Hey, les gens ! Le quatrième chapitre est en ligne ! Il est plus long que les précédents mais je tiens à préciser que j'ai un peu galérer pour le début et que la fin est nettement mieux de mon point de vue. Mais passons, bon chapitre !
Chapitre IV~
La nuit fut calme.
Les paupières de Renji s'ouvrirent l'une après l'autre. Ses sens chatouillés par les pressions spirituelles qui s'échappaient du séjour du magasin. Il sentait aisément les réatsu de ses coéquipiers et celui du vendeur au bob. Le lieutenant de la sixième commençait sérieusement à être un habitué du magasin et il fallait avouer que les remarques d'Urahara sur le gentil squatteur qu'il était devenu ne lui avaient pas le moins du monde manqué. Et pourtant il était là, alors qu'il s'était promis de ne jamais remettre les pieds dans ce magasin de fou.
Il se leva, simplement vêtu d'un ensemble caleçon/t-shirt et se dirigea vers la pièce à vivre. Les Shinigamis étaient effectivement là, tranquillement assis autour de la table sirotant un thé ou dégustant leurs nouilles. La vice capitaine de la huitième se contenta de hausser un sourcil à la vue de l'apparence négligée de Renji, et porta à ses lèvres sa tasse sans dire quoi que ce soit.
- Renji-kun ! Le salua chaleureusement Kyoraku. Bien dormi ?
- Super, fit le shinigami en prenant place à coté d'Ukitake qui semblait encore à moitié endormis.
Urahara passa la tête par l'embrasure de la porte, un tablier accroché à la taille et une assiette de pancakes dans les mains. « Qui veut des pancakes ? » chantonna-t-il.
Toute la maisonnée semblait s'être concertée pour lui donner l'impression de se trouver dans un véritable camp de vacances et le rouge partit dans un fou rire inexpliqué alors que l'homme au bob posait son assiette sur la table.
Fou rire qui lança un formidable froid dans la pièce, les shinigamis se sentant tous plus ou moins visés par les rires du vice capitaine Abarai.
Tessai interrompit finalement cette situation inconfortable, les bras chargés de 4 énormes cartons.
- Urahara-san, les gigais sont prêt.
Le marchand, reprenant un peu de contenance porta son éventail à sa bouche et continua tout content
- Eh bien, il ne vous reste plus qu'à les essayer.
Chaque shinigami se mit à ouvrir son carton, curieux de voir à quoi ressembleraient leurs gigais.
Celui qui manifestait le moins d'intérêt pour son gigai était sans hésitation Kyoraku. En effet son regard était rivé sur sa vice capitaine qui venait à peine de trouver comment ouvrir le tout.
Le résultat ne se fit pas attendre et le visage fin de sa subordonnée s'empourpra alors qu'elle ouvrait son paquet. Rouge comme jamais, elle le referma à la hâte et entreprit de le déplacer dans sa chambre sous le regard sceptique de certains et amusés pour d'autres...
Ukitake qui avait remarqué le petit manège de la brune adressa un regard interrogateur à son ami d'enfance avant de remarquer le léger sourire inscrit sur ses lèvres et sa mine réjouit et innocente. « Kyoraku... »
Quelques minutes plus tard, tout le monde avait revêtu son gigai. Ne manquait à l'appel que Nanao qui n'avait toujours pas quitté sa chambre.
Quand il entendit la porte au fond du couloir s'ouvrir, Kyoraku leva instantanément la tête de ses nouilles. Nanao entra alors dans la pièce, vêtue simplement d'un t-shirt bleu Klein et d'un pantacourt en jean tout aussi banal.
Son regard noir qui ne présageait rien de bon se posa immédiatement sur son capitaine qui ne put s'empêcher de laisser paraître sur son visage une profonde déception quant à l'accoutrement de sa Nanao-chan.
Il n'en fallut pas plus pour la vice capitaine, qui avait déjà de sérieuses suspicions sur l'auteur de la blague douteuse dont elle avait été la cible, pour deviner que le coupable n'était autre que son capitaine.
- Vous avez l'air déçu, ce ne sont que les habits que la vice capitaine Matsumoto m'a prêtés avant mon départ. Lui dit-elle d'un ton particulièrement froid et assassin.
- Ha... Articula-t-il visiblement dégoûté que son plan ait été compromis par un détail aussi futile.
La vice capitaine faisait tout son possible pour se contrôler mais ce fut peine perdue. Ses sentiments revenant à la charge dès que ce « ha » eu franchi les lèvres de son supérieur. Elle explosa.
- Vous n'espériez tout de même pas que j'allais porter cet accoutrement... Pire que vulgaire, n'avez-vous jamais entendu parler d'une longueur décente pour les jupes... ?! Vous n'êtes qu'un pervers, un...
La scène qui se déroulait sous leurs yeux n'eut pas l'air de gêner plus que ça le petit groupe. Ukitake soupira une nouvelle fois au comportement irréfléchi de son ami, Urahara se cacha derrière son éventail en ricanant et Renji, ne se sentant pas le moins du monde concerné par la discussion se contenta de finir ses nouilles en chantonnant.
Nanao, continua encore un moment à traiter Kyoraku de tous les noms alors que celui-ci la suppliait de l'excuser en essayant de l'attirer à lui « Ma lovely kawai Nanao-chaaan »
oOoOoOo
Le petit groupe avait finit par quitter le magasin d'Urahara pour finalement aller patrouiller à l'aide du petit téléphone fourni par Urahara qui servait, selon lui, à détecter l'apparition d'Hollows dans la ville.
Nanao marchait légèrement en retrait du groupe, n'ayant toujours pas pardonné à Kyoraku la robe qu'il avait essayé de lui faire porter. Elle ne l'aurait jamais cru, mais à côté des vêtements qu'Urahara lui avait donnés, ceux de Rangiku étaient ceux d'une nonne. Elle n'avait jamais aimé les vêtements du monde réel. Les uniformes de la Soul Soceity étaient tellement plus pratiques, avec ça sur le dos, elle ne craignait aucune réflexion sur sa manière de s'habiller, ça ne l'empêchait pas de se mouvoir librement lors d'un combat et surtout... Elle passait inaperçue partout où elle allait. Ici, sur terre, elle se sentait différente, les filles étaient quasiment toutes vêtues de leurs uniformes ou de jupes à la longueur parfois douteuse. Nanao savait que jamais elle ne pourrait se résoudre à porter de telles fripes.
Pourtant, le reste de l'équipe n'avait pas l'air de trop se formaliser de leurs nouveaux styles.
Pour Renji cela ne semblait être qu'une formalité, habillé d'une veste à capuche sur son simple t-shirt et un survêtement comme pantalon. Ukitake, lui, avait l'air d'avoir plutôt du succès auprès des jeunes filles dans les rues. Une chemise blanche, un veston vert et un foulard blanc cassé lui donnaient l'air d'un parfait gentleman. Pourtant celui dont le style ne variait qu'à peine était Kyoraku. Son jean lui donnait un côté décontracté et sa chemise dont deux boutons étaient déboutonnés laissaient entrevoir la pilosité de son torse et il ne s'était bien évidemment pas séparé de son chapeau qui trônait fièrement sur son crâne.
« tiens, je connais cette pression spirituelle » fit soudainement Kyoraku en rabaissant son chapeau sur ses yeux. Comme pour illustrer ses dires à l'autre bout de la rue une silhouette d'adolescent aux cheveux d'une couleur improbable apparut au détour d'un tournant. Étonné par la présence des shinigamis, le roux s'approcha d'eux, son cartable sous le bras.
- Oye, les gars. Qu'est-ce que vous faites-là... ? Ichigo préférait se tenir au courant, quand les shinigamis débarquaient à Karakura il était rare que cela se fasse dans la diplomatie et le calme.
- Simple mission... Sifflota simplement Kyoraku,
Nanao leva un sourcil en suspectant que le manque d'information données à Kurosaki était plus dû à la flemmardise de son capitaine que par respect de la confidentialité mais ne fit aucune remarque.
Devinant qu'il n'aurait aucune information supplémentaire, Ichigo décida d'orienter la conversation sur un autre sujet. Ukitake était bien le capitaine de Rukia, non ?
- Au fait, Ukitake, Est-ce que Rukia revient bientôt en mission à Karakura ?
Kyoraku baissa son chapeau sur ses yeux. Nanao remarqua même un sourire bienveillant sur les lèvres de son capitaine. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas remarquer l'intérêt flagrant d'Ichigo pour la jeune noble, et il faut dire que c'était assez attendrissant pour le grand désespoir de Renji.
- Désolé, Kurosaki, Rukia doit aussi faire ses preuves en tant que soldat à la Soul Soceity et agrandir son expérience en tant que shinigami.
- Ha, bien sur. Et bien si vous avez besoin de mon aide je se-...
Biiip Biiip. Nanao sursauta en sentant vibrer le téléphone qu'elle avait gardé dans sa poche. Quelle drôle d'idée, les poches... À la Soul Soceity elle rangeait tout dans ses manches et cela ne la dérangeait pas le moins du monde. Elle saisit l'objet et entreprit d'essayer de faire cesser le son qui émanait de l'appareil. Biiip Biiip....
- Nanao-chan, un problème ? Fit Kyoraku en passant la tête par-dessus son épaule, soudainement beaucoup trop près d'elle. Sentant la respiration de son capitaine sur sa nuque, elle fit volte-face en brandissant le téléphone devant elle.
- Ta...Taicho ! Il s'est mis à vibrer et...
Ichigo s'approcha nonchalamment des hauts gradés de la huitième et appuya sur un bouton ce qui fit immédiatement cesser les bruits du portable, puis il tapota habilement sur le clavier avant d'afficher l'air satisfait un plan de Karakura sur l'écran. Pour une fois que Rukia lui avait appris quelque chose d'utile, il pouvait au moins s'en servir.
- Les points rouges représentent les Hollows, fit-il simplement.
- Allons-y ! Fit Renji ravis que la situation se mette enfin à bouger.
Arrivés au prochain carrefour, les shinigamis comprirent aussitôt l'origine du problème. Un carambolage avait causé la mort de pas mal de personnes et les âmes commençaient à sortir de leurs corps, ameutant au passage plusieurs Hollows.
Ukitake sortit un de ses sabres de son fourreau et se prépara à bondir quand soudainement, il comprit qu'il n'y avait plus de Hollows. Leurs masques avaient été brisés en une fraction de seconde et il eut à peine le temps de voir un homme trancher une à une toutes les âmes présentes.
- Hey ! Qu'est-ce qu'il fait !? Hurla Ichigo.
Ce n'était pas un shinigami ni un arrancar... Vraisemblablement pas un vizard... Et pourtant il était armé d'un sabre semblable à un Zampakuto. De quel camp était-il ? Il avait tranché sans distinction Hollows comme âmes... Et visiblement, il n'avait aucune hésitation à également attaquer les shinigamis, car il fonça sans préambule sur Nanao, jugeant que la seule femme du groupe serait probablement la plus facile à abattre.
La jeune femme réagit à temps et invoqua le mur de rejet juste avant que l'homme n'ait eu le temps de lui porter un coup.
- Bakudō no hachijū ichi : Dankū !
L'épée crissa sur la barrière de Kido avant que son manieur ne fasse un bon en arrière, crachant sans vergogne sur le sol.
- Quel manque de finesse que de choisir délibérément une femme pour adversaire... Souffla Kyoraku en portant son chapeau à ses yeux. Tout va bien Nanao-chan ?
- Ne vous inquiétez pas. Fit-elle en regardant Ichigo et Renji qui s'élançaient dans la bataille avec une joie non dissimulée après s'être débarrassés de leurs gigais trop encombrants pour le combat.
L'adversaire ne manquait pas de ressources mais fut vite dépassé par les deux shinigamis qui avaient l'avantage du nombre.
À peine contrait-il une attaque du zampakuto du rouge que le roux s'élançait sur lui en lançant un « Getsuga Tensho ! » qui ravageait le carrefour de la ville plus qu'il ne touchait sa cible.
Ils croisèrent ainsi le fer plusieurs minutes, Ichigo tenta même de soutirer des informations à l'ennemi mais sans succès car le soldat lança à la grande surprise de tous, un sort de Kido « Shakka Ho ! »
Ichigo ne se laissa décontenancer qu'un instant et fondit sur l'adversaire avec Zangetsu. Habilement, il détourna l'épée de l'homme et trancha à vif dans l'épaule du combattant tandis que Renji s'apprêtait à lui asséner le coup final.
La lame fondait sur lui impitoyable, il sentit venir la défaite cuisante qui sifflait vers lui. Incapable d'esquisser le moindre mouvement avec sa blessure à l'épaule. Il ferma les yeux, attendant l'impact en fermant les yeux 5...4...3...2...1 ? L'homme se risqua à ouvrir les yeux avant de constater que la lame du shinigami s'était arrêtée à seulement quelques centimètres de son torse, il voulut reculer mais constata avec horreur que ses membres refusaient de lui obéir, complètement paralysé. Le shinigami aux cheveux rouges semblait aussi surpris que lui, Il s'était figé dans son mouvement et semblait ne plus pouvoir esquisser un geste. Et il n'était pas le seul... Plus rien ne bougeait autour d'eux, pas plus les pigeons en plein vol que les shinigamis, immobiles comme des statues, seuls leurs visages affolés témoignaient de leur surprise et de leur incompréhension.
- Maître... Chuchota le blessé.
Un homme encapuchonné dans une cape marron fit aussitôt son apparition. D'un regard, il libéra son soldat de l'emprise de son sort et lui fit signe de se taire.
- Tu t'es bien battu, Koseki. Ainsi, la Soul Soceity a finalement décidé de réagir. Je vais en finir rapidement... Fit-il en sortant un petit poignard de sa ceinture...
Il prit pour cible Ukitake toujours immobile et amorça un geste pour le lancer directement sur le capitaine de la douzième.
- Ukitake-Taicho ! Cria Nanao désespérée de ne pouvoir esquisser le moindre mouvement.
Ce fut au tour du nouvel arrivant de s'immobiliser un instant.
Puis, lentement, il se tourna vers la vice capitaine et la fixa avec attention. Son regard glissa avec dédain sur l'insigne de vice capitaine qui était accroché à son bras, ses yeux survolèrent rapidement ses cheveux coiffés d'une simple pince, ses prunelles passèrent au-delà de ses lunettes ovales... Pour se planter avec insistance dans le regard bleu violacé de la jeune femme.
Celle-ci tressaillit malgré son immobilisation, elle avait ressenti tellement de rage, de douleur, de haine, de folie.. Quand il avait planté ses yeux dans les siens... Il ne pouvait y avoir aucun doute sur la personne en face d'elle et pourtant elle ne pouvait s'empêcher de se répéter en boucle dans sa tête « ce n'est pas lui ».
L'homme se déplaça en un pas de Shunpo et passa à côté de Nanao en lui chuchotant des paroles que seuls eux deux entendirent. Ces paroles n'étaient destinées à personne d'autre, et elles firent l'effet d'un coup de poignard dans le cœur de Nanao, comme-ci celle-ci avait reçu l'attaque d'Ukitake à sa place... Ce fut bref. Aussitôt qu'il eut prononcé ses paroles, il revint à côté de son soldat et une seconde après ils avaient tous deux disparu.
Les membres des shinigamis regagnèrent leurs capacités à se mouvoir et Nanao dut faire preuve d'une concentration et d'un contrôle de sois inébranlable pour ne pas s'effondrer sur ses jambes vacillantes.
Son capitaine fut près d'elle avant même qu'elle est repris ses esprits. Il était encore une fois si proche. Proche comme l'avait été l'homme quelques secondes a peine auparavant... Kyoraku n'avait jamais fait attention à l'espace vital de Nanao, et elle faisait toujours face à ses assauts avec tact et ingéniosité. Mais pas cette fois, à ce moment, elle n'avait pas la force d'affronter son regard, pas la force de mentir et de se cacher ses émotions comme elle le faisait toujours quand il était là. Pas la force de cacher ses vrais émotions, ses tremblements et sa peur, sa panique...
Elle le repoussa d'une main quand il voulu la soutenir.
Il ne fallut pas plus à Kyoraku pour savoir que quelque chose n'allait pas. Elle ne lui avait pas criée dessus, elle ne l'avait pas frapper... Elle s'était contenté de l'écarter en le touchant à peine. Ses yeux baissés avec insistance sur le sol, en silence.
Il prit cet air grave qu'il prenait quand elle s'assommait de travail ou qu'elle était blessée. Il entreprit de la soulever pour la porter jusqu'au magasin mais elle était bien décidée à se débrouiller seule et s'extirpa de son étreinte. Son corps tremblants d'une manière si peu marqué que seul quelqu'un d'aussi proche que Kyoraku pouvait le remarquer.
- Nanao...
Elle marqua un long silence espérant que son cœur finirait par se calmer puis pris une grande inspiration avant de lui dire de la voix la plus ferme qu'elle pouvait employée à cet instant.
- Je vais bien. Rentrons.
Kyoraku commença à répliquer quand Ukitake lui posa une main sur l'épaule en le fixant avec insistance.
Les shinigamis se mirent donc en route. Ils firent le chemin à pied pied car Kyoraku ne voulait pas brusquer sa lieutenante. Celle-ci marchait à côté d'Ukitake d'un pas tranquille, le capitaine avait un doux réatsu et à côté de lui elle se sentait moins vulnérable qu'à côté de Shunsui. Pas qu'elle ne lui faisait pas confiance... Mais quand il s'inquiétait, Kyoraku était tellement protecteur et elle avait peur qu'il cherche à lui soutirer des informations, ce qu'elle redoutait plus que tout. Ukitake était quelqu'un de réfléchi et de diplomatique, il était là pour la soutenir sans pour autant lui demander ce qu'elle ne souhaitait pas dire. Sa présence était rassurante mais pas envahissante, juste ce dont elle avait besoin à ce moment-là.
Elle ne mangea pas ce soir là. Sa chambre fut le premier endroit où elle se rendit et elle ne la quitta pas de la soirée.
Nanao s'allongea sur le lit. Fixant pendant ce qui lui sembla une éternité le plafond de sa chambre. Tant de questions se bousculaient dans sa tête, mais elle s'était maintenant calmée. Laissant peu à peu son esprit rationnel et organisé reprendre le dessus sur sa panique passagère.
Ce soir-là, elle ne trouva aucune réponse. Quand elle prit conscience qu'elle était restée très longtemps seule dans sa chambre, le noir avait envahi le magasin et seul le silence raisonnait dans la nuit.
Elle enfila sa chemise de nuit bleue et se faufila à sa fenêtre. Passant ses pieds sous la rambarde du balcon.
Quand elle avait fait ce geste la veille, elle était calme et sereine, rien n'assombrissait ses pensées. Juste ce calme tellement rassurant et cette sensation de liberté.
Pourtant, aujourd'hui, le vide sous ses pieds ne la rassura pas le moins du monde. Elle se sentait tomber et se perdre dans ce vide qui l'assaillait avec rage.
Elle sursauta quand elle sentit enfin le réatsu de son capitaine derrière elle.
- Kyoraku-tai-...
- Nanao, je t'ai apporté à manger. La coupa-t-il.
Elle retourna sa tête vers la cour en contrebas. Elle n'était pas prête à lui faire face. Pas tout de suite. Il fallait déjà qu'elle mette tout ça au clair. Et ce ton si rude et si doux à la fois. L'avait-elle blessée ?
- C'est gentil...
Apparemment le ton jovial de son capitaine s'était évaporé, il ne passerait pas par quatre chemins. Un silence plana pendant un long moment dans la chambre. Lui fixant avec insistance le dos de Nanao, et elle évitant soigneusement son regard.
- Nanao, je comprends qu'il y est des choses dont tu n'aie pas envie de parler, mais si tu as une info sur nos adversaires il est de ton devoir de vice capitaine d'en parler à ton supérieur.
Il l'avait coincé, il s'était douté qu'elle ne lui dirait rien alors il avait décidé de jouer sur ses responsabilités de lieutenant, et à la vue de la raideur soudaine de Nanao il en conclut qu'il avait frappé au bon endroit.
Celle-ci mit un long moment, réfléchissant le plus vite possible aux conséquences de ce qu'elle dirait à son capitaine. Alors elle allait lui répondre, il fallait qu'elle le fasse.
Lentement et avec tous les regrets qui grondaient et s'entrechoquaient dans sa tête, elle se tourna vers lui et le fixa dans les yeux avant de lui dire, le regard ancré dans le sien.
- Je ne sais rien à propos de cette histoire, je ne connais pas cet homme.
Elle lui mentait. Elle le regardait dans les yeux et elle lui mentait. Elle ne lui avait jamais mentie pour des choses aussi graves, et il lisait toujours en elle comme dans un livre ouvert. Nanao était persuadée qu'à ce moment précis il savait qu'elle ne lui disait pas la vérité, qu'allait-il dire ?
- Bien. Fit-il.
Puis il marqua une pause sans arrêter de la fixer à son tour dans les yeux. Son regard brûlant était désormais caché derrière son chapeau. Puis, il se leva. Doucement, sans un bruit.
Il était sorti.
Tadaaaaam ! Alors vous en pensez quoi ? Déçus ? Contents ? Besoin d'une perruque ? /SBAFF/
Non, sérieusement j'espère que ça vous a plus et je remercie aussi les personnes qui me suivent et reviews mes chapitres, ça me fait vraiment plaisir. Et merci pour votre patience quant à ma façon de publier plus qu'aléatoire mais je fais des efforts pour être plus régulière, promis ! ;)
