Voilà le second épisode ! Idem que la dernière fois, je ne sais pas quand je reposterai, le rating est le même, le résumé aussi, les pairings également.

Encore Draco et Luna en bas de page (ce sont mes personnages principaux, ils apparaitront probablement à chaque épisode), mais sinon on change un peu, les autres reviendront sûrement la prochaine fois. A tout à l'heure !


Réponses aux reviews :

thierry6: Merci d'avoir commenté ! Je ne sais pas si tu aimeras toujours ma fic après ce chapitre, mais c'était gentil ! Après, j'avoue avoir fait mourir Harry parce que ça m'arrangeait considérablement (je trouve que c'est difficile d'écrire sur lui, et comme ça je pouvais centrer ma fanfic sur d'autres personnages plus facilement).


Neville ne semblait pas se rendre compte. Il ne paraissait pas touché. Ginny, elle, l'était indubitablement. Blessée jusqu'au fond de son cœur. Harry était mort. Mort ! Leur meilleur espoir pour gagner la guerre... Leur ami... Celui avec qui elle sortait il y a quelques mois seulement, qu'elle avait adulé et aimé... Même si son amour pour lui s'était peu à peu étiolé avec le temps à cause de leur éloignement et de ses préoccupations (à savoir : rester en vie tout en restaurant secrètement l'A.D sous le régime digne d'une dictature des Carrow), ce qui la faisait se sentir un peu plus coupable chaque jour, elle n'avait jamais cessé d'avoir confiance en lui. Et là, il était mort. Mort. Ce mot avait quelque chose d'irréversible que Ginny haïssait. Quelque chose de cruel, d'injuste, qui donnait presque envie de pleurer. Les larmes n'avaient pas encore coulées sur son visage, elle était encore trop sonnée par le choc pour cela, mais ça ne saurait tarder. Elle n'avait pas peur pour elle, non. Pourquoi avoir peur ? Ça ne servirait à rien, ne ramènerait pas Harry. Et qu'était sa simple vie à l'échelle du monde ? Elle n'était qu'une parmi tant d'autres. Femme intrépide, petite fille imprudente, peu importe ce qu'on pensait d'elle. Elle était Ginny, et c'était tout ce qui comptait. Un petit point insignifiant dans l'humanité. Elle n'avait pas peur pour les garçons non plus. Ils avaient toujours été là pour la protéger, et dans son esprit ils étaient intouchables. Immortels, même. Les petites sœurs ne sont pas inquiètes pour leurs grands frères : ils sont tellement forts ! Elle savait qu'elle aurait peut-être dû l'être, mais son esprit restait serein sur ce sujet. Quand Ron était parti, avec Harry, elle avait été fâchée, mais elle savait qu'il s'en sortirait. Les frères Weasley s'en sortaient toujours, même s'il manquait à George une oreille et à Bill de la peau. En vérité, Ginny n'avait réellement peur que d'une chose : le hasard. Son épouvantard ? Un dé. Un dé tout bête, tout simple, qui, si elles l'avaient vu, aurait fait rire ses amies. En le lançant, on pouvait gagner. Ou perdre. Et Ginny redoutait plus que tout de perdre. De prendre une mauvaise décision, une décision que le hasard ferait pencher en faveur des Mangemorts. Et cette guerre était une foutue guerre de hasard. D'un côté comme de l'autre, on ne connaissait pas les effectifs. Des centaines, des milliers, des dizaines de milliers de combattants ? Combien à Poudlard ? Tous les Mangemorts, sûrs. Et ça en fait combien ? Bonne question. Et combien d'élèves ? De parents soutenant leurs enfants ? D'anciens élèves ? De membres de l'Ordre ? D'Aurors fidèles à la cause ? De simples étrangers ? Comment savoir ? Ginny aimait les plans bien organisés, pas les champs de bataille incontrôlables. Tout était si simple, sur une carte bien détaillée. Dessinée par ses soins si possible. Si Ginny avait été moldue, elle aurait probablement excellé en maths et en Arts. Mais elle n'était pas moldue. C'était une sorcière, raisonnablement puissante pour son âge, douée pour les Runes et la DCFM. Méthodique, organisée. Pas autant que Tania Dashwood (une Serdaigle excellente en stratégie ayant rejoint récemment l'A.D et totalement réorganisé la Salle de Demande pour une meilleure méthode de travail), alias Méninges (les élèves de Poudlard possédaient un certain don pour les surnoms, il faut l'avouer... Par ailleurs Ginny était surnommée le Dragon, à cause de ses cheveux et de ses yeux brillant de colère à cause des discriminations des Carrow), mais quand même assez pour que les autres le remarque. Ce qui ne voulait pas dire qu'elle était travailleuse. Elle savait organiser des plannings comme peu peuvent se vanter de le faire, ce qui ne signifie pas qu'elle les appliquait rigoureusement. Son grand problème : elle était rationnelle mais optimiste, un curieux mélange de logique et de rêve composait ses pensées. C'est pourquoi elle appréciait Hermione - rassurée par sa raison-, mais aussi Luna –rendue heureuse par son imagination-. C'était étrange de vivre entre deux mondes. Elle avançait un pied dans le monde réel, un autre quelque part ailleurs. Ancrée dans la réalité et dans les rêves. Protégée par les lois mathématiques, qui lui fournissaient des repères, et par son imagination débordante, qui la plongeait dans un doux rêve qui l'éloignait de la réalité, parfois trop cruelle. Qui lui permettait de se raccrocher à ce truc formidable que le commun des mortels appelle espoir, mais que Ginny nommait lumière. C'est la lumière qui chasse les ténèbres. Et Harry était la lumière. Elle s'était donc brusquement éteinte et Ginny était devenue quasiment aveugle, son équilibre avait basculé, et la partie imagination de son cerveau, pleine de candeur et d'innocence, s'était mystérieusement envolée. Ne restait plus que le côté effroyablement logique, calculateur. Et Ginny en avait terriblement peur. Elle ne voulait pas devenir comme Susan, à côté d'elle, rendue insensible par la douleur de perdre des proches, ou comme Neville, repoussant tous ses sentiments, pour se concentrer sur un but unique : la vengeance. Propre et loyale, mais la vengeance quand même. Il ne s'en rendait sûrement pas compte lui-même, mais c'est ce qui le faisait tenir. Venger ses parents, venger Colin, venger Harry... Il y avait tellement de monde à venger. Ginny se sentait débordée par ses sentiments, la barrière seule de sa raison ne suffisait pas à l'endiguer. Il lui fallait son imagination pour cela, et elle n'en avait plus assez. Et pourtant autour d'elle, tous parvenaient à se contrôler. Des corps jonchaient le sol, mais personne ne se laissait aller à laisser transparaitre des émotions autre que la haine, le dégoût et la détermination. Mais elle, Ginny, n'était plus certaine d'être assez forte. Son imagination l'avait entretenue dans l'idée contraire, mais sa raison la confortait maintenant dans l'autre. Elle voulait pleurer maintenant, pouvoir faire son deuil de tous ces gens morts qu'elle avait aimé. La douleur se lisait sur son visage, alors que tous les autres portaient des masques d'impassibilité ou de haine, ou du moins la majorité d'entre eux. Un sort qu'elle se prit dans le dos la projeta plus loin, et elle rejoignit Dean pour combattre Rosier, un autre élève prenant sa place face à Voldemort. La raison voulait qu'elle use de sortilèges noirs, et elle ne s'en priva pas, sous les yeux ébahis de son ex-petit-ami, qui l'avait toujours considérée douce quoique combative et capable de se défendre.

« - Baisse-toi, Dean ! » cria-t-elle, et de la détresse perça dans sa voix.

Le garçon évita un jet vert de justesse et Ginny eut un soupir de soulagement. Dean lui adressa un sourire de remerciement avant de se prendre un Stupefix égaré en pleine poitrine. La fille des Weasley le déplaça –ou plutôt le traîna- en évitant un feu nourri de plusieurs sorts classés entre potentiellement létaux et assurément mortels, dans une alcôve un peu plus loin, où, en théorie, il ne risquerait rien. Si l'on pouvait être à l'abri quand on se trouvait assommé à moins de cinq mètres d'un champ de bataille. Ce dont Ginny doutait. Elle doutait beaucoup trop en ce moment. Elle se rapprocha du champ de bataille. Et tout explosa.

OoooooooooOoooooooooooOooooooo

Il n'entendait plus rien. Ses oreilles bourdonnaient rageusement. Sa tête lui semblait lourde depuis qu'il avait été projeté contre un mur en béton. Il y a quelques secondes, il était avec Ernie et Hannah dans un couloir presque vide, affrontant un Mangemort. Où étaient-ils ? Il y a des cheveux blonds là-bas, coincés sous un énorme éboulement, provoqué par l'explosion. Il espère que ce n'est pas elle. Ce qui suggère qu'il espère que ce soit quelqu'un d'autre. N'est-ce pas horrible ? Si. Mais l'être humain est égocentrique. Il espère que ce n'est pas quelqu'un qu'il connait, et le gars échoué là-bas un peu plus loin qui se masse le crâne espère très certainement la même chose. Quelqu'un toussa sous l'amoncellement de pierre. Par miracle, il l'entendit. Il s'y précipita –en rampant, sa jambe gauche devait s'être brisée, il ne pouvait pas s'appuyer dessus-. Il n'y avait sans aucun doute plus rien à faire pour la fille blonde (il y avait trop de pierres au-dessus d'elle pour qu'on la retrouve vivante) mais il y avait quelqu'un de bien vivant là-dessous, peut-être même des amis. Il essaya un sort pour dégager les pierres, une par une. Au bout d'un certain temps, il trouva un Mangemort évanoui et le sortit de là mais son camarade masseur de tête, qui était finalement venu l'aider, ramassa une pierre et lui fracassa la tête avec. Un pote de Bones, sans doute. Un peu sur-réactif. Personnellement il comptait juste l'attacher, et à la rigueur, le torturer. Il continua d'enlever les pierres, aidé du Fracasseur, et ils sortirent un corps de l'amoncellement de gravats. Ernie. Merde. Il le secoua, tremblant, le gifla et attendit de l'entendre grogner. Il laissa le Poufsouffle de côté, rasséréné, et ils –Fracasseur et lui- continuèrent leur recherches. Puis ils « dépierrèrent » Katie Bell. C'est elle qui avait toussé. Une fois qu'ils l'eurent dégagée, elle s'assit en tailleur sur le sol et tenta de reprendre une respiration normale. Quand elle y parvint elle se releva, décida d'aider Seamus, et envoya Casseur-de-Crâne veiller sur Ernie. Ils ne trouvèrent pas Hannah, mais ils délivrèrent le cadavre aux cheveux blonds de sa tombe improvisée. C'était une petite fille, de douze ou treize ans. Elle avait un serre-tête tordu dans les cheveux, et une robe avec des fleurs, froissée et déchirée. Seamus pensa tout de suite à Cathleen. Sauf que Cathleen n'avait pas le visage défoncé par des kilos de pierre au point d'être méconnaissable. L'enfant avait son sac à côté d'elle, des rouleaux de parchemins éparpillés tout autour, dégoulinant de l'encre échappée des encriers cassés. Il en ramassa un. Elle avait une jolie écriture, très fille : bien ronde, petite et délicate. Un peu comme celle de Cathleen. Il essaie de ne pas y penser. Cathleen est à la maison, elle prend des cours par correspondance, elle est donc hors de danger. Il regarde le nom de la fillette, en haut d'un devoir. Elisabeth Roy-Fischer. Merde ! Son frère Arnold a une année de plus que lui, il jouait comme Poursuiveur à Poufsouffle, ils s'entendaient bien. La petite était à Gryffondor. Son frère l'appelait Sissi, et la moitié de la Tour aussi. Souriante, et qui pose plein de questions. Il l'avait déjà vu, il l'avait même aidé pour son devoir d'Astronomie une fois, mais avec son visage défoncé... Il n'aurait probablement même pas reconnus Dean, son frère, sa sœur ou même Ernie s'ils avaient été à sa place. Il s'éloigne pour vomir, traînant toujours sa jambe douloureuse derrière moi. Il n'a même pas pensé à la soigner. Katie s'en charge pour lui, et il se dirige, encore boiteux mais capable de marcher vers Ernie, tandis qu'elle recouvre le petit corps de sa cape, après lui avoir joint les mains. Il ne peut pas voir ça. Arrivé à côté d'Ernie, il vérifie comment il va. Briseur-de-tête s'en est occupé tandis que Seamus enlevait les débris un par un grâce à sa baguette avec Katie, et il a repris conscience, mais pour l'instant refuse de bouger. Il est allongé sur le dos sur le sol, et regarde le plafond avant d'entendre Seamus.

« - Hé, ça va, vieux ? Tu fais une tête bizarre. » dit-il d'une voix un peu rauque.

« - On a trouvé le corps d'une gamine. Elle a presque l'âge de Cathleen, je la connais un peu et je connaissais bien son frère, Arnold Roy. Elle est bien amochée. » explique Seamus.

Il doit de nouveau s'éloigner pour recracher tripes et boyaux.

« - Et toi ? » demande-t-il en revenant.

« - Hannah ? » biaise Ernie.

« - On a trouvé un badge de préfète, mais pas d'autres traces d'elle. Elle est peut-être assommée quelque part pas loin, ou elle a réussi à rejoindre le noyau du combat. Ce dont je suis sûr, c'est que ce foutu couloir est aussi désert que quand tout a explosé. Je suis à moitié sourd mais il n'y a pas d'éclats de voix et nous sommes toujours en vie. Et ne détourne pas la question. Toi, ça va ? »

« - Le centre de l'explosion n'était pas ici. Tu crois que combien de gens sont morts ? »

« - J'en sais rien, Ernie. Beaucoup trop. Mais réponds à ma question. » gémit Seamus en s'asseyant à côté de lui.

Ernie pose sa tête sur ses genoux et soupire tandis que Seamus passe la main dans ses cheveux.

« - Arrête avec ça, tu me décoiffes. Tant que tu seras là, ça ira, tu sais. » souffle Ernie.

« - Ce n'est pas une réponse. » répond Seamus en souriant, lui caressant pensivement la joue.

« - C'est la mienne. » rétorque Ernie.

OoooooOooooooooooOoooo

« - J'y retourne ! »

« - Hors de question. Tu ne bouges pas, Lee. Et tu as la responsabilité de Cynthia. » fit Angelina Johnson, en le retenant par le bras.

Elle empêchait, avec Danny O'Hara et d'autres, les gens étant dans la Salle sur Demande d'accéder au champ de bataille. La porte, qui était restée ouverte, ne devait servir qu'à ceux qui quittaient les combats, comme cet adolescent couvert de sang. Etroitement surveillés et aidés par quelques adultes : Bill et Fleur Weasley, Nancy Chatterton, Victoria Dobbs, Hugh et June Sanders, Clint Willoughby, Claudia et Maximilian Richard, Ian Cunningham.

« - Je viens aussi. Je veux retrouver Alicia. » fit une petite fille qui était le portrait craché de sa sœur, presque dix ans plus jeune.

« - Y a mon grand frère, là-bas ! Je veux y aller aussi ! » s'écria une fille du même âge que Cynthia avec des cheveux coupés au carré et des dents du bonheur.

« - Personne n'y retourne, c'est clair ? » gronda Danny.

« - Pourquoi ? » demanda Cynthia, les yeux brillant de larmes.

« - On galère déjà assez pour contrôler l'entrée. Personne ne sort. » expliqua Angelina en se passant une main dans les cheveux, mal à l'aise.

« - Sigmund est dehors ! » hurla la fillette à la coupe au carré hystériquement.

« - Comment tu t'appelles ? » demanda Angelina avant de la prendre par les épaules.

« - Ai...leen Hän... Händel. » fit-elle en se mettant à sangloter.

« - Ecoute-moi, Aileen. Il va falloir être forte, d'accord ? Je connais un peu ton frère. Il veut que tu sois en sécurité, non ? Tu es en sécurité, ici. On va te renvoyer à tes parents pour qu'ils s'occupent de toi, d'accord ? » dit doucement la Gryffondor en la regardant dans les yeux.

« - Ils sont m...morts ! Quand les par...parents de Cyn...th...ia ont été tué. Y a que Sigmund qui s'occupe de moi !» renifla-t-elle.

Angelina se souvenait maintenant. Les Händel et les Spinnet étaient sûrement voisins. Les parents d'Alicia étaient morts dans l'incendie magique (donc quasi-impossible à éteindre et causant beaucoup plus de ravages) de leur village, moldu, par les Mangemorts, cette année. Alicia travaillait alors avec elle au magasin de Quidditch de Pré-au-lard, et sa sœur était à Poudlard, par chance. Il devait être arrivé la même chose aux enfants Händel : Sigmund travaillait probablement tandis que sa sœur était à l'école quand le drame s'était produit.

« - Viens. Viens dans mes bras. Tu peux venir aussi, Cynthia. » leur enjoignit Angelina d'un signe.

S'il y a un Dieu sur cette Terre, faites que Sigmund et Alicia soit en vie et bien portants, pensa Angelina avec force tandis que ses bras se refermaient sur les deux petites filles en pleurs.

« - Lee, tu peux emmener les filles boire un chocolat en bas ? »

« - Bien sûr. Passez devant, j'arrive. Vous voyez, là-bas, le garçon avec un pull rouge ? La sortie pour le bar est juste à côté. »

Les petites filles s'éloignèrent, cramponnées l'une à l'autre.

« - Angie... » commença-t-il avec un regard triste.

Pourquoi tout le monde s'acharnait-il à l'appeler Angie pour les mauvaises nouvelles ? La jeune femme frémit. Lee paraissait réellement ému.

« - Qui ? » demanda-t-elle, la voix tremblante, s'appuyant sur le mur.

« - Fred. Je n'en ai pas la certitude, mais... » dit-il sans parvenir à finir sa phrase.

La jeune femme se détourna, comme giflée. Cela faisait trop mal.

« - Katie était en forme quand je l'ai croisée. Je lui ai dit de revenir ici mais elle ne m'a pas écouté, elle est trop têtue. Je n'ai pas vu George ou Ron. Ginny combattait un Mangemort en duo avec la petite Bones. Alicia t'embrasse. Olivier et Charlie sont au fond de la Salle avec une petite équipe sous Assurdiato. Angie, va retrouver les filles. Je te remplace. » détailla Lee Jordan, comme pour se rassurer lui-même, avant de juger qu'elle avait besoin de réconfort.

Elle hocha la tête pour le remercier et partit rejoindre les fillettes en courant, retenant vainement ses larmes.

OoooooooOoooooooooooOoooo

« - Protego ! » réagirent de concert Luna et Drago, un peu trop tard.

Bellatrix se jeta devant eux au dernier moment, quand Narcissa apparut.

« - Occupe-toi d'elle » murmura la Mangemort, si bas que Drago se demanda plus tard s'il l'avait rêvé.

L'éclat vert la percuta. Elle glissa sur le sol, sans vie. Luna hurla avant de tomber à genoux, Narcissa se précipita sur son fils qui tenait fermement la jeune Lovegood contre lui, Lucius baissa sa baguette en voyant sa femme, Greyback attendit ses ordres.

« - Non, non... » chuchotait Luna en passant la main dans les cheveux de Bellatrix.

Ceci n'était pas réel. C'était un cauchemar. Un simple voile flou de Sacozar Bulbeux. Rien d'autre. Narcissa se pencha sur le corps de sa sœur et effleura son visage avec douceur. Même morte, elle détenait encore une étrange beauté, de ces beautés généralement mortelles qui vous font tout oublier.

Narcissa serra Drago contre elle avant de se relever et de se tourner vers son mari, furieuse. C'est étrange comme elle pouvait ressembler à Bellatrix, quand elle se mettait en colère.

« - Notre fils, Lucius ! Notre hé... » commença-t-elle d'une voix stridente qui aurait fait honneur à sa sœur.

« - Tu n'étais pas... » contrecarra le Mangemort.

« - Et alors ? Notre fils ! COMMENT AS-TU PU LEVER LA BAGUETTE SUR LUI ? C'est encore un enfant ! » hurla Narcissa.

« - Il... » se justifia Lucius.

« - Je me moque de ce qu'il a fait ! C'est MON fils ! » cria-t-elle à nouveau.

« - Mais... » tenta-t-il.

« - Ton propre fils ! UN MALEFOY ! Le seul héritier de nos familles ! » s'époumona-t-elle.

Et quand une Black s'époumone, ce n'est pas amusant. Tous ceux qui avaient eu la malchance de croiser le portrait de Walburga -ou l'original, ce qui était pire- en étaient témoins.

« - Je... » reprit Lucius en s'éclaircissant la gorge.

Elle savait qu'elle était vraiment intimidante, comme ça ?

Elle avait beau faire moins d'1.70 m en talons, elle lui donnait l'impression d'être un gosse qui se faisait enguirlander par sa mère. Elle le rendait honteux.

« - Ma sœur l'a protégé ! Elle savait ce qu'il représentait, elle ! » continua-t-elle de hurler.

Et la douleur d'avoir perdu une personne aimée retentit dans sa voix.

« - Il va avoir un enfant de la fille de Lovegood ! » essaya Lucius une dernière fois.

Face à sa femme, le courage avait tendance à lui manquer.

« - Quand bien même ! C'est une Sang-Pure ! Et il nous donnera un héritier ! » rétorqua Narcissa, à bout de nerfs, toujours sur le même ton -qui, sur l'échelle du son, était considéré comme 'dangereux pour l'ouïe'-.

Sa baguette crachait des étincelles rouges et grises de mauvais augure.

Pendant qu'ils se disputaient, Luna pleurait silencieusement, caressant toujours les cheveux de Bellatrix, la tête appuyé contre l'épaule de Drago. Pourquoi ? Pourquoi ? C'était tellement injuste ! Elle devait savoir. A qui demander, maintenant ? Narcissa ? Pouvait-on faire confiance à la femme d'un Mangemort ? La femme de quelqu'un qui a essayé de vous tuer ? Et si elle était... Que dirait Drago ? Comment lui dirait-elle ? Que feraient-ils ?

Elle sentit qu'il passait son bras autour de sa taille et se sentit coupable. Méritait-elle son affection ? Elle ne lui mentait pas certes, mais l'omission n'était pas très honnête non plus. Et Luna était de nature foncièrement sincère. Et c'était cruel de ne rien dire à Drago. Même si elle n'appréciait pas particulièrement l'excuse fumeuse qu'il avait trouvée pour essayer de les sortir de là. Enfin, grâce à Narcissa, elle pensait pouuvoir rester en vie. Mais cette idée de Drago... Ça marcherait pendant un temps, certes, mais après ? Après, il vaudrait mieux avoir gagné la guerre, voilà.

« - Ne t'inquiète pas. Tout s'arrangera. » murmura son compagnon à son oreille, rompant le fil de ses pensées.

Tout peu s'arranger, oui. La façon la plus rapide pour cela ? Mourir. Elle espérait réellement ne pas en arriver là.


On rejoue au jeu des questions ? Certaines de la dernière fois ne sont pas élucidées je crois mais j'ai maintenant la trame de mon histoire (enfin, du Drago/Luna plus particulièrement.) Donc je connais quasiment toutes les réponses. Que pensez-vous du Seamus et d'Ernie ? De la réaction euh... particulière de Bellatrix ? (Vous aurez des explications plus tard, si ça peut vous rassurer) De ma vision assez particulière de Ginny (je tiens particulièrement à éviter de lui donner le rôle de princesse attendant son prince charmant/gamine en détresse qui n'a pour rôle que d'aimer Harry de sa 1ère à dernière année qu'on lui a donné dans les films) ? Vous ne trouvez pas Lucius un peu excessif ? (C'est son fils, quand même !) Narcissa n'a pas vraiment apprécié, elle... Cela vous surprend ? Et la réaction de Luna ? Qu'est-ce-qu'elle veut demander ? Pourquoi ne pas le demander à Drago ? Pourquoi avoir peur de sa réaction ? Pourquoi est-elle inquiète de la réponse ? Que va-t-il se passer ? J'ai pensé tuer tout le monde pendant l'explosion, mais ça aurait été un peu rapide... Ou que dites-vous d'une trêve entre les deux camps ? Qui ne rêve pas de pique-niquer avec Voldy sur la pelouse de Poudlard avant de jouer à la Balle-aux-Morts ? C'est une Balle-aux-Prisonniers classique, mais quand tu es touché, au lieu d'être prisonnier, et ben... on t'avada kedavra. Cool, non ? Il faut vraiment que j'y réfléchisse... (Vous venez de comprendre que l'auteure de cette fic est totalement perchée... Bonne chance.) Des volontaires pour ma Balle-aux-Morts ? Pour une review, alors ?