coucou c'est moi! lol

Je vous offre un nouveau chapitre... plutôt chargé... j'espère qu'il vous plaira ;-)


C'est ainsi. C'est le domaine de Dieu. C'est sans doute pourquoi on ne peut pas remonter le temps. Parce que contrairement à des mots ou des geste que l'on peut rattraper, ce qui n'est plus physiquement ne peut revenir. Parce que la mort est la seule chose qui peut nous empêcher, nous humain, de pouvoir nous aimer et nous chérir. C'est pourquoi je me tais. Je me renferme. Je garde tout pour moi. Parce que c'est trop tard maintenant. Parce que cela apporterait encore plus de peine. Pour moi. Pour nous. Pour ceux qui vous survivent.


Quatorze mois plus tôt.

Hôpital central.

- Excusez-moi?

Surprise par le ton pressé, l'infirmière leva un œil surpris vers le nouvel arrivant. Les cheveux en pagaille, la mise de guingois et le souffle court, le jeune homme la regardait avec dans les yeux une inquiétude manifeste. La jeune femme était maintenant habituée à ce genre de personne. Sans doute venait-il tout juste d'apprendre que sa femme ou son enfant venait d'être hospitalisé. Aussi sa voix se fit-elle aussi douce et calme qu'elle le pouvait lorsqu'elle s'adressa a lui.

- Puis-je vous aider ?

- On m'a dit que c'était ici qu'avait été hospitalisée ma famille. Les Delfort...

L'infirmière perdit d'un coup son attitude neutre au profit d'une désapprobation manifeste. Encore ? Ils n'avaient toujours pas compris ? Combien en avait-elle refoulé depuis la veille ? Elle ne savait même plus. Elle avait arrêté de compter au bout de vingt.

- Partez ! Vous n'avez rien à faire là !

- Pardon ? s'étonna Daniel qui ne comprenait pas la raison de sa soudaine froideur.

- Vous, les journalistes vous êtes vraiment une plaie, hein ? Quand est-ce que vous laisserez enfin cette famille tranquille ?

- Vous vous trompez ! s'écria le jeune homme en comprenant la méprise. Je m'appelle Daniel Delfort. Je suis le fils aîné.

L'infirmière hésita en lui jetant un œil clairement défiant. Elle n'en croyait pas un mots.

- Puisque je vous dis que je suis de la famille ! J'ai ma carte d'identité ! reprit Daniel légèrement agacé cette fois en sortant son portefeuille pour étaler ses justificatifs d'identité entre eux. J'ai même mon permis, ma carte de crédit, mon carnet de chèque,...

- Ok. Ok. J'ai compris. Mais c'est bizarre... Votre nom ne figure pas sur les papiers, conclut-elle toujours hésitante en fixant l'écran de l'ordinateur sur lequel devait apparaître la fiche de renseignement des accidentés.

- J'imagine, oui. A cause de... Quelques problèmes familiaux... J'ai coupé les ponts avec mes parents il y a quelque années.

- Peut être mais...

La jeune infirmière était bien embêtée. Le jeune homme semblait sincère et son histoire avait du sens. En plus, ses papier attestaient qu'il s'appelait bien Daniel Delfort. Toutefois, son nom ne figurait pas sur la liste et elle avait reçu l'impératif de ne laisser que la famille ou les amis proches, qui se résumait à une poignée de personne, à avoir accès à la chambre.

- Un problème ?

Les deux jeune gens tournèrent la tête en direction du nouveau venu. Leur visage s'éclaircit alors de soulagement. L'une parce qu'elle se voyait d'un coup soulagée d'un poids décisionnel, l'autre parce qu'on allait peut être enfin l'écouter. En effet, devant eux un médecin en blouse blanche les regardait avec un sourcil interrogatif haussé dans l'attente d'une explication.

- Ah docteur ! En fait...

Avant que la jeune femme n'ait pu s'expliquer, Daniel s'avança d'un pas se mettant par la même en avant et lui coupa sans vergogne la parole.

- Excusez-moi ! Je m'appelle Daniel Delfort. Ma famille a été hospitalisée hier à la suite d'un accident de voiture...

Le médecin eut un mouvement de recul sous la surprise avant de tourner un regard interrogatif vers l'infirmière. Cette dernière hocha la tête en montrant de la main les papiers d'identité de Daniel qui reposaient toujours sur le comptoir de la réception.

- Ses papiers prouvent qu'il s'appelle bien Delfort mais...

Le médecin comprit aussitôt où elle voulait en venir. La liste des autorisés n'était pas bien longue et à part la mère, aucun autre Delfort ne faisait partie de la liste.

- Puisque je vous dis que certaines circonstances font que je me suis brouillé avec mes parents et qu'on a coupé les ponts par la suite ! Vous avez qu'à appeler ma mère ! Elle le confirmera ! Vous n'avez qu'à lui dire de vous amener le livret de famille aussi ! Comme cela vous l'aurez votre preuve! Alors, laissez-moi les voir !

Le médecin regarda fixement le jeune homme en face de lui. En remarquant l'intérêt fixe, Daniel frémit. C'était un regard calculateur. Le regard de celui qui médite sur ce qu'il pourrait bien retirer de la personne en face de lui.

- Si vous dites vrai... Votre présence tombe vraiment à pic...

- Hein ?

- ... Suivez-moi, conclut finalement le médecin en donnant à l'infirmière de garde le dossier qui l'avait fait se déplacer jusque là.

- Mais docteur, c'est... commença la jeune femme avec une hésitation manifeste.

- J'en prend l'entière responsabilité, trancha le médecin en coupant court à toutes remarques.

-... Très bien, soupira l'infirmière prenant la pochette que lui tendait toujours le médecin.

- Suivez-moi, répéta une nouvelle fois le médecin en se tournant vers Daniel.

Celui ci ne se le fit pas dire deux fois. Il était tellement content de pouvoir enfin voir ses sœurs, et son père même s'il ne l'avouerait jamais, qu'il ne remarqua pas le regard fixe de l'infirmière qui les suivit du regard jusqu'à ce qu'ils disparaissent au tournant.

- Vous êtes leur médecin? Comment vont ils?

- Eh bien... Je suis désolé de vous annoncer ça comme cela mais votre père n'a malheureusement pas survécu. Ses blessures étaient trop sérieuses et il est décédé durant le transport.

-... Et les filles ? s'enquit Daniel, pâle comme la mort regrettant soudain de ne pas avoir fait le première pas plus tôt et laisser la situation s'envenimer.

- Leur état est stabilisé mais...

Laissant sa phrase en suspend, le médecin s'arrêta pour ouvrir la porte à sa droite avant de s'effacer pour laisser passer Daniel devant lui.

Ce fut d'un pas hésitant que le jeune Delfort pénétra dans la pièce. Sentant ses jambes sur le point de céder, il se rapprocha du mur pour s'en servir de soutient.

Allongée dans un lit au drap blanc impeccable, une jeune fille aurait pu passer pour simplement endormi si seulement les drap n'était pas aussi lise et que son corps n'était pas, pour ainsi dire, entièrement recouvert de bandage. En effet, du peu qu'il en voyait seule la partie gauche du visage en était exempte. Même sa tête en était recouverte au point que celui la connaissant pas aurait était incapable de dire la longueur de ses cheveux. Ou même leur couleur. Sur un panneau au pied du lit, on pouvait lire le nom de la jeune patiente...

- Kris...

- Elle est dans le coma, expliqua avec douceur le médecin en rejoignant Daniel.

- Qu'est ce qu'elle a exactement?

- Un léger traumatisme crânien, de multiples coupures dont deux assez importantes. La première dans le dos a nécessité une vingtaine de points de sutures. La seconde est plus gênante. C'est la cause du bandage qu'elle porte sur le visage. La coupure en elle même n'a nécessité qu'une dizaine de points mais... Malheureusement, le morceau de verre n'a pas fait que blesser la paupière... Il lui a aussi crevé l'œil.

- Alors, elle est...

- Elle est borgne, oui. Je suis désolé.

Daniel se laissa couler au pied du mur en prenant sa tête dans ses mains. Il n'en revenait pas. Cela dépassait tout ce qu'il s'était imaginé.

-... Sui... Et Suishou ? Comment va Suishou ?

Daniel se redressa soudain, très inquiet. Le visage du médecin était figé. Indéchiffrable. Mais au vu de ce qu'il venait de découvrir Daniel était on ne peu plus inquiet pour la suite.

Lorsque le médecin l'invita finalement à le suivre, Daniel lui emboîta le pas sans mot dire. Son visage se décomposa une nouvelle fois quand il remarqua un panneau au dessus des doubles portes coupe feu annonçant qu'il venait de pénétrer dans le service des soins intensifs. Et son humeur ne s'arrangea pas quand il vit la plus jeune des deux sœur branchée à un gigantesque appareil. Le dernier rempart qui la maintenait en vie émettait à fréquence régulière de léger bip qui lui donnèrent l'impression qu'il ne connaîtrait plus jamais de journée aussi horrible.

- Qu'est ce qu'elle a ? souffla-t-il en prenant appui contre la surface vitrée qui le séparait de sa sœur sans aucune pensée pour les femmes de ménage qui devraient repasser derrière lui.

- ... Physiquement presque rien comparé à sa sœur. Mais pour ce qui est du reste...

- Quoi ? s'impatienta Daniel de plus en plus inquiet. Qu'est-ce qu'elle a ?

- Un caillot s'est formé au niveau du cerveau à la suite de l'accident et a empêché l'afflux de sang d'y parvenir. Sans oxygène, il a fini par simplement cessé de fonctionner. Nous avons fait au plus vite mais le mal était fait et les lésions sont irréversibles... Toute mes condoléances. Votre sœur est désormais en état de mort cérébral.

Les dernières forces de Daniel l'abandonnèrent et il tomba à genoux n'en croyant pas ses yeux ni ses oreilles. Pourtant, il n'avait encore rien vue et les mots que prononça le médecin après cela, le lui firent bien comprendre. Une seule phrase telle une litanie tourna alors dans sa tête: C'est pas possible, c'est pas possible, c'est pas possible...


- Daniel ? appela Kristal le faisant du coup revenir au présent.

- Ah ! Excuse moi... J'étais en train de me souvenir du premier jour où je t'ai vue à l'hôpital.

Kristal haussa un sourcil, surprise. Son frère n'avait encore jamais évoqué ce jour. Ni ce qui s'était passé avant son réveil d'ailleurs. Du coup, elle n'en savait pas grand chose. Sans doute parce qu'elle n'aurait pas été en état de l'entendre après avoir découvert qu'elle avait été dans le coma pendant plus de deux mois et qu'entre temps son père et sa sœur était décédée.

De son côté, Daniel n'en menait pas large. Kristal ignoait encore une bonne part de la vérité. Lorsqu'elle saurait... Il n'osait même pas imaginer la réaction qu'elle aurait.

Après une profonde inspiration, il entreprit enfin de lui répondre. Elle voulait en savoir plus sur lui ? Cela lui convenait très bien. Elle était sa sœur. Sa famille. Il ferait tout pour réparer son erreur. Et cela même s'il devait se mettre à nu devant elle comme il ne l'avait jamais fait devant personne d'autre jusqu'ici.

Pourtant cette inquiétude subsista tout le long de leur première vraie discussion. Comment réagirait Kristal si elle apprenait la vérité ? Il le savait très bien. Elle ne le lui pardonnerait pas. Et pourtant il ne pourrait sans doute pas garder éternellement cette vérité pour lui...


Le dimanche

Gymnase

Le bruit de la foule se faisant alternativement entre huées et encouragements. Le son des basket qui grinçaient sur le parquet. Le rebond de la balle orange altéré parfois par le son caractéristique d'un panier. Les cri des joueurs appelant à la passe. Tout cela lui était si nostalgique...

Assis en haut des gradins, Daniel ne lâchait pas le terrain des yeux. Kiyoshi lui avait assuré que l'équipe de Seirin était forte mais jamais il n'aurait penser qu'elle le fut à ce point. Il se disait tout naturellement que Kiyoshi regardait son équipe avec les yeux d'un père pour son enfant. Lui trouvant toutes les qualité possibles sans aucun défaut. L'enfant parfait en somme. Jamais il ne lui serait venue a l'idée qu'une équipe nouvelle comme celle de Seirin puisse autant dominer l'une des équipes phares de Tokyo ! Et pourtant force lui était d'admettre que c'était pourtant bel est bien le cas. Senshinkan était dominé.

La différence au score n'était pourtant pas bien énorme. Il restait cinq minutes de match et l'écart était d'une dizaine de point. Pourtant Senshinkan n'arrivait plus à marquer alors que Seirin se faisait une joie d'enchaîner les paniers. Surtout le géant à la chevelure rouge qui lui donnait la sensation qu'il allait finir par faire un trou dans le plafond à force de sauter toujours plus haut !...Mais là n'était pas la question.

L'œil de Daniel s'aiguisa pour se poser sur l'équipe aux maillots vert. Pourquoi Senshinkan ne remontait pas ? Parce qu'il était faible, tout simplement. Mais ce qui était faible, ce n'était pas leur jeux. C'était leur esprit. En tant que roi, il en avait oublié le pouvoir que pouvait receler le " bas peuple". Il était depuis bien trop longtemps au sommet et s'était cru invincible. Voir l'adversaire plus fort que ce qu'ils avaient imaginé les avait pris de court et leur jeux s'en étaient ressentis. Oublier alors la coordination au profit de la désorganisation.

Le sifflet de fin de match retentit enfin et le regard de Daniel accrocha le panneau d'affichage avant de revenir aux visages déconfits des vert et rayonnants des blancs. Score finale : 78 a 61. Une défaite mémorable pour les uns et une belle victoire pour les autres. Senshinkan venait de tomber de son piédestal, détrôné par une équipe nouvelle. Voila qui allait jazzer.

Un mouvement de foule et des cris sur la gauche l'informèrent que le second match venait de finir lui aussi. Son regard se posa cette fois sur le panneau annonçant la victoire de Shutoku sur un score de 123 à 51. Pour sa part, Kirisaki dai ichi s'était pris une tôlé. Du moins, c'est ce qu'il aurait penser s'il n'avait pas remarqué les joueurs réguliers de l'équipe un peu plus haut sur sa gauche.

Son attention se posa sur la dite équipe régulière qui venait sciemment de perdre un match. Plus précisément sur un certain joueur aux cheveux noirs qui avait plus sa place sur le terrain que dans les gradins. Hanamiya Makoto. Il avait beaucoup entendu parler de lui. L'un des rois détrônés. Le mauvais garçon... Et le type qui avait blessé Kiyoshi...

Son regard se fit dur à cette pensé et il se força à détourner son regard non sans manquer de constater que l'objet de son attention avait capté son regard incendiaire... Pour se parer ensuite d'un sourire plein de condescendance !

Daniel se leva aussitôt de son siège pour quitter le gymnase. Ce sale type ! Ce qu'il pouvait être déplaisant ! Il n'avait absolument aucun regret sur ses actions impardonnables et au contraire s'en amusait beaucoup. Il était de ceux que Daniel détestait. Un joueur sans morale. Un joueur sans fierté aucune, prêt à tout non pas pour gagner mais pour mettre plus bas que terre l'adversaire. Son plaisir était là. Et plus sa proie se débattait, plus il y prenait plaisir ce petit...

Prenant une profonde inspiration, Daniel relâcha son souffle d'un coup pour évacuer la tension. Rouspéter de par lui ne changerait rien à la situation.

S'arrêtant au premier distributeur venu, Daniel mit la main dans sa poche à la recherche d'une pièce ou deux. Tout ce qu'il pouvait faire à présent, c'était soutenir Teppei. Après tout, ils allaient bientôt devoir s'affronter à nouveau.

Alors qu'il était en train de boire sa boisson, des murmures sur sa droite attirèrent son attention. Il ne lui fallut que quelque seconde après avoir tendue l'oreille pour reconnaître l'une des deux voix même s'il ne comprenait pas se qu'il se disait. Les sourcils froncés sous la curiosité, Daniel se rapprocha à pas de loup.

Lorsqu'il fut suffisamment près, il n'eut aucun mal à reconnaître le compagnon de Kiyoshi. C'était justement l'homme qui occupait de la plus désagréable des manières ses pensée quelque minutes plus tôt. Hanamiya Makoto. De quoi il parlait avant son arrivée, il ne savait pas, toujours était-il que la conclusion de leur discussion était des plus désagréable.

- J'espère que ta blessure sera bientôt guérie... Je m'inquiète pour toi après tout, faisait en effet Hanamiya sur un ton doucereux des plus déplaisants qui lui hérissa le poil.

Daniel serra les poings pour ne pas se laisser tenter et reporta son attention sur Kiyoshi. Le géant brun n'avait pas bouger et semblait ébranlé. Le doute s'insinua aussitôt en Daniel. Se pourrait-t-il que ce type n'est pas tout a fait tort ? Kiyoshi n'aimait pas vraiment en parler et il ne voulait pas le brusquer alors il n'avait pas abordé le sujet. Pour autant, il ne pouvait pas dire qu'il ne s'en doutait pas. Quelque chose dans l'attitude du grand brun lui disait que le dossier était encore loin d'être clos.


Immobile et sans tenir compte de la pluie qui l'inondait, Kristal regardait le bâtiment devant elle d'un œil éteint. Cela avait été plus fort qu'elle. Était-elle masochiste ?... Non. C'était juste que plus le temps passait et plus sa résolution s'effondrait. Pourquoi? Sans doute parce que sa vie se résumait à cela...

Un léger soupir passa ses lèvres alors qu'elle continuait à hésiter. Elle avait peur. Elle avait mal. Mais malgré tout, elle était invariablement attiré par le ballon orange. C'était inscrit dans ses gènes. Et aller indéfiniment contre sa nature n'avait rien de bon.

Déjà, pourquoi était-elle tellement rebutée à l'idée d'aller sur un terrain de basket ? Pourquoi les bruits de rebond ou du crissement des chaussures l'affectaient autant ? Tout simplement parce qu'elle aimait ce sport. Elle l'aimait tellement qu'elle pourrait vivre avec un ballon dans les mains toute la sainte journée. Mais alors, si tel était le cas, pourquoi le fuyait-elle ? Par désespoir ? Par repenti ? Non. Juste parce qu'elle était faible. Ce sport qui était tout pour elle, était aussi ce qui unissait sa famille. Lorsque cette dernière avait volé en éclat de la plus brutale des manières, le basket avait simplement suivi le même chemin dans son cœur. C'était trop dur. Comment jouer alors qu'elle ne recevait plus désormais les passes magiques de Sui ? Et quant en était-il des directives et plans de batailles infaillibles de son père qu'elle ne suivrait désormais plus ? Non. C'était trop pour elle. Elle ne pouvait y faire face. Et pourtant son amour du basket continuait de lui jouer des tours. De très mauvais tours. Le destin s'acharnait-il sur elle ? Essayait-il de lui faire comprendre que la fuite était vaine ?

A cette pensée, son regard se fit douloureux. Que devait-elle faire ? Maintenant qu'elle était là, le plus logique aurait été qu'elle entre dans le gymnase mais son corps était complètement tétanisé. Elle le savait. Si elle avançait ne serait-ce que d'un pas, elle allait le regretter. Il n'y avait qu'à se rappeler du jour où elle avait été demander l'assistance de Kiyoshi pour trouver Daniel. Certes, elle avait réussi à discuter avec son frère à la suite de ça mais le poids qu'elle avait ressenti en mettant les pieds dans le gymnase n'avait pas quitté ses épaules. Pas plus que les souvenirs, si longtemps chéris mais désormais douloureux, qui tournaient en boucle dans sa tête. Exactement comme à cet instant précis. C'était triste de penser que tout ces instants de joie n'étaient désormais plus que souffrance.

Avec un dernier regard triste sur le gymnase où se déroulait le match de l'équipe de son nouveau lycée, Kristal se détourna. Mains dans les poches et tête carrée dans les épaules, elle reprit finalement le chemin de l'appartement. Elle était vraiment faible mais pas assez pour ne pas avoir conscience de cet état de faiblesse. Elle n'était tout simplement pas prête et devait se laisser du temps.

Mais ce n'était que le début. Sa résolution était prise. Et pour elle, cela était déjà un grand pas. Elle était maintenant décidée à changer après tout. Ne serait-ce que pour Daniel. Elle ne pouvait pas le laisser éternellement s'inquiéter pour elle. Il fallait qu'elle lui rende ce qu'il lui avait donné. Ce n'était pas parce qu'elle ne voulait rien lui devoir. Non maintenant elle avait dépassé ce stade et acceptait naturellement sa présence à ses côtés en tant que frère. Si elle voulait lui rendre la pareille, c'était simplement pour lui dire merci. Merci d'être à ses côtés malgré leur passé. Merci de ne pas l'avoir laissée tomber. Merci de ne pas avoir abandonner. Merci tout simplement d'être la. Donc oui, elle allait faire des efforts pour sortir de son retranchement social mais pour ce qui était du basket... Mieux valait ne pas mettre la charrue avant les bœufs...


et voila! une nouvelle conclusion pour ce chapitre! Alors? qu'en avez vous penser? Pauvre Daniel quand même. j'aurais pas aimais me retrouver a sa place...

Sinon mauvaise nouvelle. le prochain chapitre risque de tarder! Comme j'aimerais être le plus fidèle possible par rapport au déroulement du manga, je voudrait regarder une nouvelle fois l'animé avant de continuer pour ne pas commettre d'imper maintenant qu'on entame la série des match. hors j'ai pas beaucoup de temps pour en ce moment... donc... la suite risque de se faire desiré dsl...