiers Chancelier, répondit-elle poliment.

-Ma chère, après votre... Accident et les événements qui ont agité notre planète, je me suis beaucoup inquiété...

-C'était inutile, chancelier. Naboo va très bien. Je vais très bien !

-Suffisamment bien pour produire des discours fédérateurs, je l'ai remarqué. »

La sang de Padmé se glaça.

« Je suis de ces personnes qui auront toujours la force de se battre pour leurs convictions, déclara-t-elle en s'efforçant de masquer son angoisse.

-Moi aussi. C'est une qualité que nous partageons.

-Mais ce n'est pas la seule chose. Nous partageons également une grande affection pour notre République.

-Évidemment ! »

Il lui sourit, mais la jeune femme vit que c'était un faux sourire.

« Bon, déclara-t-elle, je vais prendre congé.

-Oui. Faites attention à vous, sénatrice, nous vivons à une époque très troublée. Les tragédies, il désigna sa poitrine, peuvent arrivées tellement vite. »

Padmé ouvrit la bouche pour répondre mais elle fut interrompue par la voix d'Anakin.

« Chancelier Palpatine, je vous cherchais, déclara-t-il. »

Il remarqua alors la présence de Padmé. L'étonnement se peignit sur son visage. Elle lui fit signe de rester maître de lui-même, ce qu'il n'eut aucune difficulté à faire.

« Sénatrice Amidala, la salua-t-il respectueusement.

-Maître Skywalker, répliqua-t-elle cordialement. Cela fait longtemps que je ne vous aie vu, enchaîna-t-elle. Est-ce que votre entretien avec le Chancelier peut être repoussé à plus tard ? J'aimerais beaucoup m'entretenir avec vous à propos des récents événements. »

Elle le supplia du regard d'accepter. Il n'avait pas l'air de comprendre ce qu'il se passait mais Padmé aurait pu jurer qu'il était capable de sentir sa détresse. Il accéda donc à sa requête. Le Chancelier n'ignorait pas qu'il avait dû assurer plusieurs fois sa protection par le passé et qu'ils étaient donc relativement proches. Padmé était donc à peu près certaine que sa demande, et la réponse positive d'Anakin, ne le surprendraient pas outre mesure.

« Je vous verrais donc demain Chancelier.

-Fort bien. »

Ils se saluèrent tous avant de se séparer. Quand ils se furent suffisamment éloignés, Padmé agrippa le bras d'Anakin.

« Que vient-il de se passer ? Demanda-t-il. »

Padmé ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun son ne traversa ses lèvres. Ce fut sa mère, qui avait su rester très discrète jusque-là, qui répondit à sa place.

« Je crois que le Chancelier vient juste de la menacer. »