Disclamer : Les personnages de Bleach ne m'appartiennent pas, seul l'histoire est de ma création.

Total : 1860 mots.

Petit mot de l'auteur :Haha, j'avais dit qu'on démarrerais dans ce chapitre mais finalement j'ai besoin d'encore un peu de temps pour entrer dans l'action...

Petite nouveauté, je met à jour l'avancement des chapitres sur mon profil n'hésitez pas à passer régulièrement !


Chapitre III :

Shunsui Kyoraku profita encore une fois de l'odeur de l'alcool tandis qu'il portait à ses lèvres une énième coupe de Saké.

Bizarrement elle lui parut un peu plus fade que d'habitude. Il était seul, à ce comptoir, et ça commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs.

Oui, il aimait boire, mais boire seul dans un bar c'était quelque chose qu'il n'appréciait pas vraiment. Le toit de sa division était, de son point de vue, de loin le meilleur endroit pour savourer tranquillement une coupe de Saké.

Il pouvait encore sentir sur sa peau la brise légère qui s'infiltrait dan son uniforme entre ouvert, le soleil qu'il sentait effleurer sa peau comme une douce caresse. Il pouvait encore entendre l'agitation dans les rues qui lui parvenait tel des murmures lointains.

Et puis il y avait le réatsu de Nanao juste en dessous. Elle ne le cachait pas particulièrement ce qui lui permettait de la sentir facilement sans avoir à trop faire attention. Ah, sa petite Nanao... Elle ne s'était jamais demandé pourquoi il buvait juste au-dessus de leurs bureaux alors qu'il était si facile pour elle d'aller lui confisquer ses bouteilles quand il y était. S'il avait vraiment voulu boire tranquillement il se serait sans nul doute éloigner ou se serait caché pour lui mettre des bâtons dans les roues. Non, la réalité était qu'il restait si proche parce qu'il aimait justement ces moments où elle venait l'enguirlander, il recherchait ces moments où il pouvait la sentir si proche, même si c'était quand elle lui faisait la morale et lui enlevait son Saké pour le forcer à travailler.

Chaque fois qu'elle venait le chercher elle était précédée par son réatsu puis c'était ses pas fermes mais calmes qui montaient à ses oreilles jusqu'à voir enfin sa silhouette gracile pourtant encombrée d'un livre dont elle ne se séparait qu'en de très rares occasions.

Il se souvenait encore de la fois, quand elle était jeune, où il lui avait proposé de la soulager de son fardeau. Il se souvenait aussi de la façon dont elle lui avait répondu, elle avait refusé sans aucune hésitation, son regard était si dur, sa résolution si inébranlable. Comme si c'était à elle-même qu'elle affirmait qu'elle n'avait pas besoin d'aide. Après ça, plus jamais il ne lui avait proposé de porter les livres qu'elle transportait. Elle s'était montrée si ferme malgré son jeune âge, et cela aurait été lui manquer de respect que d'insister.

Kyoraku sentit un réatsu plus que familier se diriger vers lui, quelques secondes plus tard la porte de la taverne s'ouvrait pour laisser entrer le capitaine de la 13e division. Celui-ci ne mit pas plus d'un dixième de seconde pour repérer son ami, avant de s'asseoir sur le siège voisin.

- Juushiro ! Quel bon vent t'amène ? Demanda le shinigami surpris, il était vraiment inhabituel que son ami vienne dans ce genre d'endroit.

- Quelle question, je suis venue m'assurer que tu ne te soûlerais pas juste avant de partir en mission. À ce que je vois tu étais bien parti pour, n'est-ce pas... Nous prenons le Senkaimon ce soir je n'ai pas envie de devoir te porter jusqu'au monde réel. Finit-il tranquillement.

- Ne t'inquiète pas, je n'avais pas dans l'intention de me soûler... Pas sans savoir qui serait la quatrième personne envoyée dans le monde réel avec nous...

- Eh bien, j'ai ouï dire que ce serait un vice capitaine.

- Espérons que ce soit une jolie femme pour pimenter un peu le voya-

Au même moment le ton à l'autre bout de la pièce monta pour révéler un Renji en train d'insulter tout le mobilier qu'il jugeait sur son chemin. Il semblait décider à sortir du bar quand il remarqua les deux capitaines au comptoir.

- Hep, cap'tain Kyoraku, cap'tain Ukitake, z'alez bien ? Faut que j'y aille, mon cap'tain veut qu'j'aille en mission dans l'monde réel pour j'sais plus trop quoi. Faut croire que chui un boulet pour lui et qui m'veut pas dans ses pattes... Acheva-t-il le regard sombre.

- Lieutenant Abarai vous êtes soûl.

- Oye Renji-kun ! Alors c'est toi qui viens en mission ! S'écria Kyoraku sans tenir compte de l'air consterné qui s'était inscrit sur le visage de Juushiro. Allez, viens t'asseoir, et buvons ensemble !

oOoOoO

- Et cette robe-ci ? Fit Matsumoto d'un ton langoureux.

Nanao rougit à la vue du vêtement que lui montrait son amie.

- C...Comment est-il possible d'y avoir autant de décolletés sur un même vêtement... ? Articula-t-elle avec difficulté.

Matsumoto éclata d'un rire franc et s'approcha de sa victime l'air conspirateur.

- Ne fais pas ta mijaurée, viens l'essayer !

Nanao se maudit, comment avait-elle pu se laisser entraîner par Rangiku. Elle aurait dû passer son après-midi à la bibliothèque et au lieu de ça elle se retrouvait, coincée entre Matsumoto et le mur derrière elle, en train de supplier son amie de laisser tomber l'idée de lui faire revêtir le semblant de robe qu'elle tenait dans sa main.

Oui elle aurait dû refuser, mais après tout ce n'était pas comme-ci elle avait vraiment eu le choix. Elle se rendait à la bibliothèque quand Matsumoto lui était littéralement tombée dessus et l'avait assailli d'un flot de parole continu si bien que la vice capitaine n'avait pas eu le temps de répliquer quand son amie l'avait prise par le bras pour l'emmener dans son appartement, soudain convaincue du fait qu'elle ne pouvait pas laisser partir Nanao dans le monde des humains sans lui avoir auparavant prêté une où deux jolies tenues à exhiber là-bas.

Ni une ni deux, Rangiku l'avait entraîné à travers le Sereitei, ignorant les protestations et les excuses de la brunette.

La lieutenant de la huitième fit un pas de coté pour éviter la rousse et attrapa un coussin dont elle se servit comme bouclier contre les assauts de la vice capitaine.

- Ne sois pas ridicule ! Fit-elle en rougissant de plus belle quand la vice capitaine de la huitième se mit en tête de lui enlever elle-même le haut de son uniforme.

Matsumoto abandonna finalement, amusée des réactions de son amie.

-Tss, tu n'es vraiment pas drôle Nanao... Bon, attends un peu, je vais trouver autre chose. Fit elle résolue en retournant à son placard chercher quelque chose sur lequel il y avait un peu plus de tissus...

oOoOoO

18h15

La jeune femme attendait seule devant les grandes portes du Senkaimon, se demandant sérieusement si elle devait partir elle-même chercher son capitaine et le reste de l'équipe. Elle aurait pourtant dû se douter que le capitaine ferait encore des siennes, après tout. Tout le monde savait, et elle en particulier, que la ponctualité n'était absolument pas le point fort de Kyoraku. Elle s'apprêtait à le ramener par les oreilles quand elle aperçue au bout de l'allée le capitaine Ukitake suivit par Shunsui et Renji qui se tenaient bras dessus bras dessous en titubants.

Le capitaine Ukitake lança un regard désolé à la lieutenant de la huitième avant de se tourner vers ses deux acolytes en leur faisant signe d'arrêter de chanter une de leurs chansons salaces.

La mission commençait mal.

25 minutes plus tard le petit groupe de shinigami arriva, peu discrètement, chez Urahara. En effet, il était difficile de ne pas entendre les éclats de rires peu discrets du capitaine Kyoraku qui était partit dans un fou rire incontrôlable depuis que Renji n'avait pas résisté au besoin de vomir son surplus d'alcool ingurgité précédemment au beau milieu du Senkaimon.

Quand ils arrivèrent en face de l'échoppe Shunsui venait à peine de retrouver un semblant de contenance et Urahara les invita à entrer et à s'installer à même le sol, leurs coussins tournés en cercle.

Urahara, habitué à ce que les shinigamis viennent le chercher pour des histoires de Gigaï ou même de logements, devait bien constater que le Seiretei avez un sérieux problème d'organisation pour les missions sur terre.

- Que me vaut ce plaisir ? Demanda Urahara en portant son éventail devant sa bouche.

- Urahara-san ! Nous avons besoin de Gigaï et de loger ici le temps de notre mission sur terre. Demanda Renji en s'inclinant, à peine remis de sa récente aventure.

- Eh bien je ne vois pas pourquoi ça poserait problème mais que diriez-vous de d'abord me mettre au courant. Je ne voudrais pas qu'un ennemi inconnu m'attaque pendant la nuit sans que je sois au préalable au courant n'est-ce pas ?

- Cela va de soi Urahara-san ! D'après les rapports depuis quelque temps les âmes n'arrivent pas à la Soul Society et pourtant le bureau de développement technique n'a constaté aucune hausse du nombre de Hollow ce qui revient donc à dire que la cause en est autre, de plus ces morts sont systématiques ce qui implique que ce fait n'est pas un simple concours de circonstances. Expliqua Ukitake.

-Morts ? Répéta Urahara sceptique.

-Ce n'est pas comme si c'était un Hollow qui les mangeaient, les âmes ne sont pas mangées mais belles et bien tuées avec des armes semblables à des katanas, nous ignorons si ce sont des Zanpakutos. Dit Shunsui en rabaissant son chapeau sur ses yeux.

-Je vois. Fit simplement Urahara. Bon, je vais de ce pas préparer vos Gigaï, ils seront prêts demain matin. Vous n'avez qu'à vous installer, les chambres sont à droites au fond du couloir.

Les shinigamis se levèrent et se décidèrent à suivre les indications de l'ancien capitaine. En passant à côté d'Urahara, Shunsui lui chuchota à l'oreille.

-Au fait, si vous pouviez...

Le vendeur au bob écouta sa requête attentivement avant de prendre un air illuminé et répondit.

-Aucun problème !

Il fut vite décidé que les trois hommes se partageraient la plus grande chambre et laisseraient la plus petite à la seule femme de l'expédition, aussi rustre ou pervers que pouvaient l'être Renji ou Shunsui , aucun d'entre eux n'avaient eu la sottise de proposer que la jeune femme partage sa chambre avec un autre d'autant plus que s'il devait y en avoir un, ce serait vraisemblablement Kyoraku et que cette dernière ne semblait pas très, voir pas du tout, convaincue par l'idée.

oOoOoO

Nanao se laissa enfin tomber sur son lit. Quel début de mission mouvementé, entre les exploits de Renji et ceux de son capitaine elle n'avait pas été déçue du voyage, heureusement qu'Ukitake-taicho était là pour équilibrer ce duo infernal sinon elle ne donnerais pas cher de leur vie à tous les deux si elle devait s'en occuper elle-même.

Ils avaient mangé il y a quelques heures et le magasin avait enfin éteint ses lumières pour laisser à ses habitants le temps de se reposer dans le calme. Elle avait quitté son uniforme pour un yukata plus confortable et avait elle aussi éteint la lumière comme pour signifier « ne me dérangez pas ».

En plus de ça la fenêtre de sa chambre donnait sur une petite cour intérieure ce qui lui permit de faire passer ses jambes sous la rambarde et de laisser pendre ses pieds dans le vide sans qu'elle ne se soucie d'être vue par une tierce personne.

Après tout, la terre n'avait peut-être pas que des mauvais côtés...


Au fait, comme je n'ai pas eu de réponses pour le choix de l'équipe ( je voulais que ce soit intéractif moi... ) j'ai choisi Renji et Ukitake, vous allez devoir faire avec très chers lecteurs 3

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