Titre : Chambre 312
Auteur : lunny
Disclamer : Les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto.
Genre : UA : Univers alternatif ! Yaoi, sûrement des trucs saignants et choquants (enfin pas plus que d'habitude) pas de lemon prévu (pour l'instant) Le tout parsemé d'un humour des plus débiles !
Avertissement : Pour l'instant, on va se contenter du classique : relation entre deux hommes donc ceux qui sont homophobes : Fuyez ! Puis d'un petit avertissement pour vous signalez que cette fic ne contiendra pas de petits lapins roses sauf si ils sont dépecés. On a affaire à un tueur en série !
Résumé : UA Kabuto, psychiatre d'hôpital, doit étudier le cas d'un tueur en série soigné dans l'hôpital. Autant dire que ça va être dur. OrochimaruxKabuto
Note : J'ai mis pas mal de temps à centrer cette fic, en tout bien tout honneur, il ne me reste que quelques détails à régler j'ai juste question importante, voulez-vous du lemon ? La majorité gagne bien sûr
Bonne lecture !
Kabuto respira profondément, il fixa la porte, il jeta un coup d'œil au dossier qu'il tenait dans ses mains. Le nom du patient était Orochimaru, son nom ou prénom ? Il l'ignorait mais c'était tout ce qu'il savait sur son patient qui lui semblait à peu près authentique. Le reste était des coupures de presse relatant différents meurtres. L'homme dans la salle derrière cette porte était soupçonné d'avoir tué bien des personnes. Il aurait bien aimé s'échauffer quelque peu avant de le rencontrer lui. Il n'avait jamais eut affaire à un tueur en série, du moins soupçonné. Et il n'aurait jamais eut affaires à lui si un stupide flic n'avait pas tiré dessus. Si bien qu'il fut transporté ici pour le soigner. Et c'était à lui, minable petit psychiatre de quartier qu'on demandait de dresser son portait psychologique. En oubliant tout à fait qu'il était incapable de dresser le portrait psychologique de son chien. Autant dire qu'un tueur en série…
Mais il n'est pas dit que Kabuto était du genre lâche. Non, il le ferait ce portrait psychologique ! Même s'il ne savait pas comment on le faisait. Mais ce n'était qu'un détail. Un détail important certes, mais un détail. Il mit la main sur la poignée et la tourna.
Une pièce blanche comme celle de tous les hôpitaux, une fenêtre ouverte donnant sur le parc de l'hôpital assurément, un lit unique dans lequel un patient, la télécommande à la main, regardait la télé. Kabuto toussota pour signaler sa présence. L'homme se tourna vers lui, le regard hostile. Il était assez grand, de longs cheveux noirs encadrant son visage. Il ne portait pas de pull laissant dévoiler un torse blanchâtre recouvert de bandages. Pour cause, on avait du lui ouvrir pour déloger la balle, juste près de son cœur, il avait eut de la chance, aucun organe vital n'avait été touché. L'homme regarda Kabuto de haut en bas et leva un sourcil interrogateur. Kabuto essaya de ne pas montrer qu'il était effrayé, il ferma la porte derrière lui en annonçant :
- Bonjour, je suis Kabuto, psychiatre dans cet hôpital.
Il avait réussit à prononcer cette phrase sans trembler un exploit en soi. L'homme ne répondit rien. Il se contenta de le regarder droit dans les yeux, attendant visiblement qu'il continue. Il s'écoula plusieurs minutes pendant lesquelles Kabuto réunit le peu de courage qu'il avait. Il essaya de paraître le plus détendu possible en disant :
- Je dois m'occuper de votre cas…
En ignorant qu'il avait la voix tendu et qu'il avait murmuré ces paroles, on pouvait dire qu'il s'en était sorti à merveille. L'homme dans le lit pour la première fois eut un sourire. Enfin, un sourire… Un faible mouvement des lèvres vers le haut et ça ne ressemblait à rien à un sourire par définition. Pas quelque chose de joyeux, non, c'était comme froid et méprisant. L'homme lâcha sa télécommande et se mit en position assise. Le drap glissa dévoila des jambes fines et une sorte de pantalon arrivant à mi-mollets. Il balança ses jambes avec tranquillité.
Kabuto déglutit sensiblement, il entendait le froissement du vêtement tandis que son propriétaire le fixait un peu plus intéressé. Il entendit la voix grave de l'homme s'élever dans la pièce. La sonorité étrange des mots dans sa bouche, comme une sorte de sadisme dans sa voix :
- Tu vas t'occuper de moi ?
Habituellement, rares étaient ses patients qui le tutoyaient. Et ceux là attendaient bien quelques entrevues avant de le faire. Une évolution naturelle de la relation psy-patient sûrement. Mais là, il venait de le tutoyer comme si c'était naturel. Kabuto secoua la tête, ce n'était pas le moment de penser à ces étapes. Puis, peut-être que le contact serait plus facile ainsi ? Pourtant, quelque part il se disait qu'il n'y aurait pas de relation psy-patient du tout. L'homme dégageait une sorte de prestance effrayante. Et lui qui était habitué à entrer dans le vif du sujet presque immédiatement, il se retrouvait à se demander quoi dire. Et il se demandait même ce qu'il faisait là. Il réussit cependant à hocher la tête.
- Tu as peur ? demanda l'homme simplement.
C'était presque une affirmation, mais Kabuto n'en était pas sûr. Il répondit alors :
- Un peu…
L'homme eut un rire froid. Il dévoila des canines un peu plus grandes que la moyenne. Il pencha sa tête en arrière dévoilant un cou blanc et une pomme d'Adam se secouant au rythme de son rire. La vision avait quelque chose d'effrayant. On aurait dit un démon riant de sa réussite, mais il y avait quelque chose d'attirant, comme chez un charmeur de serpent. Ce mystère ambiant autour de lui, pouvant charmer n'importe qui de sa voix. Et Kabuto ne pouvait pas s'empêcher d'admirer cet homme si étrange. Pourtant, il en avait rencontré du monde, mais de cet homme s'échappait une aura charmeuse, une aura de folie douce. L'homme se tourna vers le pauvre psychiatre, qui hésitait entre s'enfuir en courant ou regarder béatement son patient, il déclara :
- Tu es franc, tu me plais…
Malgré lui, Kabuto ne put s'empêcher de sourire de cette affirmation. Pourtant, il y avait quelque chose d'effrayant à plaire à un tueur en série. Des risques aussi, peut-être qu'il serait sa prochaine victime. Mais il y avait cet effet presque triomphant qu'il ressentait. Cet effet qu'il lui faisait se dire que c'était quelque chose de bien. Et aussi, c'était un pas dans leur relation, mais quelle relation ? Pas celle d'un patient et son psy en tout cas. Il ne put s'empêcher de lui répondre avec le fond de sa pensé :
- Je ne pas en dire de même, mais vous avez quelque chose de fascinant.
- Fascinant ? répéta l'homme.
Il pencha sa tête en arrière regardant ainsi le plafond. Il prononça jetant un coup d'œil à la télévision sur laquelle on pouvait voir un cartoon américain :
- On me l'a déjà dit…
Rien d'anormal pensa Kabuto. Il était normal qu'on lui ait dit car il était fascinant. Rien que dans sa façon de se tenir. Cet air changeant, tantôt ironique, tantôt réfléchi, tantôt calculateur, ces multiples facettes qu'il semblait contenir étaient fascinantes. Mais il y avait aussi quelque chose d'attirant. Ce charisme étrange se dégageant de cette personne. Et Kabuto se doutait que c'était anormal, qu'il n'aurait pas du ressentir cet effet. Il devait être détaché, ne ressentir aucune sensation étrange, il devait être froid et distant. Mais il n'y arrivait pas avec lui. Car c'était bien l'autre qui menait la danse, pas lui.
L'homme posa un pied nu à terre, il posa le deuxième et se leva. Kabuto l'observa, un peu inquiet malgré lui. L'homme avança vers lui. Il s'arrêta à quelques centimètres. Il se pencha vers lui et demanda :
- A quel point suis-je fascinant ?
Kabuto, un peu gêné par la proximité de son patient se recula. Il sentit la porte derrière lui. Il chercha la poignée son regard soumis à celui scrutateur de l'autre individu. Il hésita à la tourner et à s'enfuir. Mais il n'eut le temps de tourner la poignée que l'homme se retournait brusquement.
- Suis-je fascinant au point de piquer ta curiosité à vif ?
Il marcha jusqu'à atteindre la fenêtre, il regarda à travers. Il demanda alors :
- Suis-je fascinant au point de te faire oublier tout autre chose que moi ?
Il se retourna et le regardant l'écran du poste de télévision, il interrogea :
- Suis-je fascinant au point de te faire oublier toi-même ?
Puis il marcha une nouvelle fois jusqu'à lui, gardant une distance raisonnable. Il demanda :
- Suis-je fascinant au point que tu ne serais plus qu'une petite marionnette entre mes doigts ?
Il se rapprocha doucement et se pencha vers lui. Kabuto sentit quelques cheveux noirs tomber sur son épaule. Il avait la mauvaise impression qu'ils cherchaient à le retenir, mais ce n 'était que des cheveux. Il les dégagea d'un mouvement léger d'épaule. Il reporta son attention à l'homme. L'homme lui dit simplement d'une voix profonde :
- Alors réponds, à quel point suis-je fascinant ?
Kabuto respirait avec difficulté. Tout portait à croire qu'il venait de courir un marathon. C'était légèrement le cas. Les infirmiers avaient pu admirer sa vitesse quand il était sorti de la chambre 312. Il avait couru jusqu'à son bureau qui se trouvait tout de même trois étages plus bas. Les quelques patients avaient pu voir son air effrayé tandis qu'il déambulait dans les couloirs. Les rares visiteurs avaient pu voir une forme blanche dévaler les escaliers. Il s'était arrêté quand il avait atteint son petit cabinet. Il essayait de rassurer sa fierté en inventant multiples excuses à sa sortie. Non, ce n'était pas une fuite ! Il avait juste décidé de sortir sans aucune pression extérieur ! Il avait dirigé soin entretien comme il l'avait prévu ! Puis il n'avait pas eu la trouille ! Pas du tout même ! Kabuto reprit son souffle allongé sur le sol. Non, il n'avait décidément pas la force de se porter jusqu'à sa chaise. Il était fatigué, oui ! Fatigué ! Une petite sieste lui ferait du bien, beaucoup de bien !
La porte s'ouvrit, Ibiki jeta un coup d'œil à l'intérieur. Personne ? Il avança dans la pièce quand soudain, il trébucha sur quelque chose de dur.
- Aïe !
- Kabuto qu'est ce que tu fous allongé par terre ? questionna Ibiki en se relevant.
- Heu… je cherchais un stylo ? hasarda le psychiatre.
Ibiki leva un sourcil septique, soudain il remarqua :
- Hé ! Mais t'as l'air mort de trouille !
A suivre…L'auteur (levant le poing de la victoire) :
- Ouais ! J'ai enfin terminé ! J'ai longtemps réfléchi pour faire quelque chose d'assez crédible !
Kabuto (secouant l'auteur) :
-Mais t'es fier d'un truc aussi nul ! T'as pas honte ? En plus ça fait à peine trois pages !
Orochimaru (penchant la tête sur le côté) :
-J'ai l'air aussi charismatique et fascinant pour de vrai ?
Kabuto (tapant Orochimaru) :
-Bien sûr que non ! Qu'est ce que tu comprends pas dans fiction toi ? imbécile fini !
Orochimaru (s'accrochant au pied de Kabuto) :
-Pardonn ! Me laisses pas tout seul Kabut-chan ! Pitié !
Kabuto (partant avec Orochimaru au pied) :
-Mais lâche moi imbécile !
L'auteur (essuyant une larme imaginaire) :
-Ci beau l'amôôôôuuur ! Reviews ?
