Chapitre 5 : à l'origine des maux :

Je me répète encore et toujours mais un grand merci à tous ceux qui accordent de leur temps à cette fic en la lisant et / ou la commentant.

Merci pour ta review Shiki c'est moi qui suis ravie que tu aies découvert ma fic et que tu trouves cette histoire aussi belle. Merci beaucoup !

Un petit chapitre avec plusieurs points de vue, j'espère qu'il vous plaira…

Pimpiericky.

Sam Winchester résidait au Centre Psychiatrique de Philadelphie depuis quatre mois. Un patient comme tous les autres pour Chuck Shurley, interne qui assistait le Dr Mosley Missouri , mais un patient qui le touchait peut-être encore un peu plus que les autres. Il y avait quelque chose de si fragile en lui. Et ce frère qui venait tous les jours. Ainsi que ce type bizarre que le Dr Mosley connaissait. Missouri, elle voulait qu'il l'appelle Missouri, devait-il se répéter tous les jours. Cet homme téléphonait également quotidiennement. Il avait d'ailleurs du mal avec son téléphone portable, il ne devait pas être habitué au tactile car Chuck avait un jour surpris la secrétaire du centre mettre le haut-parleur. On l'entendait dans tout l'accueil hurler qu'il ne pouvait pas faire le un, ne pouvant plus accéder à son clavier, la secrétaire et sa collègue se moquant allègrement de lui.

Le Dr Shurley se rappelait de l'arrivée fracassante des Winchester. Le frère aîné avait porté le patient dans ses bras, refusant de le lâcher, une souffrance dans les yeux qui ne laissait guère de doute sur la vie qu'ils avaient dû mener. Bon nombre de malades restaient seuls ici, bien souvent Chuck voyait les membres de la famille venir de moins en moins rendre des visites, parfois personne ne venait plus du tout. Mais pour Sam Winchester, c'était différent. Son frère ne le lâcherait jamais et cela rendait Chuck heureux, qu'il reste des gens courageux prêts à endurer la maladie pour soutenir ceux qu'ils aimaient. Il ne jugeait pas ceux qui abandonnaient, qui n'y parvenaient pas car vivre auprès d'un malade avec ce type de pathologies était difficile. Voir ses proches dans un tel état était à la limite du supportable. Il le savait. Au lycée, il avait vécu une histoire d'amour avec une adolescente de son âge qui était fan de petites nouvelles qu'il écrivait pour son plaisir. Mais il se rendit vite compte que son « engouement » n'était pas normal et relevait d'une pathologie. Malheureusement, sa Becky avait fini par succomber à une attaque mais elle continuait à travers le souvenir qu'il gardait d'elle à le motiver tous les jours à devenir un bon psychiatre. Il voulait aider et apaiser les patients.

Aujourd'hui, le Dr Mosley et lui avaient une séance avec Sam Winchester. Le frère, Dean, était là bien sûr. Il parlait avec sa chef. Chuck s'approcha assez afin de pouvoir les entendre.

-Ses séances se passent relativement bien mais pour faire des progrès, nous devons trouver la cause Dean, ce qui l'a fait basculer.

Chuck se souvint que Dean avait demandé à ce qu'on l'appelle par son prénom.

-Castiel m'a parlé.

-Castiel ? l'interrogea Dean, visiblement troublé.

Chuck voyait à quel point ce prénom, décidément aussi bizarre que celui auquel il appartenait, faisait réagir Dean. Ce type en face de lui et de Missouri ressentait quelque chose de fort pour ce Castiel mais étrangement, il le tenait à distance. Peut-être parce qu'il l'aimait justement. Les êtres humains étaient si complexes, se disait Chuck.

-Oui, il m'appelle tous les jours. Il sait que vous ne voulez pas de sa présence ici mais…

-Il a raison, tout ça ne le concerne pas, je ne veux pas qu'il s'en mêle, exigea-t-il en se renfrognant.

-On ne contrôle pas toujours tout Dean, cherchant à le comprendre.

-Vous êtes la psy de mon frère, pas la mienne.

-Cela pourrait être intéressant.

Devant l'air vexé de Dean, elle se reprit :

-C'est aussi important pour votre frère que vous soyez équilibré Dean.

Il baissa la tête, ignorant sa remarque et mettant ainsi un terme à cette conversation.

-Chuuuuck ! hurla Missouri qui n'avait visiblement pas remarqué sa proximité. Venez, nous irons voir Mr Winchester tout à l'heure.

-Et par rapport à ce que m'a expliqué Castiel qui s'est montré un peu plus bavard que vous, si je ne me retenais pas à cause de mon professionnalisme jeune homme, je vous en collerai une…

-Hé ! s'exclama Dean choqué.

-Quand est-ce que vous alliez me parler de votre père Dean ?

-Il n'y a rien à dire.

-Non, juste que peut-être que votre père a cru des choses à propos de votre mère et de sa mort qui étaient fausses.

-Et ?

-Sa perception de la réalité semblait altérée, il n'avait peut-être pas toute sa raison.

-Oui, elle était partie au fond de son whisky, répondit Dean avec amertume.

-Il peut y avoir une question d'hérédité dans ce type de troubles Dean. Il faut découvrir si c'est le cas ici.

L'aîné des Winchester semblait mal à l'aise. Il s'apprêtait à partir quand Missouri l'interpella :

-Et pour notre cher monsieur Novak, c'est un grand garçon Dean et vous ne pouvez pas décider à sa place. Et vous devriez être moins borné, vous en seriez plus heureux.

Dean la fustigea d'un regard noir qui ne fit pas ciller une seconde Missouri mais qui pétrifia Chuck.

XXXX

Castiel avait conservé cette habitude d'observer par la fenêtre la maison de Dean, cette maison dont il ne savait pas à l'époque quel lourd secret elle abritait. Et en ce début de soirée, quelle ne fut pas sa surprise de voir l'Impala garée devant comme avant… Cela faisait plus de quatre mois qu'il ne l'avait pas vu, il n'était plus revenu depuis l'internement de Sam… Cela le bouffait. Il appelait Missouri pour avoir des nouvelles sachant qu'avec Dean ce n'était pas la peine. Devait-il y aller ? Devait-il prendre le risque de le voir ? Comment Dean allait réagir ? Il ne pouvait pas le laisser filer sans l'avoir vu… Il s'approcha de l'entrée, hésitant encore et sortit. Dean était là. Dean s'apprêtait à taper à sa porte.

Ils se regardèrent intensément… Sans un mot, Dean l'embrassa fougueusement, Castiel l'entraîna à l'intérieur et lorsque le baiser s'arrêta, Castiel lui sauta dessus, entourant sa taille de ses jambes. Leurs corps pressés l'un contre l'autre, ils ne prirent pas la peine de se déshabiller, ouvrant simplement ce qui avait besoin de l'être.

Ils avaient un besoin pressant l'un de l'autre. Castiel savait que Dean communiquait par le sexe. Et il lui transmettait son besoin de lui malgré tout. Malgré le fait qu'il l'avait chassé, malgré son attitude… Au bout d'un moment, les coups de rein se firent de plus en plus puissants, les deux hommes atterrirent sur le sol, Dean ne pouvant plus supporter Castiel. Dean s'effondra sur lui dans un râle puissant et Castiel l'entendit lui murmurer « tu m'as manqué ». Pour Dean, cela équivalait à une déclaration d'amour.

Castiel était profondément touché. Il lui laissa un moment puis il écarta son visage, le regardant intensément et l'embrassa.

Dean se retira et s'allongea à côté de Castiel. Celui-ci prit la parole.

-Tu m'as surpris…

Devant le regard interrogateur de son amant :

-De venir je veux dire.

-Je sais que tu te préoccupes de nous. Le Dr Mosley m'a dit que tu prenais des nouvelles de Sam, que tu t'inquiétais pour lui et …. pour moi… se sentant gêné.

-Dean, tu… tu comptes pour moi, en lui mordillant le lobe de l'oreille.

Il ne voulait pas lui dire qu'il l'aimait, Dean n'était pas prêt pour ça. Dean le regardait, l'air troublé mais ne répondit rien. Ils restèrent côte à côte un long moment, profitant du calme… Puis le jeune homme se leva.

-Tu pars ? lui demanda Castiel avec inquiétude et une pointe de désespoir dans la voix.

-Je venais juste chercher des affaires mais il faut que je retourne là-bas, dos à lui.

-Je sais que tu dois rejoindre Sam mais dois-tu partir de suite ?

-C'est mieux ainsi Cas.

-Tu crois ? Pour toi peut-être, se mettant face à lui, vexé.

-Dis pas ça, si je fais ça c'est aussi pour toi. Surtout pour toi. Je n'aurais peut-être pas dû venir te voir mais je n'ai pas pu m'en empêcher.

-Alors, ne t 'en empêche pas ! s'exclama Castiel, avec un regain d'espoir.

-Quoi ?

-Je veux venir avec toi, je veux être avec toi pour te soutenir, je voudrais être là pour toi et ton frère, et…

-Cas… c'est pas une bonne idée

-Pourquoi ? Parce que tu n'as pas le courage d'assumer ce qu'il y a entre nous ? Parce que je ne suis pas qu'un simple plan cul et que ça te fait peur ?

Dean ne répondit pas.

-Je veux être là pour vous, Dean laisse-moi une place dans ta vie… dans votre vie.

-Tout pourrait très mal se terminer Cas.

-Oui la vie est ainsi Dean, on ne sait pas de quoi est fait demain mais je sais que je ne te laisserai plus partir sans moi.

Pour toute réponse, Dean se pencha et l'embrassa. Castiel savait qu'il avait gagné.

Le lendemain, ils arrivaient ensemble à la clinique.

Castiel remarqua tout de suite le sourire en coin de Missouri quand elle les aperçut. Elle semblait heureuse pour eux.

-Dean, je voulais vous voir justement.

-Un problème avec Sam ? s'affola-t-il.

-Mais non, on vous aurait appelé enfin! Pour qui me prenez vous ?

-Qu'est -ce qu'il y a alors ?

-A notre dernière séance, j'ai reparlé de votre père et plus encore de sa paranoïa à votre égard et Sam a tout de suite laissé Lucifer prendre le dessus.

-Et c'est censé être bon signe ?

-Non mais John Winchester est lié à ce qui est arrivé à Sam car il s'est automatiquement protégé Dean. On approche de l'origine de son mal.

-Mon père était en prison à cette époque

-Vous en êtes sûr Dean ?

-Il n'a jamais cherché à nous contacter.

-Vous devriez le vérifier…

Castiel se lança immédiatement dans des recherches à la bibliothèque non loin du centre, ils appelèrent plusieurs personnes au tribunal de Lawrence au Kansas, aux prisons dans lesquelles avait été incarcéré le père de Dean et de Sam, ils retracèrent tout son parcours et ne découvrirent plus rien après sa sortie quelques temps avant ce qui était arrivé à Sam. Libéré pour bonne conduite car il avait eu un comportement exemplaire et avait trouvé refuge dans la religion qu'il avait apparemment étudiée de près durant ces années d'incarcération.

-Dean, peut-être que Missouri a raison sur ton père.

-Oui mais enfin il aurait trouvé Sam aussi vite, qui nous avait adopté sans me contacter, c'est impossible Cas.

-Et tu es sûr que Sam n'avait pas de contacts avec lui ?

-Pourquoi Sam aurait cherché à le contacter ? légèrement agressif. Son père était un sujet sensible…

-Je ne sais pas Dean, tu sais des fois…

-Il me l'aurait dit.

-Peut-être pas s'il avait peur de ta réaction ou que tu lui interdises de le revoir pour le protéger, il voulait peut-être comprendre Dean…

Il semblait réfléchir à cette possibilité non sans avoir du mal à l'accepter.

-Dean, je sais ce que tu te dis mais…

-Nous devons le retrouver, s'il a un quelconque rapport avec ça, je veux le savoir.

Ils firent d'autres recherches mais ne trouvèrent nulle trace de John Winchester.

Castiel ressentait la frustration de Dean et ils appelèrent Missouri.

Deux jours plus tard, le Dr Mosley les contacta. Dean et Castiel étaient au motel où Dean avait posé bagages depuis cinq mois maintenant.

-Dean ?

-Oui Dr Mosley, que se passe-t-il ?

Castiel pouvait éprouver cette peur que Dean ressentait tous les jours pour son frère.

-J'ai contacté tous les centres où j'ai des collègues et j'ai fini par retrouver votre père.

-Pardon ? Vous voulez dire que mon père est interné ? Dean mit le haut-parleur pour Castiel. Celui-ci apprécia cette marque de confiance.

-Oui, j'y ai pensé lorsque vous m'avez appelé. Vu qu'il n'était pas retourné en prison et que vous ne le retrouviez pas dans le circuit normal, j'ai envisagé cette éventualité.

-Oh, bien réfléchi docteur. Vous êtes au top !

-Dean, je suis toujours au top !

-Bien, où est-il que j'aille le voir ? Je veux savoir ce qu'il a fait à Sam.

-Dean..

-Oui ?

-Votre père n'aura peut-être pas toutes les réponses.

Castiel savait qu'elle préparait Dean à l'éventualité que tous leurs efforts ne serviraient peut-être à rien.

-Comment ça ? C'est vous qui me dites que vous pensez que c'est le responsable de …

-Dean, le centre dont je vous parle est un centre renfermant de très graves cas, je ne sais même pas si votre père sera en mesure de nous révéler quoi que ce soit.

-Alors, on n'a plus d'espoir c'est ça ?

-Non, ce n'est pas ce que j'ai dit, ce que je veux dire c'est que je vais devoir venir avec vous, l'asile est en Californie, nous allons devoir prendre l'avion le plus vite possible.

-Je réserve nos billets.

-Bien Dean, je me rends disponible.

-Merci. Merci pour tout, vous êtes incroyablement..

-Oh, ne me la jouez pas petit charmeur Dean, les flatteries ne marchent pas avec moi, je ne suis pas une de ces filles que vous rameniez des bars avant de rencontrer Castiel.

Celui-ci réprima un petit rire devant la tête sidérée de Dean.

-Je vous appelle dès que j'ai les billets.

Castiel s'occupa de la commande internet et sentit Dean se crisper quand il lui annonça qu'ils prendraient l'avion dans deux jours.

-Dean, je sais que ça va être dur de revoir ton père après tout ce temps et tout ce qu'il t'a fait subir mais pense à Sam.

-Oui, oui, c'est ce que je vais faire.

-Dean ? voyant qu'il stressait toujours. Qu'est-ce qu'il se passe ? Il y a autre chose…

-Tu me jures de ne pas te moquer ?

Castiel hocha la tête.

-Je… je n'aime pas prendre l'avion.

-Tu en as peur Dean ? avec un léger sourire.

-Non, pas peur, je suis juste mal à l'aise, une toute petite appréhension…

-Ok, Dean, je serai là, tu n'as rien à craindre.

-Non, je te l'ai dit c'est pas de la peur.

-Oui, ce n'est pas de la peur Dean, les trucs qui volent à des kilomètres du sol, qui peuvent se crasher… il paraît qu'on ne sent pas grand-chose parce que ça va super vite de toutes façons, c'est l'atterrissage lors de la chute qui est plus…

-Cas ! Arrête ! Arrête ! l'interrompit un Dean affolé devant un Castiel ravi d'avoir fait avouer à Dean que c'était un peureux devant les engins volants.

Deux jours plus tard, ils partaient vers l'établissement où résidait John Winchester.

Castiel avait taquiné pour détendre comme il le pouvait un Dean fébrile tout au long du vol sachant à quel point l'idée de revoir ce père après tant d'années l'angoissait. Il devait vivre avec ce qu'il leur avait fait subir à Sam et lui. Et alors qu'il avait laissé derrière lui celui qui avait dû peupler ses cauchemars, cet homme allait réapparaitre en chair et en os dans seulement quelques heures.

Le Dr Mosley commença par rentrer seule dans la petite chambre individuelle que l'on avait attribuée à John Winchester. Elle avait demandé à Dean de ne venir que lorsqu'elle le lui demanderait, elle devait d'abord appréhender le comportement de son père.

John Winchester possédait une prestance, un charisme, même dans cet état, ses yeux dans le vide qui ne la fixaient jamais, même avec les brûlures sur son visage et ce qu'elle voyait de son corps, elle pouvait voir qu'il avait été un homme charmant et d'une grande force.

Elle s'installa devant lui, sur une chaise en bois placée au centre de la pièce exiguë, devant une table les séparant.

-Mr Winchester, je suis le docteur Mosley. Je ne travaille pas dans cette clinique mais à Philadelphie. Vous connaissez Philadelphie Mr Winchester ?

Aucune réponse, John ne daignait pas lever son visage dans sa direction.

-C'est une belle ville. Mais je suis venue pour une raison précise en Californie. Je viens vous voir à propos de votre fils.

Toujours aucune réaction.

-Sam winchester est mon patient.

Elle se serait jetée sur lui en lui criant dessus qu'il n'aurait certainement pas cillé, enfermé dans un mutisme total.

-Votre fils est atteint de troubles importants Mr winchester et vous pouvez m'aider. Ne voudriez-vous pas aider votre fils ?

Missouri était d'une ténacité à toute épreuve et elle savait que seul Dean pourrait peut-être provoquer quelque chose chez cet homme.

-Il est arrivé quelque chose à Sam il y a quelques années et je pense que vous savez ce que c'est. Et je suis là pour le savoir moi aussi… et je ne suis pas venue seule. Dean est avec moi. Vous vous souvenez de Dean ?

John ne bougeait pas mais il l'entendait, elle en était certaine.

Castiel regardait Dean très agité faire les cents pas dans le couloir. Plus le moment de la rencontre approchait plus il sentait sa peur et sa colère grandir. Il ne pouvait pas le rassurer, il ne savait pas ce qui l'attendait une fois que Missouri ouvrirait cette porte mais il voulait montrer à Dean qu'il serait là pour lui, qu'il le soutenait quoi qu'il se passe. Il se leva et se rapprocha de lui. Il posa une main sur son épaule. Ce simple geste le fit sursauter. Dean était toujours comme un animal sauvage qui aurait été blessé mais quand il vit que c'était Castiel, il lui fit un petit sourire. Sa présence l'apaisait légèrement et c'était déjà ça.

Missouri sortit, Dean inspira un grand coup et jeta un dernier coup d'œil à Castiel avant de s'engouffrer dans la petite pièce. Le brun resta là à fixer la porte de loin, se demandant ce qu'il se passait à l'intérieur. Il se sentait impuissant face à toute cette situation, l'unique chose qu'il pouvait faire était de soutenir Dean, lui montrer qu'il ne serait plus jamais seul.

Missouri regarda Dean s'assoir devant John. Il n'eut toujours aucune réaction. Son fils, lui, serrait des dents.

-John, c'est moi Dean, ton fils, enfin si on peut dire, avec un rire amer. Je suis là pour Sam, tu te souviens de Sam, mon frère, celui que tu as failli tuer ?

Le père était toujours dans un état second, ne levant même pas la tête vers son fils aîné.

-Regarde-moi putain ! Regarde-moi !

Dean s'élança vers son père mais Missouri lui attrapa le bras afin de le retenir.

-Dean, parlez mais ne le touchez pas.

Dean se contenait mais la rage menaçait de jaillir à tout moment. Elle le sentait. Il ne tiendrait pas longtemps si le père ne réagissait pas.

-Qu'est-ce que tu as fait à Sam ? Je sais que tu lui as fait quelque chose. C'est toi qui l'as poignardé ? Réponds-moi ! Tu nous as toujours pensé responsables de la mort de maman dans ce feu…

John se redressa pour la première fois.

-Tu pensais qu'on avait fait rentré quelqu'un qui l'avait tuée, et tu as voulu te venger, punir Sam, comme quand tu l'as frappé. Qu'as-tu fais à mon frère ? Tu l'as brulé pour étancher ta soif de vengeance ? Lui faire ce qu'il lui avait soi-disant fait ?

Missouri pouvait percevoir la souffrance de Dean mais elle savait que c'était le seul moyen d'avoir des réponses.

-Tu as voulu cramer Sam comme on a cramé Mary ? hurla-t-il afin d'obtenir enfin une réaction.

John éclata de rire. Enfin il se produisait quelque chose mais elle avait peur que Dean craque.

-Le… sauver… murmurait John.

-Le sauver ? Moi j'essaie de le sauver.

-Démon….

Dean ne comprenait pas de quoi son père parlait.

Missouri, elle, commençait à croiser les différents éléments entre eux. Elle avait vu tant de cas comme celui-ci, malheureusement.

-Le démon, quel rapport avec Sam ? demanda Dean confus.

-Tu ne sais pas, ne comprends pas…

Missouri se rapprocha.

-Que ne comprend pas Dean, Mr winchester ?

-Démon en Sam… démon détruire le démon…

-Sam a un démon en lui ?

Il la fixa, semblant soulagé qu'enfin quelqu'un comprenne.

-Oui…

-Et vous avez voulu vous en débarrasser ?

-Oui…

-Avez-vous pratiqué un exorcisme sur votre fils monsieur Winchester ?

-Raté…

-Vous n'avez pas pu finir, n'est-ce pas ?

-Enfui, le démon l'a fait enfuir… sauvez Sam, s'il vous plait sauvez Sam… pleurant toutes les larmes de son corps.

Dean tremblait, sous le choc. John se mit à rire, s'étouffant dans ses sanglots.

-Le démon m'a tout pris, tout….. et il s'écroula sur la table devant lui, se tapant la tête.

-J'ai pas pu, pas pu, répétait-il en rythme avec ses coups, visage contre table.

Dean ne réagissait pas, totalement figé sur place.

Missouri fit tout de suite intervenir le personnel soignant et fit sortir Dean de la pièce. Castiel les attendait mais elle voulait passer un moment seule avec le fils de John. Il comprit et resta en retrait.

Quoi qu'il se fût passé là-dedans, cela avait secoué Dean, vraiment. Il semblait complètement à l'ouest. Missouri le prit à part.

-J'ai beaucoup parlé avec son psychiatre Dean et votre père a totalement basculé.

-Oui, j'ai, j'ai vu… il… il a voulu exorciser mon frère… peinant à le croire.

-Oui, je pense que c'est pour cela qu'il a tant étudié la religion, il a dû chercher comment pratiquer un tel exercice.

-Mais… pourquoi ? Pourquoi a-t-il pensé que Sam était habité par un démon ? Et pourquoi Sam, pourquoi pas moi ?

-Dean, chercher à comprendre un esprit dont la perception est altérée par la logique ne vous aidera pas. Il y a des chances pour que votre père, déjà malade, ait eu du mal à accepter ce qu'il a fait à Sam plus jeune et qu'il ait trouvé un moyen d'accepter ce qu'il avait fait en se persuadant que Sam était possédé. Il est aussi possible qu'il voulait trouver un responsable pour la mort de votre mère, nous n'en saurons peut-être jamais rien.

Dean était profondément heurté, son père n'était aujourd'hui plus que l'ombre de lui-même.

-Tout ça aurait pu être évité.

Missouri fronça ses sourcils.

-Que voulez-vous dire ?

-J'aurais dû voir les signes et ne pas charger mon père au tribunal mais je croyais que c'était dû à l'alcool… j'aurais dû le faire soigner, il n'aurait jamais fait ça à Sam.

-Et la guerre en Irak et Hiroshima c'était vous aussi Dean le responsable ? Il lui jeta un regard surpris. Cessez de vous auto flageller ! Tous les malheurs de ce monde n'ont pas à voir avec vous et ne relèvent pas de votre responsabilité. Ne vous blâmez pas, vous n'étiez qu'un enfant… même les adultes ne savent pas comment réagir dans ce type de situation, vous n'auriez rien pu faire Dean et votre père buvait, son comportement n'a rien arrangé à sa maladie.

-Mon père… Mais il paraissait normal, allait bosser, à part l'alcool, tout semblait normal…

-Oui, c'est le problème avec ces maladies Dean elles vous empêchent de vivre mais pas toujours complètement. Le raisonnement n'est plus le même mais pas pour tout…

-Je suis terrifié Missouri, avoua-t-il mal à l'aise.

C'était la première fois que le lien formel docteur/ famille du patient se brisait entre eux.

-Si Sam finit comme mon père, faisant autant de mal sans même s'en rendre compte…

-Si Sam n'a pas franchi la limite c'est parce qu'il vous avait vous Dean et je sais que vous serez toujours là pour lui et on va travailler ensemble… Mais je ne vous cacherai pas que la part d'hérédité dans la maladie de Sam m'inquiète Dean. Ce sera encore plus difficile à soigner.

Le chemin du retour se passa dans un silence total. Dans l'avion, Castiel s'installa à côté de Dean et sa main frôla celle du jeune homme bouleversé. Dean la lui attrapa et la serra tout le long du vol, sans la lâcher…

Missouri, aidée de Chuck, fit des recherches sur la famille Winchester et découvrit l'histoire d'un ancêtre qui s'était fait construire un bunker pour s'y enfermer pensant que des démons étaient en train de s'échapper de l'enfer pour venir sur terre. L'héritage psychologique était lourd et profond dans cette famille... Elle sut alors que quoi qu'ils fassent Sam ne serait jamais complètement guéri. Mais elle pouvait l'aider, en renversant l'exorcisme du père qui était l'élément traumatique, peut-être pourrait-elle lui faire recouvrer l'esprit plus clair... Restait à en parler à Dean.

XXXX

Castiel et Dean se retrouvaient encore dans un couloir à attendre… c'était la deuxième fois ce mois-ci et celle-ci était encore plus inquiétante.

-Bonjour Sam.

-Bonjour.

Les traits de Sam se creusaient de plus en plus depuis qu'il était entré à la clinique. Les traitements étaient lourds mais Missouri Mosley savait ce qu'elle faisait. Aujourd'hui, elle allait remonter à la source. Sam Winchester avait vécu un événement traumatique. Elle devait le lui faire avouer, le laisser verbaliser ce qu'il avait renfermé au plus profond de lui-même à propos de cette expérience. Mais elle savait que le Lucifer que son esprit avait forgé était là étrangement pour le protéger à la base même s'il avait pris une plus grande place après. Ce n'était pas anodin si après un exorcisme, Sam avait commencé à avoir ces hallucinations du diable. Son père avait voulu expulser une entité démoniaque qui bien sûr n'existait pas ailleurs que dans sa tête à lui et avait involontairement créé un choc que l'esprit de Sam avait perçu comme une effraction et celle-ci avait eu des conséquences sur son esprit et son corps. Le choc avait été extrêmement violent et l'effroi ressenti avait entraîné une coupure avec la réalité et emprisonné Sam dans un univers clos bien à lui. Elle allait devoir traverser ses défenses psychiques pour lui faire revivre l'horreur dont il avait été victime.

-Sam, j'aimerais qu'aujourd'hui on parle un peu de votre passé.

-De Dean ?

-J'aimerais que l'on parle du jour où vous êtes parti, où vous avez laissé votre frère Dean pour aller visiter Stanford Sam. Vous vous en souvenez ?

Sam commença à s'agiter légèrement.

-Vous êtes parti Sam mais je crois que vous n'alliez pas là-bas, je pense que vous vouliez revoir votre père.

Sam s'agita davantage à l'évocation de son père et Missouri vit Chuck resserrer la ceinture de contention de Sam sur sa chaise. Ce n'était pas sa méthode préférée mais ce qui allait se passer le nécessitait.

-Vous n'avez rien dit à Dean car vous saviez que ça ne lui plairait pas, qu'il ne vous comprendrait pas. Mais vous aviez besoin de le revoir, savoir pourquoi il vous avait frappé. Pourquoi il vous croyait votre frère et vous responsables pour la mort de votre mère. Savoir s'il avait du remord, du repenti. Vous l'avez retrouvé après avoir su qu'il était sorti. N'est-ce pas Sam ?

Sam commença à se bousculer d'avant en arrière sur sa chaise, ne voulant plus parler. Missouri savait ce que cela signifiait. Ils seraient maintenant trois dans la conversation….

-Sam, Sam, Sam, tu comprends bien qu'elle a vu ton père, tu le sais et maintenant elle connait ton secret, elle sait que tu es habité…

-Non ! Elle n'aurait pas pu le croire !

-Sam ! Écoutez-moi !lança à voix forte Missouri, essayant de retrouver son attention.

-Oui, écoute-la Sam, écoute la femme qui t'enferme tous les jours dans cet établissement, te cloitre sur cette chaise, ne te fais voir ton frère que lorsqu'elle le décide, qui te dicte ta vie, oh pardon, tu n'as pas de vie, à cause d'elle…

Sam secouait vigoureusement sa tête.

-Sam, que s'est-il passé avec votre père ?

-Hum hum, comme si elle ne le savait pas Sam… sussurait Lucifer.

-Vous le savez…

-Oui Sam, je sais ce qu'il a fait mais j'ai besoin que vous me le disiez.

-Je ne me rappelle pas de tout. Pourquoi vous voulez que je le dise si vous êtes au courant ?

-Elle te piège, tu sais le double visage qu'ont les gens, elle joue les gentilles mais elle est semblable aux autres, la seule chose qui l'intéresse c'est moi, son seul objectif est de me faire la peau. Ce qui te fera disparaitre toi aussi et elle n'hésitera pas, crois-moi, à finir ce que ton père avait commencé.

-Sam, je n'ai pas l'intention de vous faire du mal, croyez-moi. Je veux vous libérer de cette expérience. Je veux vous aider à faire ressortir ça.

Lucifer éclata de rire.

-Elle est douée, je l'avoue, les religieux le sont tous, n'oublie pas qui je suis à la base. N'oublie pas non plus comme Castiel t'a menti. Et qui te dit que ce n'est pas lui qui l'a envoyée…

-Pourquoi voudrais- je vous parler de ce qui me terrifie le plus ? Le diable est en moi.. Vous aussi vous voulez vous en débarrasser, l'emprisonner, peu importe si je dois sauter dans la cage avec lui…

C'était la première fois que Sam winchester avouait « consciemment » qui était dans sa tête. Chuck considérait cela comme un progrès, surtout qu'il était plus calme qu'il y a quelques minutes. Sa chef était décidément très forte.

-Il faut vous libérer oui mais pas en vous tuant Sam, au contraire, je fais ça pour vous et si ce n'est pas une motivation suffisante, aidez-moi pour votre frère, Dean qui vous aime comme j'ai rarement vu quelqu'un aimer une autre personne. Il veut savoir ce que votre père vous a fait. Il veut que je vous aide.

-Il m'en veut ?

Décidément tous les mêmes les Winchester…pensa-t-elle.

-Bien sûr que non Sam il veut seulement vous voir aller mieux. Il est là, à attendre dans le couloir. Voulez -vous le voir avant d'aller plus loin ?

-Sam, ne la laisse pas s'insinuer dans ton esprit.

-Tu y es bien toi !

Missouri savait qu'il ne lui parlait plus. Il luttait contre l'hallucination en lui.

La séance durait depuis un moment et peu à peu le Dr Mosley, sous le regard impressionné de Chuck, parvint à faire revivre à Sam ce fameux jour où tout avait changé. Lucifer, dans l'esprit de son patient, céda sa place à John.

-Papa ! Non ! Papa !

-Sam, ce n'est pas toi, je vais te sauver, j'ai enfin compris ! La prison m'a ouvert les yeux !

John prononçait des paroles en latin, psalmodiant à plusieurs reprises. Il avait assommé Sam et l'avait suspendu. Il lui avait mis un pansement qui piquait atrocement Sam au niveau de son pectoral. Il attrapa un couteau et fit couler son propre sang au centre du pentagramme tracé au sol. Le sacrifice du père. Sam s'agitait.

-Qu'est-ce que tu fais ? Il faut que tu arrêtes papa, je suis venu te parler, écoute-moi papa…

Mais rien n'arrêtait le père Winchester dans sa tâche.

Il s'approcha de son fils qui discrètement desserrait ses liens et lui effleura la joue.

-Je vais te sauver… Sam j'extirperai la crevure en toi…

-Qu'est-ce que tu racontes ? Pourquoi ? Pourquoi ? s'écriait Sam, les yeux brillants de larmes.

-Chut… chut…

John versa un liquide tout autour de Sam, dans un cercle parfait autour d'eux.

-Papa, non, fais pas ça… d'un ton suppliant.

John sourit et s'approcha:

-Chut, je vais sauver mon petit Sammy, tout redeviendra comme avant quand toi démon tu seras expulser de mon fils, vermine !

Il alluma une allumette qu'il jeta au début du cercle qui s'enflamma rapidement.

Sam s'agitait et John attrapa son couteau et le poignarda.

Le fils hurla sous la rudesse du coup.

-Tu te calmes ! Tu vas relâcher mon fils ! Tu vas me le rendre !

-Je t'en prie, papa, arête, j'ai mal, s'il te plait…

Mais John ne l'écoutait plus… il entendait les sirènes, Sam profita de son inattention pour finir de se détacher et tomba à terre.

Son père cria car en tombant il avait effacé un bout du pentagramme.

-Nooon ! Tout est à refaire… je ne sauverai pas Sammy… pardonne-moi Mary, pardonne-moi…

Il s'écroula parterre, laissant s'écouler toutes les larmes de son corps.

Le feu avait commencé à se répandre et Sam rampa, se glissant sur le dos. La douleur qu'il ressentit quand le feu rencontra la peau de ses reins était insoutenable mais il devait continuer, sortir d'ici, retrouver Dean… courir, courir comme il le pouvait malgré la douleur, les cris, les sirènes hurlantes, la nuit… courir…Dean…courir…Dean.

Dean et Castiel entendaient les cris de Sam, c'était atroce. Entendre ça et se sentir si … impuissant. Dean pleura, une seule larme, ne supportant plus d'entendre toute la souffrance de son petit frère. Castiel l'entoura de ses bras et Dean s'y accrocha comme si c'était la seule chose qui l'empêchait de tomber, de sombrer.

Missouri et Chuck se regardaient, sachant qu'il fallait en passer par là, que cet événement dramatique devait être évacué par Sam. Mais cela n'en restait pas moins difficile à voir et entendre. Un si jeune homme qui avait tant souffert mais qui avait un avenir qui aurait pu être brillant devant lui et qui avait était anéanti par la folie d'un père…

Dans ce que hurlait Sam en revivant cet épisode traumatisant, ils vécurent un court instant l'horreur, la frayeur et le sentiment d'impuissance qu'avait expérimentés Sam des années auparavant.

Sam expulsait toute la souffrance physique et émotionnelle enfouie en lui depuis si longtemps. Il finit par arrêter de crier et, exténué, cessa tout mouvement, ferma les yeux, calme…

Missouri ressortit. Elle avait l'air épuisé et Chuck était livide. Il restait beaucoup de travail à faire avec Sam sur cette expérience, découvrir la signification qu'elle avait prise dans ses hallucinations… mais une véritable étape avait été franchie même si celle-ci avait eu un coût sur tous les concernés…

Deux jours plus tard, Dean fut autorisé à aller voir Sam.

Il trouva son frère, assis, le regard hagard, extrêmement fatigué. Il ne parlait pas.

Au bout d'un moment, Dean craqua, il se mit à pleurer devant son petit frère qu'il s'était juré de protéger envers et contre tout.

-Je m'excuse Sam je m'excuse de ne pas avoir su te protéger…

Sam leva alors ses yeux vers son grand frère et se leva.

Dean le fixa, inquiet et Sam s'approcha de lui. Et, surprenant Dean, Sam le prit dans ses bras, dans un geste de réconfort. Une autre larme coula sur la joue de Dean mais seule la joie ressentie en était cette fois-ci la responsable.

Dean retrouva Missouri qui avait assisté à la scène de loin.

Il semblait plus léger, un peu plus heureux.

-Vous avez vu ?

-Oui Dean, mais vous ne devez pas perdre de vue que rien n'est encore fait, Sam est très mala…

-Je sais. Je vous assure que je le sais. La question n'est pas là. Pour un court instant j'ai retrouvé mon frère et ça n'a pas de prix, Missouri, je vous dois beaucoup, vous me feriez presque croire en la bonté humaine vous et Castiel…

-Ça existe Dean, j'en ai un beau spécimen devant moi.

-Sam a eu un peu de conscience tout à l'heure…

-Oui, je le pense aussi mais je vais être honnête avec vous. Certains collègues vous diraient qu'il peut guérir avec un traitement à vie. Moi je fais partie de ceux qui pensent qu'à ce stade là et avec tous les facteurs que nous avons déjà répertoriés c'est impossible Dean. J'en suis profondément désolée mais je pense que les résultats que nous aurons permettront seulement d'autres moments comme celui que vous venez de vivre…

-C'est déjà tellement plus que ce que j'espérais quand Sam est arrivé ici… je vous suis reconnaissant et j'espère que Sam progressera mais je sais aussi qu'il n'y a pas de miracles… tristement.

Dean rentra au motel rejoindre Castiel, des émotions contradictoires plein la tête et le cœur.

-Cas, je voudrais te demander quelque chose.

-Tout ce que tu veux.

-Non, ce sera seulement si toi tu le veux.

Castiel sembla perplexe.

-J'aimerais savoir si tu voudrais raconter l'histoire de Sam.

Castiel savait que c'était important pour Dean, lui d'ordinaire si pudique, s'il voulait qu'il livre cette histoire personnelle au grand public.

-Je voudrais que les gens sachent à quel point mon petit frère est exceptionnel. J'aimerais qu'il reste une trace de qui il a été, est et sera toujours pour moi. Tu voudrais faire cela ? légèrement tremblant, fébrile.

-J'en serais honoré Dean. Pour Sam et pour toi.

Je dois vous avouer que celui-ci a été le plus difficile à écrire, il m'a vraiment donné du fil à retordre, j'espère qu'il ne vous aura pas trop déçus quand même… et que vous serez là pour le prochain et dernier chapitre…