Coucou, c'est nous !

Quatrième pythie OS de notre série avec un des couples phares des fanfictions Saint Seiyanienne ! (oui, je sais, l'adjectif n'existe pas. Mais il est joli, non ?)

Auteur : Nerya ! La seule, l'unique ! (Et c'est pas plus mal... *en effet*)

Disclaimer : Toute ressemblance avec un célèbre manga japonais serait une fâcheuse coïncidence. Je tiens toutefois à remercier Masami Kurumada sensei pour sa précieuse collaboration...

Merci à : Manganiark, Lorientad et Schwarzen ritter pour leurs gentilles reviews, Aquarius-no-Camus, Koath, Remilia29 et Lorientad pour leurs following et Aquarius-no-Camus, Koath et Remilia29 pour nous avoir ajouté en favoris. MERCI !

Una bonna pythie lecture à tous !


Pour un pauvre kilo de sucre

Camus savait qu'il allait le regretter.

En fait, il le regrettait déjà. Il maudit une nouvelle fois son étourdie. Et Isaac. Après tout, c'était le jeune Finlandais qui avait absolument insisté pour cuisiner ce foutu gâteau ! Il tenait absolument à faire une activité en famille. Le gamin, qui avait connu un situation familiale compliquée, n'avait jamais eu l'occasion de passer du temps avec ses proches sans que ça ne se finisse à l'hôpital. Donc, dès qu'il en avait la possibilité, l'adolescent les embarquait, Hyoga et lui, dans n'importe quelle activité pouvant être pratiquée en famille. Et comme le Français était incapable de résister aux étoiles dans le regard d'un de ses protégés, il avait foncé sans réfléchir à la suite. Et la suite, elle allait être compliquée sans sucre ! Car oui, crétin qu'il était, Camus n'avait pas préparé ses ingrédients à l'avance et n'avait pas remarqué qu'il leur manquait un élément important pour leur recette. Malheureusement, à cette heure-là, les épiceries les plus proches étaient fermées et il se voyait mal se farcir des kilomètres pour un pauvre kilo de sucre.

Ne restait plus qu'une solution : en emprunter à l'un de ses chers voisins. Celui d'en face pour être plus précis, puisque les autres étaient pour l'instant absents. Justement le voisin qu'il aurait préféré éviter.

Foutue journée !

Il prit en grande bouffée d'air avant de frapper à la porte. Calme, il devait rester calme. Calme et détendu. Ne rien montrer. Et surtout résister à l'envie de lui sauter dessus.

« Camus ! » S'exclama Milo avant un immense sourire qui donnait des envies de meurtre au Français. « Quel agréable surprise ! Je t'en prie, entre ! »

« Pas la peine. Je suis venu de te demander si tu avais du sucre... »

« Évidemment que j'en ai ! Après tout, c'est un aliment qu'on utilise tous les jours ! Qui serait assez stupide pour ne pas en avoir ? »

Son ton était clairement provocateur. Néanmoins, Camus n'entra pas dans son jeu. Il ignora avec superbe le sourire de son voisin et ce fut avec un calme olympien qu'il reprit la parole.

« Donc, tu pourrais m'en donner ? »

« Si je remets la main dessus, oui. »

Le Français ne put résister. La perche était trop belle.

« Qui serait assez stupide pour perdre un aliment aussi élémentaire que du sucre ? »

Milo voulut répliquer mais se retint.

« Je suppose que je l'ai méritée, celle-là. » Admit le Grec. « Entre ! Je vais faire des fouilles pour le trouver... »

« Je suis pas sur que... »

Camus n'eut pas le temps de protester, Milo lui attrapa le bras et le fit entrer.

« Eh bien, tu vois, c'est pas la mort ! Installe-toi dans le salon. Tu veux boire quelque chose ? »

Le français secoua négativement la tête.

« Hyoga et Isaac m'attendent... »

Sous entendu : « Non, je n'ai pas de honte à me servir des gosses que j'élève comme prétexte pour quitter au plus vite ton appartement. » Du moins, ce fut comme ça que le prit Milo.

Pendant que le Grec retournait sa cuisine pour mettre la main sur le précieux kilo de sucre, Camus balaya rapidement la pièce du regard. Des cadavres de canettes de soda ou de bière ainsi que du linge sale éparpillé sur le sol, des restes de pizza sur la table, bref le parfait stéréotype de l'appartement du célibataire endurci.

« Tu n'as jamais pensé à engager une femme de ménage ? » Demanda-t-il à son voisin en élevant un peu la voix pour qu'il l'entende. « Même l'appartement d'Aiolia est plus propre ! »

« Je te rappelle que 'Lia a un colocataire à cheval sur la propreté ! Et puis, maintenant que mes bébés ne vivent plus dans mon appart, je peux un peu négliger le ménage... »

Tiens, c'est vrai, ça ! Où étaient-elles, ses sales bestioles ?

« J'ai décidé de louer l'appartement vide sur notre palier... » Expliqua le Grec quand son voisin lui posa la question. « L'avantage d'avoir de l'argent ! »

« Profite s'en pour te payer une femme de ménage, et un cerveau... » Murmura le Français en commençant à ranger le bazar de Milo (par pur réflexe, évidemment !).

« Le job t'intéresse ? » Fit la voix moqueuse du Grec derrière lui.

Le Français pesta discrètement. Il n'avait pas entendu son voisin revenir vers lui, le précieux paquet en main.

« J'ai déjà un travail... »

« Quel dommage ! J'aurais adoré te voir avec un tablier et un plumeau ! »

Camus aurait pu l'envoyer valser de la plus cruelle des manières. Ou piquer un fard et quitter illico l'appartement. Au lieu de ça, il planta son regard, glacé pour l'occasion, dans celui du Grec, lui prit le sucre des mains et se dirigea vers la sortie sans un mot.

Il fallut quelques secondes à Milo pour réagir. Mais, lorsque le déclic se fit enfin, il se précipita à la suite du Français. Ce dernier arrivait à hauteur de la porte quand Milo le retint par le bras. Camus voulut protester mais l'autre ne lui en donna pas l'occasion. Il le bâillonna d'un baiser.

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Une heure plus tard, Camus passait enfin la porte de son appartement. Il y retrouva deux adolescents dépités assis autour de la table de la cuisine, observant avec déception le gâteau au chocolat qu'ils avaient dû terminer seuls.

Il allait regretter ce léger retard.

« Je suis désolé. J'ai rencontré un petit contre-temps sur la route... »

« Ce contre-temps, il n'est pas grec, avec des cheveux et des yeux bleus et n'habite pas en face par hasard ? »

Isaac ne chercha même pas à cacher son amertume. À chaque fois, c'était la même chanson ! Son tuteur s'absentait pour soi-disant une dizaine de minutes, croisait Milo et disparaissait de la circulation pendant un laps de temps relativement long. Et, Hyoga et lui, pendant ce temps, poireautaient gentiment comme de parfaits crétins. La vie était injuste parfois. Souvent même.

« Comment l'avez-vous fini ? » Demanda Camus, désireux de changer de conversation, en désignant le gâteau qui trônait fièrement au milieu de la table.

« Comme tu n'arrivais pas, j'ai été obligé de sonner chez Io et Baian. Ce maudit mangeur de pancakes au sirop d'érable m'a d'ailleurs fait tout un discours sur l'importance de ne pas avoir de dette et m'a rabâché les oreilles sur le fait que lui, aussi intelligent et génial qu'il était, n'aurait jamais eu besoin de demander de l'aide... J'aurais bien voulu le tuer ! Tout ça pour un pauvre kilo de sucre ! »

Hyoga se pinça les lèvres pour ne pas rire. Si Isaac faisait tout ce numéro afin de culpabiliser Camus, il réussissait avec brio ! Le Français semblait de moins en moins à l'aise au fur et à mesure que le Finlandais parlait. Une occasion en or. Le Russe s'en frottait les mains d'avance.

« Camus ? » Fit-il de son ton le plus innocent.

« Oui, Hyoga ? »

« Je sais peut-être comment te faire pardonner... »

« Je t'écoute... »

Pourquoi Camus avait-il la très forte sensation qu'il n'allait pas aimer ?

« Tu nous autorises à nous rendre à la prochaine sortie sans discuter, quelle qu'elle soit ! »

Il n'aimait vraiment pas. Et pourtant... Il ne pouvait résister à l'attaque combinée de ces deux protégés. Il ne pouvait résister au regard déçu et plein d'espoir d'Isaac et au sourire angélique, et parfaitement manipulateur, de Hyoga. Pourquoi avait-il accepté de s'occuper de ces gosses déjà ?

« D'accord. » Lâcha le Français du bout des lèvres.

Des cris de joie accueillirent ces paroles et Camus sut qu'il avait définitivement fait le mauvais choix. Il maudit les dieux, particulièrement ceux de l'amour. Il maudit Milo et ses baisers tentateurs. Il maudit sa propre faiblesse. C'en était déplorable. Tout ça pour un pauvre kilo de sucre !


Et voilà ! Alors ? Avez-vous aimé, détesté ? Bonbons ou tomates ? Dans tous les cas, merci de nous avoir lues !

à la prochaine et que la pythie soit avec vous !

Nerya

J'espère que l'histoire vous a plu (même si c'est Nerya qui l'a écrite :p) Je proteste vivement ! C'est pas gentil !

Bisous-chocolats

Black ;)