Bonjour tout le monde !
Navrée pour mon retard, j'ai eu comme qui dirait un contretemps qui m'a empêché de poster hier soir...
Merci à Altyia, Camille, ChocOlive Flamous et Tenshi D. Clara pour vos reviews !
(Camille : Contente que tu sois toujours contente de cette histoire ! Le rapprochement entre Sabo et Koala, ça ne sera pas dans ce chapitre... Mais ça arrivera bientôt :))
Voici le nouveau chapitre, 3500 mots rien que pour vous ! Je vous souhaite une bonne lecture ! :)
Chapitre 3 : Course poursuite mortelle
- C'était moins une, souffla Sabo en aidant Koala à se relever.
- Ce n'est pas fini, commandant en second de l'Armée Révolutionnaire, cingla une voix à une dizaine de mètres d'eux.
Le sang de Sabo ne fit qu'un tour tandis que la rousse pâlit brusquement. Le blond se mit immédiatement en position de défense, son dos contre celui de Koala, un pistolet dans chaque main, écarquillant les yeux alors que la poussière autour d'eux finissait de se dissiper. La salle des ventes était encerclée par la Marine.
- Lâchez vos armes immédiatement.
- Putain de merde, siffla le révolutionnaire en les jetant à terre aux pieds des marines tandis que sa coéquipière faisait de même.
Koala ne put s'empêcher de remarquer que c'était la première fois qu'elle l'entendait jurer. Ils devaient vraiment être dans une situation impossible.
Le blond détailla attentivement l'officier qui leur faisait face et qui semblait diriger l'opération.
- Vice-Amiral Onigumo, je n'irai pas jusqu'à dire que c'est un plaisir de vous rencontrer…
- Cesse ton baratin, Révolutionnaire, répliqua le Vice-Amiral avec un regard froid et impassible. Je suis ici pour te mettre hors d'état de nuire.
- Le contraire m'aurait étonné, ironisa Sabo, vous n'êtes assurément pas venu pour une visite de courtoisie…
- Rends-toi sans faire d'histoires. Le Gouvernement Mondial pourrait faire preuve de clémence, si tu acceptes de coopérer.
- Et si je refuse ? Le toisa-t-il. Car voyez-vous, je ne suis pas du genre à me rendre, et certainement pas avant de m'être battu.
- Dans ce cas, je vais être dans l'obligation d'utiliser la force. Mais pour éviter une effusion de sang, il vaut mieux ne rien tenter de stupide. S'il est vrai que j'ai pour ordre de te ramener vivant, on ne m'a pas donné de directives pour tes éventuels complices… Et crois-moi, je compte pas m'encombrer de celle qui couvre tes arrières en ce moment.
Le blond sentit la rousse glisser dans son dos et tomber au sol, les jambes flageolantes. Il serra le poing, réfléchissant à toute vitesse. Le vice-amiral n'avait pas l'air de bluffer. Comment diable pourraient-ils se sortir de là ?
- Vous n'avez que deux solutions, révolutionnaires... Soit vous vous rendez tous les deux et collaborez, dans ce cas vous aurez peut-être une chance de n'être condamnés qu'à la prison à perpétuité. Soit vous tentez de vous rebeller, et j'éviscère vivante la rouquine avant de te forcer à lui arracher le cœur de tes propres mains, commandant. A toi de voir.
Relève toi Koala, grimaça intérieurement le blond en jetant à celle-ci un regard en biais. Non, paniqua-t-il en se rendant compte qu'elle avait les yeux fermés avec un air tendu et qu'elle tremblait de tout son corps. Elle n'avait pas le droit de craquer. Elle ne pouvait pas abandonner, et l'obliger à choisir pour eux deux !
- Plan K, murmura-t-elle si bas que seul lui put l'entendre.
Il se figea un instant, surpris, avant de sentir son coeur se gonfler de soulagement.
- Visiblement la poupée derrière toi n'a pas l'air en état de pouvoir fuir ou faire de la résistance, continua Oniguma. Tu ferais mieux de choisir la solution qui nous éviterait un bain de sang.
Sabo sourit narquoisement au Vice-Amiral.
- Vous savez le problème que vous avez tous, la Marine, le Gouvernent Mondial et les Nobles ? Vous sous-estimez la combativité du peuple. Vous n'avez aucune idée des efforts surhumains que les petites gens sont capables de déployer pour survivre et de la rage qui peu à peu les envahit face aux injustices dont ils sont victimes à cause de vous. C'est ce qui causera votre perte un jour.
- Et tu crois que tu vas m'impressionner avec ton discours à deux balles sur la menace que représente "le peuple", ces gens qui nous ont toujours soutenu et resteront toujours de notre côté parce que nous représentons la Justice ?
- Je ne cherchais pas à vous impressionner, ricana le commandant de l'armée révolutionnaire. Je gagnais juste un peu de temps...
- Quoi ?
- Vice-Amiral, la femme effectue des signes de karaté des hommes poissons avec ses mains ! S'écria un soldat paniqué derrière eux au niveau du bâtiment des ventes.
Oniguma sentit son sang se glacer. Impossible...
- Tuez-la, vite !
Tout se passa alors très vite. Tandis que Koala se relevait et se retournait pour lancer son attaque droit vers le vice-amiral, Sabo se plaça derrière elle, déviant les balles qu'on leur tirait dessus à l'aide de sa dague.
- Gyojin Karate : Sameigawara Seiken (1) ! Hurla la jeune femme en relâchant d'un seul coup toute l'énergie qu'elle avait réussi à accumuler. Son coéquipier se jeta au sol dès qu'il l'entendit nommer son attaque. Avant que Oniguma n'ait pu intervenir, une violente onde de choc se propagea autour de Koala, balayant tout sur son passage sur une cinquantaine de mètres.
Lorsqu'il ne sentit plus le souffle de l'attaque, Sabo se redressa, un peu sonné, et rattrapa in extremis la rouquine qui vacillait. Les marines étaient à terre, inconscients, mais pas pour longtemps.
- Il faut qu'on se replie et qu'on trouve une planque, vite, souffla le blond d'un ton pressant.
La jeune femme eut un autre vertige et manqua de s'écrouler une nouvelle fois. Sabo se mordit la lèvre. Elle avait mis toute son énergie dans sa dernière attaque pour leur créer une ouverture et n'avait même plus la force de tenir debout. Il détestait la voir dans un tel état de faiblesse.
- Koko, l'appela-t-il plus doucement comme quand ils étaient gosses, accroche-toi bien à moi.
Voyant qu'elle avait saisi son intention, il se plaça devant elle et attrapa le haut de ses cuisses, la soulevant tandis qu'elle s'agrippait à son dos.
Il grimaça en sentant une douleur fulgurante courir le long de son épaule gauche, avant de remarquer la tâche rouge qui commençait à s'étaler sur son gilet. Une balle qu'il n'avait sans doute pas réussi à dévier lorsque les marines leur avaient tiré dessus... Avec l'adrénaline du combat, il n'avait rien senti sur le coup. Il ne manquait plus que ça…
Heureusement, la douleur s'atténua dès qu'il cala la jeune femme sur son dos et que son corps cessa de peser sur son épaule. Il se mit à marcher aussi rapidement qu'il le pouvait, cherchant du regard de quoi leur faire quitter au plus vite le groove 1.
Koala soupira faiblement, essayant de ne pas sombrer dans l'inconscience. Sa tête nichée dans le cou du blond, elle était enveloppée par son parfum. Une fragrance fruitée, de la mandarine sanguine et de la cannelle sans doute, recouverte par une odeur musquée plus forte. Virile et distinguée à la fois, apaisante. Bizarrement ça ne l'étonnait pas de lui...
Bien que leur situation soit critique, elle n'était pas inquiète. Elle avait une confiance aveugle en Sabo et savait qu'elle ne risquerait rien tant qu'elle resterait à ses côtés.
Le jeune homme remarqua soudainement un side-car un peu à l'écart, derrière les Marines toujours à terre. La chance leur souriait enfin…
Il se dirigea rapidement vers lui et déposa sa coéquipière dans le panier. Elle se redressa difficilement tandis qu'il s'asseyait sur la moto, examinant le tableau de bord avec l'air d'un enfant qui découvre un de ses cadeaux de Noël.
- Dire que ces engins sont développés uniquement pour la Marine...
Sa coéquipière secoua la tête d'un air blasé.
- Au lieu de t'extasier sur ton nouveau joujou, tu ferais mieux de démarrer. Les Marines ne vont pas rester inconscients toute la journée...
- ça a l'air d'aller beaucoup mieux toi, tu recommences à me sermonner, lui fit-il avec un sourire enjoué.
Elle rougit sous la remarque.
- Attends qu'on soit en sécurité, tu vas voir ce que c'est que d'être sermonné, marmonna-t-elle en détournant le regard.
Il n'insista pas et démarra en trombe le side-car, les faisant quitter au plus vite le groove 1.
Ils avaient franchi de nombreuses passerelles, se dirigeant vers le groove 27 où se trouvait le QG des révolutionnaires sur cet archipel. Ils comptaient abandonner le side-car à un ou deux kilomètres de la planque et le faire exploser une fois qu'ils seraient loin, pour faire croire à un accident. Se faire passer pour mort, c'était souvent le meilleur moyen de rester en vie. Sabo avait cessé de compter le nombre de fois où il avait procédé ainsi pour s'échapper d'une île discrètement.
Ils approchaient de l'endroit où ils voulaient s'arrêter. Koala guettait le moindre signe qu'ils étaient suivis, assise dans le side-car, tandis que Sabo se concentrait sur sa conduite. La rousse avait un très mauvais pressentiment, la sensation oppressante que quelque chose n'allait pas. Comme si elle n'avait pas pris en compte quelque chose d'extrêmement important. Alors que le blond commençait à ralentir, un sifflement aigu leur parvint. Un des leurs les prévenait d'un danger imminent.
- Il y a un problème…
- Continue de rouler tout droit comme si de rien n'était, le coupa la rousse.
Elle avait raison, s'il réagissait et que des ennemis étaient à proximité, ils pourraient décoder le signal et s'en servir contre eux à l'avenir. Les Marines les auraient-ils déjà trouvés ? Ou bien la planque aurait-elle été découverte ? Cela faisait longtemps qu'il se passait des choses étranges chez les Révolutionnaires de Sabaody, peut-être qu'il y avait une taupe parmi eux… le commandant avait mal à la tête à force de chercher une explication.
Le révolutionnaire resserra sa prise sur le guidon de la moto, grimaçant à cause de sa blessure. Le sang lui battait aux tempes et de légers vertiges le prenaient de temps en temps, signe qu'il perdait trop de sang. Il jeta un coup d'œil à Koala, qui avait des estafilades et des bleus un peu partout. Il espérait qu'ils pourraient vite trouver refuge dans un autre abri pour soigner leurs blessures.
Soudain, Koala jura et se mit à genoux dans le panier, avant de donner un grand coup de poing dans la coque intérieure de celui-ci.
- Mais qu'est-ce que tu fais ?
- Je viens de me souvenir d'un détail du dernier rapport qu'on nous avait communiqué sur les nouvelles armes de la Marine, lui expliqua-t-elle en enlevant les débris de plastique et en fouillant dans l'ouverture qu'elle avait créé. Pour éviter les vols des véhicules de fonction, ils auraient caché dans ceux-ci des émetteurs.
- Des émetteurs ?
Elle blêmit.
- Oui, quelque chose de ce genre, continua-t-elle d'une voix blanche en extirpant de la cache un mini-escargophone qui clignotait à intervalles de temps réguliers.
Sabo frémit. Ils s'étaient fait avoir comme des bleus. D'un geste souple, il attrapa le mini-escargophone et le balança dans une charrette bourrée de fruits et légumes. Son propriétaire se dirigeait en sens inverse. Avec un peu de chance, cela brouillerait les pistes.
- Trop tard, murmura Koala en lui montrant le mur de Marines qui leur faisait obstacle à une centaine de mètres.
- Ils sont là ! s'écria un des soldats.
Sabo prit un virage brusque et fit demi-tour. Ils étaient pour le moment hors de portée de tir, mais tout de même talonnés.
- Tu as une idée pour nous sortir de là ? Demanda le blond d'un air grave. Je suis un peu à court d'inspiration devant tant d'obstination à nous coincer de leur part…
- J'ai beau retourner la situation dans tous les sens, je n'arrive qu'à la conclusion qu'on est mal, répondit la rousse sur le même ton. Ils ont sans doute posé des barrages partout dans les grooves aux alentours. La zone de non-droit doit être complètement bouclée …
Elle se stoppa soudain, prise d'une illumination.
- Va dans le groove 77.
- L'Hôtel de Ville ? S'étonna Sabo en prenant aussitôt la direction indiquée. Mais c'est le quartier où tous les Nobles du Nouveau Monde et de Marijoie ont leurs résidences secondaires...
- Justement. La Marine ne peut pas bloquer les entrées de cette zone sans mandat. Et ils ont encore moins le droit de pénétrer dans les villas des Dragons Célestes, quand bien même de dangereux criminels s'y dissimuleraient.
- Koala, tu es juste géniale !
- On n'est pas encore sortis d'affaire, grommela-t-elle en tournant la tête vers leurs poursuivants. Ils se rapprochent.
Les premiers tirs commencèrent à fuser, mais le side-car était encore hors de portée. Plus pour longtemps...
- Accroche-toi bien, je vais rouler en zig zag pour les empêcher de viser. Et prépare-toi à riposter au cas où.
Elle hocha la tête et se retourna vers leurs ennemis, essayant de concentrer dans ses mains le plus d'énergie que possible.
La stratégie de Sabo marchait plutôt bien. Ils gardaient une bonne avance, même si leurs poursuivants ne se laissaient pas distancer. Les révolutionnaires, concentrés sur leur tâche, comptaient le nombre de grooves qu'il leur restait à traverser avant leur destination. Cinq… Quatre… Trois… Deux… Le trajet, d'une dizaine de minutes en side-car, semblait durer des heures.
Plus qu'un…
- Ils se dirigent vers les grooves 70 à 79, il faut les arrêter avant qu'ils ne franchissent le pont ! S'exclama un des hauts-gradés qui les poursuivait.
Une salve de tir fut lancée suite à cette injonction.
- Gyojin karate : Samehada Shoutei (2)!
Les balles qui visaient les deux révolutionnaires furent déviées d'un coup de paume de la karatéka. Cette dernière jeta un bref coup d'oeil sur la route devant eux. Le pont était en vue !
- Attention à ta gauche, baisse-toi ! Cria Sabo en la déséquilibrant pour qu'elle s'aplatisse à l'intérieur du panier.
Une troupe de soldats qui avaient décidé de les prendre à revers fit feu à une dizaine de mètres d'eux.
- Tekkai (3), murmura le blond.
Malheureusement pour lui, il ne fut pas assez rapide pour blinder l'ensemble de son corps avec cette technique de rigidification et laissa échapper un cri quand trois balles perforèrent sa cuisse et son bras déjà malmené.
- Gyojin karate : karakusagawara Seiken (4) ! Hurla Koala en se redressant, faisant valser les soldats. Sabo, merde, ça va aller ?
- Je n'ai eu le temps de protéger que mes organes vitaux, grimaça-t-il en appuyant sur sa jambe blessée, gardant tant bien que mal le contrôle du side-car malgré son état.
- Tiens bon, on arrive…
- Arrêtez-les ! Hurla un officier tandis qu'ils s'engageaient dans le pont.
Trop tard. Ils venaient de franchir la passerelle. Les deux révolutionnaires soupirèrent de soulagement. Même s'ils étaient toujours poursuivis, au moins ici les Marines n'avaient pas le droit de se servir d'armes à feu.
- Ne vous relâchez pas ! Hurla un officier. On peut encore les avoir !
- Sabo-kun, va à droite. La villa au bout de la rue est déserte, on pourra s'y réfugier.
Il lui obéit, serrant les dents pour ne pas gémir de douleur quand il tourna brutalement le guidon pour les faire changer de direction.
- Ils se dirigent vers la demeure de Saint Antonio !
- Poussez-vous, abrutis ! Vociféra Koala aux passants tétanisés qui se trouvaient sur leur passage.
Ils touchaient au but. Le terrain entourant la villa n'était même pas grillagé, une chance pour eux. Sabo les fit pénétrer dans la propriété à toute allure et dérapa devant l'entrée de la maison avant d'arrêter l'engin. Sa coéquipière s'extirpa du panier du side-car et jeta un regard de défi aux Marines qui s'étaient arrêtés à l'entrée du domaine.
- Et maintenant venez nous arrêter, enflures ! s'écria-t-elle en aidant Sabo à descendre de la moto.
- Vous ne perdez rien pour attendre, révolutionnaires ! On vous fera la peau !
Ne prêtant aucune attention à leurs menaces, la rousse fracassa la porte d'entrée de la villa d'un coup de pied et amena le blond à l'intérieur avant de refermer la porte et de se laisser glisser contre elle.
- On a réussi, souffla-t-elle au bout de quelques instants, laissant toute la tension retomber d'un coup.
A côté d'elle, Sabo s'appuya contre une table dans l'entrée, le souffle court. Il ôta sa veste et son gilet avec difficulté, dévoilant sa chemise blanche souillée de sang sur la manche gauche.
- Fais pas cette tête, fit-il à Koala qui regardait les traces rouges d'un air horrifié. On dirait que tu as vu un mort…
- Il faut absolument qu'on te soigne, s'écria la jeune femme en se relevant.
- C'est pas si grave, murmura-t-il alors qu'un nouveau vertige le prenait.
- Ne bouge pas, je vais chercher de quoi nettoyer les plaies…
- OOOOOI ! Les révolutionnaires !
Ils se figèrent en entendant la voix amplifiée par un méga-escargophone. La jeune femme s'approcha d'une fenêtre prudemment.
- Sortez de là mes mignons, j'ai une surprise pour vous !
- Ne l'écoutez pas, restez où vous êtes ! s'écria une autre voix.
Koala écarquilla les yeux après avoir regardé dehors et perdit le peu de couleurs qu'il lui restait.
- Ils ont Jack, gémit-elle en se plaquant les mains sur le visage.
- C'est pas vrai…
Le blond se tint au mur pour ne pas tomber et se déplaça jusqu'à la porte qu'il ouvrit, un air sombre sur le visage. A l'entrée du domaine, Jack était à genoux au sol, maintenu par un officier que Sabo reconnut comme étant le vice-amiral Doberman. Le katana de celui-ci était posé contre la jugulaire du révolutionnaire.
- Sabo, je suis désolé, souffla Jack en le voyant apparaître à l'entrée de la villa. Je me suis fait avoir.
Le vice-amiral le fit taire en appuyant un peu plus fort sa lame contre sa gorge.
- Il me semble que vous êtes dans une impasse, commandant de l'armée révolutionnaire…
Le blond serra le poing et jeta un regard haineux vers le militaire.
- Rendez-vous sans faire d'histoires, vous et votre coéquipière.
- Jack, s'écria Koala d'un ton désespéré en amorçant un mouvement en direction du jeune homme.
- Recule, ordonna Sabo d'un ton dur en plaçant son bras devant elle pour l'empêcher d'avancer.
- Vous êtes complètement cernés, comme vous pouvez le voir. Vous n'avez aucune chance de vous en sortir tous vivants si vous ne coopérez pas. Le jeu du chat et de la souris est terminé…
- Ce n'est pas fini, ne vous occupez pas de moi, cria l'otage aux deux révolutionnaires. Pensez aux quatre-cent trente pays qui doivent se libérer des ordures au pouvoir !
- Silence vermine ! S'énerva Doberman.
- La Révolution vaincr…
Sous les yeux horrifiés de Sabo et Koala, le vice-amiral lui trancha la gorge d'un geste sec avant de le laisser tomber au sol.
- Au moins là, tu ne l'ouvriras plus…
- JAAAAAACK !
Sabo retint à grand peine sa coéquipière qui se ruait vers les Marines avec un cri de rage.
- Je vais te buter, espèce de monstre ! Hurla-t-elle comme une démente en direction de Doberman.
- J'aimerais bien voir ça, lui répliqua l'officier avec un air sadique. Approche, je t'attends.
- Koala, martela le révolutionnaire tout en la ceinturant, arrête.
- Il a tué Jack ! s'indigna-t-elle en se débattant de toutes ses forces.
- Je sais, mais ne rentre pas dans son jeu ! Tu ne réussiras qu'à te faire tuer si tu sors du domaine !
Elle tenta de se dégager, mais malgré ses blessures et la véhémence de son amie, le blond tint bon.
- Lâche-moi bon sang !
- Hors de question ! Je t'en prie, murmura-t-il à son oreille, calme-toi… Il y a eu assez d'un mort aujourd'hui.
Surprise par son ton douloureux, elle tourna la tête et se figea en voyant qu'il pleurait. Les larmes lui montèrent également aux yeux et elle cessa de se débattre.
- Tu as raison… Bredouilla-t-elle tandis qu'elle posait calmement ses mains sur les bras du blond pour lui montrer qu'elle ne tenterait plus rien de stupide.
Il vacilla lorsqu'il la relâcha, mais elle l'aida à s'appuyer sur elle pour rester debout.
- Bah alors, la rousse sanguine, tu redeviens raisonnable ? La héla le vice-amiral tandis que les deux coéquipiers reculaient prudemment.
- Je te tuerai de mes propres mains à la prochaine occasion, pourriture, trancha la jeune femme d'une voix glaciale.
- Mais il n'y aura pas d'autres occasions, poupée… D'ici demain matin, j'aurai obtenu le mandat nécessaire pour investir la villa de Saint-Antonio et chasser les indésirables qui s'y sont réfugiés. Vous êtes faits comme des rats. Que vous vous rendiez ou que je vienne moi-même vous arrêter, vous finirez entre nos mains. Ce n'est plus qu'une question de temps…
- C'est ce qu'on verra. La Révolution vaincra, lancèrent Sabo et Koala d'une même voix pleine de défi.
Ils déposèrent leur index et leur majeur droits sur leurs lèvres avant de les lever vers le ciel, les yeux rivés sur le corps de Jack. Après ce dernier hommage vibrant, ils fermèrent la porte d'entrée de la villa derrière eux et la condamnèrent.
Une fois qu'il fut assuré qu'ils seraient en sécurité, épuisé par les évènements, Sabo s'écroula suite à un énième vertige. La dernière chose qu'il perçut avant de sombrer dans l'inconscience fut la voix terrifiée de sa coéquipière qui le suppliait de rester éveillé.
(1) Sameigawara Seiken : coup de poing direct puissant, qui produit une onde de choc tout autour de celui qui lance l'attaque
(2) Samehada Shoutei : technique de défense qui permet de dévier une attaque d'un coup de paume
(3) Tekkai : nom japonais du Metalium, technique de défense très utilisée par les membres du CP9 et où tout leur corps se rigidifie et devient aussi dur que du métal
(4) Karakusagawara Seiken : coup de poing qui fend l'air et tout ce qui se trouve à côté
Les techniques de karaté des hommes poissons que j'ai cité ont toutes été utilisées par Jinbei. Comme Hack et Jimbei sont de bonnes connaissances, j'ai supposé que Hack connaissait lui aussi les techniques de Jimbei et les a enseignées à Koala.
Et voilà, c'est fini ! J'espère que la mort de Jack ne vous a pas rendu trop triste (moi si !). Elle était nécessaire pour la suite de l'histoire.
J'attends avec impatience vos retours sur ce chapitre :)
Chapitre 4 la semaine prochaine (cette fois-ci, à l'heure je l'espère !). ça va bouger entre Sabo et Koala !
A bientôt !
minimilie
