Hello hello !
Je tiens à m'excuser pour l'attente, j'ai eu énormément de travail ces derniers temps et ça ne m'a nullement laissé le temps d'écrire. J'espère que ce chapitre me fera pardonner 8D
Thank you very much for your review Zeilyinn, you're so nice =D
Merci aussi Wahnsinn pour ta review 3 je suis ravie d'être parvenue à te faire autant entrer dans l'histoire. Perso, j'ai pas arrêté de pleurer en écrivant les premiers chapitres (et mon dieu ça ne va pas s'arranger avec le cinquième, je le sens). Pour le PS, je trouvais qu'il fallait ajouter une petite touche bien Mammonienne pour casser un peu l'ambiance morbide x) ... je suis certaine que c'est une femme, ses lèvres sont hyper pulpeuses et féminines quand on la voit en adulte dans le manga. Et puis, il faut bien au moins une réelle présence féminine dans la Varia xD
Ça me fait plaisir de voir que mon histoire et mon style te plaisent x)
Chapitre 4 – L'échec {Belphegor}
Confortablement installé dans notre avion privé, un masque occultant posé sur la frange afin de me garantir le noir complet dont j'avais besoin pour dormir, je faisais mon possible pour m'endormir, serrant la fragile tétine indigo entre mes doigts. J'avais bien le droit d'espérer, non ? Même si elle n'était qu'une illusion, je voulais la revoir, je voulais moi-même mettre mon cœur en pièce lorsqu'elle disparaîtrait à nouveau.
− Bel-sempai, nous sommes arrivés.
Et l'autre paysan qui me secouait sans aucune gêne. Les couteaux filèrent, se plantèrent dans l'énorme chapeau qui ne le quittait plus. Ô Mammon, tu es d'une cruauté sans pareille. Pourquoi faut-il que ce freluquet me fasse autant penser à toi ? Ah, c'est vrai. Je l'ai transformé en grenouille. En ta grenouille. Mais ici, ce n'est pas la grenouille qui quémande le baiser de la princesse, mais le prince lui-même. Mais quelle est sa malédiction, demanderez-vous ? Celle qu'on nomme maladie de l'amour.
Non, tout ça est bien trop rose et gnangnan pour moi.
Non seulement on m'envoyait en mission avec l'autre énergumène, mais en plus il avait réussi à tenir la carte à l'envers depuis le début. Nous étions complètement à l'opposé de notre destination, dans un quartier industriel abandonné, et la nuit tombait.
− Trouvons un endroit où dormir, décrétais-je.
− Bel-sempai, il y a peut-être encore des lits dans les dortoirs de la caserne, celle devant laquelle nous sommes passés il y a une demi-heure.
− Ushishishishi. Paysan, tu ne crois tout de même pas que mon royal corps se contentera d'un vieux lit rouillé ? Je veux un hôtel étoilé, sinon rien.
− Alors ça sera certainement rien, Bel-sempai. Ces quartiers sont vides. Mais pour le côté étoilé, vous n'aurez qu'à lever la tête.
Trois couteaux filèrent aussi sec. Pas question de laisser ce môme prendre de mauvaises habitudes en pensant pouvoir se moquer de moi impunément. Je grinçais des dents. Pourquoi diable était-il si impassible et dénudé de toute émotion ? Cela m'agaçait plus que cela ne m'apportait de satisfaction. Je le haïssais pour cela.
Ce fut finalement de très mauvaise grâce que j'acceptais de découcher dans la forêt cette nuit-là. Fran s'endormit sans demander son reste tandis que, sous les dernières lueurs du coucher de soleil, je regardais la tétine indigo en soupirant. Quelques heures après l'arrivée de Fran, la couleur indigo qui teintait l'étrange accessoire avait disparu, laissant place à un gris terne et morne. Sous les rayons rouges et orange, je regardais ton précieux Pacificateur, le faisant tourner entre mes doigts agiles. Puis le sommeil me gagna peu à peu.
Mes yeux s'ouvrirent à nouveau sur un décor que je ne connaissais pas. Une montagne. Et pas de forêt dans les environs, à première vue. Étais-je pris de crises de somnambulisme ?
Un déclic se fit en moi. Mammon. C'était la seule et unique explication plausible. Mon cœur se mit à battre un peu plus vite tandis que je la cherchais fébrilement des yeux. Bien vite, la déception prit possession de moi. Je ne la voyais nulle part.
− Qu'est-ce que tu fais là ? fit sa voix neutre derrière moi.
Je fis volte-face. Personne. Je fouillais les ombres du regard. Je sentais sa présence fantomatique. Je savais qu'elle était là mais, pour une raison qui m'échappait, elle ne voulait pas se montrer à moi. Dans un sens, je préférais cela.
− Un Prince n'a pas à s'expliquer.
Un silence s'installa et je m'installais en tailleur dans l'herbe. Autant être confortablement assis. Et à sa hauteur.
− Où sommes-nous ?
− Quelque part.
Quelle réponse claire et précise. Du Mammon tout craché. Si en plus elle pouvait me faire payer la salive gaspillée pour ces quelques malheureuses syllabes, elle le ferait, j'en étais certain.
− Tu ne devrais pas être ici, Bel.
Je dardais sur les ombres un regard peu intéressé, par-dessous ma frange. Ce n'était pas non plus comme si je l'avais demandé ou si j'avais fait quoi que ce soit pour me retrouver ici.
− C'est toi qui m'as amené ici, non ?
− Prince stupide. C'est toi qui use du pouvoir du Pacificateur, pas moi.
Alors, selon elle, c'était moi le fautif. Je soufflais bruyamment. Tout ça juste parce que mademoiselle refusait d'avoir tort. Quelle tête de mule. Elle était aussi butée que moi et, dans un sens, j'avais toujours apprécié ce trait de caractère chez elle : elle ne lâchait jamais l'affaire, et encore moins quand il y avait du fric dans les parages.
L'air se modifia subtilement et je sentis mon interlocutrice se faire plus alerte.
− Tu dois te réveiller, Bel !
Et, sugissant des ombres, une forme floue encapuchonnée d'indigo me fonça dessus. Une forme d'une taille indéniablement adulte. Je n'eus pas le temps de remettre de l'ordre dans mes pensées car le spectre indigo me traversa. C'était comme plonger dans un bain glacé.
Cela me réveilla en sursaut.
Et je me retrouvais face à un énergumène aux cheveux blancs et un tatouage violet sur la joue, qui me souriait d'un air amical, même si j'avais le mauvais pressentiment qu'il n'avait aucune pensée amicale envers moi. Je regardais autour de moi. Fran avait disparu.
− Bonsoir prince Belphegor… je suis à la recherche d'une certaine Viper. J'ai entendu dire qu'elle voyageait avec toi.
− Mammon est morte.
− Ah, je me disais bien que ce ne serait pas rigolo si c'était aussi simple. Tant pis.
Un instant, le fol espoir qu'il tourne les talons et s'en aille m'effleura. Mais la mort de ma chère partenaire ne semblait nullement l'affecter. Il s'empara vivement de ma main et, surpris, je laissais échapper ce que j'avais serré compulsivement toute la nuit au creux de mes doigts. Le Pacificateur Indigo. Tout sourire, l'énergumène le ramassa.
− Comme c'est gentil de ma faciliter la tâche.
« Protège-le au péril de ta vie » avait dit Mammon.
Et les couteaux filèrent vers l'albinos.
Ta-daaaaaaa. Suite au prochain numéro 8D
N'hésitez pas à laisser une review 3
