Coucou, c'est nous ! Et oui, nous sommes encore en vie ! * - Parle pour toi ! - Staff, tu parles, donc t'es en vie... - Ah ouais !*
Voilà enfin le sixième OS de notre série ! Mieux vaut tard que jamais comme on dit !
Auteur : Nerya
Disclaimer : Toute ressemblance avec un célèbre manga serait une fâcheuse coïncidence. Nous tenons toutefois à remercier Masami Kurudama sensei pour sa précieuse collaboration...
Merci à : tous ceux qui ont pris la peine de lire/commenter et/ou suivre ce recueil... (*Toussote toussote* En fait, ça fait tellement longtemps qu'on a posté qu'on ne se rappelle plus les noms des personnes qu'on doit remercier... (Yep, on en est à ce point-là...))
Un bon pythie lecture à tous !
Bug linguistique :
Le plus gros défaut de Camus (outre sa piètre résistance face à son énervant voisin) était sa manie de ramener son travail chez lui. Trop de boulot et pas assez de temps pour tout faire à son bureau. Et puis, à la maison, il n'était pas dérangé pour des bêtises.
Toc Toc Toc
Rectification : en général, il n'était pas dérangé. Il leva la tête de son manuscrit russe et jeta un coup d'œil en direction de son horloge. Ça ne pouvait pas être Isaac ou Hyoga qui avait oublié leurs clés : à cette heure-ci, ils étaient en cours (ou du moins, le Français l'espérait). Aiolia aussi était au travail. Quant à Milo, il était parti en week-end (oui, cet idiot partait en week-end au beau milieu de la semaine) afin trouver l'inspiration pour son prochain roman. Alors, qui pouvait bien tambouriner à sa porte ?
« Pharaon ? » S'exclama-t-il, surpris de trouver l'Égyptien du rez-de-chaussée devant sa porte.
« Camus ! J'ai besoin de ton aide ! »
Pharaon fut soudain traversé d'un frisson.
« Il ne fait pas chaud chez toi ! » Constata-t-il, s'éloignant un peu de la raison pour laquelle il avait gravi quatre à quatre les deux étages de l'immeuble.
« La climatisation est encore en panne... »
« Tu n'en a pas parlé à Hadès ? »
« À chaque fois, il m'explique avec toute la délicatesse qui le caractérise qu'il n'en a rien à faire. Alors, j'ai arrêté. Mais je suppose que tu n'es pas ici pour me parler de mes problèmes d'appartement. Que puis-je pour toi ? »
L'Égyptien reprit l'air paniqué qui dessinait ses traits lorsque Camus lui avait ouvert.
« Oui, je ne sais pas quoi faire ! C'est Sylphide ! »
Allons bon ! Qu'est-ce qu'il avait encore, le p'tit Belge ?
« Nous jouions dans la cour avec Cerbère – il avait besoin de se dégourdir les pattes – quand Sylphide a glissé. Je crois qu'il s'est cogné la tête un peu trop fort... »
« Il y a des téléphones en bas, tu sais. »
« Que veux-tu que je fasse avec un téléphone ? »
« Appeler une ambulance ? » Proposa le Français.
« Mais je n'ai pas besoin d'une ambulance ! »
Camus commençait sérieusement à se demander si ce n'était pas plutôt l'Égyptien qui avait pris un coup sur la tête. Fatigué de tout ce cirque (et comme Pharaon semblait perdu), il décida d'aller droit au but.
« Comment puis-je t'aider ? »
« Tu es traducteur ? »
« En effet. »
« Donc, tu connais beaucoup de langues ? »
« En effet. »
Le Français ne voyait pas vraiment où Pharaon voulait en venir...
« Il faut que tu viennes avec moi ! »
L'Égyptien attrapa son bras et l'entraîna avec lui vers la cour. Camus n'eut pas le temps de protester, il se retrouva bien vite à l'extérieur. Sylphide était assis sur le pavé et caressait affectueusement la tête de Cerbère. Lorsqu'il remarqua qu'il n'était plus seul, le Belge releva la tête et sourit.
« Camus ! » S'écria-t-il avec un accent différent de l'habitude. « Hoe gaat het met je ? » (Trad. : Comment vas-tu ?)
Le Français consulta du regard Pharaon. C'était normal, ça ?
« Il ne parle que dans cet étrange langage depuis qu'il s'est cogné. » Expliqua l'Égyptien, tout aussi décontenancé que lui. « C'est grave, tu crois ? »
Il préféra ignorer la question et se concentra sur Sylphide. Le Belge le fixait, attendant sa réponse. Le Français fouilla dans les tréfonds de sa mémoire les bases de néerlandais que Crystal, un de ses amis de Russie qui venait des Pays-Bas, lui avait appris.
« Alles goed ! En jou ? Pharaon heeft me gezegt dat je had gevalen. Ben je hoofdpijn ? » (Trad. : Très bien ! Et toi ? Pharaon m'a dit que tu étais tombé. As-tu mal à la tête ?)
Le Belge secoua la tête et Camus soupira de soulagement. Il se tourna vers Pharaon.
« Il va bien. » Le rassura le Français.
Mais l'Égyptien n'avait pas l'air convaincu du tout.
« S'il allait bien, il parlerait dans une langue compréhensible ! »
« Ton chéri vient de Belgique. Là-bas, on parle trois langues : le français, le flamand, qui est du néerlandais à la sauce belge, et de l'allemand. »
« C'est pas de l'allemand, ça. » Contra Pharaon.
L'un des collègues de Sylphide, Queen, venait d'Allemagne et il lui arrivait de parler (et surtout de jurer) dans sa langue maternelle. Et, dans la discussion, il n'avait reconnu aucun nom.
« En effet. C'est du flamand. »
« Et tu parles le flamand ? »
« J'ai quelques bases de néerlandais. C'est suffisant pour me faire comprendre. »
« Et pourquoi Sylphide s'est mis à parler flandrant ? »
« Flamand. Je n'en sais rien. Un bug ? Peut-être qu'en se cognant... »
« Et il va rester comme ça encore longtemps ? »
Camus haussa mes épaules.
« Je ne suis pas médecin. Disons que, si dans une semaine il ne reparle pas français, inquiète-toi... »
Il tapota l'épaule de son voisin du rez-de-chaussée pour l'encourager et les laissa seuls dans la cour. Il avait encore pas mal de boulot !
Pharaon le regarda s'éloigner et ne vit pas une tornade aux cheveux blancs s'accrocher à lui en hurlant :
« Ik houd van je ! » (Trad. : Je t'aime !)
« Camus ! Qu'est-ce qu'il m'a dit ? Il m'a insulté, c'est ça ? »
Et voilà ! Bonbons ou tomates ? Dans tous les cas, merci d'avoir pris le temps de lire cet OS !
Que la pythie soit avec vous !
J'espère que cela vous a plus, même si c'est Nerya qui l'a écrit :p (Eh, je proteste vivement ! C'est pas gentil ! - Et t'as vu où que j'étais gentille, toi?)
Bisous-chocolats et à bientôt !
