oOo Fait Dodo Roro mon p'tit Frère oOo

McKay l'enchanteur

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Retour à la case départ : lave en fusion et créatures démoniaques comprises. Cette fois-ci par contre Sheppard ne se laissa pas impressionner et partit directement à la rencontre de McKay.

Celui-ci semblait en plus mauvais état que lorsqu'il l'avait quitté. Habituellement John se serait préoccupé de l'allure inquiétante que donnait à présent McKay avec ces plaies diverses et multiples. Sheppard releva la tête. Ha ! Visiblement l'énorme engin-de-la-mort-qui-tue se trouvait toujours dans les airs, détruisant d'un simple rayon la moitié des alentours. Mais la stylique du vaisseau ruche avait changé pour laisser place à une bouche géante, aspirant tout et qui se dirigeait bien sûr vers eux. Chose de certaine pour Sheppard, le paysage ne devenait pas plus sympathique avec le temps.

Il n'eut que le temps de saluer Rodney avant que celui-ci ne se fasse bouffer…Oui c'était le bon terme. McKay venait de se faire avaler la moitié du corps par la bouche béante qui se révéla être un monstre à la consistance visqueuse noire. Résultat, un McKay criant et gesticulant, bref impossible à raisonner.

John roula les yeux et soupira bruyamment : « C'est ça, McKay, rendez-moi la tâche plus difficile. »

« Aidez-moi ! » s'époumona Rodney en claquant des doigts, impatient que l'on le sorte de l'immense bête.

John repoussa un millième soupir avant de s'atteler à la tâche pour sortir McKay de ce mauvais pas. Il commença donc par lui tirer les deux bras alors que le scientifique grognait son mécontentement.

« Voyons, laissez-moi moisir ici tant que vous y êtes! »

John alors redoubla d'effort malgré les plaintes de Rodney sur son inconfort… Incroyable, même dans ces rêves, il était…lui-même. Et la chose horrible arriva, d'un léger mouvement du coup le monstre avala le scientifique en entier.

« McKay ! » s'écria John plus en colère qu'autre chose. « Bataille d'esprit, facile à dire ! Comment je suis sensé le sortir de là maintenant ? » marmonna-t-il de mauvaise humeur aux bons dieux.

Puis soudain la créature ouvrit grand les yeux. Elle tournait tranquillement au vert, tapotant de légers coups sur son estomac pour digérer. Puis d'un air un peu pâteux, elle rendit son déjeuner, dégoupillant alors dans une énorme flaque odorante, dont Sheppard ne put s'échapper, l'astrophysicien si récemment dévoré.

Pour ce qui est de la créature, elle mourut dans d'affreuses brûlures d'estomac. John eut alors un élan de pitié envers cette pauvre chose, après tout personne ne méritait de mourir de cette manière, mais revenons à nos moutons...

« Alors, Rodney, toujours la grande forme à ce que je vois ? » dit Sheppard en donnant une tape sur l'épaule gluante de son ami ce qui le fit grimacer.

« Alors cette fois-ci tu as apporté du renfort? » demanda un Rodney visiblement ennuyé par la situation et qui enlevait d'une main le surplus gélatineux le recouvrant.

« Heu… »

Quoi faire? John avait réussi à capter l'attention de Rodney, mais il ne savait pas quoi lui dire. De plus, il n'était pas un grand psy mais plutôt un militaire et, en cet état d'esprit, il aurait plutôt tendance à tuer ces bestioles à grands coups de talons…. Mais comment le faire comprendre à McKay?

« Non en fait, j'ai encore mieux! J'ai ceci! » tenta-t-il en sortant de sa poche un long bâton, première chose qui lui passa par la tête.

Rodney regarda alors John comme s'il venait de lui faire une mauvaise blague. « Un bout de bois … Alors là c'est clair, vous ne voulez vraiment pas que je vive! » en déduit-il au désespoir.

« Non McKay ce n'est pas un simple bout de bois, en fait c'est une arme puissante… » s'exclama John avec un grand sourire aux lèvres.

« Une arme… » Répéta Rodney en grimaçant « C'est drôle, ça ressemble assez à un morceau de bois pourri pour moi. »

« Ha ! arrêtez d'être aussi pessimiste McKay et prenez le ! » dit John en obligeant Rodney à prendre le bâton dans ses mains.

« Ok et maintenant quoi? » demanda sur le même ton sarcastique le scientifique.

John se gratta alors la tête, embarrassé : « Eh bien je ne sais pas. Il n'y a que vous qui pouvez le faire marcher. » Psychologie à deux balles mais ça valait le coup. «Il n'y a que votre heu…rapidité d'esprit et grande intelligence de génie Rodney qui puisse réussir à sauver la vallée en faisant marcher le… "Lim-80" qui ne reçoit les ordres que d'un être d'un grand courage et de détermination ! »

Rodney avec son petit sourire en coin était rayonnant de son propre ego puis descendit de son petit nuage dans une grimace.

« Tu racontes ça au fur et à mesure nan?!»

John s'exclama faussement outré : « Moi ? Nonnn ! Franchement McKay, vous me décevez, vous pourriez me faire un peu plus confiance quand même. »

Le scientifique leva alors les mains en l'air : « Ok, ok j'ai compris! Laissez-moi juste le temps de trouver comme ça marche.» dit-il en examinant le bâton.

Le colonel roula des yeux. Il n'y avait bien que McKay pour essayer de comprendre le fonctionnement d'un truc venant de sa propre tête. En attendant, mieux valait lui poser la fameuse question car John occupé par le rêve commençait à oublier la raison de sa venue.

« Alors Rodney, assez tourner autour du pot, je peux savoir votre mot …»

Il se maudit lorsque le scientifique l'interrompit pour lui signaler la présence d'une guêpe gigantesque derrière son dos. Le colonel n'eut pas le temps de réagir que déjà il était entraîné dans les airs par cette étrange créature venue directement de l'enfer.

Pendant que le scientifique paniquait en bas, John, lui, s'inquiétait du fait de la possibilité de se perdre dans le cauchemar. Après tout, y avait-il des délimitations dans ce genre de truc?

« Colonel qu'est ce que je fais !?! » s'écria Rodney.

« Utilisez votre imagination pour me faire descendre non de non ! le bâton ! McKay, utilisez le bâton! » s'exclama le colonel de plus en plus loin.

C'est alors qu'un éclair blanc frappa de plein fouet son "pilote" procurant à Sheppard un aller simple vers une belle chute libre.

Il s'écrasa alors aux pieds de McKay, directement sur la roche volcanique tranchante, ne provoquant aucune douleur. Néanmoins il se sentit bête de ne pas avoir pensé plus tôt à un parachute. Comme quoi, chose dite chose faite, une grande toile blanche se déplia au dessus de lui alors qu'il avait toujours la figure dans la roche.

Il grogna en se sortant péniblement du parachute. Il était un peu fatigué de cette endroit et la première chose qu'il vit fut l'air incrédule de McKay.

« Wow ! dure la chute. »

John, un peu exaspéré par le manque de raisonnement du scientifique, dit d'une voix agacé : « Oui en effet Rodney, en effet, très dure comme chute! » Il fit alors craquer son cou imaginaire. « Alors, vous avez finalement trouvé comment ça fonctionnait, vous êtes vraiment bon pour les derniers moments critiques McKay. »

« Quoi ?» demanda le scientifique paniqué « En réalité j'ignore comment ça marche, c'est stupide, je n'ai fait que penser que ce serait bien si la guêpe pouvait disparaître dans un éclair comme ça » Suivant le geste à la parole, il claqua des doigts « Puis pouf, plus là, je peux vous dire qu'il n'y a aucun fonctionnement logique avec ce "Lim-80" et en plus… »

« Fermez la McKay et refaites la même chose que tout à l'heure.» ordonna Sheppard.

Visiblement vexé, Rodney releva le menton et tourna le dos au colonel en marmonnant « A vos ordres !» et releva son "Lim-80" avec un effort de concentration apparent.

Ok, alors scène étrange pour Sheppard : l'astrophysicien agissait comme un mage avec son bâton et sa chemise à carreaux dans un paysage apocalyptique. Mis à par l'impression étrange, le procédé marchait et sans le savoir Rodney se concentrait pour quitter son mauvais rêve.

Il y eut un élan électrique qui traversa de partout l'endroit pour se concentrer sur le bâton formant une boule magnétique au dessus d'eux, puis Rodney dirigea alors son "Lim-80" vers divers cibles qu'il fit exploser dans de grands éclairs blancs ou multicolores. Il avait l'air de bien s'amuser d'ailleurs. Pour finir, il visa l'immense Ruche et rapidement, comme aspirée par un trou noir, l'atmosphère lugubre disparut, laissant apparaître les rayons du soleil et une soudaine verdure dans ce paysage anciennement désolé. C'était officiel, il venait de quitter le cauchemar du scientifique. … Après tout comme le disait le proverbe, après la tempête… le gazon est mouillé…

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À suivre

Lim-80 LimBo Je suis très concept en effet lol. Désolée pour mon retard… comment me faire pardonner… un prochain chapitre peut-être… Colo-Clown Bientôt en ligne … en attendant allez voir mon superbe vidéo sur you tube (à voir McKay redemption (how to save a life) :P