Tout d'abord, MERCI à tous, je suis assez étonnée du succès de cette fic et de tous vos retours si positifs. Alors, merci vraiment ça me met du baume au cœur de savoir que vous tous avez lu cette fic jusqu'ici !
Car oui, c'est la fin, c'est la dernière fois que nous allons retrouver ces persos et j'avoue avoir eu la larme à l'œil quand j'ai écrit le mot fin. C'est la toute première fois que je clôture une fic à chapitres et en toute franchise, la fin a coulé toute seule, mais je suis un peu anxieuse car je sais aussi qu'une fin est toujours attendue et peut être un vrai raté et chacun a ses attentes. Mais la signification de cette fin c'est ce que je voulais qui en ressorte… alors j'espère que vous l'aimerez.
Merci à Drayy pour tes reviews, ravie que cette histoire t'aie plue !
Merci à Shiki, ton enthousiasme pour cette histoire me touche et désolée pour les larmes aux yeux…
Merci à Ignis, si tu savais comme ta review m'a émue car c'était vraiment important pour moi qu'avec ton vécu tu reconnaisses un peu de cette situation et de tout ce qu'elle soulève dans ces chapitres. C'est vrai que c'est un sujet pas évident et que des fois je me suis arrachée les cheveux mais c'est peut-être justement pour cela que je tenais tant à écrire sur celui-ci. En tous cas, rien que pour tes mots ça valait vraiment le coup d'écrire cette fic. MERCI. Ce chapitre, je te le dédicace… j'espère qu'il te plaira…
Je voudrais remercier tout particulièrement deux personnes : Barjy02 et MarianClea. Barjy, car c'est grâce à toi, à tes histoires, qu'aujourd'hui j'écris. Marian, car tu as été la première à me soutenir et à m'encourager par tes reviews et tes messages et que tu es toujours là.
Merci à tous ceux qui ont lu, lisent et liront cette histoire…
Allez, je vous laisse avec la fin…
Pimpiericky.
Epilogue : La fin du livre :
Six mois plus tard : Décembre 2015
Castiel était nerveux. Il venait enfin d'achever l'histoire de Sam et la faire lire à Dean l'angoissait. Il espérait tant avoir capté l'essentiel, le ressenti de Sam et de Dean à travers ces personnages. Il était chez lui, dans cette maison que Dean voulait absolument qu'il garde comme s'il lui laissait une porte de sortie pour le jour où tout deviendrait trop lourd pour lui. Comme si c'était possible… Les seuls moments où il revenait ici c'était pour travailler sur son roman car il ne voulait pas que Dean lise quoi que ce soit avant qu'il ne l'ait terminé. Il prit les clés de la maison de Dean, maison qu'il considérait aujourd'hui comme la sienne et attendit qu'il revienne du centre pour lui remettre le précieux manuscrit.
Au bout de trois heures, Dean lut les derniers mots, une larme roulant sur sa joue.
La gorge nouée, il annonça à un Castiel plus anxieux qu'il ne l'avait jamais été :
-C'est magnifique Cas, merci.
Il se leva et le prit dans ses bras. Il le serrait à presque l'étouffer.
-Merci d'avoir offert ça à Sam et moi… merci. Ses émotions l'assaillaient.
Castiel était soulagé, fier et surtout heureux que cela plaise vraiment à Dean.
Après un moment , ils parlèrent un peu plus en détails du livre.
-Et que penses-tu de la fin ?
-Tu dresses la situation avec espoir et réalisme à la fois alors elle me plait même si…
-Je sais… le regardant tristement et lui serrant la main.
-Mais tu veux savoir quel est mon passage préféré ? évitant le fameux sujet.
-Bien sûr Dean.
-C'est celui où tu racontes ce petit moment à table entre ma mère, mon père, moi et Sammy peu de temps avant l'incendie qui a brisé notre famille. Je t'ai juste un jour, comme ça, parlé d'un petit détail et toi tu l'as retenu et en as fait cette scène… et ça m'émeut pour plein de raisons.
-Tu veux me le lire à voix haute ?
Dean se racla la gorge et lut :
« Jeffrey, assis en bout de table comme le chef de la famille qu'il était, servait sa femme et ses fils Jensen et Jared. Jensen faisait le pitre sous le regard faussement désapprobateur de son père. Il se moquait de Jared qui avait eu peur du clown présent à la fête d'anniversaire d'un de ses petits camarades de la crèche.
Jared faisait la moue mais il n'avait pas dit son dernier mot. Du haut de ses cinq ans, il s'imposa :
-Il était méchant le clown ! en pinçant son frère. Moi, plus tard je veux être un clown gentil !
Jensen rit aux éclats, sa mère lui lança un petit regard mi-tendre mi-accusateur comme elle seule en avait le secret, ce qui le stoppa net.
-Un clown gentil Jared ? lui demanda-t-elle avec un grand sourire plein d'intérêt.
-Oui, un clown qui fera les enfants pas tristes mais heureux…
Tous le regardèrent les yeux brillants, ce jeune garçon déjà si généreux et sensible. »
Ce Sam que tu montres, cette ambiance chaleureuse que tu as su retranscrire et grâce à laquelle j'ai pu aider Sam toutes ces années à travers le portrait de maman et des objets… le petit Sammy…J'ai aimé comme tu as su montrer tout au long du roman ses rêves qui ont malheureusement été brisés… Ses études, sa carrière d'avocat, la femme avec qui il aurait pu se marier… il aimait les blondes… essuyant ses larmes avec sa manche, j'ai toujours pensé qu'il en épouserait une… avant… Mais j'aime cette note positive que tu as su mettre dans toute la dernière partie, après les horreurs subies, cette deuxième vie offerte, certes pas idéale mais où l'amour est là et c'est ce qui compte le plus non ?
Castiel l'enlaça et lui murmura :
-On donnera à Sam tout ce qu'on pourra lui offrir, toi et moi…
Dean l'embrassa…
Après quelques réflexions communes sur certains passages, Dean se sentait un peu plus léger.
-Bon, j'ai un peu peur maintenant Cas, tu es si talentueux…
Castiel fronça ses sourcils.
-Tu sais, ça va être un succès ce livre, et puis avec tes futurs bouquins, je pense que tu vas devenir bien trop célèbre, le taquina Dean.
-Oh, ne t'inquiète pas, si c'est le cas, le prochain, je le signe d'un autre nom, je prendrai un pseudonyme.
-Ah oui lequel ?
-Hum, je ne sais pas… j'aime bien…Misha… Misha Collins… s'exclama Castiel plein d'entousiasme.
-Misha ? T'es sérieux? Misha ? Avec Jensen, Jared, franchement, c'est quoi ces prénoms débiles Cas ?
Il le taquinait comme il aimait tant le faire, pour cacher ses émotions, mais Castiel savait à quel point son livre avait touché Dean…
Cinq mois plus tard : Mai 2016 :
Le 02 Mai 2016, un jour à marquer d'une pierre blanche… Sam, fort de ses séances de thérapie avait montré de vrais progrès et fut autorisé à sortir deux jours pour aller fêter son anniversaire avec son frère. Castiel avait enfin emménagé chez Dean, amenant toutes ses affaires et ils avaient préparé la maison de Castiel pour accueillir Sam. Ils avaient fait des travaux pour sécuriser les pièces mais au moins, quand il viendrait, il aurait un chez lui, juste à côté de chez Dean et Castiel. Cela le changerait du centre, ils voulaient tout faire pour lui offrir un peu de normalité.
Castiel et Dean étaient allés le chercher. Sam avait un sourire jusqu'aux oreilles. Tellement en joie de retrouver son frère ailleurs que dans les couloirs froids du centre même si cela se voyait qu'il aimait les gens qui résidaient là et que son frère et Castiel venaient très souvent c'était différent que d'être avec sa famille, chez soi… Castiel le comprenait. Lui et Sam avaient tissé des liens depuis quelques mois, ils s'aimaient beaucoup et avaient de nombreux points communs.
Dean attrapa le petit sac de son frère et après une accolade à Chuck et un vrai câlin à Missouri à qui il murmura un merci que seuls elle et Castiel purent entendre, ils s'éloignèrent tous les trois, passant la porte de sortie. Même si ce n'était que très temporaire, voir Sam quitter enfin ces murs était bouleversant.
A l'intérieur du centre, Chuck et Missouri les regardaient jusqu'à ce qu'ils disparaissent de leur champ de vision.
-Vous pensez que ça ira pour eux Missouri ?
-Chuck, contrairement à ce que vous semblez penser je ne suis pas plus voyante que vous n'êtes Dieu donc je ne sais pas. Mais je me dis que tant qu'ils sont ensemble, ils feront face à tout. Nous ne faisons pas de miracles Chuck mais nous les avons aidés à se reconstruire un peu et eux feront le reste, ce qu'ils peuvent en tous cas.
-Et si ça ne suffit pas ?
Missouri soupira.
-Qu'ils vivent Chuck, c'est tout ce qu'ils peuvent faire et c'est déjà beaucoup…
Pour l'anniversaire de Sam, en plus de ses cadeaux, Castiel lui offrit l'histoire de sa vie, le tout premier exemplaire édité et publié. Et en tête du livre, sous la dédicace « Aux deux hommes qui ont changé ma vie, avec tout mon amour », Castiel avait marqué un petit mot pour le jeune homme : « Ceci est la vision que ton frère et moi aussi avons de toi. Merci d'avoir ramené la lumière dans ma vie Sam. J'étais seul et vide avant de rencontrer ton frère et toi. Vous êtes ma famille tous les deux. Merci d'avoir redonné un sens à ce que j'écris et à ce que je vis. Ton histoire est dure mais elle est belle aussi. Je comprends aujourd'hui pourquoi Dean t'aime autant. Castiel. »
Dean était touché, cela se voyait mais il le fut encore plus lorsque Sam enlaça Castiel…
Seize mois plus tard : Septembre 2017 :
Castiel se préparait mentalement, autant qu'il pouvait le faire. Il savait que ce qui allait suivre serait important. Non pas pour sa carrière, il n'en avait cure. Il ne serait pas là si cela n'avait pas été pour eux. Pour Sam et Dean. C'était capital. Pour tous les Sam et tous les Dean qui se reconnaissaient dans cette histoire, pour toutes les personnes que cela pourrait toucher.
Des tonnes de gens s'affairaient autour de lui, ne le voyant même pas. On l'avait coiffé comme un pingouin avec une tonne de gel pour aplatir ses cheveux. Mais il s'en fichait. Dans quelques minutes, l'Amérique écouterait son message, leur message. Il n'était pas à l'aise et ressentait son stress s'accroître au fur et à mesure que l'heure fatidique approchait. Puis une jeune stagiaire vint enfin le chercher pour vingt minutes de déballage public.
-C'est parti ! murmura Castiel. Pense à Dean ! Pense à Dean et Sam ! se répétait-il pour se donner du courage, et il se para de son plus éclatant sourire.
Dean était fébrile. Il avait reçu un message de Castiel lui faisant une étrange requête. Que mijotait-il encore ? Comme il le lui avait demandé, il alluma la télévision et mit la The CW à 14 heures.
Le générique d'un talk-show en direct live….Non ? Quand même pas ? s'étonnait Dean.
Puis il vit Castiel arriver sur le plateau, faisant un immense sourire à la caméra et aller embrasser la présentatrice avant de s'assoir dans un fauteuil rouge à côté d'elle.
-Oh putain !
La caméra se fixa quelques secondes sur ses magnifiques yeux bleus, Dean se dit qu'ils étaient encore plus merveilleux en vrai. Il se rapprocha sensiblement de l'écran. Son homme était invité dans une émission TV et allait être écouté et regardé par des milliers d'américains. Il écouta alors attentivement.
-Nous avons l'honneur de recevoir Castiel Novak, auteur du best-seller « Je t'aime à la folie » qui a battu des records ! C'est rare pour un si jeune auteur ! Et quel auteur !
-Merci Bella et surtout, merci de m'avoir invité.
-Oh, je ne pouvais pas passer à côté d'un des auteurs les plus vendus de cette année et encore moins de cette magnifique histoire. Les gens ne s'y sont pas trompés, c'est pour cela que vous avez dépassé les un million d'exemplaires vendus en un peu plus d'un an.
-Oh, tout vient du titre, les gens ne s'attendaient pas à ça ! Et personne ne parle du nombre de reventes d'occasion sur internet de tous ceux qui se sont faits avoir.
Bella éclata de rire.
-Beau gosse et en plus de l'humour !
Dean perçut le rougissement de Castiel. Il le connaissait, il avait beau sourire et avoir de l'assurance, il savait que ce genre de situation ne le mettait pas à l'aise, il avait toujours fui la célébrité, mais il savait pourquoi il faisait cela et cela le touchait.
-Alors, parlez-nous de ce livre. Comment vous est venue une telle idée ? Enfin, c'est tellement différent de ce que vous faisiez avant.
-Oui, c'est vrai mais ce n'est pas plus mal. J'écris car j'ai envie de m'exprimer, de parler aux gens et je cherchais je crois le sens à donner à mes écrits, oui, c'est cela, j'étais en quête de sens. Et c'est ce que j'ai trouvé en racontant cette histoire et j'ai finalement découvert tellement plus encore.
-C'est une histoire magnifique, cette histoire d'amour entre ces deux frères… puis il y a aussi ce troisième personnage grâce à qui on découvre justement la vérité sur eux, leur passé, l'état du plus jeune, cette difficile histoire de famille. Ce troisième personnage qui tombe amoureux et dès lors n'a de cesse de vouloir aider bien malgré lui son amant.
-Oui, mais ce troisième personnage n'a été rajouté que pour les scènes de sexe, sinon qui aurait acheté mon livre ? répondit Castiel avec humour. Non, je plaisante, Jimmy est le témoin de cet amour profond et lui-même s'attache à eux tellement cet amour et les personnes que sont ces deux frères sont puissants et attirants.
-Êtes-vous surpris du succès de votre livre ? Après tout vous étiez un auteur un peu connu mais aujourd'hui, c'est un succès considérable que vous connaissez.
-Oui, je suis surpris car il y a de nombreux sujets tabous dans notre société et la folie de Jared en fait partie, c'est un sujet dur et c'est ce qui me rend heureux du succès de ce livre, que les gens ont vu au-delà de leurs aprioris sur ce sujet difficile et se sont laissés porter par la beauté d'un amour à la limite de la folie lui-même oui, un amour rare, unique même et magnifique surtout.
Vous savez, il y a plein de gens dehors comme mes personnages. Certains sont désespérés, ne savent plus comment faire et il n'y a jamais de solutions miracles. Je voudrais qu'on juge moins et qu'on soutienne plus car dans mon livre, Jared, dans son affreux malheur, a eu une chance, d'avoir Jensen dans sa vie pour l'aider, au sacrifice de sa propre vie mais ce n'est pas le cas de tous. Certains n'ont personne ou ont des gens autour d'eux qui n'ont pas pu faire autrement que d'abandonner, qui n'ont plus le courage.
Je ne veux pas devenir moralisateur mais qui ne s'est jamais moqué d'une personne parlant seule ou faisant de grands gestes dans la rue ou a changé de trottoir en ayant peur d'elle ? Nous nous moquons de ce qui nous fait peur, de l'inconnu mais il faut avoir le courage d'aider, de ne plus ignorer ou pire. Pensez à Jared et Jensen à ce que vous auriez pu faire pour les aider, je ne dis pas qu'il faut aller voir toutes les personnes qui ont des problèmes psychiatriques, ne nous méprenons pas, il y a un danger, certaines pathologies sont graves et les réactions peuvent être extrêmement violentes. Ce que je dis c'est que vous pouvez appeler des personnes compétentes, ne plus fermer les yeux…
C'est dur pour les familles et bien souvent elles n'en parlent pas, il y a une certaine honte pour certains d'avoir quelqu'un dans sa vie comme cela car le regard des gens vous touchent alors faites attention, si des gens autour de vous vivent ce malheur, ne leur tournez pas le dos, c'est cela que je voudrais que les gens retiennent de mon livre. Ça et le fait que personne ne sait de quoi est fait son lendemain. On ne sait pas si une chose pareille ne peut pas nous arriver.
Et le plus important pour moi, c'est qu'on considère la personne malade comme un être humain. Oui une personne qu'on appelle « fou » ou « dingue » ou autre reste avant tout une personne avec son passé, ses rêves, malheureusement bien trop souvent brisés, mais une personne avec ses émotions, ses sentiments. C'est ce dont il faut se souvenir, je crois.
Quand mon livre fait réagir une personne, que ce soit parce qu'elle s'y reconnait ou parce que son regard sur ces maladies a finalement changé, j'en suis profondément heureux.
-Merci Castiel Novak d'avoir été notre invité et chers téléspectateurs, achetez ce livre ! Si le discours ou les magnifiques yeux bleus de cet auteur ne vous ont pas convaincu sachez que vous ferez une bonne action puisqu'une partie des bénéfices est reversée au Centre Psychiatrique de Philadelphie. Un dernier mot Castiel ?
-Juste merci à tous mes lecteurs et petite dédicace à ces deux hommes que j'aime et ah, oui, aux magnifiques yeux verts qui doivent être en train de me regarder à l'heure actuelle, si tu te moques de ma coiffure quand je rentre, ça va barder ! lança Castiel à la caméra en faisant un clin d'œil.
Dean éclata de rire devant son poste de télévision. Castiel avait été grandiose, comme toujours ! Pour lui et Sam, comme toujours ! Ils formaient une équipe tous les trois. Et quelle équipe !
Il avait parfois peur pour Sam, que son état se dégrade, parfois peur que Castiel ne le quitte, parfois peur que ce soit trop dur, qu'il se lasse de cette vie où Sam était partagé entre le centre et ici, de son traitement aux effets secondaires parfois lourds, de l'attention qu'il fallait lui porter, et plus encore qu'il se lasse de lui, lui qui n'exprimait jamais ses sentiments. Mais quand il voyait ce genre de choses complètement folles que faisait Castiel, il savait. Il savait qu'il le connaissait par cœur et qu'il n'avait pas besoin de lui dire, il était au courant que Dean l'aimait. Il ne lui dirait peut-être jamais ces mots, il n'en serait peut-être jamais capable mais il pouvait tout de même les lui confirmer. A la manière de Castiel pour une fois.
Castiel rentra chez lui, vers minuit, exténué. Il était persuadé que Dean avait vu l'émission mais il ne l'avait pas appelé, ni envoyé un message, il espérait que rien ne l'avait blessé dans ce qu'il avait fait et dit mais se disait qu'il avait dû être trop occupé avec Sam qui était en permission depuis la fin d'après-midi. Il ouvrit la porte et aperçut en ôtant son trenchcoat une enveloppe. Son prénom en lettres capitales marqué sur le dessus : CASTIEL. Il s'approcha et commença à lire le mot qu'elle contenait.
"Cas,
Je ne suis pas doué avec les mots et t'écrire me fait vraiment peur surtout quand je vois tout le talent que toi tu as. Mais, pour une seule et unique fois, je voulais faire les choses à ta manière.
Je sais que je suis un ours mal léché la plupart du temps, que je suis parfois dur, parfois vexant (la remarque que tu ressemblais à un bébé dans un trench-coat la semaine dernière était, je l'avoue, de trop) mais c'est comme ça que je suis et tu m'as accepté. Je sais que tu…oh comme c'est difficile même à écrire… que tu m'aimes tel que je suis. Et j'ai une chance inouïe que tu sois venu vivre à côté de chez moi, que tu aies croisé notre route, à mon frère et moi. Je te revois sur mon perron avec ta tarte aux pommes. Dès le début, tu m'as touché même si ce que j'ai le plus remarqué ce jour-là étaient tes magnifiques yeux et ton cul ! Mais il y a en toi tellement de belles choses. Et tu nous as tout offert. Tu as cru pour deux. Voire pour trois, quand je croyais que tout était perdu. Tu m'as sauvé Cas…
Quand dans son état mental instable Sam a dit que tu étais un ange, au final, il m'arrive parfois de le penser… et ce que tu as fait pour moi et mon frère, quoi qu'il nous arrive, quoi que je te dise quand je serai énervé ou dans une de ces périodes où je me renferme parfois sur moi-même…. Cela nous liera à jamais Castiel Novak. Je t'appartiens. Corps et âme. Quoi que je pourrais te dire ou faire, quoi qu'il puisse arriver demain, je suis à toi jusqu'à la fin de nos jours… et je veux tout faire pour que malgré tout tu aies tout ce que tu mérites…
Merci d'être toi pour moi, pour nous.
Ton Dean."
Castiel avait les larmes aux yeux. Dean n'était pas expressif par les mots, il ne l'aurait jamais cru capable d'écrire de telles choses, mais il savait rien qu'à son regard à quel point il l'aimait, à quel point il aimait son frère aussi. Il était un homme d'action qui pour une fois s'était servi de ses mains pour écrire son amour plutôt que de le lui faire ou de lui prouver par ses gestes. Il l'avait fait de cette manière uniquement pour lui et cela n'avait pas de prix.
Castiel releva la tête et le vit, adossé au mur du salon, Dean, qui le suivait du regard, légèrement anxieux.
-Tu es là depuis quand ? Je… je ne t'avais pas vu…
-Depuis quelques minutes mais je ne voulais pas te déranger dans ta lecture.
Castiel s'approcha doucement et l'enlaça.
-Je t'appartiens aussi, corps et âme, pour toujours Dean, peu importe ce que tu diras ou feras, tu ne te débarrasseras jamais de moi.
-Ça, je l'ai compris le jour où je t'ai menacé d'un flingue et que tu es resté devant moi. Il était devenu évident que tu étais du genre collant.
Castiel éclata de rire. Puis il fixa Dean, intensément, il avait envie de lui…
Dean comprit aussitôt et lui murmura :
-Oui, Cas, ça peut être intéressant, mais fais-moi le plaisir de t'enlever ce putain de gel, tu es ridicule !
-Enfoiré !
Et ils se coururent après un moment avant de se retrouver dans leur chambre, ils n'eurent même pas le temps de rejoindre leur lit que Castiel retrouva ses cheveux ébouriffés…
Dans la maison voisine, à l'instar de Castiel quelques années en arrière, Sam avait assisté par la fenêtre à la scène de la lettre et à leur course poursuite. Il était heureux pour son frère, tellement heureux... Il savait que quoi qu'il arriverait maintenant, Castiel serait là pour veiller sur lui. Cela le rassurait. Son frère avait enfin le bonheur qu'il méritait. Il se battrait jusqu'au bout pour le voir ainsi le plus longtemps possible. Le Dr Mosley, Missouri, le lui avait bien dit, il fallait éternellement lutter contre les maux qui nous rongeaient mais ça en valait la peine. Le traitement qu'il prendrait à vie lui rappelant chaque jour sa différence, devant parfois augmenter les doses, ses aller-retours entre le centre et sa maison et les voix qu'il entendait parfois ne s'éteindraient peut-être jamais complètement, telles un volcan en sommeil, elles seraient toujours une menace, mais pour son frère, il ferait le maximum, il n'abandonnerait pas, comme Dean l'avait fait et continuait de le faire pour lui. Le pire était peut-être que maintenant il se rendait compte de son état, il avait parfois des regrets d'avoir retrouvé une certaine lucidité mais il était capable de l'endurer si cela le rendait apte à vivre au moins un peu et surtout à voir son frère heureux, enfin, il méritait tant son bonheur, lui qui avait tout sacrifié par amour pour lui. Puis, après tout, peut-être que tout se passerait bien, ce n'était pas si grave s'il entendait parfois le rire connu d'un homme dans le lointain non ? Il vivait avec. Sam en parlerait quand même au Dr Mosley, comme il le faisait toujours dès qu'il retournerait au centre lundi.
Il s'approcha de son bureau, que son frère lui avait construit et regarda avec fierté la page ouverte du livre de Castiel, son histoire, leur histoire… Il fixa un moment cette citation qui était sa préférée :
« La vie est un combat dont l'issue est malheureuse, fatalement perdu d'avance, mais ce qui importe, ce n'est pas la fin, mais les personnes qui choisissent de vous accompagner tout au long de la lutte. » Castiel Novak.
FIN
La quête de sens de Castiel, Dean qui méritait de trouver son bonheur après l'avoir sacrifié pour son frère et Sam et Dean toujours profondément liés, je voulais qu'on voit que cet amour était aussi extrêmement important pour Sam, que c'est Dean qui lui donne la force de se battre. Mais je voulais un peu nuancer cette happy-end en montrant un aperçu de Sam dans sa difficulté de combattre cette maladie qui ne le quittera jamais vraiment. J'espère qu'elle ne vous a pas déçus.
En tous cas, j'ai adoré écrire cette fic.
Encore un énorme MERCI d'être allé jusque-là, d'avoir lu, aimé, commenté…
Je vous adore !
Si des guests me laissent une review, je répondrai sur mon profil ! Encore merci !
