oOo Fait dodo Roro mon p'tit frère oOo

La marche du Zombie

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Le technicien de la porte faillit s'étouffer lorsqu'il remarqua sur ces moniteurs deux vaisseaux non identifiés dans la zone d'Atlantis.

« Impossible!!! »

Il voulut aussitôt communiquer avec le Docteur Weir mais trop tard, déjà la première secousse se fit ressentir violemment. La première attaque des Asurans, déclaration de guerre. Heureusement pour eux, il avait eu le temps de lever le bouclier malgré la surprise, empêchant ainsi la cité d'être détruite mais créant une onde de choc qui jeta tout le monde par terre.

Soudain ils entendirent tous un énorme "Caboum" et le bruit étrange d'une machinerie métallique.

Le technicien Canadien (qu'on appellera désormais David) quitta des yeux son ordinateur cinq secondes, pour questionner du regard son collègue à côté. Celui-ci répondit avec un air soucieux, doublé de quelques gouttelettes de sueurs coulant de son front. David se précipita vers l'autre bout de la table de contrôle pour vérifier la stabilité du bouclier en place. Il en eut un haut le cœur en voyant que l'énergie des trois ZPM tombait en chute libre sur son écran. Pourtant tout semblait fonctionné il y avait une seconde plus tôt. Il quitta donc son poste pour vérifier dehors ce que fabriquait leurs opposants.

C'est alors qu'il vit la source du problème, une sorte de gigantesque machine accrochée au bouclier qui semblait avaler littéralement son énergie.

Habituellement transparente, la barrière de protection cette fois-ci tournait au rouge comme lors des impacts de missiles sauf que la meilleure représentation de David en ce moment se rapportait plus au peinture de Van Gogh avec son mouvement circulaire hypnotique.

Il retourna à l'intérieur pour expliquer la situation au groupe scientifique qui s'afférait déjà sur le problème avec leur théories foireuses dues au stress d'être sous le feu ennemi.

« Que se passe-t-il ? »

C'était le Docteur Weir, elle était arrivée à la tour de commande visiblement fatiguée par son sprint de l'infirmerie. Incroyable car avec son arrivée la tension de la salle de commande semblait s'être calmée. Cette femme avait une vraie aura de dirigeante, pensa David.

« C'est quoi ça ? » demanda Sheppard qui pointait l'étrange machinerie apparaissant sur l'écran d'ordinateur.

« Des problèmes » répondit Ronon portant son regard sur le bouclier qui était devenu une sorte d'énorme peinture de Van Gogh aux étincelles rouges.

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« Merde, merde, merde, merde !»

Laura Cadman courait à en perdre le souffle dans les couloirs de la cité. Direction : la salle de contrôle ! Les bruits de bombardement ne firent que l'inciter à aller plus vite. Elle se demandait bien ce qui pouvait s'être passé durant les dernières quarante-huit heures car Laura n'avait pas été avertie des derniers événements. Qu'avait-elle manqué durant son absence ?

Vous vous demandez sûrement pourquoi celle-ci avait était "absente" durant ce court laps de temps ?

Et bien, comme à son habitude, cette chère Laura ne trouvant pas le sommeil, décida de prendre une longue marche dans la cité. En effet, c'était une assez grande marche, considérant le fait que cela faisait quasiment deux jours que le lieutenant était perdu dans les bas fonds de la cité. Vous voyez, étant du genre étourdie, cela lui avait pris un certain temps avant de s'apercevoir qu'elle s'était accidentellement enfermée dans une section inondée de la cité d'Atlantis. Bien sûr l'endroit avait été condamné et aucune chance pour elle de rencontrer âme qui vive là-bas.

Cette expérience avait été une véritable expédition de survie. Heureusement elle apportait toujours de quoi pique-niquer sinon elle serait morte de faim. D'ailleurs c'était la seule chose qu'elle avait redoutée, devoir manger les champignons qui poussaient un peu partout dans cette section humide. BEURK!!! Remarquez, elle aurait pu faire un effort et contacter la salle de commande en utilisant un interphone qui traînait par terre. Mais son 'orgueil de mâle', comme l'aurait dit sa mère, était le gros défaut de Laura, l'empêchant de demander son chemin par la même occasion.

Non franchement, qu'allait-elle imaginer, cela n'avait aucun rapport avec la situation présente. Cadman était Lieutenant dans l'armée et de taille à se débrouiller toute seule. Elle n'était pas du genre orgueilleuse comme McKay ou Carson. Laura était très bien capable d'avouer ces fautes… Elle ne voulait juste pas déranger le monde… oui c'est ça, c'était une question de conscience sociale….. Harg calvaire !!! Elle imaginait déjà le Sergent Stackhouse lui offrir une boussole pour sa fête et le Colonel Sheppard lui raconter l'histoire d'Hansel et Gretel.

Soudain elle s'arrêta brusquement : il lui avait semblé avoir aperçu une ombre se promener. Elle se retourna et porta la main au niveau de sa hanche.

« Re-merde » pensa Cadman lorsqu'elle réalisa qu'elle n'avait pas apporté son revolver.

Elle se rapprocha de la silhouette pour finalement voir la figure de celle-ci

Elle s'étouffa littéralement : « Rodney?! »

En effet, c'était bien le Docteur McKay qui marchait dans le couloir désert.

Mais que pouvait bien faire cet idiot sans escorte alors que toute la cité était en alerte rouge? C'était bien Rodney ça, toujours négliger la sécurité lors des moments de crise. Elle se précipita à sa hauteur mais celui-ci ne daigna même pas jeter un coup d'œil au lieutenant, continuant sa route avec sa démarche lente. L'image immédiate d'un film sur les morts-vivants vint à l'esprit de Cadman, le genre où les Zombies sortaient de leurs tombes à la recherche de cerveaux frais à manger. Cela fit bien rire Laura qui imaginait maintenant le docteur en critique gourmet de QI.

Elle secoua la tête, ce n'était pas le lieu et le moment pour ces réflexions idiotes.

« Rodney, je peux savoir ce que vous faites ici alors que la cité se fait attaquer? »

« La cité se fait attaquer ?! » répéta le docteur.

Cadman roula les yeux « Oui Sherlock, nous sommes présentement en guerre » Elle attendit une réplique cinglante de la part scientifique, mais non rien… « Et je suppose que vous avez un plan, petit génie ? »

Ils arrivèrent alors devant une porte que Rodney passa sans accorder la moindre importance à ce que venait de dire Laura. Celle-ci soupira et rentra à son tour.

La pièce en question était assez grande avec des tableaux de commandes en demi-cercle et un écran géant version ancien. Rodney, sans hésiter, prit la chaise du milieu où se trouvait un portable.

Étrange, elle avait un mauvais pressentiment sur ce coup. Que faisait-il? Pourquoi ne lui répondait-il pas? Le Rodney qu'elle connaissait lui aurait demandé de la fermer pour travailler depuis longtemps! Depuis combien de temps n'avait-il pas dormi d'ailleurs ?

« Bon sang, qu'est-ce qui cloche avec vous McKay? »

Elle entendit alors l'astrophysicien lancer d'un ton assuré :« N'ayez point crainte Princesse, je sauverai le royaume de nos ennemis. »

Il fallut un certain temps à Cadman pour réaliser la phrase du docteur, était-ce du sarcasme? Elle secoua la tête, c'était bien sur une mauvaise blague à la McKay.

« Donc je suppose que vous avez un bon plan pour sauver notre "royaume", Messire Rodney ? » s'exclama-t-elle avec un sourire ironique.

« Plan …oui j'ai toujours un tour dans ma manche.»

Il commença alors à taper sur le clavier d'une façon machinale et rapide. Cadman ne savait pas trop ce que fabriquait le chef scientifique de la cité mais cela semblait complexe et elle décida de ne pas le déranger plus, espérant que les attaques s'arrêtent.

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John était en route vers la chaise, il devait absolument faire sauter cette saleté d'aspirateur à énergie version Asurans, au sinon les trois ZPM allaient être vidés.

Il pouvait voir des ondulations de couleur sur le bouclier se diriger vers la bouche béante de leur machine. Celle-ci ressemblait d'ailleurs à un énorme rasoir électrique avec les trois lames tournantes. Misère, après cette mésaventure, John était sûr qu'il ne se ferait plus la barbe avec le même regard.

Il courait vraiment rapidement, il avait presque l'impression de voler. Voilà qui était intéressant, la prochaine fois qu'il fera la course contre Ronon il devra penser à demander un coup de main aux Bad Guy pour le motiver. Finalement il travaillait un peu comme ce cher McKay, toujours plus efficace avec la menace d'une lame sous la gorge.

Cette pensée le fit bien rire car si Rodney l'apprenait, celui-ci piquerait une scène comme quoi leur genre de travail n'avait aucune similitude possible.

Soudain il remarqua qu'un étrange rideau blanc avait remplacé la couleur rougeâtre des ondulations du bouclier. Il arrêta complètement sa course pour regarder ce curieux phénomène. Encore des problèmes en vu, il avait l'impression que son cœur allait lâcher.

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À suivre

PFiou ce chapitre n'était pas long mais difficile a écrire, heureusement maintenant mes examens sont finis alors je vais pouvoir vous donner la suite qui risque d'être plus loufoque. Désolée pour les fautes et merci pour les reviews.

Lysiam