Coucou c'est nous !

Eh oui ! Nous nous sommes alliées pour le pire et pour le rire ! Blackstaff14 (aussi connue sous le nom de p'tite-Najoua-14) et Nerya pour vous servir !

Deuxième petit OS de notre fic "Nos chers voisins", avec encore une fois des râleurs professionnels... Vous êtes gâtés, hein ! (ou pas)

Auteur : Blackstaff (MOUHAHAHAHAHAHAHA *rire diabolique*) - Tous au abris, Staffy est aux commandes ! xs ...Je ne dirais rien pour une fois sur ton insupportable manque de tact (tu vas faire fuir tout le monde, andouille !), mais j'aimerais juste faire une toute petite, mais vraiment toute petit, remarque : Blackstaff is my name ! Not Staffy !

Disclaimer : Toutes ressemblances avec un célèbre manga japonais serait une fâcheuse coïncidence. Nous tenons cependant à remercier Masami Kurumada sensei pour sa précieuse collaboration !

Merci à : Nah, Clio2000 et leia26 pour leur review (et Clio2000 pour son following également) ! Ça nous a fait vraiment plaisir de lire vos commentaires. Merci aussi Ginie27 pour son following. En espérant que cette 2e petite histoire vous plaise autant que la 1ere.

Attention : langage légèrement vulgaire...légèrement. Et je crois qu'il n'y a rien d'autres...Ah si ! On vient de Belgique (pays du meilleur chocolat !), donc le déjeuner, c'est le petit-déjeuner français (donc c'est au matin) ; le dîner, c'est le midi (le déjeuner français) ; et le souper, c'est au soir (le dîner français). Voilà.

Je vous souhaite une bonne lecture

Bisous-chocolats


J'en ai marre

Kanon en avait marre. Mais vraiment marre. Pourquoi avait-il accepté de tenir la chandelle à ces deux abrutis ? Non rectification : pourquoi avait-il accepté que le mec de son jumeau vienne habiter avec eux ? Oui, ça sonnait mieux. Il aurait pu rester avec son petit frère (d'ailleurs, il retenait Aiolia d'avoir pris immédiatement un nouveau colocataire) et venir de temps en temps pour profiter de Saga. Mais non. Ce con s'était installé définitivement. Grrr !

Il était neuf heures du matin. Le cadet des jumeaux regarda les deux amoureux en train de se papouiller dans les cuisines, se faisant déjeuner l'un l'autre. Putain, qu'ils étaient niais ! Et les « Tu veux goûter ce morceau de gâteau que j'ai fait hier soir, mon amour ? », les « Attends, je te sers ton café, mon petit chou à la crème ! » (et oui, un des deux surnommait l'autre comme ça), ou encore mieux les « Oh, mon chéri, tu as de la confiture sur la bouche, laisse-moi t'en débarrasser à l'aide de mes lèvres sur les tiennes et de ma langue dans ta bouche... ». Cela lui donnait envie de vomir et de frapper quelqu'un. Et violemment même ! Une heure que ça durait, cette connerie !

Lui, jaloux ? Mais où allez-vous cherchez cela ? Même pas vrai d'abord ! D'ailleurs, il allait buter celui qui avait émis cette idée saugrenue.

Son ventre gargouilla. Il avait faim. Mais tant que les deux andouilles étaient là, il ne voulait entrer dans la cuisine, maintenant territoire des bizounours. Son ventre insista. Kanon foudroya les deux amoureux du regard. Bon, tant pis, il allait déjeuner dehors. Il fit exprès de faire claquer ses talons et de faire le plus de bruit possible en prenant sa veste. Saga lâcha des yeux le magnifique regard d'Aiolos pour se concentrer son petit frère.

- Un problème, Kan' ?

- Un problème ? Un problème ? fit ce dernier en le foudroyant du regard. Tu te fous de ma gueule ? Je peux même pas déjeuner dans mon propre appart ! Car je te rappelle quand même qu'il n'y a de la place que pour deux dans cette putain de petite cuisine et que vous la squattez depuis presque une heure en vous faisant des petits bisous et tout le tutti d'amoureux ! J'en ai marre de vous tenir la chandelle et de ne pas pouvoir bouffer autre chose que les trucs bizarres que vous vous mettez sous la dent ! Là, je vais dehors pour manger un truc potable et boire du thé ou du vrai café, et pas le truc infect que vous préparez soi-disant parce que c'est du commerce équitable. Sur ce, bonne journée !

- Mais voyons Kanon, on dirait que tu es jaloux !

Mauvaise réplique de Saga. Son jumeau se tourna doucement vers lui, une aura noire autour de lui, les yeux injectés de sang, la bave écumante sur la bouche.

- Je. Ne. Suis. Pas. Jaloux ! hurla-t-il en sortant de l'appartement. Vous faites chier ! ajouta-t-il en prenant bien soin de claquer la porte.

Saga se tourna de nouveau vers Aiolos, qui lui adressa un petit regard amusé.

- Il est jaloux ! firent-ils tous les deux.

- Et pas qu'un peu... Faudra lui trouver quelqu'un à ton frangin !

- Oui, je sais. Mais plus tard, là, je constate que nous avons l'appartement pour nous.

Le sourire coquin qu'Aiolos lui rendit lui enflamma les sens. Ils allaient bien s'amuser.


De l'autre côté de la porte, Kanon respira de soulagement. Il allait profiter de la matinée pour faire des courses et acheter des trucs mangeables pour le dîner. Il saliva devant l'image mentale d'un bon steak ou de saucisses avec des vraies frites et de la compote de pomme. Des éclats de voix de l'appartement d'en face le firent revenir dans la réalité.

- J'en ai marre de vos trucs bizarres pour déjeuner ! Je veux pouvoir manger des choses comestibles, moi ! Des œufs, du bacon, des toasts et du thé ! Pas ces...machins au nom imprononçables ! Et, espèce d'abrutis, arrêtez de rire, bloody hell ! J'en ai aussi marre de vous voir transformer un repas en film porno ! Gardez-vous vos fucking fringues ! Pervers !

Un type avec de courts cheveux blonds coiffés n'importe comment, pourvu d'un mono-sourcil aussi impressionnant que celui d'Aldébaran, et cigarette au bec, sortit de l'appartement et claqua la porte à son tour. Il posa les yeux dans ceux de Kanon et se bloqua. Dans un film romantique (ou pas d'ailleurs), une petite musique retentirait, telle que " Ti amo " d'Umberto Tozzi, et Rhadamanthe sourirait de bonheur en se dirigeant comme un cabri en rut sautillant vers ce charmant jeune homme, qui lui sourirait à son tour et joindrait ses mains aux siennes de manière passionnée et amoureuse. Ils s'en iraient en sautillant vers un coucher de soleil, des petits oiseaux chanteraient et formeraient un cœur pour entourer leurs silhouettes.

Seulement dans la réalité, et non dans la tête de l'Anglais, cela se passa plutôt comme cela :

- Tu me veux quoi, toi ? Ma photo ? grogna Kanon.

- ...euh...Hello !

- C'est ça, ôte-toi de mon chemin !

Le Grec s'éloigna pour prendre les escaliers et aller dans le café d'en face, pour déjeuner. Seulement, l'Anglais lui emboîta le pas.

- Tu vas déjeuner ? Moi aussi. On pourra en profiter pour faire connaissance. On est nouveau dans l'immeuble !

- J'en ai rien à foutre ! Dégage !

- Moi, c'est Rhadamanthe. J'ai deux colocs un peu chiants et pervers sur les bords, mais ils peuvent être sympa de temps en temps.

- Mais tu vas me lâcher la grappe, oui ?

- C'est quoi, ton petit nom ?

- Va te faire foutre aux Enfers !

- Seulement si tu m'accompagnes. Et je n'hésiterais même pas les traverser pour pouvoir déjeuner avec toi !

Kanon sourit malgré lui. C'était la chose la plus cool qu'on lui aie jamais dite pour le draguer. OK, il allait faire un effort.

- Très bien, mais c'est toi qui régale !


Voili-voilou ! J'espère que cette histoire vous a plu !

Bisous-chocolats

Black ;)

Que Shakespeare soit avec vous !

Nerya