Mai 1940
Romano POV
Après avoir entendu à quelle vitesse les victoires tombaient pour l'autre il ne put qu'être attiré à vouloir y participer. La nouvelle que venait d'annoncer la radio ne lui plu pas vraiment. En effet, il s'agissait du fait que l'Allemagne envahisse la Belgique. Lui qui avait bien connu la jeune durant son enfance, elle avait été pour lui comme une grande sœur sur laquelle il pouvait toujours compter même à présent. Il ne put qu'espérer qu'elle s'en sorte indemne.
Quelques jours plus tard, alors qu'il était sur le point d'allumer sa radio, le téléphone sonna. Se demandant bien qui pouvait l'appeler à cette heure ci, il décrocha.
« Pronto, Chi è? »
« Hé Romano, comment tu vas ? » lui demanda une voix féminine à l'autre bout du fil, qu'il reconnu sans trop de difficulté.
« Be... Bella?! Mais qu'est ce que... Tu vas bien? T'es pas blessée, j'espère »
« Blessée un peu mais surtout humiliée à cause de cet allemand »
« Oui, j'ai entendu ça... »
« Et tu sais pourquoi? Par pure vengeance pour ce qui s'est passé en 14-18 » Il l'entendit fondre en larme, regrettant amèrement de ne pas être près d'elle pour la réconforter. Mais ce n'était pas le cas, tout ce qu'il pouvait faire c'était de lui dire des paroles rassurantes à travers le téléphone.
Le 10 du mois de Juin, il entra de nouveau en guerre et cette fois ci contre la France et le Royaume Uni. Son frère était encore une fois parti, sur invitation d'Antonio et toujours sans que lui même ne sois invité. Le soir venu, il se trouvait devant un bar français et rentra. Il repéra vite la personne qu'il cherchait. Le poing sérré, Romano alla vers lui et le frappa de toutes ses forces, laissant l'autre se retenir au comptoir.
« Non mais qu'est ce qu'il vous prend de... » commença l'autre en se retournant avant d'écarquiller les yeux de surprise quand il vit l'italien devant lui « Ro... Romano? »
Ludwig POV
Il aperçu le poing de l'autre revenir toucher son visage « Putain comment t'as pu faire une chose pareille, espèce de sale macho décérébré ? »
« Explique moi de quoi tu parles » Et il sentit des coups de pieds lui être donnés tantôt au visage puis dans les tibias.
« D'envahir Bella, de l'humilier comme tu l'a fait. Pourquoi elle hein? Pourquoi tu t'en prend à quelqu'un de ma famille? »
Les autres autour d'eux les observait sans en perdre une miette. L'allemand soupira et traîna l'italien dehors pour éviter tout scandale devant ses hommes. Ce dernier continua à le frapper au torse répétant sans cesse que c'était un salaud. L'éloignant un peu, les mains posées sur ses épaules il le regarda droit dans les yeux.
« Écoute moi bien Romano, j'avais pas le choix. Mon dirigeant est un véritable tyran qui m'a obligé de le faire »
« Et après t'avais pas à la déshonorer comme tu l'a fait! C'est immonde ce que tu as fait ! »
« …... »
« Et puis Bella, Antonio... Le prochain à qui tu comptes faire du mal, c'est qui? Moi? »
Ludwig se figea un peu à sa phrase. Comment pouvait il penser une chose pareil? Lui faire du mal à celui qu'il...
« Jamais, Jamais je ne pourrais le faire, je t'en fait la promesse ! »
« Ah oui? Qui me le prouve que c'est vrai? »
Ne tenant plus, il passa son pouce et son index sous le menton de l'italien, l'attirant vers lui. Ses lèvres se posèrent sur les siennes en un chaste baiser.
Romano POV
Les joues cramoisies par l'émotion et les yeux grands ouverts, il le laissa faire toujours sous le choc. Ludwig était en train de l'embrasser. Lui! Celui que tout le monde rejetait. Il finit par reculer.
« Non mais qu'est ce qu'il t'a pris de faire ça merde? » Et il remarqua le rouge sur les joues de l'autre.
« Ce... Ce n'était rien du tout »
« Comment ça rien du tout? Tu... Tu viens de m'embrasser, je te rappelle! »
« Et tu as quelque chose contre ça? Ou c'est que tu n'accepte pas ce genre de relation? »
« Pas du tout! Je suis encore ouvert d'esprit sur cette question »
A vrai dire, il ne pouvait pas être contre pour avoir aimé un homme qui ne s'en était jamais rendu et avait l'air de préféré son frère à lui. Depuis des années il l'avait comprit et il préférait oublier qu'il avait pu ressentir ce genre de sentiments pour cette personne. C'était à cet même époque qu'il rencontrât l'allemand qui le fit prisonnier. Au cours de sa captivité, il s'aperçut que l'autre l'appréciait bien malgré tout ce qu'il lui faisait subir et lui aussi se mit à bien l'aimer. Il avait finit par comprendre la signification exacte de ses sentiments envers lui, redoutant que s'il voyait Feliciano il se détourne de lui au profit de son cadet. Mais il venait d'avoir la preuve que non.
« Alors quoi? » Romano sortie de ses pensées et se reconcentra sur l'autre. Un doute subsistait encore et si...
« Pourquoi tu m'a embrassé hein? T'as trop bu ou quoi? »
« Non ,c'est pas du tout ça... » lui rétorqua t il, ses joues étant plus rouges, détails qui n'échappa pas à l'italien
« Dans ce cas tu as cru que j'étais Veneciano hein? »
« Veneciano? »
« Mon frère! »
« Romano, tu as rien à voir avec lui. Si je l'ai fait c'est que... Ich... Ich lieb... Ich liebe dich » Et il vit l'autre se pencher pour l'embrasser de nouveau.
Romano ferma les yeux, se disant « Victoire » dans sa tête avant de le serrer dans ses bras se moquant de si quelqu'un le voyait ou non à cet instant.
« Ti... Ti amo Ludwig » et il le laissa approfondir le baiser, sentant ses joues devenir encore plus rouges. Puis ils se séparèrent à bout de souffle, leurs bouches n'étant plus relié que par un fin fil de salive presque transparent, avant de réitérer l'expérience.
