Chapitre 2 : Soupçons :
Merci à tous ceux qui ont lu, commenté, mis en follow ou en favoris cette histoire.
Je vois que le premier chapitre a pas mal intrigué, j'espère que la suite vous plaira.
Merci à Ignis et à la guest anonyme pour vos reviews et les compliments et non, nous ne te jugerons pas guest anonyme ;)
Un petit rating M pour ce chapitre
Pimpiericky.
Castiel observait la maison de Dean. En fait, il l'observait depuis quatre jours, quatre jours au cours desquels Dean n'était pas sorti de chez lui, sa voiture restant devant sa maison, quatre jours après leur fou moment de sexe, quatre jours durant lesquels Castiel n'avait pas arrêté de se repasser ce souvenir en boucle, il ne pouvait plus passer devant son comptoir de cuisine sans repenser aux mains de Dean, à sa bouche, à son regard, à ce qu'il lui avait fait et à tout le plaisir qu'il avait ressenti et à toute son intensité. Il était clairement obsédé par tout cela et par son voisin. Castiel était intrigué par son comportement. Il était changeant, c'était le moins qu'on puisse dire, il l'avait menacé puis il lui avait fait l'amour comme un possédé… et maintenant, silence radio, Dean se terrait chez lui. L'écrivain ne dormait pratiquement plus, voulant aller le voir mais sans savoir quoi lui dire.
Un matin, Dean sortit enfin et Castiel le vit en train de fermer sa porte. Il s'éclipsa de chez lui mais quand Dean l'aperçut, il se déroba et partit en trombe vers l'Impala. Castiel était extrêmement frustré et attendit son retour qui eut lieu vers midi. Il alla à sa rencontre mais Dean l'ignora et rentra chez lui en hâte.
Castiel n'en pouvait plus, à quoi jouait Dean, ils étaient deux adultes consentants, peu importait ce qu'il avait à lui dire, il pouvait l'entendre.
Le lendemain, il ne tenait plus et alla voir son étrange voisin. Il sonna et comme il s'y attendait, il ne répondit pas. Il insista et se mit à crier :
-Dean, je sais que tu es là, réponds-moi s'il-te-plait ! Je ne partirai pas tant que tu ne m'auras pas ouvert !
Dean apparut tout à coup, l'air essoufflé.
- Arrête ton bordel ! Qu'est-ce que tu veux Novak ?
-On peut aller à l'intérieur ? Je veux te parler, faisant mine d'entrer dans la maison.
Dean le bloqua net.
-Qu'est-ce que tu veux Novak ? insista-t-il.
-Tu ne me laisses pas rentrer ?
-Qu'est-ce-que-tu-veux- ? en insistant bien sur les syllabes pour que Castiel comprenne sa question, en l'empêchant toujours d'entrer.
-J'aimerais qu'on parle, je te l'ai dit et j'aimerais le faire à l'intérieur Dean.
-On est très bien dehors et je n'ai pas envie de parler, je ne suis pas une gonzesse.
Il s'avança vers Castiel, le regard chargé de désir.
-Qu'est-ce que tu veux Cas, hein ?
Ce surnom, encore, pensait Castiel.
-Tu veux qu'on baise encore une fois ?
Ses paroles étaient crues et faîtes pour le repousser mais son regard ardent posé sur Castiel montrait qu'il en avait très envie.
Castiel ne répondait pas. Que pouvait-il dire ? Il n'était pas venu pour cela mais il en mourait d 'envie, il ne pouvait pas résister à Dean.
Celui-ci s'avança encore jusqu'à ce que Castiel bute contre l'Impala. Il lui déboutonna son pantalon, le lui baissa et glissa sa main dans son boxer. Il attrapa la verge déjà en attente du contact de Dean et exerça une pression de ses doigts. Castiel gémissait.
-C'est ça que tu veux ? en sortant un préservatif de sa poche.
Castiel hoquetait de plaisir. Il était au bord de l'implosion quand il fut pris de colère. Il en avait marre que Dean l'utilise à sa guise, qu'il lui parle ou couche avec lui quand il voulait et où il voulait. Alors, il l'embrassa tout en lui faisant enlever la main de son sexe. Il baissa complètement son pantalon et son boxer et les ôta. Il fit assoir Dean sur le capot de l'impala après lui avoir fait la même chose alors que celui-ci le regardait faire, fasciné. Castiel se prépara à l'aide de ses doigts qu'il avait au préalable sucés devant Dean, qui contemplait le spectacle. Castiel prit appui sur ses genoux, sur le capot, au-dessus de Dean et attrapa le sexe de celui-ci et y déroula le préservatif pour venir s'empaler de lui-même. Castiel prenait le contrôle, il menait la danse, choisissant le rythme, la profondeur de la pénétration, la fréquence, et il adorait la sensation, cela le grisait d'avoir du pouvoir sur Dean, cet homme si sûr de lui… Dean n'avait d'ailleurs pas l'air de s'en plaindre, bien au contraire. Ils eurent leur orgasme presque simultanément et Castiel s'écroula sur le torse puissant de son amant, toujours vêtu de sa chemise. Il resta là un moment, sans que Dean ne puisse se retirer de son corps, ne voulant pas le laisser filer une fois de plus. Dean le laissa faire un moment puis il le repoussa doucement, se retira et se leva, se rhabillant. Il allait pour partir, dos à Castiel, quand celui-ci lui attrapa le bras.
-Cas, pas maintenant, je…je t'en prie, sans se retourner.
Castiel fut surpris de son ton suppliant et le trouva si vulnérable à cet instant qu'il le laissa rentrer chez lui sans discuter.
Il fit de même, perturbé par ce qu'il venait de se passer et eut un déclic. Dean l'inspirait, il voulait écrire un livre, une enquête policière, il avait essayé adolescent et cela lui avait plu. Il avait vraiment envie de le faire, Dean était un tel mystère, il voulait créer une enquête autour de sa personnalité. Il commença à écrire et ne s'arrêta plus.
Le lendemain, Castiel tapait encore des idées pour son livre sur son ordinateur quand on sonna à sa porte. C'était Dean. Castiel le fit rentrer. Dean semblait avoir du mal à commencer à parler.
-Tu comptes me parler un jour Dean ou on va rester là encore longtemps ?
-Ok, je… je ne devrais même pas être là…
-Oui, mais tu es là, pourquoi ?
-Tu sais pourquoi.
-Parce que tu es vraiment attiré par moi ?
-Plus que je ne le voudrais…
Castiel savait qu'il avait tiré le maximum de Dean pour le moment, qu'il n'obtiendrait rien de plus sans le braquer et le voir à nouveau partir. Il sentait la sincérité de Dean et lui attrapa la main pour l'entraîner dans sa chambre. Ce fut une fois de plus un moment brûlant entre eux. Les trois fois qu'il avait couché avec Dean avaient été exceptionnelles mais ce qui avait le plus plu à Castiel fut le moment où il avait voulu changer de position et s'était mis de dos, dans une position des plus aguichantes et que Dean lui avait dit gêné qu'il préférait le voir. Castiel avait été ému de la manière dont il ne l'avait encore pas quitté des yeux durant tout le temps de leurs ébats. Et, là, une fois n'était pas coutume, il restait avec lui, laissant l'écrivain s'accrocher à sa taille et poser sa tête sur son torse.
-Tu écris quoi comme genre de bouquins ?
-J'ai écrit deux trilogies sur les relations amoureuses entre deux personnages gays qui s'aiment et se déchirent.
Dean se mit à rire.
-Ne me dis pas qu'un de ces persos, c'est toi ?
Castiel fit la moue.
-Ok, c'est le cas. Alors comme ça tu écris des romans à l'eau de rose ? en se moquant légèrement.
-Dean ! j'écris sur la vie, l'amour, c'est…
-C'est hyper « cucul la praline », en riant.
Castiel jouait les vexés mais aimait entendre rire Dean, il avait l'impression que ça ne devait pas lui arriver souvent.
-As-tu au moins un perso bi dans ton histoire ? Que ça ajoute un peu de piment.
-Pourquoi ?
-Ça crée plus de possibilités, c'est l'avantage d'être bi.
-Et, tu l'es ? demanda Castiel avec curiosité.
-Oui, je m'intéresse aux deux sexes…
Castiel était heureux, il avait enfin obtenu une information personnelle sur Dean même si ce n'était pas quelque chose qui lui plaisait réellement, lui, n'avait jamais connu de femmes, il n'avait jamais été attiré par elles et il se demandait si quelqu'un de bisexuel pouvait se contenter d'un seul sexe, en finir avec l'autre. Puis, il se dit qu'il était ridicule de raisonner ainsi, la fidélité était dure pour tous mais quand on aimait vraiment… mais à quoi pensait-il, Dean et lui n'en étaient pas là et ne le seraient sûrement jamais.
Dean le tira de ses pensées.
- Enfin, c'est pas le tout, je dois m'en aller.
-Non, reste un peu, s'il-te-plait…
-Non Cas, je dois y aller…
-S'il te plait… tout en retirant le drap et embrassant son ventre, puis son bas ventre.
-Cas, arrête, je dois vraiment y aller…
Castiel léchait par à-coups le sexe déjà au garde à vous de Dean.
-Oh, Cas, non… en haletant.
-Oui… tout en continuant ses caresses de sa langue experte
-Non... a-arrête, s'il te plait, il faut ah, que j'y a-aille ah… haletait-il.
-Arrête-moi ! et il engloutit le membre de Dean jusqu'à la garde.
Dean ne pouvait plus réfléchir et encore moins partir, perdu dans l'extase des sensations que lui offrait la bouche vorace de Castiel. L'orgasme qui lui traversa le corps lui fit pratiquement arracher les cheveux du brun qu'il caressait de sa main. Dean était épuisé et finit par s'endormir. Il se réveilla dans la nuit et vit Castiel endormi à côté de lui. Il sourit en regardant ce visage qu'il commençait à connaître par cœur. Il le contemplait en redessinant de ses doigts son nez, ses joues et sa bouche jusqu'à ce qu'il réalise qu'il faisait nuit. Mais quelle heure était-il ? Il jeta un œil au radioréveil de Castiel.
Une heure du matin ! Cela faisait six heures qu'il était là ! Il se redressa et se leva du lit, réveillant Castiel au passage. Il attrapa son jean et son t-shirt et les enfila.
-Dean ? Qu'est-ce que tu fais ? à moitié endormi.
-Il faut que je parte ! d'un ton affolé.
-Quoi ? à... une heure du matin? voyant l'heure affichée sur son réveil. Mais... reste.
-Non Cas !
Son ton ne laissait aucune place à la contradiction et Castiel se tut, blessé. Dean se baissa et l'embrassa sur la joue, lui chuchotant "à bientôt" avant de sortir de la chambre à toute vitesse. Castiel n'y comprenait plus rien, ils avaient partagé autre chose que du sexe cette fois, il avait cru que Dean se laisserait aller et maintenant, voilà qu'il partait en pleine nuit, le laissant comme un con. Qu'est-ce que pouvait cacher son amant ? Il l'avait laissé là, oui, mais pour aller où à cette heure ? Il jeta un œil dehors par la fenêtre de sa chambre et vit Dean refermer sa porte. Il l'avait laissé pour retourner chez lui ? Cela n'avait aucun sens ! Avait-il pris peur ? Peut-être ne voulait-il pas se réveiller à ses côtés ? C'était un petit peu extrême quand même; en même temps, Dean était quelqu'un d'extrême. Castiel ne pourrait plus s'endormir. Il s'installa dans son salon et se remit à écrire, il avait là matière à décrire le comportement du suspect de son enquête policière. Écrire lui permettrait d'évacuer ses frustrations par rapport à Dean.
Le lendemain, ni lui ni Dean ne sortirent de chez eux.
Mais, le jour suivant, celui-ci tapa à la porte de Castiel.
-Tiens, monsieur courant d'air !
-Cas…
-Rentre si tu veux, d'un ton las.
-Non, je ne peux pas rester longtemps.
-Comme c'est étonnant…
-Je dois vraiment y aller mais on se reverra.
-Oui, la prochaine fois que tu auras envie de me baiser.
-Cas…
-Laisse tomber Dean, j'aimerais juste qu'on fasse un truc ensemble.
-On fait plein de trucs ensemble, avec un sourire coquin.
-Je ne te parle pas de sexe, je te parle d'un moment ensemble, à regarder la télé ou je ne sais pas… un moment où tu ne partiras pas en courant, un moment simple tous les deux, tu sais, je suis seul toute la journée, toi aussi, on pourrait… laisse tomber, devant le silence de Dean.
-J'y réfléchirai Cas, je ne te promets rien mais j'y réfléchirai.
-Ok, n'y croyant pas trop.
Trois jours plus tard, Dean tapa à sa porte avec un pack de bières et un dvd.
-Je me disais que ça serait cool de voir un film.
Castiel était ravi, il appréciait l'effort.
Ils s'installèrent et regardèrent « L'arme fatale » que Castiel ne connaissait pas.
-Comment ça ? Mel Gibson ? Il sait tout faire.
- Non, les films de ce genre, ce n'est pas vraiment mon truc.
-Ouais, c'est vrai que vu ce que tu écris, ton genre c'est plus « quand Harry rencontre Sally », c'est ça ?
-Pas forcément, Thelma et Louise est mon film préféré.
-Quoi ? Ne me fais jamais le coup de "Je suis Thelma et toi Louise et on va lever les mains et sauter de cette falaise ensemble…" en riant.
Castiel aimait ce moment avec Dean. Le voir parler de ce qu'il aimait, lui poser des questions. Et il eut envie d'en savoir plus sur lui.
-Tu sais que je suis écrivain mais moi je ne sais même pas ce que tu fais dans la vie.
-Je répare et entretiens des voitures de luxe pour des clients extrêmement riches.
-Vraiment ?
-Oui, ils m'appellent quand ça leur chante et je fais le boulot. Ça me laisse du temps libre et c'est bien payé.
-Pourquoi ils t'appellent toi ?
-Merci Cas.
-Je veux dire, ils ne préfèrent pas un garage ?
-Ces types sont pêtés de tunes, ils ont leurs propres garages, ils ont juste besoin de la main d'œuvre et je suis le meilleur, avec un grand sourire.
-Tu es bien payé au point de t'offrir une maison pareille ?
Castiel voulait en savoir plus vu qu'aujourd'hui Dean n'était pas braqué comme à son habitude.
-Je l'ai payée grâce à un héritage, en se renfrognant.
-Est-ce que toi aussi tes parents sont morts ?
-Cas, c'est un interrogatoire ?
-Non, mais toute ma famille est morte, avoua à demi-mots Castiel. je voulais juste savoir si c'était ton cas aussi.
Dean s'était crispé au mot famille.
-C'était agréable Cas mais là, je dois partir.
Castiel était déçu. Apparemment, il était allé trop loin. Il tenta une autre approche :
-Tu ne prendras même pas de dessert ? de manière coquine.
-Cas, ça ne marchera pas à tous les coups ça. Et puis, c'est toi qui voulais qu'on fasse autre chose pour changer. Bonsoir.
-Bonsoir Dean.
Castiel se sentait frustré et ennuyé.
Les jours passaient, parfois Castiel voyait Dean, parfois non. Mais Castiel était de plus en plus préoccupé, il observait la maison de Dean par la fenêtre tout le temps. Il ne comprenait pas, depuis plus de deux mois qu'ils se connaissaient et un peu plus d'un mois qu'ils couchaient ensemble, il n'en savait pas beaucoup plus sur lui et surtout, il n'était jamais rentré chez lui et cela le perturbait.
Il finit par lui demander :
-Dean, pourquoi tu viens toujours ici ? Pourquoi pour une fois, je ne pourrais pas venir moi, chez toi ?
-Je me sens bien ici.
-Dean, je ne te brusque pas, je voudrais juste voir à quoi ressemble ta maison.
-C'est une déco simple.
-S'il te plait… avec des yeux de chien battu.
-Ok. Viens demain soir, on se regardera le match ensemble.
Ce qu'ils firent le lendemain. Mais Castiel n'avait pas vu grand-chose de la maison mis à part qu'elle était impersonnelle, aucune photo, aucun objet souvenir, seules les pièces auto trainant sur la table montraient que Dean habitait ici. Mais il ne lui avait pas montré toutes les pièces et l'avait raccompagné dès le match fini car il devait partir très tôt le lendemain matin pour une réparation de limousine. Castiel avait été rassuré même si certains détails le dérangeaient encore.
Deux mois qu'ils couchaient ensemble et Dean avait toujours le même comportement, il ne restait que pas ou très peu après leurs ébats même s'il était de plus en plus tendre, sans qu'ils aient perdu de leur passion. Castiel commençait à en avoir vraiment marre mais ne pouvait pas se passer de Dean, de sa présence, de son rire, de ses caresses, de sa voix, de ses discussions même sur des choses banales, de ses lèvres, de ses yeux, du sexe toujours aussi bon avec lui. Pour toutes ces raisons et bien d'autres, bien qu'il ne savait pratiquement rien de lui et que cela commençait à lui peser, il laissait Dean profiter de lui où et quand cela lui chantait car il préférait cette situation loin d'être idéale plutôt que de le voir sortir de sa vie.
Il continuait à l'espionner de sa fenêtre même si cette "surveillance" ne lui apportait pas plus de réponses et qu'elle lui donnait parfois l'impression d'être un fou.
Mais, un soir, vers deux heures du matin, alors qu'il travaillait sur son livre, il aperçut Dean monter dans sa chère Impala. Et il n'était pas seul. Il ne voyait pas très clairement dans la nuit mais il semblait y avoir quelqu'un d'assoupi avec la tête collée contre la vitre sur le siège passager. Des cheveux longs collés à la vitre plus exactement, mais il ne voyait rien de plus de là où il était. Qu'est-ce que cela signifiait ? Dean était-il avec une femme ? La voiture démarra et s'éloigna. Ramenait-il une femme chez elle après avoir fait l'amour avec elle ? Il lui avait dit qu'il était bisexuel et rien ne pouvait lui affirmer que Dean ne profitait pas de sexe auprès de quelqu'un d'autre que lui. Pourtant, il avait l'air de tenir à lui, dans ses gestes, ses regards, dans ce qu'il laissait transparaître alors même qu'il avait l'air de lutter contre lui-même. Mais peut-être s'était-il imaginé tout ça, confondu ses rêves et la réalité, peut-être n'était-il que du sexe, un parmi tant d'autres… Castiel surveilla l'allée à travers sa fenêtre et ne s'endormit qu'à cinq heures. Quand il se réveilla quatre heures plus tard, l'Impala avait retrouvé sa place.
Le lendemain soir, Dean sonna chez Castiel. Celui-ci était en colère, ce que remarqua tout de suite Dean.
-Qu'est-ce qui t'arrive ? inquiet.
-Oh, rien, Dean. J'aimerais savoir, tu es venu pour quoi ce soir ?
-Tu me fais quoi là, Cas ?
-Pour me baiser ? Pour me baiser avant d'aller voir quelqu'un d'autre ? Tu as une sacré santé parce qu'avec tout ce que tu me fais, je me demande comment tu fais pour assurer avec les autres aussi.
-Qu'est ce que tu racontes ?
-J'en sais rien Dean mais ton comportement est bizarre, tu me caches des choses, tout même, tu pars toujours tellement vite et maintenant je te vois avec une femme dans ta voiture en pleine nuit ! Que veux-tu que je crois ?
Et là, Dean s'emporta, son regard se fit dur.
-Tu m'espionnes Cas ! Hein ! Qu'est ce qui te permet de faire ça ? On n'est pas un couple Cas, on n'est pas dans un de tes romans, je ne te dois rien et toi non plus ! On n'est pas un couple c'est clair ? Ça n'arrivera jamais, jamais ! Je ne veux personne dans ma vie ! Alors je baise avec qui je veux ! Tu comprends ?
Il l'avait attrapé et le secouait.
-Tu comprends Cas ?
Castiel ne répondait pas. Il était un peu choqué mais le pire était que les yeux de Dean exprimaient autre chose. Emplis de tristesse, ses yeux trahissaient la fausseté de ce que ses paroles et ses gestes essayaient de lui faire comprendre. Dean le lâcha et partit en murmurant:
-On a aucun avenir ensemble…
Cette phrase sonnait vraie par contre.
Il se dirigea vers sa voiture sous le regard de Castiel et s'en alla avec celle-ci. Castiel resta là un moment, cherchant à comprendre son comportement. Il s'était emporté quand il avait compris qu'il l'avait espionné, quand il avait parlé de cette femme. Il se repassait tout ce qu'il avait appris et observé sur Dean depuis qu'ils étaient voisins et fut pris de la soudaine et folle envie d'aller dans sa maison. Il n'avait jamais voulu lui ouvrir sa porte à part pour ce match et même là, il ne l'avait pas laissé voir grand-chose et l'avait renvoyé chez lui.
Il fracassa la fenêtre du salon de Dean et pénétra dans la maison. C'était complètement fou et Dean allait le lui faire payer mais il n'en avait rien à faire, il devait savoir, en apprendre plus sur lui, cela l'obsédait trop. Il se retrouva dans le salon et ne vit rien de plus que la dernière fois. Des pièces auto trainaient toujours sur la table, pas de photos… Il alla dans la cuisine et son regard fut attiré par des livres.
Dean lecteur ? Il s'approcha et réalisa que c'étaient ses livres. Dean avait acheté et apparemment lu, vu que des pages étaient cornées et qu'il y avait un marque-page, ses romans. Enfin, les trois premiers, ceux qu'il aimait. Il avait un jour parlé à Dean de sa deuxième trilogie qu'il regrettait d'avoir écrite. Cela le touchait énormément. Il n'était pas fan de lecture, encore moins de ceux de ce genre-là mais il les avait lus, pour lui, pour savoir qui était Castiel Novak. Il eut envie de partir et de laisser l'intimité de Dean tranquille, se trouvant ridicule, quand il vit une petite commode dans l'entrée qui n'y était pas quand il était venu. Il y avait des clés pendues au-dessus et il les essaya une à une pour pouvoir ouvrir la commode verrouillée. A l'intérieur, une arme à feu. Pourquoi en avait-il l'utilité ? Castiel était nerveux, il ne savait même pas de combien de temps il disposait, Dean pourrait rentrer d'un moment à l'autre, mais il avait besoin de réponses. Alors, il continua son exploration. Après avoir fouillé la chambre de Dean sans résultat, il prit les escaliers menant au sous-sol.
L'ampoule éclairait très faiblement l'endroit. Ce sous-sol avait l'air très vaste, tout autant que les pièces supérieures. Il arriva en bas et vit une porte dans le fond. Une porte avec une fenêtre de la forme d'un hublot. Il s'approcha, nerveux. L'intérieur de la pièce était sombre mais il apercevait des formes. Il lui semblait qu'il y avait un grand lit un peu plus loin de la porte. Quelqu'un était allongé dessus, de dos, enroulé dans des couvertures, quelqu'un avec des cheveux longs... Était-ce la femme qu'il avait vue la veille ? Il s'éloigna de la porte fermée et vit sur le côté un interrupteur et une clé.
Sa curiosité l'emporta sur la peur qu'il ressentait. Il se saisit de la clé et alluma la lumière…
à suivre... ah ah ah... cliffhanger!
