Coucou c'est nous !
Eh oui ! Nous nous sommes alliées pour le pire et pour le rire ! Blackstaff14 (aussi connue sous le nom de p'tite-Najoua-14) et Nerya pour vous servir !
Troisième petit OS de notre fic "Nos chers voisins", avec encore et toujours des râleurs professionnels... Vous êtes gâtés, hein ! (ou pas)
Auteur : Blackstaff (MOUHAHAHAHAHAHAHA *rire diabolique*) - Tous au abris, Staffy est aux commandes ! xs ...Je ne dirais rien pour une fois sur ton insupportable manque de tact (tu vas faire fuir tout le monde, andouille !), mais j'aimerais juste faire une toute petite, mais vraiment toute petit, remarque : Blackstaff is my name ! Not Staffy !
Disclaimer : Toutes ressemblances avec un célèbre manga japonais serait une fâcheuse coïncidence. Nous tenons cependant à remercier Masami Kurumada sensei pour sa précieuse collaboration !
Merci à : Manganiark, Nah, Leia26, Bolo Niaise, schwarzen ritter (Ich liebe dich auch, mein mürrisch) et Thaouka ! Ça nous a fait vraiment plaisir de lire vos commentaires. En espérant que cette 3e petite histoire vous plaise autant que les deux premières.
Je vous souhaite une bonne lecture
Bisous-chocolats
Le colocataire
Shura maudissait ses deux amis. Angelo et Aphodite étaient ses meilleurs amis (et les seuls d'ailleurs). Ils étaient comme ses frères. Ils avaient toujours été là pour lui et il avait toujours été là pour eux, même si ses aides étaient bien plus discrètes. Mais bon, passons. Là, il maudissait ces deux abrutis qui lui servaient de meilleurs amis. Et sur plusieurs générations de préférence...quoiqu'il n'y ait pas tant de risques que ça de ce point de vue là, vu que les deux andouilles étaient gays comme des pinsons (quoi ? C'était pas ça l'expression ? Ben, il y en avait une autre, mais comme elle n'était pas aussi politiquement correcte que l'autre, il allait se contenter de celle-ci). Enfin, en même temps, avec l'adoption, les mères porteuses... Oui, bon, il s'en foutait : ses meilleurs amis allaient regretter ce qu'ils avaient osé faire.
- Un problème, mon Shushu ?
Le surnommé Shushu se tourna vers Aphrodite qui lui souriait malicieusement. L'Espagnol avait une aura meurtrière, les yeux injectés de sang et une soudaine envie de mordre. Le Suédois se recula prudemment et opéra un retraite stratégique derrière son colocataire, Angelo. Ce dernier se contentait de croiser les bras, l'air peu avenant, un léger sourire sadique dessiné sur les lèvres. Ce type faisait froid dans le dos.
- Je peux savoir pourquoi ? demanda calmement le brun.
- Tu rames pour joindre les deux bouts, tu dois trois mois de loyer à Hadès, tu ne te nourris plus correctement, voir plus du tout et...
- Tu es désespérément seul, mon chéri ! ajouta Aphro, coupant l'Italien dans sa phrase.
- Et tu n'arrives même plus à nettoyer comme tu le sens en cumulant tous tes boulots, qui ne paient pas forcément bien, ce qui réveille tes allergies et te met en rogne. J'en ai un peu marre de ne pas te voir réagir, donc on a décidé de le faire à ta place. Que tu le veuilles ou non, tu dois te choisir un colocataire !
- Mais j'aurais pu le faire moi-même !
- Ah ouais ? Et quand ? Comment ? Tu n'aimes personne, Shu, et tu ne sais pas parler avec les gens, sauf quand il s'agit d'escrime et de dessin. Donc, comme nous sommes les meilleurs amis les plus géniaux du monde, nous allons t'aider à choisir et parler à ta place. Allez, on va commencer les auditions maintenant !
Le premier à s'être présenté était un jeune homme très souriant, un peu foufou, qui plut immédiatement à Aphrodite. Il recherchait un appartement plus proche de son lieu de travail et celui-ci lui convenait parfaitement. Il essaya même de draguer Shura, insistant sur le fait qu'il était très habile de ses mains, que ce soit pour cuisiner ou pour toute autre chose. L'Espagnol se contenta d'arquer un sourcil, l'équivalent d'un éclat de rire méprisant chez lui.
- Dis quelque chose, Shu ! Après tout, c'est peut-être ton futur coloc' !
L'Hispanique soupira d'ennui et se tourna vers l'abruti qui lui souriait d'un air niais. Il voulut lui dire un truc comme " presque enchanté de vous rencontrer ", mais l'autre lui coupa la parole avant qu'il n'ait pu remuer les lèvres.
- Vous n'avez pas encore souri depuis le début de notre entretien. Je pensais qu'avoir un colocataire comme moi vous dériderez un peu. Allez, regardez-moi ! Après tout, le sourire est contagieux !
Et Shura ne tint plus.
- Ne vous en faites pas, je suis vacciné.
L'idiot perdit son sourire et bredouilla une excuse comme quoi il n'était plus si sûr pour l'appartement finalement. Premier essai : échec.
La femme qui était en train de parler sans aucun arrêt depuis vingt minutes commençait à sérieusement à lui casser les...les...les oreilles. Et le dernier défilé de machin. Et la dernière robe de bidule. Oh, mais le nouveau concept de truc... De quoi ravir Aphrodite (une nouvelle fois... En même temps, Aphro avait toujours été bon public : une fois qu'on parlait de mode, il était aux anges). Il ne savait plus lequel il devait tuer en premier. Il se tourna vers Angelo qui, vu sa tête d'enterrement, n'en pensait pas moins.
- Et donc, je sais faire la cuisine, le repassage et surtout le ménage. Cela ne sera d'ailleurs pas du luxe dans cet appartement. Enfin, en même temps, pour un homme, célibataire de surcroit, ce n'est jamais facile de prendre un balai et une serpillère en main.
Aphrodite et Angelo se raidirent immédiatement. Oho ! Ça allait mal se terminer ! Ne jamais, au grand jamais, dire ou même sous-entendre que Shura ne savait pas faire le ménage. C'est là qu'ils le virent. Ils se planquèrent rapidement face au sourire psychopathe de leur ami. Mais qu'allait-il faire subir à la jeune femme ?
- Vous n'avez pas tout à fait raison. Je nettoie correctement quelques petites choses, que je vais me faire un plaisir de vous montrer. Je les entretiens avec passion...
A ces mots, il prit un de ses katanas qui reposait sur une étagère et sortit la lame de son fourreau. La bimbo pâlit et murmura qu'elle avait un autre rendez-vous très urgent, très loin d'ici. Deuxième essai : échec.
La dernière personne à se présenter était un homme d'une quarantaine d'années qui avait besoin d'un appartement d'urgence car il avait trompé sa femme, car les frères de cette dernière voulaient sa mort (comme Shura les comprenait), car ses enfants lui en voulaient à cause de ça (comme Angelo et Shura les comprenaient) et car sa grosse truie d'épouse menaçait de l'émasculer avec une petite cuillère (comme Angelo, Aphrodite et Shura la comprenaient).
En résumé, en à peine une heure, ils connaissaient tout le pourquoi du comment de l'affaire. Génial !
- Donc, vous comprenez pourquoi j'ai besoin de cet appartement.
- Mouais. Mais bon...
- Je savais que vous me comprendrais. Puis-je emménager immédiatement ?
- C'est-à-dire que...
- D'ailleurs, ça ne vous dérange pas que je ramène quelques conquêtes ici ? J'ai d'ailleurs pu voir une charmante petite poulette aux cheveux lilas et avec des hanches magnifiques qui...
Le macho ne put rien ajouter car Angelo l'empoigna par le col et le jeta dehors : on ne décrivait pas SON Mü comme une vulgaire chose. Et surtout, on ne menaçait pas de le mettre dans son lit devant son nez. Dernier essai : échec total.
- Bon...ben...c'est pas vraiment gagné ! constata Aphrodite.
- En effet...Bah, on va pas se laisser abattre pour si peu, n'est-ce pas ! ajouta Angelo.
- Les gars, regardez la vérité en face ! Je ne suis pas mentalement constitué pour avoir un colocataire et...
Quelqu'un, visiblement pressé, frappa à la porte, interrompant Shura. Il alla ouvrir et tomba sur un de leurs voisins - Minos, s'il se souvenait bien - qui tenait par la main un type avec des cheveux aussi longs et clairs que les siens, certainement son frère.
- Bonjour cher voisin du dessous. Je venais voir si la place de colocataire de l'appartement était prise ou non. C'est pour mon petit frère !
Minos désigna le type qu'il tenait par la main - type qui n'avait pas l'air ravi du tout - et continua à leur sourire.
- Au point où on en est, on peut voir s'il correspond aux critères du grincheux ici présent ! soupira Angelo, fatigué malgré lui par la journée.
- C'est moi qui ferait l'entretien car mon frère n'est malheureusement pas très bavard.
- Déjà un bon point pour lui ! grogna Shura.
Il aimait bien quand personne ne l'emmerdait. Les deux hommes s'assirent en face d'eux, son " futur " colocataire le fixant en silence de ses yeux froids. Il entendit son voisin du dessus dire que Rune - donc le frangin - savait cuisiner, avait une bonne situation financière vu qu'il travaillait comme greffier au palais de justice, voulait bien partager les tâches ménagères, ...
- Mais, ajouta Minos en foudroyant son frère du regard, il n'a pas un caractère très facile !
- Je n'aimais pas le bruit que faisaient mes anciens colocataires ! cingla Rune, parlant pour la première fois.
- Tu n'étais plus non plus obligé de les menacer avec un fouet de la boucler ! D'ailleurs, je me demande toujours d'où tu l'as sortis, celui-là.
- De tes affaires. Tu sais, celles tu laisses trainer partout chez toi comme chez moi !
Le sourire mauvais et les paroles de l'autre fit rougir Minos. Angelo et Aphrodite soupirèrent : ce type n'était vraiment pas un cadeau.
- S'il vous plait, prenez-le ! J'en ai marre de le voir sur mon canapé en train de me critiquer sans arrêt !
- C'est toi qui a insisté, abruti ! Si tu n'avais pas ce maudit complexe de papa-poule, je serais depuis longtemps dans un nouvel appartement.
- Pas question que tu restes tout seul ! Tu n'es pas assez...
- Assez quoi ? siffla le plus jeune.
- S'il vous plait, prenez-le ! chouina presque Minos.
Rune soupira de colère avant de poser un regard sur Shura, qui ne l'avait pas quitté des yeux depuis le début de l'entretien.
- Oui ?
- Je vous préférais silencieux.
- Si ça peut vous rassurer, je ne dis jamais rien. Je déteste parler et je déteste le bruit.
- Considérez-vous la musique comme du bruit dérangeant ?
- Quel genre ?
- Métal et rock.
- Tant que vous ne la mettez pas à fond et que mes bouchons d'oreilles fonctionnent, ça ira.
- Niveau cuisine ?
- Je sais cuisiner. Pas de plat élaboré, mais si je suis une recette, c'est bon.
- Niveau ménage ?
- Pas mon rayon. Repassage, je suis obligé, mais la serpillère n'est pas mon amie.
- Rune ! grogna Minos.
- La ferme !
- Votre chambre est celle de gauche. La mienne est celle de droite. Entre les deux, c'est la salle de bain. Il y a une baignoire, une douche et un lavabo, plus quelques armoires. Les toilettes sont là. La cuisine est assez grande pour deux. Vous vous démerdez avec, ce n'est pas mon rayon. Je ne veux pas de livres de droit ennuyeux sur ma table de salon, je n'accepte que la littérature et la lecture de loisirs. Je m'occupe du ménage et ne vous approchez pas de mes serpillères. Je ne me sers pas de la cave, donc vous pouvez y entreposer ce que vous voulez. Et surtout, vous ne ramenez pas vos conquêtes, votre amant ou maitresse ici. Vous vous démerdez, mais je ne veux personne. Je n'accepte que les amis. Si jamais vous voulez travailler, il y a un bureau dans votre chambre, mais également dans la pièce à côté du salon - il montra la porte qui conduisant à cette fameuse pièce - mais je m'y entraine à l'escrime et j'y dessine souvent. Je vous fous la paix si vous me foutez la paix également. Des questions ?
- La chambre, je peux y trouver quoi ?
- Un lit deux personnes, un bureau, un petit dressing avec miroir et deux bibliothèques.
- Ajoutez-en une ou deux, et je paie votre loyer en retard.
- Rune, mais tu n'as pas...
- Marché conclu. Il y a assez de place de toute façon. Les étagères du salon peuvent servir pour les livres également. Une dernière chose, je ne veux pas d'intrusion dans mon espace vital, compris ?
- Parfait. Je vais chercher mes affaires. Préparez les papiers, je signe.
Rune sortit tandis que Shura alla dans sa chambre trouver les papiers de location. Angelo, Aphrodite et Minos n'avaient pas tout compris à ce qu'il venait de se passer. Ils rêvaient ou les deux misanthropes de service venaient de dire qu'ils allaient cohabiter ?
Voili-voilou ! J'espère que cette histoire vous a plu !
Bisous-chocolats
Black ;)
Que Shakespeare et la pythie soient avec vous !
Nerya
