Disclamer : Les personnages et l'univers de Bleach appartiennent a Tite Kubo, si j'étais née un peu plus tôt ils seraient a moi èhéhé.

Total : 1739 mots.

Petit mot de l'auteur : C'est partit pour le deuxième chapitre, les choses s'amorcent un peu mais je pense qu'on démarrera vraiment dans le prochain chapitre... ENJOY *sors*


Chapitre II :

Les rayons du soleil qui s'écrasaient avec chaleur sur son visage l'a firent lentement émerger.

Quand elle ouvrit les yeux, elle comprit immédiatement qu'elle n'était pas chez elle. Les couleurs chaudes contrastaient tellement avec les murs blancs de son appartement qu'elle ne pouvait pas ouvrir un œil sans constater le changement d'environnement... Ou bien était-ce surtout a cause du réatsu omniprésent de son capitaine qui ne pouvait laisser aucun doute sur la question ?

Les événements de la veille refirent surface dans sa tête les uns après les autres. Il y avait eu la journée assommante, la pluie, Kyoraku, le thé... Ho mon Dieu. Maintenant qu'elle y réfléchissait, elle ne se rappelait pas du tout avoir bu ce satané thé... Et cela ne pouvait signifier qu'une chose, qu'elle s'était endormie pendant que son hôte s'affairait dans la cuisine. Le rouge lui vint soudainement aux joues, se pouvait-il qu'elle se soit laissée aller à ce point ? Oubliant toutes les règles de politesse qu'elle s'était pourtant juré d'appliquer...

Et puis, quelle heure pouvait-il bien être ? Huit heures, dix heures... Peut-être même midi...

La vice capitaine se redressa et constata avec surprise que ce qu'il lui avait fait office de couverture cette nuit n'était autre que le haori fleuri du capitaine. Elle plia le haori et essaya de localiser la pression spirituelle du haut gradé. Celle-ci était mêlée à de nombreux autres réatsu que Nanao connaissait assez bien pour pouvoir mettre un nom sur chacun... Unohana, Kenpachi, Ukitake, Hitsugaya... Kyoraku était sans nul doute à une réunion de capitaines ce qui expliquait le fait surprenant qu'il ne soit pas encore entrain de faire la grasse matinée.

La jeune femme se dirigea vers la salle de bain et se prépara le plus rapidement possible, après tout, c'était assez mal venu de se trouver dans les quartiers de son capitaine, qui plus est quand celui-ci était absent...

La vice capitaine sortit le plus rapidement -et furtivement- possible, pourquoi devait elle faire tant de manières ? Ce n'est pas comme si elle avait commis un acte répréhensible... Une chose est sûre, si le fait qu'elle ait dormi chez son capitaine se faisait savoir, aucun doute que le Seiretei en entendrait parler pendant plusieurs semaines. Il faut dire que le Seiretei n'était pas un endroit spécialement amusant et que les shinigamis faisaient ce qu'ils pouvaient pour occuper les journées, quitte à parfois devenir de vieilles commères à l'affût de n'importe qu'elle rumeur invérifiée...

Dans la direction opposée, elle vit arriver Matsumoto, la lieutenant de la dixième trottinait en recoiffant ses cheveux qui portaient encore les traces évidentes d'un réveil récent... Malgré son attitude pressée, celle-ci s'arrêta tout de même à la rencontre de son amie Nanao.

- Hé ! Nanao ! Comment vas-tu et... Oh ! Fit elle quand son esprit eu fini d'assimiler les informations récentes. Et beh Nanao ! Alors on se laisse aller un peu. Je te comprends c'est le pied d'arriver au boulot après avoir bien dormi.

La shinigamie se sentit rougir sous la remarque, si elle croisait Matsumoto sa voulait dire que la matinée en était a une heure avancée... Elle remonta ses lunettes et s'efforça de reprendre une couleur normale, ne surtout pas laisser à Rangiku l'opportunité de s'inventer des histoires sur la raison de son retard.

- Je me suis accordé une petite pause étant donnée que j'ai pris de l'avance hier. D'ailleurs, ça m'étonnerait que toi, tu sois en avance... Répliqua la vice capitaine de la huitième en plaignant Hitsugaya Toshiro, le capitaine de la dixième.

La huitième et la dixième division étaient assez semblables dans un sens, à la tête des deux divisions on retrouvait le même schéma : un des deux qui travaille, l'autre qui se prélasse.

Situation rendue encore plus drôle si on considérait qu'en plus de cela, Rangiku et Shunsui étaient meilleurs amis de beuveries... Enfin, drôle, plutôt ironique oui.

Matsumoto haussa les épaules.

- De toute façon maintenant je n'en suis plus à quelques minutes de retard alors autant profiter un peu, on ne se voit pas souvent !

Nanao soupira, Rangiku était vraiment du genre irrécupérable.

- Je ne crois pas avoir quelque chose de particulier à te dire. Répliqua sèchement la vice capitaine. A moins que tu ne souhaites que l'on discute de la dernière réunion des femmes shinigamie où tu t'es lamentablement endormie pendant le discours du vice capitaine Kusajichi.

- Rolalaaah, Nanao, toujours aussi formelle a ce que je vois. Bon à plus tard, la prochaine fois il faut qu'on se refasse les boutiques dans le monde réel !

La vice capitaine de la dixième salua son amie puis disparue vers les locaux de sa division. Nanao soupira, cette fille était une vraie tornade. De plus, quand elle lui avait dit qu'elle n'avait rien de particulier à lui dire, elle n'avait pas vraiment menti.

La vie sociale de Nanao était plate depuis des années. Déjà que le contacte humain n'était pas son point fort, le fait d'être tout le temps surbookée par son travail n'arrangeait pas les choses. Elle avait déjà essayée de bien s'entendre avec les autres femmes shinigamie, mais elles était toutes trop... Ou peu-être pas assez... Il y avait bien Matsumoto qui lui était amicale mais c'était difficile d'avoir une conversation sérieuse plus de dix secondes avec elle. De plus elle lui trouvait un air de ressemblance avec son capitaine ce qui était parfois difficile à supporter... Déjà qu'elle devait le supporter toute la journée, alors si en plus après le boulot elle se coltinait son double féminin !

Nanao finit par arriver à la huitième division, elle salua brièvement ses subordonnés et s'installa à son bureau, elle avait sûrement pris du retard dans son travail avec sa grasse matinée chez kyoraku... Aucun doute que son capitaine finirait par d'éteindre sur elle et ce jour là, elle ne donnait pas chère de l'avenir de la huitième division.

Quand elle vit son plan de travail vide là où s'entassaient d'habitude plusieurs piles de formulaires et documents en tous genres. Sa première réaction fut de s'énerver, elle avait déjà perdu assez de temps sans avoir besoin qu'une nouvelle recrue oublie d'aller chercher la paperasse à la première division.

Ni une, ni deux, la jeune femme sortit de son bureau, allant chercher le fautif. Nanao passa rapidement en revue les membres présents et repéra vite le soldat chargé de rapporter les papiers ce matin-là. C'était un garçon assez récent dans la division, il n'avait pas trop l'allure d'un combattant avec ses cheveux de jais qui retombaient négligemment sur son visage et sa silhouette fluette.

La vice capitaine l'apostropha, déjà prête à l'enguirlander.

- Dites-moi, ne deviez-vous pas aller chercher les documents a la première ce matin ?

Le soldat était entrain de finir de remplir un formulaire quand il entendit son nom voler dans la pièce, il reconnut aussitôt la voix de sa vice capitaine. Aussitôt son sang se glaça, il n'aimait pas juger les gens trop vite mais il ne pouvait s'empêcher de penser à tout ce qu'on lui avait dit depuis son entrée a la huitième. Selon ce qui se disait, la vice capitaine Ise était une femme aigre et austère . À coup sur c'était un véritable monstre, insensible, froid, dénué de sentiments, quelqu'un de violent , cruel, bourru, impitoyable, autoritaire ! Pire encore, a ce qu'il se disait... Elle enfermerait certains de ses subordonnés dans une cave sous les quartiers de la division... Et les torturerais avec tellement de sadisme que l'on entendrait leurs cris la nuit... Comme par hasard... Plus personne ne reverrait jamais ces personnes...

Bon, il devait admettre que la dernière partie avait l'air assez peu réaliste, mais pour le reste... Quand le petit bout de femme s'approcha il crut qu'il allait se désintégrer sous le regard noir de cette dernière qui semblait particulièrement sur les nerfs.

Lorsque celle-ci s'arrêta devant lui son énorme livre sous le bras, il lui fallut quelques secondes pour réaliser que la furie attendait une quelconque réaction de sa part.

Aussitôt cette pensée acquise, le jeune homme se courba maladroitement et avala sa salive avant de répondre en articulant du mieux qu'il pouvait.

- Mes plus sincères excuses, vice capitaine Ise. Aujourd'hui il n'y avait pas de papiers administratifs pour la huitième. Nous avons reçu l'instruction d'attendre le capitaine pour qu'il nous informe des mesures prises dans la réunion de capitaines de ce matin... Désolé !

La vice capitaine remontât ses lunettes sur son nez, pas un instant elle ne laissa passer sur son visage autre chose qu'une moue indifférente. Laisser paraître un visage surpris ? Et puis quoi encore. Avouer qu'elle s'était emporté trop rapidement ? Jamais de la vie. S'excuser de son erreur ? Plutôt mourir.

Ce masque de fierté qu'elle avait mis tant de temps à tisser, pour rien au monde elle ne s'en séparerait. Elle n'aurait su expliquer comment, cette apparence confiante et hautaine lui permettait de toujours prendre du recul face aux événements. En compensation, elle devait juste se montrer la plus froide et distante possible. Ce n'était rien d'insurmontable. D'accord elle n'avait pas de vie sociale mais était-ce indispensable ? Ce n'était pas comme-ci écumer les bars, multiplier les conquêtes et passer ses journées à dormir lui faisait envie. La question était vite réglée.

Quant à notre nouvelle recrue, le fait que sa supérieure ne hausse même pas un sourcil ne le rassura en rien. Il s'apprêtait déjà a recevoir le châtiment de sa supérieure quand il vit arriver en un pas de shunpo son capitaine dans le dos du « monstre ».

Le capitaine kyoraku passa ses bras autour de la taille de sa vice capitaine en lui chuchotant quelques mots à l'oreille puis en continuant plus fort.

- Alors, on traumatise les nouvelles recrues ? Il ne faudrait pas que les gens croient que la huitième n'est pas accueillante !

Surprise la jeune femme s'empourpra légèrement et d'un coup de coude bien placé s'esquissa de l'étreinte bien trop envahissante de son capitaine. Jugeant qu'un coup de coude aurait été une bien trop maigre punition, Nanao écrasa son livre sur l'épaule de Kyoraku, et le fusilla du regard.

Le jeune shinigami, lui, restait littéralement bouche-bé. Oui, on l'avait prévenu que la huitième était une division assez folklorique et que ses deux dirigeants formaient un duo explosif. Mais là, ça dépassait vraiment tout ce qu'il avait pu s'imaginer.

Le capitaine Kyoraku, fidèle à lui-même, se frotta l'endroit où il avait été frappé en geignant.

- Nanaooo-chan est trop cruelle !

Nanao avait regagné son sang-froid en un temps record et semblait aussi imperturbable que quelques secondes avant l'arrivée de son capitaine.

- Ne m'appelez pas comme ça. Quand on parle du loup, n'avez-vous pas des nouvelles venant de la première division à nous transmettre ?

Kyoraku prit un air déçu et essaya encore vainement d'attirer a lui l'objet de ses désirs.

- Déjà à parler travail, Nanao-chan ne s'arrête jamais !

Le regard noir de sa vice capitaine le força à continuer. Sans manquer de soupirer, Kyoraku déclara le sourire aux lèvres.

- Nous avons étés désignés par papi Yama' pour une mission sur terre avec quelques autres hauts gradés !

La vice capitaine s'apprêtait a répliquer mais son capitaine ne lui en laissa pas l'occasion. Il se tourna et lança haut et fort :

- Aujourd'hui repos, tout le monde dispose de sa journée ! Puis il se retourna vers Nanao. On part ce soir, à tout a l'heure 18h devant le Seikemon !

Puis il repartit en sautillants, aussi vite qu'il était arrivé, sûrement pressé de profiter de sa journée de congé pour faire la tournée des bars avec Matsumoto qui se ferait elle aussi une joie de dérober à ses devoirs de vice capitaine.

Tandis que les soldats quittaient gaiement les quartiers de la huitième division, la vice capitaine resta un instant figée sur place puis se résigna et remontât d'un geste assuré ses lunettes sur son nez. Maudissant pour la énième fois la frivolité et l'insouciance de son capitaine. Une décision de ce genre, sans la consulter... Et surtout cette façon si désinvolte de lui annoncer la nouvelle... Comme s'il ne s'agissait que d'une formalité !


Alors ? verdict ? Je sais que c'est éprouvant de taper sur un clavier :sisi: mais si vous pouviez laisser un petit message dans le carré en dessous mais ça me fait vraiment plaisir ^.^ ( Si vous avez des conseils sur ce qui ne va pas ou même des choses que vous avez aimer et que je ne dois pas changer... )
Au passage j'ai pas encore décidée de qui ira en mission dans le monde réel avec ces deux la, si vous avez des suggestions je suis toute ouïe ._.