Disclamer : La fanfiction est de mon invention... Tout le reste est à Tite Kubo. "L'avenir de bleach... Est entre tes mains, fais en bon usage Kubo *_*"
Total : 2661 mots.
Petit mot de l'auteur : Hey tout le monde :D Juste un petit coucou pour m'excuser de cette longue attente... euh oui, ça fait 2 mois jour pour jour que vous attendez ce chapitre... 2 mois c'est long hein ? Oui, je sais. Désolé. En fait... Vous allez rire haha *se cache derrière une boite de mouchoir* mais à la base j'étais plutôt fière de moi parce que justement, j'avais écris ce chapitre 1 semaine et demi après avoir posté le 5... uhuhuhu. Et j'ai oubliée de poster ._. Dans ma tête je crois que je me suis dit "ça, c'est fait !" et que je suis passée à autre chose .
La bonne nouvelle dans tout ça c'est que, du coup, j'ai déjà le scénario du prochain chapitre, il est même déjà entamé 8D
Après, pour ce qui est de ce chapitre, il fait beaucoup moins de pages world que les autres et pourtant il est aussi long voir plus que les précédents ( ne le comparez pas au 5 il était vraiment long par rapport aux autres ), donc voila, je me déculpabilise de n'avoir fait que 4 pages 8D, il ne fait pas vraiment avancer l'histoire mais je voulais renforcer les liens entre Nanao et ce mystérieux inconnu, mais je vous laisse juger par vous même, bonne lecture !
Chapitre VI :
Le shinigami regarda encore une fois l'heure avant de se lever du sol poussiéreux du terrain d'entrainement. La vice capitaine Ise n'avait pas pour habitude d'arriver en retard aux entrainements, elle était même plutôt du genre à arriver un quart d'heure plus tôt pour commencer à s'échauffer.
Le rouge remonta dans l'échoppe et se dirigea vers la chambre de la jeune femme. Il était maintenant devant la porte, se balanceant d'un pied sur l'autre en se demandant s'il ne serait pas impoli de la déranger dans sa chambre. Renji finit par toquer maladroitement sur la porte et attendit une réponse... Qui ne vint pas. Elle dormait ? Décidément, cela ne lui ressemblait pas du tout. Le shinigami tapa une seconde fois contre la porte. Toujours pas de réponse. Il s'apprêtait à ouvrir la porte quand il se ravisa, Nanao s'était battue la veille, il était fort possible qu'elle soit fatiguée et il serait donc logique qu'elle veuille dormir un peu plus longtemps que la veille... Et lui qui allait la déranger, quel idiot finit ! Le lieutenant de la 6eme se félicita mentalement de sa perspicacité et tourna les talons, visiblement de bonne humeur.
OoOoOoO
Noir.
La jeune femme s'assit sur le sol où elle venait de se réveiller, tentant de réchauffer ses membres engourdis par le froid du béton sur lequel elle avait dormi. La vice capitaine avait du mal à garder ses idées en place, sa tête était brumeuse et son corps pâteux. Elle n'arrivait pas à se souvenir, où était elle ? Comment était elle arrivée là ? La dernière chose dont elle se souvenait, c'était... Une bonne question d'ailleurs. Tous les événements semblaient prendre un malin plaisir à se mélanger dans sa tête, comme si ils n'avaient jamais eu de suite logique. Comme un puzzle à la facilité déconcertante et pourtant elle se trouvait incapable de mettre la main sur toutes les pièces manquantes ou même d'assembler celles qu'elle avait déjà. Et puis cette sensation de vide, un vide oppressant qui ne la quittait plus depuis son réveil, mais son esprit était si embrumé qu'elle se retrouvait incapable de mettre la main sur ce quelque chose qu'elle avait manifestement perdu.
La vice capitaine tenta de se ressaisir. Une personne aussi rationnelle qu'elle ne se laisserait pas décontenancer si facilement. Nanao tâta le sol et avança à quatre pattes, cherchant un quelconque indice sur l'endroit où elle se trouvait ou une autre info lui permettant de s'extirper de cette situation inconfortable.
Nanao porta la main à sa cheville et confirma son hypothèse. Elle était attachée à une sorte de chaîne qui à première vue semblait plutôt solide. La tête lui tournait toujours, ainsi elle décida de remonter jusqu'à l'endroit où la chaine l'entravait. Et le bilan ne fut pas des plus rassurants. Bien que ses liens soient assez long pour lui permettre une mobilité plutôt large elle était reliée à une sorte de pilier en pierre par une installation étonnamment sophistiquée.
La jeune femme s'adossa au dit pilier en essayant de penser à une solution. C'est alors qu'une porte s'ouvrit. Laissant la lumière inonder la pièce, aveuglant d'un seul coup la lieutenante. La jeune femme porta ses mains à ses yeux en esquissant un mouvement de recul. Seul une silhouette inconnue apparaissait dans l'embrasure de la porte, Nanao plissa les yeux dans l'espoir de mettre un visage sur la personne mais la lumière étant face à elle, elle ne parvint pas à identifier son visage. Elle le passa tout de même rapidement en revu, c'était apparemment un homme, de taille plutôt grande, vêtu d'un pantalon ample surement adapté pour le combat et d'un manteau qui descendait à mi-cuisse. D'un rapide coup d'œil elle put également prendre enfin conscience de son environnement. Ce devait sans doute être une cave ou un débarras. La vice capitaine était aux aguets, elle ne s'était pas levée, craignant plus qu'autre chose de faire une chute stupide vu son état actuel. Pourtant elle savait que si l'homme tentait quelque chose elle aurait du mal à riposter.
Elle attendit patiemment un quelconque coup, mais seule une voix lui répondit.
- Enfin réveillée Nana-chan ? Je pensais que la dose que j'avais injecté dans ta chambre serait moins efficace, mais au fond, ce n'est pas très grave non ?
À ces mots, un frisson remonta le long de son échine et une angoisse violente s'empara autant de son corps que de sa tête. Elle aurait reconnu sa voix entre milles. Était-ce les mots qu'il avait prononcé ? Le ton si faux qu'il avait employé ? Ou bien était-ce simplement le fait que ce soit lui, qu'il soit si proche... Qu'elle soit en position de faiblesse. Elle ne savait plus. Tout ce qu'elle savait c'était que son corps lui hurlait de bouger, de crier, de faire quelque chose, n'importe quoi. Mais que pour une raison inconnue elle était incapable d'esquisser le moindre mouvement. Et ce n'était pas comme pendant le combat quelques jours plus tôt, c'était une immobilisation différente. Rien à voir avec un quelconque sort. C'était juste la peur qui la clouait sur place. L'homme était entré dans la pièce et se dirigeait vers elle d'un pas nonchalant. Sans crainte, il s'assit sur le sol face à la jeune femme.
- Alors, Nana-chan ? J'ai cru comprendre que tu étais devenue shinigami ? C'est assez dangereux comme métier. Fit-il en laissant glisser ses doigts sur l'épaule bandée de Nanao.
La brune frémit au contact de sa main sur le pansement. Elle faisait tout son possible pour garder son calme, avalant difficilement sa salive, son regard fixé résolument sur le sol. Ses yeux s'étaient peu à peu habitués à la lumière et elle distinguait à présent nettement son interlocuteur. Pourtant elle ne parvenait pas à lever les yeux pour distinguer son visage. Elle ne voulait pas le voir, peut-être qu'ainsi la réalité mettrait plus de temps à la rattraper. Mais elle était certaine d'avoir déjà perdu.
Il avait grandi... En devenant vice capitaine elle s'était toujours dit qu'elle était devenue forte et grande, qu'elle ne serait plus jamais cette petite fille sans défense. Pourtant. Pourtant elle n'avait jamais pris en compte que lui aussi avait pu progresser de son côté aussi. Ce doux mensonge avait fini par la rendre suffisante et elle avait baissé sa garde. Encore.
- Je suis désolé de te faire attendre ici.
Nanao ne parvenait pas à comprendre le ton de sa voix. Il était doux. Terriblement doux et tout sonnait à ses oreilles comme un odieux mensonge. Elle ne voulait pas l'entendre. Elle ne voulait pas entendre ce ton faussement joyeux. Il avait perdu sa voix d'enfant pour la troquer contre ce timbre éraillé qui glissait délicatement dans ses oreilles. Elle ne voulait pas l'entendre. Parce qu'au fond de cette voix elle pouvait distinguer un fond de tristesse. Et cette tristesse lui liait l'estomac sans qu'elle puisse comprendre pourquoi.
- Et puis tu as sans doute remarqué la chaine anti Kido à laquelle tu es attachée. Tu comprends, je ne voudrais pas que tu disparaisses. Pas encore une fois...
À ces mots, tout sembla enfin s'assembler dans son esprit. Le puzzle venait enfin de prendre forme. Le gaz dans sa chambre, la mission, l'enlèvement, le vide qu'elle avait ressenti était évidement la perte de son reiatsu. C'était tellement énorme qu'elle n'avait pas pu l'identifier dès le départ. Passer à côté d'un tel détail... Franchement.
Nanao comprit aussitôt la situation. Elle n'avait ni échappatoire, ni moyen de se défendre... Mais la perte de son reiatsu rendait également impossible tout espoir de sauvetage de la part des autres shinigamis.
La brune continua néanmoins à se murer dans le silence, même si elle l'avait voulue, elle n'était pas sûre d'avoir pu articuler le moindre mot à ce moment-là.
De son côté, son ravisseur continuait son monologue, un sourire figé inscrit sur ses lèvres. Il ne pouvait pas débarquer comme ça, après tant d'années, et faire comme si de rien était... C'était faux. Et elle le savait.
Elle savait que si elle le regardait dans les yeux, elle y verrait aussitôt tout ce que sa bouche ne disait pas.
Un silence pesant s'installa, il avait arrêté de parler et entreprit de jouer avec une mèche de cheveux de la brune. Nanao sentait plus qu'elle ne voyait ses mains enlever patiemment une à une les barrettes tenant en place une mèche de cheveux. Puis ce fut au tour de sa pince à cheveux. Laissant tomber ses cheveux ébènes, bien plus longs que sa coiffure habituelle ne le laissait entrevoir.
Seules leurs respirations raisonnaient dans la pièce, leurs deux corps s'étant sensiblement rapprochés Nanao pouvait sans peine sentir son souffle chaud s'écraser sur son cou. Qu'est-ce qu'ils étaient en train de faire... Pourquoi avait elle si peu de volonté face à lui ? Elle ne comprenait plus tous les signaux contradictoires que lui envoyait sa tête. De l'envie, de la peur, de l'appréhension... Et pourtant. Elle ne parvenait pas à comprendre. Pourquoi elle n'arrivait pas à le haïr... A près tout ce qu'il avait fait.
- Nana-chan...
Silence.
- Pourquoi ne me regardes-tu pas ? dit-il dans un souffle.
Le ton avait changé, emportant avec lui toute illusion. Froid, distant, dur. Et triste. Quelque chose de cassé raisonnant dans le silence laissé par ses paroles.
Quelque chose s'était brisé. Comme des années auparavant. Nanao leva les yeux et affronta enfin son regard. Ses yeux ambrés se plantèrent directement dans ses prunelles indigo et la firent soudain réagir.
La vice capitaine se leva pour tenter de s'enfuir. N'importe où. Mais ailleurs, pas avec lui.
Comme si toute la raison qui régissait d'habitude sa vie s'était enfuie pour laisser le choix à ses instincts les plus enfouis. Seul la panique dirigeait ses gestes confus. Courir.
Une petite voix lui soufflait vainement que tout était inutile et insensé, pourtant, Nanao ne l'écoutait plus. Elle ne l'entendait plus. Elle était totalement à sa merci et elle ne pouvait plus le supporter. Elle ne pouvait pas simplement attendre face à lui. Alors elle cours, même si elle sait que sa course sera stoppée aussitôt que la chaine sera tendue.
Nanao n'eut même pas le temps d'atteindre cette échéance qu'elle fut stoppée dans sa course par une main attrapant son bras et la forçant à se retourner. La jeune femme n'attendit pas plus pour se défendre. Elle n'était pas en mesure d'utiliser le Kido mais elle avait tout de même des notions de close combat et des réflexes aiguisés. Si elle y avait réfléchi, elle aurait trouver ironique que ce soit justement ce qu'elle aurait dû travailler en entrainement avec Renji...
Mais là, c'était différent. Ce n'était pas un entrainement.
La vice capitaine de la huitième envoya un coup de pied dans le ventre de son adversaire et tenta d'enchainer avec un coup de coude. Si l'homme fut surpris de la rapidité du premier coup dans son estomac il anticipa le second en parant avec son bras. Il pensait s'en sortir à si bon compte mais Nanao n'était pas décidée à se laisser faire et se dégagea, passant de nouveau à l'offensive. S'ensuivit une mêlée de coups venant des deux côtés. Ayant chacun perdus leur sang-froid, seule la rage guidait leurs coups. Ils roulaient maintenant à terre dans un échange d'attaques désordonnées.
Nanao avait peur. Elle ne contrôlait plus rien, seul un tourbillon de sentiments contradictoires la poussait encore à se débattre sous son adversaire qui avait fini par prendre le dessus sur elle et qui continuait de la frapper avec ardeur, son visage déformé par la haine.
Au fur et à mesure que les coups pleuvaient sur elle sa colère s'était peu à peu remplacée par une fatigue certaine. La panique avait laissé place à l'incertitude, jusqu'à ce que plus rien ne la pousse à continuer à se défendre.
La jeune femme sentait le goût âcre du sang dans sa bouche et la brulure se répandre dans tout son corps, pourtant, rien ne semblait plus l'atteindre. Tout était tellement loin et... Irréel ?
Elle allait se réveiller.
Ne plus se sentir si vulnérable.
Ne plus le voir si près d'elle.
Ne pas revivre ça. Encore.
Elle allait se réveiller
Ce n'était qu'un de ces cauchemars qui tournaient en boucle dans sa tête.
On finit toujours par se réveiller d'un cauchemar, pas vrai ?
Tout avait l'air tellement vrai... Mais c'était faux ? Elle aurait tout donné pour qu'on lui dise que tout était faux. Elle n'était plus une petite fille, elle s'était juré de devenir forte. Pour ne plus jamais revivre ça. Son grade de vice capitaine, tous ses combats, toutes ses blessures, tous ses entrainements... À quoi cela servait-il, si elle était toujours cette petite fille incapable de se défendre. Elle avait cru qu'elle pourrait surmonter ça. Mais le temps semblait l'avoir ramené des années en arrière, à l'époque où elle aurait donné sa vie pour lui.
Ce n'était qu'un cauchemar...
Mais aujourd'hui, personne ne viendrait l'aider, personne ne viendrait la sauver, elle était seule, complètement seule.
Ignorant d'un seul coup les protestations de son corps tout entier. Nanao se redressa en criant "arrête ça !". Elle ne voulait plus être cette enfant, et tout devait s'arrêter, maintenant.
Une gifle s'envola pour s'écraser dans un fracas sourd sur la joue de la jeune femme, projetant ses lunettes à l'autre bout de la pièce et laissant une coupure entailler sa peau sur une grande partie de son visage.
Les deux opposants semblèrent soudain surpris et le silence s'installa. Venaient-ils seulement de remarquer leurs précédents gestes ?
La shinigamie porta la main à sa joue, quand elle la regarda à nouveau elle put y constater que du sang s'y était accroché. De son côté, l'homme fixait lui aussi sa main d'un air d'incompréhension, jusqu'à remarquer que la bague ornant son index était légèrement pourpre. Il n'y était pas allé de main morte pour faire une entaille de cette profondeur seulement avec une bague.
Leurs yeux se fixaient désormais avec rage et leurs souffles haletants retentissaient dans la pièce. Le brun toisa Nanao d'un air dédaigneux et se retourna laissant ses paroles faire leur chemin. "Tu fais chier"
Puis la porte claqua, laissant toute l'ampleur aux mots crachés à sa figure.
Nanao se laissa glisser sur le sol. Elle n'essaya même pas d'arrêter les tremblements incessants qui secouaient son corps ou de faire quoi que ce soit pour soulager le mal qui brulait ses côtes.
Sa tête semblait hurler de colère, son corps lui faisait mal et pourtant, la lassitude était le seul sentiment qui l'habitait.
Et sa volonté inébranlable quelques heures auparavant n'avait laissé derrière elle que le liquide rougeâtre qui s'écrasait par fines gouttelettes sur le haut de son uniforme.
Si elle s'était vue à ce moment-là, Nanao n'aurait sans doute pas trouvé le courage de continuer à espérer. Si elle s'était vue, elle aurait pu voir ses yeux bouffis, son visage parcouru d'une longue entaille, ses cheveux emmêlés tombant lourdement sur ses épaules et les bleus apparaissant à la surface de sa peau. Nul doute qu'elle se serait trouvé pitoyable.
Ce soir-là, Nanao s'imagina quelle aurait été la sensation si elle s'était trouvée à cette fenêtre, les pieds baignant dans le vide. Elle voulait un vide réconfortant, plein de promesses d'avenir et d'aventures sans fin.
Rien à voir avec ce néant semblant engloutir tout l'espoir d'un après.
Le froid qui mordait sa chair ne semblait pas avoir de considération pour son état physique, chaque respiration lui faisait l'effet d'un million de lames plantées entre ses côtes, la jeune femme étreignit son corps glacé en se recroquevillant sur elle-même.
Elle ne savait plus à quoi se raccrocher pour tenir bon, mais elle sentait ses forces la quitter peu à peu. Quelle s'endorme, il ne fallait pas qu'elle s'endorme. Ses paupières se faisaient lourdes, elle aurait tellement aimé pouvoir être plus forte. "Taicho..." furent les seuls mots qui franchirent sa gorge sèche avant de sombrer dans l'inconscience.
C'était un chapitre assez différent des autres, je voulais laisser paraître une certaine ambiguïté entre ces deux personnages, je ne sais pas si j'ai réussit à faire passer les bons sentiments dans ce chapitre...
J'ai besoin de vos avis, très chers amis lecteurs ! Alors, que pensez vous de la relation que Nanao entretient avec ce mysterieux individu ? Des spéculations pour la suite ? Contents, pas contents ? Un personnage vous manque 8D ?...
Review ?
