Disclamer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino on les emprunte et on essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints.
Genre: Humour/romance, nawak
Rating : k+
Auteur : Arlia Eien et Bernie Calling
Notes des auteurs
-« Je ne sais pas mais je crois qu'elle va s'en prendre plein son grade sur la fic la princesse »
-« Et tu trouves que c'est mieux ce qu'il subit le pauvre petit chou sans spandex ici ? »
-« Non ! XD c'est pire… »
Bernie Calling écrit en normal
Arlia Eien écrit en italique
Maintenant tu sais !
Heero s'avance vers Duo comme s'il allait lui dire un secret dans le creux de l'oreille, mais à la dernière minute il change de cible et se dirige vers les lèvres de Maxwell. De sa langue, il redessine les lèvres meurtries, avant de s'avancer encore un peu et de l'embrasser tendrement, sans presser trop fort ses lèvres sur celles du natté. Yuy a la surprise de sentir qu'elles s'écartent, alors la langue d'Heero entre en terre inconnue pour explorer la bouche qu'il convoite depuis si longtemps
Le métis est encore plus stupéfait quand Duo répond au baiser, et que sa langue caresse timidement la sienne. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et ils doivent rompre le baiser pour pouvoir respirer.
-« Je t'aime. Voilà ce qu'elle me reproche…Nous sommes rivaux en amour… » Dit Heero en caressant la joue non meurtrie de sa main. Il sondait le regard du natté pour regarder la réaction de Duo à sa déclaration.
-« …Heero, je… je ne sais pas trop quoi te dire… »
Duo rougit, il s'attendait à tout sauf à ça…Quand il y réfléchissait, il ne comprenait pas comment il s'était laissé aller comme ça. Peut-être un besoin de se sentir en sécurité et protégé, aimé et non utilisé.
-« Ne t'inquiète pas. Je comprends parfaitement que tu aies besoin de réfléchir. Je ne te forcerai à rien. » Certifie le brun en lui souriant tendrement.
-« Je m'en doute bien ! Enfin je… Je te fais confiance… Je ne suis pas sûr de mes sentiments. Maintenant je comprends mieux vos attitudes à tous les deux… » Baragouine le natté à la recherche des mots qui ne peuvent pas blesser.
-« Hum… Alors ? Tu veux bien aller voir le père de Hilde ? » Questionne le métis, voyant très bien que son ami ne veut plus qu'on parle de ce qui vient de se passer.
-« Heero, je ne suis pas présentable…Je n'ai pas de vêtements adéquats et avec ma tête ce n'est même pas la peine d'espérer entrer dans l'hôtel où il doit loger… » Argumente le châtain, ne se sentant pas assez en forme pour s'y rendre maintenant.
-« J'ai gardé un costume au cas où, on fait la même taille, je te le prête sans problème. Pour ton visage ce n'est pas bien important tu sais… » Insiste Heero.
-« Je veux bien alors, s'il ne me croit pas pour l'argent j'emporte mes 300 000… » Soupire Duo se rendant bien compte que Yuy ne laisserait pas tomber aussi facilement et avec tout ce qu'il lui avait dit, ce dernier allait commencer à l'aider financièrement et ça il ne le voulait pas du tout.
Le brun est satisfait, il sort du lit pour sortir le costume de son armoire et il revient vers le jeune homme pour l'aider à se préparer.
-« Voilà, attends, je vais t'aider à te lever, appuie-toi sur moi… »
Heero après l'avoir aidé à s'habiller, ils se dirigent vers la porte, ils sortent du studio et partent en direction de l'hôtel où est Gédéon Schbeiker.
Ils mettent une demi-heure pour se rendre devant l'hôtel.
A cause de la tenue un peu plus négligée de Heero, qui avait un simple jean et un pull bleu clair, on ne les laisse passer que difficilement et ça au vu des blessures du natté qui intriguaient le portier.
Ils se rendent à la loge et… :
-« Pourriez-vous nous dire si Gédéon Schbeiker est à l'hôtel ? » Demande poliment Heero.
La réceptionniste, une certaine Catherine Bloom si on en croit sa carte, s'empresse de répondre à la question du brun. La beauté du jeune homme n'y est pas étrangère…
-« Attendez, oui nous n'avons pas son passe il est ici. Voulez-vous que je vous annonce ? » Dit-elle en décrochant son combiné téléphonique.
-« S'il vous plait, dites-lui que nous sommes des amis de sa fille. » Répond toujours sur le même ton le brun.
-« Très bien. »
Elle tape le numéro de la chambre et au bout de quelques sonneries, quelqu'un décroche.
-« M. Schbeiker ? La réception. Deux amis de votre fille aimeraient vous voir, je peux les faire monter ? … Oui… »
Elle cache le combiné de sa main.
-« Vos noms s'il vous plaît… ? »
-« Ils ne lui diront rien, Duo Maxwell et Heero Yuy, dites-lui que l'un est le 'gigolo' de sa fille, il comprendra… » Dit néanmoins Heero.
-« Duo Maxwell et Heero Yuy. Oui, l'un est le… gigolo de votre fille. »
Le mot lui reste en travers de la gorge…
- « D'accord, merci M. Schbeiker. » Elle raccroche. « M. Schbeiker accepte de vous recevoir, chambre 212 c'est au deuxième étage. »
-« Merci. » Dirent-ils en même temps.
Les garçons se dirigent vers l'ascenseur et demandent à aller au deuxième. Arrivés à l'étage, ils se rendent devant la porte 212. Heero voit que Duo hésite, alors il frappe lui-même à la porte ne voulant pas qu'il ait le temps de se débiner. Aussitôt celle-ci est ouverte, par un homme assez jeune une quarantaine d'années.
En le voyant Duo ouvre de grands yeux. Il a devant lui l'homme du casino à qui il a gagné 10 millions !
-« Vous… vous êtes le père d'Hilde ? » Bafouille Duo.
Gédéon bien qu'ayant plus de tenue que Duo est aussi très étonné. Ce garçon est le gigolo de sa fille. Il avait admiré ce garçon qui quelques semaines auparavant lors de son dernier séjour en ville, le temps d'une soirée avait réussi à gagner dix millions. Lui-même étant joueur depuis très longtemps, avait été soufflé par l'intelligence de son jeu.
-« Entrez, donc. De quoi vouliez vous me parler ? » Dit poliment M. Schbeiker.
-« Heu… je… vous… »
Heero remarque le trouble des deux personnes il vient en aide à Duo.
-« Mon ami aimerait vous rembourser. »
-« Me rembourser ? » S'étonne-t-il , il ne lui devait pas d'argent, à moins qu'il avait eu honte de la façon dont il avait gagné l'argent, mais alors pourquoi avait-il eu l'air si surpris de son identité.
Duo qui avait eu le temps de se calmer dit.
-« Je sais que vous avez coupé les vivres à votre fille quand elle m'a acheté, l'obligeant à travailler. Profitant de votre passage en ville j'aimerai vous rendre l'argent qu'elle a dû dépenser. »
-« Ah ! Vous avez mes douze millions ? »Clame M. Schbeiker. D'un autre côté il trouvait ça un peu gros, il allait le rembourser avec de l'argent qui lui appartenait.
-« Heu non… »
-« Pourtant avec les 10 millions que vous avez gagnés plus ceux que vous deviez avoir vu votre renommée au casino, vous avez largement de quoi. »
Heero comprend à cet instant que le père de Hilde est ce coup de chance qui a permis à Duo de le libérer de Relena si rapidement, Duo le lui a dit par la suite.
-« La quasi-totalité a été dépensée… » Avoue honteux Maxwell sans trop oser regarder l'homme dans les yeux.
-« En quoi on se demande… Enfin qu'est ce que vous faites là alors ? N'espérez pas que je vous le donne non plus. » Dit-il d'un ton cynique.
Duo soupire. Heero décide d'intervenir avant que Gédéon ne se braque.
-« Pour me délivrer du joug de la meilleure amie de votre fille Relena puisque vous tenez tant à le savoir. Et on ne vous a pas demandé de nous donner cet argent, Duo a un million d'avance plus 300 000 crédits en liquide dans cette mallette. Par contre nous vous rembourserons au fur et à mesure si vous le voulez bien. »
-« 'nous' » Interroge M. Schbeiker en plissant le front.
-« Je lui dois bien ça. » Admet le métis.
-« Et si vous êtes dans cet état c'est parce …? » Questionne Gédéon après avoir regardé attentivement le natté.
Duo soupire par le nez avant de répondre à l'homme qui ne semble pas enclin à accepter le petit biseness qu'ils lui proposent…
-« Je me suis fait attraper à la sortie du casino, par des hommes de main du patron… »
Le regard de Gédéon s'adoucit un peu. Il comprend mieux la situation. Dans ces conditions il est impossible au jeune homme de retourner au casino avant un moment et encore moins dans celui habituel où il serait renfloué. Il réalise bien que le jeune homme aurait pu perdre la vie dans cette histoire.
Hors de question de leur donner l'argent ou de faire crédit mais reste une solution…
-« Vous avez 300 000 crédits en liquide ? »
-« Oui. » Admet le châtain.
-« Bien sachez que je ne ferais pas crédit ou quoi que ce soit… Par contre je suis tout à fait d'accord pour jouer au poker avec vous. » Propose Gédéon le visage fermé.
-« Ici et maintenant ? » Dit Duo dépourvu devant une telle proposition.
-« Ici et maintenant, c'est à prendre ou à laisser. C'est un moyen rapide et 'sûr' de gagner de l'argent dans le sens où il ne vous arrivera rien physiquement. Vous êtes un adversaire coriace et j'ai envie de jouer. Alors ? » Insiste l'homme.
-« Mes 300 000 crédits en jeux contre la liberté financière pour Hilde, c'est ça ! » Reformule Maxwell pour être certain qu'il a bien compris.
-« Vous ne jouez pas pour vous ? » S'étonne Gédéon.
-« Non, votre fille ne m'a jamais considéré comme son objet, je n'ai pas l'impression de devoir me libérer de son emprise, ce n'était pas comme pour Heero et Relena, elle m'a toujours respecté. » Répond sincèrement le natté.
-« Donc voilà les bases du pari, si vous gagnez, j'obtiens vos 300 000 crédits et je rends la liberté financière à ma fille, si je gagne, j'ai vos 300 000 crédits et ne rends pas ses privilèges à Hilde, on est d'accord ? » Demande l'homme toujours debout au milieu du salon.
-« Duo, tu ne devrais pas réfléchir, tu vas perdre ton argent de toute façon ! » tente Heero. S'il perdait, il devrait recommencer à emmagasiner une plus grosse somme. Est-ce que c'était bien raisonnable ?
-« Oui, mais Hilde retrouve son train de vie, moi, avec mon travail j'ai assez pour vivre, je vais pouvoir récupérer, travailler moins, je suis gagnant, je n'en ai rien à foutre de mon argent, j'ai encore de quoi tenir sur le compte bancaire. En plus, je n'ai pas à avoir peur de ce qui pourrait m'arriver si je gagne, j'ai votre parole Monsieur Schbeiker ? » Demande le châtain estimant que la parole du père d'Hilde était suffisante, qu'il n'avait pas besoin d'autres documents.
-« On est d'accord, je ne reviens jamais sur ma parole. » Admet Gédéon en tendant la main à Duo qui la sert en disant.
-« Alors c'est ok pour moi. »
Sous le regard septique d'Heero, l'homme se rend vers le bar de la chambre, il en sort un paquet de bonbons et distribue à chacun quinze biscuits. Puis il tend un jeu de carte neuf à Heero qui ne sait pas trop ce qu'il doit en faire.
-« Vérifie qu'il est ok, tu vas nous servir de croupier » dit Duo en s'installant à la table de la chambre en grimaçant.
Gédéon s'installe en face du natté avec un sourire narquois. Heero se met entre les deux et vérifie que toutes les cartes sont pareilles et que le jeu est complet pendant que Duo lui explique rapidement, son rôle.
-« Je vais miser des biscuits à la place des plaques de sous, ça va me changer. » Sourit Maxwell pour détendre l'atmosphère.
-« On joue en combien de coups ? » Demande Heero. Il ne connaissait pas grand chose aux règles de ce jeu, mais il voulait savoir s'il y aurait une limite de coup ou de temps, afin de savoir quand ils seront fixés sur leur sort.
-« Trois. » Répond Gédéon.
-« D'accord. » Confirme le natté.
La tension commence à monter entre les deux joueurs, tout devient jeu de stratégie. Monsieur Schbeiker remporte la première donne, Duo la deuxième. Après un temps qui semble interminable pour Heero, Maxwell sort vainqueur de la dernière donne, pourtant Yuy sent que son ami n'est pas satisfait, mais comme il ne connaît pas toutes les subtilités du jeu, il ne voit qu'une chose, il a gagné, il va pouvoir se reposer, arrêter de trimer comme une mule pour que Hilde puisse mener la grande vie.
Le métis se lève et va chercher la mallette qu'il amène au natté. Celui-ci de manière froide, sort l'argent qu'il dépose sur la table.
-« La mallette n'était pas comprise dans le pari. » Lâche froidement Duo.
Monsieur Schbeiker se lève et se rend à son secrétaire, il prend la carte de crédit qu'il tend à Maxwell.
-« Voilà, chose promise, chose due. Voici la carte bancaire de mon compte personnel, ma fille va pouvoir recommencer à vivre sur un grand pied, elle sait ce qu'elle doit faire pour la mettre en fonction. »
-« Pourquoi ? Vous auriez pu gagner. » Dit d'un coup Duo en tendant la main pour la prendre.
-« Erreur tactique, mais j'en suis heureux, j'espère que vous lui montrer l'exemple, et avec un chevalier servant comme vous, elle ne peut que progresser et ne pas devenir comme son amie Relena. » Se justifie Gédéon.
Duo est déjà en train de ranger la carte bancaire dans son portefeuille quand il s'arrête aux paroles de l'homme et la sort pour la lui rendre sous le regard légèrement étonné de Heero.
-« Je ne suis plus à vendre, j'apprécie beaucoup votre fille, mais c'est une amie, juste une amie, et je ne serais jamais autre chose que ça pour elle, vous pouvez garder cette carte si vous croyez que je vais être plus parce que vous m'avez laissé gagner. »
Heero a le cœur qui se remplit d'espoir devant les paroles de son ami.
Gédéon repousse la main de Duo.
-« Garde et donne-lui, et surtout montre-lui l'exemple, reste son ami, elle a besoin de véritable ami, si sa mère n'était pas partie avec son amant, elle ne serait pas comme ça. Le royaume de Sank a besoin de jeunes gens comme vous qui avez encore de vraies valeurs et pas seulement qui passe leur temps à s'amuser et dépenser. Ramenez-le chez lui que ma fille prenne soin de lui, comme lui a su prendre soin d'elle. » Ordonne presque Gédéon quand il a fini son petit discours.
Heero remercie l'homme et entraîne Duo qui grimace à chaque pas qu'il fait. Plus il approche du domicile du métis, plus il souffre. Heero se demande s'il pourra aller jusqu'à chez Hilde et puis est-ce qu'elle était rentrée ?
-« J'ai mal ! »
-« Je vais te ramener chez moi, tu as besoin de soin et surtout pas de rester seul. » Lâche Yuy en voyant le teint blême de son ami.
-« Mais, il faut que… » Commence le natté.
-« J'irai quand je t'aurai soigné. » Coupe sèchement le brun pour ne pas lui laisser l'occasion d'insister.
A peine rentré, le métis conduit le natté vers le lit, il le déshabille, lui remet le bas de pyjama beaucoup plus facile pour faire les soins. Yuy installe confortablement son ami, Duo gémit sous les caresses d'Heero, celui-ci soupire et s'excuse à chaque cri mais il faut bien faire pénétrer la pommade sur l'estomac. Les soins finis, le Japonais se lève et se rend à la salle de bain pour se laver les mains.
-« Voilà, je vais aller voir si Hilde est rentrée et lui donner la carte. »
-« Non, Heero, je vais le faire ça, mais si elle est rentrée, prends-moi des vêtements pour demain, je n'ai plus envie de bouger, je vais rester là cette nuit, si tu veux bien. »
-« Je peux prendre toutes tes affaires, si tu veux. » Dit sur un ton de plaisanterie Yuy, alors qu'au fond de lui-même il était très sérieux.
-« Ro' » S'indigne le châtain.
Le métis revient vers le lit et s'y assied.
-« Ca ne me gène pas. Tu peux rester tout le temps que tu veux, ma porte t'est grande ouverte. » Affirme le brun en se retenant de lui caresser le visage et de l'embrasser.
-« Ro', cette nuit suffira. » Murmure Maxwell avant de grimacer.
-« Je vais voir si elle est rentrée et je vais au travail, je te mets le téléphone sur la table de nuit, si tu as un problème tu fais le numéro de la pizzeria et je remonte de suite. » Dit Heero en lui déposant un bisou sur le nez avant de partir.
µµµ
Heero se retrouve comme hier devant la porte de l'appartement de Hilde, il sonne mais personne ne vient ouvrir, il sort les clés de Duo qu'il a pris dans sa veste avant de partir et entre. Il ramasse le papier qu'il a glissé hier sous la porte et se rend dans la chambre de son ami pour lui prendre des vêtements.
Il réécrit un autre mot qu'il met sur le frigo. Il le relit.
Duo est chez moi, il a été blessé en voulant te gagner de l'argent
Je vois que tu t'inquiètes vraiment beaucoup pour lui
Je prends le relais avec tendresse et amour,
Il apprécie
Heero.
Un sourire apparaît à la relecture, mais c'est vrai, elle dit qu'elle l'aime, mais se désintéresse complètement de son sort, pas un message sur le répondeur pour le prévenir de son retard. Comment peut-elle le traiter comme ça ? Heero ouvre la porte pour se trouver nez à nez avec Hilde qui pose son regard sur les vêtements que le métis prend avec lui.
-« Qu'est-ce que tu fais avec ça ? » Attaque-t-elle.
-« L'explication est sur le frigo. » Répond simplement Yuy. Il se retient de lui dire ses vérités, il est persuadé que Duo ne lui aurait pas pardonné.
-« Il me quitte pour toi et il n'a même pas la décence de le faire en ma présence. » S'indigne Hilde écœurée par le comportement de celui qui se prêtant son ami.
-« Il n'a pas encore pris cette décision, mais j'ai toutes mes chances, surtout avec la façon dont tu le traites. Tu sais que même ton père estime que tu vaux mieux qu'une poupée de salon comme Relena » Lâche Yuy en la poussant pour partir.
Hilde se précipite vers le frigo pour lire le mot. En le lisant, elle commence à paniquer, Comment s'est-il blessé, il n'y a pas de danger à livrer des pizzas ? Qu'est-ce qui a pu se passer ? Et où habite Heero, elle n'a jamais demandé à Duo, c'était si peu important pour elle de savoir où son rival était parti.
La jeune femme se rend de suite au seul endroit où elle sait qu'elle peut trouver le métis à cette heure-ci.
Quand elle pousse la porte de la pizzeria, Heero est derrière le comptoir en train de préparer une pizza.
-« Tu prends ma commande pour demain. » Roucoule une jeune femme.
-« Oui, Melle Noin, mais ce ne sera pas Duo qui viendra, il est en arrêt de travail pour quelques jours. » Préviens poliment Yuy, parce qu'il savait qu'elle avait déjà refusé une livraison quand c'était un nouveau qui venait.
-« Oh ! Alors annule la commande, si ce n'est pas lui qui vient. » Bougonne la jeune femme.
-« C'est Quatre qui va prendre son service. J'assumerai les livraisons de nuit. » Précise tout de même Heero on ne sait jamais qu'elle se contente de Quatre ou de lui.
-« Annule quand même, quand il reprend du service qu'il vienne me faire une livraison »
Mademoiselle Noin se retourne pour sortir quand elle voit Hilde. « Comment vas-tu depuis la dernière fois qu'on s'est vues ? »
-« Ne tourne pas autour de Duo, il ne sera jamais à toi. » Agresse directement Hilde, elle n'avait pas oublié qu'elle lui avait volé son dernier fiancé.
-« Pourtant il est vraiment charmant avec moi. » Insiste Lucrézia.
-« Il est professionnel c'est tout. » Affirme Hilde.
-« Tu as l'air de bien le connaître ? » Ironise Noin.
-« Bien sûr c'est mon ami, sans moi, il n'existerait pas. » Affirme Hilde en redressant la tête fièrement.
-« Tu te donnes trop d'importance, ça ne te va pas de travailler, ça te ramollit le cerveau, on dirait. » Ricane Lucrézia.
-« Heero, n'ai-je pas raison ! » Sollicité la brune en se tournant vers le métis.
-« Si c'est même la seule chose pour laquelle je te remercie. » Rétorque-t-il.
Hilde snobe Lucrézia, qui sort.
-« Où est-il ? Je veux le voir. » Ordonne Hilde.
-« Dans ma chambre, il dormait quand je suis revenu de chez toi, je lui dirais que tu t'inquiétais pour sa santé, ça va lui faire plaisir. » Répond courtoisement Yuy, il y avait des clients qui mangeaient à une table, il ne pouvait pas faire d'esclandre, ni la jeter dehors.
-« C'est un peu normal. Je peux savoir comment il s'est blessé ? Ce n'est pas dangereux de livrer des pizzas… » Avance la brune certaine de son affirmation.
Heero hausse un sourcil.
-« Il est allé au casino. » Rectifie-t-il surpris qu'elle ne le sache pas.
-« Ah bon ? Mais ce n'est pas dangereux pourtant un casino… » C'est vrai qu'il y avait des risques parfois quand on gagnait beaucoup à la sortie, ça son père lui avait dit, mais Duo devait connaître toutes ses ficelles puisqu'il était toujours revenu sans aucun problème.
-« Tu crois ça ? »
Devant la non-réponse de la jeune femme il continue :
-« Les patrons n'apprécient pas les gagnants. Duo avait gagné 300 000 crédits ce soir là. Il s'est fait attraper par des hommes de mains… il a eu de la chance de s'en sortir d'ailleurs… »
Heero dit la dernière phrase plus pour lui-même que Hilde. Il a vraiment eu peur pour Duo quand celui-ci est venu sonner chez lui à 3h du matin…
-« Et qu'est ce qu'il a ? » S'inquiète Hilde en ayant des difficultés pour avaler sa salive. Elle avait déjà vu les armoires à glace qui servaient d'homme de mains dans ce genre d'histoire.
-« Il a pris une barre en fer dans l'estomac, une grande partie de son abdomen est violet. Quelques bleus sur les bras, un sur la joue, la lèvre éclatée…C'est surtout son estomac qui est inquiétant. » Admet le brun.
-« Que voulais-tu dire, tout à l'heure en disant que mon père ne pensait pas que j'étais une ' poupée de salon', et que vient faire mon père là dedans d'ailleurs ? » S'alarme la jeune femme.
Heero soupire.
-« Attends cinq minutes que je finisse et je prends ma pause. »
-« D'accord. »
Hilde se met sur le côté pendant que Heero finit de préparer ses pizzas.
-« C'est bon. Pour répondre à ta question, ton père étant de passage en ville Duo a été le voir pour obtenir ta liberté financière. »
-« Pourquoi ?… » S'étonne la jeune femme surprise par ce que faisait Maxwell en soirée quand elle n'était pas là.
-« Parce que lui te considère comme une amie. Pour la poupée de salon tu vaux mieux que Relena, tu es plus gentille, plus altruiste, c'est un fait… »
Hilde se sentie gênée. C'est vrai qu'elle ne s'était pas conduite en amie ces derniers temps elle le réalise. De plus elle tient à Duo, en continuant ainsi elle va finir par le perdre aussi en tant qu'ami, ce qu'elle ne veut surtout pas !
Tout à coup…
SCHBAOUM
A Suivre…
