Romano POV

Le lendemain matin, à peine réveillé, les cheveux entremêlés, il vit l'autre encore là, le serrant dans ses bras. A sa grande surprise, Romano avait pensé qu'il serait déjà parti sans l'attendre, après tout c'était la guerre. Au contraire, il le regardait un petit sourire illumina son visage encadré d'une frange. L'italien ne l'avait pour ainsi dire jamais vu avec. Il piqua un fard en le voyant comme ça avant de secouer la tête pour chasser l'idée saugrenue qu'il venait de se faire.

« B…Bonjour Ludwig »

Ludwig POV

Continuant à le regarder il lui répondit, il vit bien l'expression de surprise qui restait sur le visage de l'italien.

« qu'est ce qu'il y a mein liebe ? »

Il eu à peine le temps d'entrapercevoir la rougeur de l'autre avant qu'il ne se cache sous la couverture.

« R…Rien, juste…. T'es encore là »

« Et, ça te gêne ? »

« Non, pas du tout ! C'est…. »

« C'est que je te lâcherai jamais, tu as bien entendu jamais » il senti l'autre se coller encore plus contre lui « et puis, tu étais formidable hier »

« ghu ! Je…..J'ai rien fait du tout »

« au contraire, tu ne t'en rend pas compte mais tu es ce que j'ai vu de plus magnifique au monde »

Bien qu'il ne voyait pas le visage de Romano, il se doutait bien qu'il était rouge, et il n'avait pas tord. Ludwig resta là à le regarder, lui frictionnant doucement le dos.

Quelques jours plus tard

Romano POV

Après avoir remarqué le retour de son frère dans la maison de Rome, il décida que c'était à son tour d'y aller et de botter les fesses de l'espagnol de ne toujours pas être venu. Il arriva et au lieu de le saluer il entra directement dans le vif du sujet.

« Putain, pourquoi tu participe pas à cette foutue guerre de merde?! J'ai aidé pour la tienne alors renvoie un peu l'ascenseur »

« Mais Roma... J'ai envoyé des hommes et puis tu sais j'ai plus d'argent »

« Tu fais chier!J'ai doublement contribuer pour ta satanée guerre civile, j'me suis même pris une balle dans le cul, par ta faute! J'en ai marre, j'vais pisser sur cette merde qui te sert de baraque » et il s'exécuta sur le champs avant d'essuyer ses mains sur la chemise de l'espagnol.

« Si tu viens pas, va pas non plus aidé les autres, j'le prendrait hyper mal et je crois pas que je m'arrêterai à uriner dessus! » rajouta t il un petit sourire narquois sur les lèvres

« Hein? Tu parle de quoi là Roma? »

L'italien ne peut que lâcher un soupire, se disant que son ancien protecteur était vraiment un idiot de ne pas comprendre ni ses paroles, ni son soit disant sourire, même après toutes ses années.

Le soir venu, il était déjà rentré à Rome depuis un moment pour avoir conduit à une vitesse excessive comme à son habitude. Il s'installa sur le canapé avant de regarder autour de lui... Personne.

Il appela son frère, le cherchant partout sans résultat, cherchant dans toute les pièces avant de s'apercevoir qu'il avait oublié quelque chose chez l'autre. Sans trop se poser de question , il sauta dans sa voiture et roula encore plus vite qu'avant. Une fois arrivé, il ouvrit la porte remerciant intérieurement l'autre de na pas avoir changé de serrures depuis qu'il était indépendant, depuis 1860 et qu'il avait lui même gardé les clefs. Se dirigeant vers la cuisine, il prit ce qu'il avait oublié dans son élan de colère, à savoir un panier de tomates avant d'entendre un petit bruit. Romano se figea un peu avant d'identifier le lieu d'où cela venait, la chambre d'Antonio. Y allant sur la pointe des pieds, il entre ouvrit la porte pour voir se qu'il se passait. A peine fait, il se maudit d'avoir jeté un coup d'œil. Lui qui cherchait son jeune frère, il venait de le retrouver dans le bras de celui qu'il aimait jadis. Il attrapa la poignée pour refermer la porte qui grinça un peu

« Et merde » jura t il dans un souffle

Les deux s'arrêtaient et regardèrent l'intrus

« Vee~ Fratello? »

« Roma?! C'est... C'est pas ce que tu crois »

« Te fous pas de moi, t'es entrain de baisser Feli, c'est assez clair pour moi... Et puis ça a toujours été ton préféré alors » Il redescendit immédiatement les escaliers et sortie en claquant la porte. Cette fois il ne retourna pas chez lui mais chez la seule personne en qui il avait encore confiance.

Ludwig POV

Il entendit un coup donner contre la porte d'entrée , se leva et alla voir qui c'était. L'allemand eu à peine le temps d'ouvrir que l'autre lui tomba dans les bras en pleurant.

« Romano? Mais... Qu'est ce qu'il t'arrive »

« J'savais que ça allait arrivé »

« Arrivé quoi? »

« Ces deux imbéciles de Feli et Antonio qui couchent ensemble » et il se remit à pleurer de plus belle. Ne sachant pas trop quoi dire, il le serra contre lui, lui caressant les cheveux, prenant soin de ne pas touché sa mèche au passage.

« Chut, Romano, chut. N'y pense plus je suis là moi » Il continua de le rassurer juste qu'il sente qu'il s'est endormis. Ludwig le porta jusqu'au lit, où il le couvrit et l'embrassa sur le front, lui murmurant tout bas

« Je serais toujours là pour toi Romano, toujours »