NVJM
UN MONDE A PART
Chapitre Troisième : Impostures
Merci de bien vouloir lire l'avant-propos du premier chapitre avant de débuter cette histoire. Tout commentaire jugé insultant sera supprimé (anonymes) ou signalé (signés).
Il est généralement admis que cette histoire doit être lue jusqu'au chapitre cinq inclu pour donner une estimation de la valeur de son contenu.
…
Chemin de traverse, le surlendemain, le sept août 1991. Jour sorcier du cinq stévàd.
John Peter Mary-Trassave était un jeune Sorcier de dix ans. Sangs-mêlés, reboutés par le système des Castes, ses parents avaient décidé de vivre dans le monde Moldu, sans pour autant l'empêcher de connaître le monde Magique dès son plus jeune âge. Il avait les yeux et les cheveux marron, et un visage encore fort enfantin. Il mesurait un mètre quarante, ce qui le rendait assez grand pour son âge.
Pour la première fois aujourd'hui, il avait reçu le droit de se rendre seul sur le Chemin de traverse. Il avait depuis longtemps montré qu'il disposait d'une grande responsabilité, et qu'il était fort autonome.
Ayant confiance en lui pour bien se comporter, ses parents lui avait donné le droit de venir faire ses courses pour Poudlard seul. Il avait, effectivement, obtenue une dérogation Ministérielle afin de pouvoir faire ses classes un an en avance.
Cette exception était une rareté, la dernière personne à être entrée à Poudlard avant ses onze ans était Albus Dumbledore.
Autrement dit, pensa John, cela était vieux. Vraiment très vieux.
Ce fut armé d'une centaine de Galions et d'une autorisation signée de la main des parents Mary-Trassave qu'il entra discrètement dans la boutique de baguettes Magiques d'Ollivander's. Aussitôt, une forme inhumaine apparut de derrière l'antique comptoir de bois…
Décidemment, cet homme attend-il les clients en étant prostré dans l'ombre ? Se dit John.
- Bien le bonjour à vous, jeune homme, dit Ollivander. Vous venez acquérir votre baguette magique, je suppose ?
- Non, je souhaiterais une potion pour éviter les questions stupides. A votre avis, vous vendez des sextoys ?
Désarçonné une microseconde par le ton froid de son client, Ollivander se reprit néanmoins bien vite. Il avait l'habitude, après tout. Tous les sorciers d'Angleterre achetaient sa baguette chez lui, mais cela était dut uniquement au fait qu'il était le seul marchand de l'île. Beaucoup de gens de le supportaient pas.
- Vous me paraissez bien jeune, mon garçon. Quel âge avez-vous ?
- Dix ans, répondit John sans hésiter. Mais j'ai là une dérogation ministérielle et une autorisation parentale. Tenez.
Il tendit alors au vieil homme deux parchemins d'aspect officiel. Sur le premier, il put lire :
Je soussigné, Lily Mary, mère de John Peter Mary-Trassave, Sang-mêlé de Premier Clan, autorise par la présente mon fils à obtenir une baguette magique avant l'été précédent son entrée à l'Ecole de Magie Poudlard. Documents Officiels ci-joints.
Je soussigné, James Trassave, père de John Peter Mary-Trassave, Sang-mêlé de second Clan, autorise par la présente mon fils à obtenir une baguette magique avant l'été précédent son entrée à l'Ecole de Magie Poudlard. Documents Officiels ci-joints.
Des signatures magiques parfaitement conformes accompagnaient le tout. Et, sur l'autre parchemin :
Ministère de la Magie, Département de la Justice Magique, bloc Administratif.
Je soussigné, Amélia Bones, directrice du département de la Justice Magique, autorise Mr John Peter Mary-Trassave à obtenir une baguette Magique avant l'été précédent son entrée à l'école de Magie de Poudlard, selon la loi numéro mil vingt-quatre bis, alinéa treize, du douze janvier mil quatre cent septante.
Ollivander ne pouvait le nier, cette missive, aussi étonnante fut-elle, était parfaitement légale. Rien qu'à voir la succession de tampons officiels et de signatures à traçage magique, personne ne pouvait le nier.
- Très bien, jeune homme. Alors, permettez-moi de prendre vos mesures, afin que je puisse connaître plus facile le type de baguette qui vous convient.
John se laissa faire, non sans grommeler dans sa barbe inexistante que le mètre magique le chatouillait.
- A quoi servent ces mesures, monsieur Ollivander ? Demanda t'il alors qu'il se faisait mesurer la distance du bout du lobe de l'oreille droite jusqu'au bout du gros orteil gauche.
- Mr Mary-Trassave, en fonction de votre âge, ces mesures me permettent de déterminer de nombreux détails invisibles à l'œil nu. Entre autre, si la forme de votre main supporte mieux les baguettes longues ou courtes, les bois flexibles ou durs. Certaines caractéristiques Physiques, telles que la taille des poils de nez, me servent ensuite à déterminer si vous avez plus de facilité pour certains domaines des Sortilèges, tels que la métamorphose ou la défense.
- Vous voulez aussi prendre la taille de mon pénis ?
Ollivander ne répondit rien à la moquerie, et se contenta de ranger son mètre automatique. Mais John put voir qu'il avait réussi à le désarçonner, les mouvements du fabricant de baguettes étant devenus un peu hésitants durant quelques secondes.
- Dommage, continua John l'air de rien, faisant l'innocent. Vous auriez été étonné !
Ollivander jugea qu'il était bon de ne rien répondre, et quitta sa boutique et son client pour aller chercher les baguettes les plus théoriquement convenables.
Il revint quelques instants après, les bras chargés de petites boîtes de bois ou de carton de différentes couleurs, avec des symboles runiques gravés dessus.
- A quoi servent ces runes, Mr Ollivander ? Demanda John, curieux.
- Il s'agit de Runes de protection, Mr Mary-Trassave, répondit le marchand en ouvrant une boîte. Quand une baguette est terminée, elle absorbe la magie ambiante pour se lier avec elle. Lorsque cela est fait, une baguette devient indépendante, et ne peut plus avoir de maître. C'est pour cela que, à l'origine, les baguettes magiques étaient immédiatement liées à un sorcier, même si celui-ci ne leur convenait pas. L'un de mes ancêtres a développé ce procédé runique en s'inspirant du magnétisme des aimants. Les baguettes sont gravées d'une rune Positive, liée par une Rune de Lien jusqu'à une rune Génératrice, et protégées ensembles dans un pentacle autonome. Ainsi, la magie attirée par la négativité naturelle de la baguette est repoussée par la positivité de la rune, et la magie du pentacle est conservée en place grâce à des runes de protection. Une rune d'Auto-sélection gravée sur la baguette permet au premier sorcier à qui la baguette convient, et uniquement à ce sorcier, d'obtenir une baguette pratiquement pure. Je puis me vanter de fabriquer des baguettes pures à nonante-neuf pourcent.
- C'est très impressionnant, répondit John, intéressé.
Il faudra que je m'informe grandement sur les Runes ! Pensa-t-il.
- Essayez cette baguette, dit Ollivander. Bois de frêne, Dent de vampire, vingt centimètres. Excellent pour la défense. Faites des cercles avec, dans le sens des aiguilles d'une montre.
John s'exécuta, mais rien ne se passa. Ollivander lui reprit immédiatement sa création, et lui en plaça une autre dans la main.
- Bois de Houx, poil de troll, trente-huit centimètres virgule cinq. Pas de capacité particulière pour la magie, mais une maniabilité et un temps de réaction exceptionnels, qui la rendent très bonne pour les duels.
Mais, à nouveau, rien ne se passa. Huit autres baguettes suivirent, avec des résultats tout aussi mauvais. Et, fatalement, toutes les boîtes amenées par Ollivander y passèrent, aucune ne convenant.
- Je reviens, Mr Mary-Trassave, répondit le vieil homme en s'en allant presque en courant.
Dépêches-toi, vieillard ! Pensa John, exaspéré.
Tout en descendant les escaliers qui le menaient à sa réserve, Ollivander prit un air pensif. Il n'avait que peu de baguettes convenant à des enfants de l'âge de Mr Mary-Trassave. Pour cause, il y avait près de deux siècles de cela que personne d'aussi jeune n'était venu le voir. Ses baguettes avaient d'ailleurs cet âge là.
Il décida de ne prendre que quelques échantillons des baguettes destinées aux enfants de onze ans, un pressentiment naissant sous ses buissons sourciliers. Quelques boites dans les mains, il se dirigea vers une étagère placée en retrait de toutes les autres, et en prit une mallette contenant diverses baguettes expérimentales.
Si je peux les fourguer… elles fonctionnent, mais ont toutes reçu une centaine de refus ! Ce serait un miracle si elles convenaient à ce jeune homme !
Il revint en courant dans sa boutique, et le rituel du choix recommença alors.
- Bois d'ébène, plume de Faisan magique.
- Bois de Chêne, écaille de Serpent des Sables.
- Bois de Séquoia, poil de Kangourou nain d'Europe Australe d'Amérique Africano-Chinoise des forêts Amazoniennes du Cap Equatorial du Pôle Ouest Oriental de Sibérie Antarctique.
Mais aucune ne fonctionna, à nouveau. La mort dans l'âme, Ollivander se mit à réfléchir à cet étrange cas, sans remarquer qu'il restait une baguette qu'il n'avait pas faite tester à son client.
Dans sa boite dorée à l'or fin, celle-ci commençait à trembler étrangement…
C'est vraiment fort étrange, pensa Ollivander. En temps normal, les baguettes ne convenant pas produisent tout de même un petit son, une petite lumière. Mais là, rien. C'est comme si ce jeune homme était déjà lié à une baguette…
Une idée fort désagréable pour ses affaires lui vint alors à l'esprit. Et si ce jeune homme n'avait pas besoin de baguette magique ?
- Mr Mary-Trassave, dit le fabricant de baguettes, êtes-vous capable de pratiquer de la Magie sans user de baguette ?
- Oui, pourquoi ? Répondit John.
Devant l'air stupéfait d'Ollivander, il s'empressa d'ajouter :
- Par Magie accidentelle, comme tous les enfants qui ne se maîtrisent pas encore…
- Mr Mary-Trassave, dit Ollivander d'un ton ferme. Si vos parents et le Ministère vous autorisent à porter une baguette si jeune, cela ne peut-être que parce que vous avez un manque de contrôle sur la conduction de votre magie. Non pas parce que vous provoquez plus de magie accidentelle que les autres. En ce cas, il suffirait de placer sur vous quelques suppresseurs magiques artificiels en attendant que vous grandissiez.
- Vous avez raison, répondit John en soupirant. Je suis capable de lancer quelques sortilèges sans baguette. Mais il n'y a rien d'impressionnant à cela. Il me faut de longues minutes de concentration pour y parvenir, et je n'obtiens qu'une version très affaiblie des sortilèges normaux. Un sort d'épluche légume est à peine bon à effleurer un bout de parchemin. C'est pour m'améliorer, que j'ai reçu le droit de porter une baguette maintenant. Vous pourriez en faire autant que moi.
- Soit, soupira Ollivander en se saisissant d'une ultime boîte. Alors, essayez cette baguette ci. Bois Albinos magique d'Arbre Eternel, fusion de plume de phénix et de crin de licorne macérée dans des larmes de phénix et du sang de licorne offert volontairement. C'est une expérimentation que j'ai faite voici quelques années. J'ignore précisément quels sont ses capacités. Elle mesure trente centimètres, et est enchantée pour s'adapter à la main de son porteur.
Il sortit alors de la boîte une baguette à l'aspect merveilleux. Son bout était parfaitement pointu, tel celui d'une aiguille, tandis que l'extrémité de son manche était taillée pour représenter les ailes d'un Phénix enroulées autour d'une corne de Licorne. Elle était parfaitement blanche, sertie de fils d'argent.
- Ces fils argentés sont les poils de Licorne, expliqua Ollivander. La réaction due au mélange avec la plume de phénix les a fusionnés avec le bois, et…
Mais il fut soudainement interrompu. La baguette, qu'il tenait pourtant solidement dans les mains, lui échappa et s'envola soudain droit en direction de la main droite de John. En un instant, celle-ci s'illumina en harmonie avec le bâton magique. Un flot de fleurs jaillit du bout de celui-ci, tandis que les étagères et les murs de la boutique d'Ollivander se mettaient à trembler, et que la poussière centenaire du sol disparaissait soudainement.
- Lâchez-là ! Hurla Ollivander, effrayé, en se précipitant derrière son comptoir. Lâchez-là !
John aurait bien voulu, mais sa main était comme paralysée ! Et le pire, c'est qu'il sentait sa magie s'échapper de son corps en passant par la baguette ! Il avait l'impression d'être une batterie en train de se vider soudainement de son électricité ! S'il savait…
Le pire se produisit soudain. La lueur qui englobait sa main crû soudain de taille, et envahi l'ensemble de la boutique de Baguettes. Alors que lui et Ollivander étaient aveuglés, une succession de petites explosions se fit entendre.
La lumière retomba enfin, permettant à tout un chacun de reprendre ses esprits. John fut aidé en cela par sa baguette, qui lui envoyait un merveilleux sentiment de confiance et de sécurité. Elle était faite pour lui, il en était sûr et certain !
De derrière son comptoir, Ollivander fut un peu plus long à reprendre pied. Quand il se releva, il failli chuter de nouveau, pour cause : les boites sur ses étagères étaient presque toutes en train de fumer !
Fusion des cœurs, par trop plein de pouvoir ! S'horrifia-t-il. Le cauchemar de tous les marchands de baguette !
Qu'elle chance ce serait, s'il ne devait en jeter que la moitié ! Mais il n'était pas optimiste, loin de là. Il ignorait à quoi cette soudaine explosion de puissance était due. Et si c'était à cause de sa baguette, ce dont il était presque sûr, il n'aurait aucun droit d'exiger un remboursement ! Ce serait presque la ruine, s'il s'agissait là de ses baguettes de valeur. Heureusement, celles-ci étaient bien à l'abri dans son sous-sol.
- Vous allez bien ? Demanda soudain une voix de jeune garçon.
En relevant la tête, il put voir son client, en parfaite santé, qui lui souriait. La baguette dans la main, elle luisait encore d'une lueur de puissance, et semblait s'accorder à la perfection au jeune homme…
- Euh, oui, répondit le vieux marchand. J'ai été assez surpris par cette explosion de magie. Et vous-même, vous allez bien ?
- Parfaitement, Mr Ollivander. Et je crois que cette baguette m'a choisi. Combien vous dois-je ?
- Et bien, effectivement, elle est faite pour vous, acquiesça le fabricant après vérification. Il y en a pour nonante galions, une mornille et deux noises.
John paya la somme qui lui était demandée, et s'en alla rapidement.
Ensuite, pensa-t-il, infiniment satisfait, direction Gringotts !
UMAP
Gringotts, peu après.
Pyotr Thraemva Jaersens était un jeune sorcier de quinze ans. Mesurant environ un mètre septante, il arborait de beaux cheveux blonds presque blancs, et des yeux bleus qui faisaient tomber comme des mouches toutes les filles de son âge.
Scolarisé depuis maintenant quatre années à l'école de Magie de Durmstrang, il venait de perdre ses parents dans un tragique accident de la vie. Son parrain –qui prendrait désormais soin de lui- habitait en Angleterre, et pour des raisons de pratique, il devait venir à l'école de Magie de Poudlard pour achever ses études.
En ce moment, il se trouvait en train de gravir les marches de marbre immaculé menant au grand bâtiment blanc dominant toute l'allée du célèbre Chemin de Traverse.
Sans faire ciller les Gardes Gobelins, parfaitement immobiles, carapaçés dans des armures de parade en Or et Argent brillamment réalisées, il entra dans un hall au luxe insolent. Outre les statues de riches roches incrustées de pierres précieuses, les objets de collection et les simples bancs d'ébène valant plus à eux seuls que sa propre maison, ce qui attirait le regard était la succession de Guichets occupés par des Gobelins à l'air profondément bureaucrates.
Il n'y avait pas grand monde, à cette heure matinale, et il put prendre un guichet encore vide de clients. Le Gobelin qui se trouvait là lui demanda :
- Bonjour, Monsieur. Que puis-je pour vous ?
- Bien le bonjour à vous, salua Pyotr. Je suis ici à propos de l'héritage de ma famille.
- Votre nom, je vous prie ? Demanda le Gobelin en se saisissant d'une liste magique, sur laquelle se trouvaient les noms des affaires de légation du jour.
- Pyotr Thraemva Jaersens. Je suis Norvégien.
Effectivement, tout au bout de la liste, le nom du jeune homme était apparut.
- J'ai bien votre nom d'inscrit, Mr Jaersens. Pourrais-je avoir votre clef de compte et votre attestation d'identité approuvée par le Ministère Norvégien ?
Ayant prévue cette formalité, Pyotr sortit ce qui lui était demandé de ses poches, sauf la clef. Il tendit le tout au Gobelin, qui s'empressa de procéder aux vérifications habituelles.
- La clef fait partie de mon héritage, précisa Pyotr. Ce document de mon Ministère prouve néanmoins mon droit d'accès…
- Effectivement, acquiesça le Gobelin après un rapide regard sur le papier. Tout est en ordre, Mr Jaersens.
Il quitta alors son guichet, et ouvrit immédiatement une petite porte juste à côté.
- Veuillez me suivre, je vous prie, Mr Jaersens. Je vais vous conduire jusqu'au bureau du responsable des Héritages.
- Merci à vous.
Il suivit le Gobelin jusqu'au bout d'un long couloir, où il frappa finalement à une porte notée : Héritages et successions.
- Entrez ! Répondit une voix couinante.
- Maître Gripsec, salua le Gobelin en entrant dans un petit bureau très simple. Voici Mr Pyotr Thraemva Jaersens, à propos de son héritage parental.
- Oh, oui ! Faites le entrer ! Je vais m'occuper de lui immédiatement.
Pyotr fut rapidement introduit dans la pièce, et installé dans le bureau, sur un siège confortable.
- Monsieur Jaersens, commença le Gobelin, je me présente : je suis Maître Gripsec, chargé des Héritages et des Successions. Recevez mes plus sincères condoléances pour le décès de vos parents.
Le regard avide du Gobelin démentissait fortement les sentiments que son visage et ses propos traduisaient.
- Nous allons commencer notre entretien par la lecture du testament que voici, dit-il en montrant un paquet d'une dizaine de feuilles. Ensuite, nous nous attèlerons au règlement administratif pour la prise de possession, puis vous pourrez décider de ce que vous souhaitez faire de vos possessions, et enfin nous règlerons l'administration concernant vos décisions, si vous en prenez.
- Bien, cela me convient, répondit Pyotr en prenant un air attristé.
- Alors, voici…
Nous soussignons, Karl Jaersens et Fraudula Jaersens, née Brendilk, léguer légalement et en toute connaissance de cause, par le présent testament, l'intégralité de notre fortune et de ses possessions à notre fils Pyotr Thraemva Jaersens, dont voici la liste :
- Sept cent sept millions huit cent mille sept cent vingt-quatre Galions, trois Mornilles et huit Noises, dans un coffre à Gringotts, Londres.
- Un manoir à Reykjavík, Islande, d'une valeur immobilière de trois millions cent mille Galions.
- Un manoir à Stockholm, d'une valeur immobilière de huit millions nets de Galions.
- Un ensemble d'appartements locatifs à Paris, quartier Sorcier, d'une valeur totale de cent vingt-quatre millions de Galions. Les locations actuelles apportent cent mille huit cent Galions par an Grégorien.
- Des actions dans différentes sociétés sorcières, dont voici la liste : La Gazette du Sorcier, sept pourcents. Norvegian's Times, vingt pourcents. Novegian's Sorcery School, cinquante neuf pourcents. Actionnaire majoritaire. Milles Balais, Angleterre, quarante pourcents. Actionnaire majoritaire. Jaersens Company, production d'objets enchantés. Actionnaire unique.
- Douze millions de galions dans une coffre à Gringotts, Londres, à l'usage unique de notre fils.
- Environ un millier d'objets divers et variés (livres, oeuvres d'art, artefacts magiques, objets Moldus rares).
- Voilà, Monsieur Jaersens, dit Gripsec, la liste de ce que vos parents vous lèguent. Pour officialiser l'obtention de tout ceci, vous devez maintenant apposer la signature magique de votre famille sur chacun des documents que voici.
Gripsec tendit à Pyotr une succession de parchemins à l'aspect important. Il y appuya un doigt, afin d'apposer la signature de sa famille via ses empreintes digitales. Mais, ce que le Gobelin ne remarqua pas, c'était le petit autocollant Moldu couleur de peau, sur lequel une goutte de sang était tombée…
- Bien, approuva Gripsec après avoir tout vérifié, et avoir confirmé qu'il n'y avait pas de fraude d'aucune sorte. Mr Jaersens, vous venez d'entrer pleinement en possession des biens de votre famille ! Maintenant, souhaitez-vous exécuter des mouvements de fonds à partir de vos coffres, des donations particulières ?
- Oui, répondit Pyotr, en s'efforçant de prendre une voix au bord des pleurs, qui parvint même à émouvoir le Gobelin. Je souhaiterais créer un nouveau coffre, unique et anonyme, où tout l'argent que je possède sera transporté, avec l'ensemble des biens présents
Gripsec haussa un sourcil en entendant cela.
- C'est une demande assez… particulière, Mr Jaersens, dit-il. Êtes-vous sur de vouloir faire cela ? Quiconque possèdera une autorisation de vos parents où de vos ancêtres pourra se servir en partie où intégralement dans votre nouveau coffre, du fait de son total anonymat. Il n'y aura trace que de la provenance de l'argent, pas de là où il ira.
- C'est ce que je souhaite, Monsieur, insista poliment Pyotr. Je souhaite protéger mon argent des créanciers de mes parents, qui pourraient profiter que la paperasse n'est pas encore parfaitement réglée pour pouvoir me prendre tous mes biens.
- De ce point de vue, votre demande est tout à fait claire, Monsieur Jaersens, acquiesça Gripsec. Il n'y a aucun problème. Signez ce document, et vos coffres seront réunis magiquement en un seul, qui sera rendu magiquement anonyme et accessible uniquement avec la signature magique de votre famille. Les frais sont de mille galions.
- Très bien, faites, ordonna Pyotr.
Gripsec fut assez surprit du manque soudain de sentiments de son clients. Mais cela arrivait, de temps à autre, que certains parvenaient à reprendre une totale maîtrise d'eux-mêmes…
N'ayant alors plus rien à faire à Gringotts, Pyotr quitta le Gobelin et se rendit à un guichet afin d'obtenir une bourse magique lui permettant de retirer de l'argent sans passer par Gringotts, et une valise de transport qui le mènera instantanément dans son coffre familial. Il abandonna finalement la banque, pressé de se rendre à sa prochaine destination.
UMAP
En cet après-midi ensoleillé, Remy Arthvaes Pejanertos, jeune sorcier de dix-sept ans d'origine portugaise, se trouvait en touriste sur le Chemin de Traverse, dans le but de visiter l'Angleterre Sorcière. Il venait de commencer ses vacances, et espérait bien profiter de ce repos bien mérité pour draguer quelques étudiantes anglaises. Il en avait d'ailleurs déjà remarqué quelques-unes, en train de déguster une glace magique chez un dénommé Florian Fortarôme. Il les avait gratifiées d'un large sourire, tout en les détaillant entièrement, ce qui les avait faites rougir comme des tomates.
Ayant bien l'intention de ramener quelques souvenirs, curiosités et spécialités, il s'était décidé à passer la majeure partie de sa journée à faire des emplettes. Pour commencer, il entra dans la célèbre Librairie Fleury & Bott, et se dirigea droit en direction de la section des ouvrages réservés aux élèves de Second cycle et de Facultés. Il allait bientôt entrer dans le première année de celles-ci, à l'Ecole de Magie de Lisbonne, et avait bien l'intention de devenir le plus cultivé possible pour obtenir les meilleures notes.
- Bonjour, jeune homme, dit l'un des innombrables conseillers de la boutique. Que puis-je pour vous ?
- Bonjour, monsieur, répondit Remy avec un très net accent. Je souhaiterais acheter quelques ouvrages scolaires du niveau des Facultés…
- Bien Monsieur. Mais auparavant, je dois vous demander de prouver votre identité, sans vouloir vous offenser. Je m'en excuse bien, mais c'est la loi.
- Je comprends parfaitement, Monsieur, elle est identique au Portugal. Voici.
Sur ces mots, il tendit un parchemin magiquement enchanté pour être impossible à corriger, sous risque d'autodestruction irréversible.
Nom(s), Prénom(s) : Remy Arthvaes Pejanertos
Sexe : Masculin
Date de Naissance : Douze Août 1974
Pays de Naissance : Portugal
Pays de Résidence actuel : Portugal
Ministère de Dépendance : Ministère de Lisbonne
Caste : Sang-pur
Baptême Magique : Oui.
Esclave : Ne l'a jamais été. N'en possède pas.
Scolarité : En cours, second cycle achevé. En transition pour entrer aux Facultés.
Autorisation(s) Spéciale(s) : Droit d'achat d'ouvrages scolaires de niveau facultés. Droit de transplanage. Droit de création de portoloins du premier juillet 1991 au trente-et-un août 1991.
- Très bien, Monsieur, je vous remercie, dit le vendeur en rendant ses documents à Remy. Souhaitez-vous que je vous conseille, ou bien préférez-vous choisir vos propres ouvrages ?
- Je vais me débrouiller seul, Monsieur, Merci bien. Mais, dites-moi, auriez-vous un sac magiquement agrandi ? Je pense acheter un grand nombre d'ouvrage.
- Bien sûr, Monsieur. En voici un, il peut contenir trente fois son volume apparent et ne pèsera que cinq pourcents de son poids véritable grâce à des enchantements d'allègement de l'influence de la gravité.
- Merci, Monsieur.
- Je vous souhaite de bons achats, cher client.
Remy s'éloigna alors, et prit immédiatement la direction des rayons réservés aux adultes.
Bon, alors, tout d'abord, de quoi me documenter sur mes études de Magie Noire, et sur mes recherches dans le domaine des Théories Magiques…
Il prit directement un collection d'ouvrages intitulés « Science de la Magie Noire », du Tome I au Tome XXIV, sans même faire attention au prix exorbitant. Non loin, de là, le vendeur ouvrit grands les yeux en voyant cela. Cette série valait plus de huit cent gallions à elle seule !
Théories de la Magie, « Qu'est la Magie ?», Théories du Temps, Théories de la Magie Elémentaire, Théories des Sciences Magiques Appliquées… Allez hop, dans le sac !
Voyons, ensuite… il me faut des ouvrages sur la Nécromancie et le domaine des Arts de l'Esprit…
Remy prit immédiatement la direction de l'étagère qui l'intéressait, guidé par des panonceaux placés au plafond.
Occlumencie et Légilimencie, les Arts de l'Esprit, Merveilles Mentales, Sciences de l'Esprit, Théories de l'Esprit… dis donc, ce dénommé « F. de Léonard » à été très productif dans ce domaine…
Remy acheta ainsi plus de dix ouvrages concernant les Arts de l'Esprit. Il n'attendit pas plus pour se rendre à l'étagère dédiée à la Nécromancie, sous le regard d'un Auror au regard prédateur. Il lui demanda sa pièce d'identité, et, tout comme le vendeur précédemment, l'autorisa à faire son choix après lui avoir faite remplir une déclaration Ministérielle d'Achat d'Ouvrages Surveillés.
Tuer Pour vivre, « La Nécromancie : Art Noir ou Blanc ? », Les Inféris, Soigner la Mort, « Se nourrir des Vivants : L'anthropophagie », « Se nourrir des Vivants : La Nécrophagie »… Hum, il n'y a pas énormément de choix… mais bon, pour un domaine si surveillé, cela n'a rien d'étonnant. Allons, la suite maintenant.
- Voyons, murmura-t-il, les ouvrages de magie élémentaire et de magies antiques… Venez voir papa !
Sans prêter aucune attention au contenu de sa bourse, il fourra encore plus de vingt ouvrages différents dans son sac magique, et dût en demander un autre pour continuer ses achats.
En plus d'une heure d'achats et de fouinage intensif, il dénicha plus de cent ouvrages divers et variés. Runes Magiques, Créations de Runes, Pentacles Runiques, Enchantements Runiques, Magie Sans Baguette, Magie sans Baguette Informulée, Magies Asiatiques, Magies Africaines, Magies Sud-américaines, Magies Rituelles, Magies Interdites, Magies presque illégales et illégales, Métamorphomagie et Magie de Métamorphose Corporelle, et encore maints textes sans rapport avec les études, dont divers ouvrages d'Histoire Sorcière, de légendes, de traités… il acheta même des livres traitants du Droit Sorcier, et de l'Histoire de l'Esclavage.
Bien, pensa-t-il finalement. Voilà qui est déjà pas mal ! Maintenant, il est temps d'aller draguer !
Il se dirigea alors vers la première caisse libre, et encaissa pour une somme de deux mille cent cinq gallions, huit Mornilles et deux noises, avant d'enfin quitter l'immense librairie.
- Les filles, j'arrive ! Déclama-t-il en souriant de toutes ses dents, avant de repartir d'un bon pas, satisfait.
UMAP
Boutique d'Ollivander's
Ma chère Amélia, écrivit le vieux marchand sur un parchemin. Ce matin, j'ai reçue la visite d'un jeune homme de dix ans, nommé John Peter Mary-Trassave. Il m'a montré une dérogation signée de ta main, l'autorisant à porter une baguette magique avant l'âge habituel. Mais un doute me vient, maintenant. Pourrais-tu me confirmer cette décision ? Merci à toi.
PS : Je viens de découvrir, en rédigeant cette missive, que la baguette qu'il a acquise ne dispose pas de la trace, ayant été fabriquée avant l'obligation de celle-ci.
Satisfait de sa missive, il ajouta quelques formules de politesse, et accrocha sa lettre à la patte de son hibou, Killgrégorovitch, puis l'envoya en direction du Ministère de la Magie…
UMAP
Gringotts
- Maître Gripsec ! Maître Gripsec ! Hurla un des guichetiers Gobelins de la banque, en se dirigeant en courant en direction du bureau de son supérieur.
- Je suis ici ! Répondit Gripsec, en continuant à lire des documents. Qu'y a-t-il donc ?
- J'ai reçu des documents du Ministère Norvégien de la Magie ! Pyotr Thraemva Jaersens est décédé en même temps que ses parents !
- QUOI ? S'exclama Gripsec, en relevant la tête de sa paperasse. Comment cela ?
- Il est mort en même temps que ses parents ! Celui qui est venu n'est qu'un escroc !
- Mais ! Et les sortilèges de détection des déguisements ?
- Il a sans doute usé de déguisements Moldus ! Nos sorts n'ont absolument rien repéré !
Gripsec ne put s'empêcher de se donner une grande baffe de sa main gauche. Lui, Gobelin talentueux, réputé pour sa clairvoyance, s'était fait avoir en beauté !
UMAP
Ministère de la Magie Anglais, Londres.
Mon cher Ollivander, commença Amélia Bones, en réponse à la missive du fabricant de baguettes. Je n'ai jamais entendu parler de ce jeune homme, et espère que tu ne lui as pas vendue de baguette ? J'ai vérifié, et il n'est même pas inscrit sur les listes de citoyens du Ministère, que ce soit en Angleterre ou dans un autre pays. S'il a pût acquérir une baguette, il faudra que tu nous donnes son identité, afin que nous puissions l'arrêter et lui demander des explications sur son acte, enfant ou non. Et, malgré ton erreur, la trace ne fonctionnera pas, puisqu'il faut que l'identité du Sorcier usant de la baguette soit connue pour cela.
Ce que tu m'as dit à propos de ma dérogation est fort inquiétant. Si elle t'a floué, cela signifie que ce jeune homme a accès aux signatures et sceaux officiels du Ministère, et qu'il en est donc un membre important…
UMAP
Quatre, Privet Drive, Surrey. Chambre d'Harry.
En repensant à son éreintante journée, Harry Potter se dit qu'il devait vraiment remercier Daphné pour lui avoir conseillé de lire la version complète de « L'Histoire de Poudlard ».
Ce dont bien peu de monde se souvenait, c'est qu'avant la construction du Ministère de la Magie Anglais à Londres, Poudlard avait servit de siège au Gouvernement Britannique. Et, dans un recoin de la bibliothèque du vieillard de l'Allée des Embrumes, Harry avait découverts divers documents anciens. Des copies de formulations administratives variées, et de maints papiers bureaucratiques. Tous à remplir.
Le plus étonnant était, dans une boîte, les sceaux de toute sorte. Il y en avait un grand nombre pour l'Angleterre, et encore plus pour d'autres pays.
Les Sorciers étaient horriblement conservateurs. Depuis le Moyen-Âge, leur système de paperasse n'avait pas le moins du monde changé. Autrement dit, grâce aux copies de documents officiels de tous les pays qu'il avait découverts, Harry pouvait se jouer légalement de tout un chacun, en officialisant ses fausses identités tant qu'il en aurait besoin.
C'est néanmoins en réalisant des recherches dans le domaine juridique, au cas où, qu'il avait découvert que les listes officielles et les sceaux perdus dans la Bibliothèque Interdite étaient enchantés pour se mettre automatiquement à jour… même encore à son époque, les sortilèges fonctionnaient.
C'est sur ces documents divers et variés qu'il avait découvert par hasard l'identité réelle de Pyotr Thraemva Jaersens, mort avec ses parents dans un accident de voiture. Ils avaient été renversés par un chauffard alors qu'ils marchaient dans une rue Moldue, à Stockholm. Sans vergogne, il avait décidé de faire revivre quelques instants durant ce jeune homme, afin de s'emparer des impressionnantes richesses de sa famille. Il n'y avait plus aucun héritier, suite à ce drame, et tout allait revenir au Ministère Norvégien, de toute façon. Si celui-ci était dans le même état de corruption que son collègue Anglais, alors Harry n'aurait jamais aucun regret pour avoir commis ce vol.
C'est alors, sans aucune vergogne, qu'une idée lumineuse avait germée dans l'esprit de Harry. Comment ne pas se faire reconnaître sur le Chemin de Traverse et chez les Gobelins, alors qu'il ne connaissait pas les sortilèges de déguisement ? De toute façon, ceux-ci seraient immédiatement repérés par les systèmes de sécurité de Gringotts…
C'est alors qu'il avait eue l'idée de se rabattre sur les objets Moldus. De simples lentilles de vision colorées pour changer la couleur de ses yeux, une teinte et une perruque pour la couleur de ses cheveux… Sa petite taille pouvait être modifiée grâce à de courtes échasses dissimulées dans ses chaussures et par son pantalon. Elles seraient assez petites pour ne pas le déranger et le déséquilibrer, et assez grandes pour que personne ne soupçonne qu'il était à chaque fois le même étrange individu.
Ce dont il était le plus fier à propos de son plan, c'était ses anagrammes. Pyotr Thraemva Jaersens, John Peter Mary-Trassave, Remy Arthvaes Pejanertos… Ces trois noms étaient de brillantes anagrammes de "Harry James Potter-Evans". Il avait décidé de laisser cette petite faille dans son plan, juste s'il avait un jour besoin de prouver qu'il pouvait être ces personnes. Les sorciers étaient tellement bêtes que l'excuse de vouloir cacher son identité un jour célèbre marcherait sans souci. Et pour les Gobelins, un sac d'or ou deux suffiraient…
Il n'avait pas eues de grandes difficultés pour mettre tous ses projets en applications. Le problème de la présence de Mrs Figg's, qui s'était révélée une Sorcière pouvant potentiellement avertir le Ministère de ses effusions de magie, avait bien vite été réglé. Il lui avait suffit d'attraper un de ses chats, de lui couper grossièrement une patte avec un des couteaux de cuisine de la tante Pétunia, et de glisser le tout dans le plat de Bacon pour ne pas laisser de traces. Dudley ne s'en était absolument pas aperçu, et la voisine était immédiatement partie à Londres, visiter les meilleurs vétérinaires. Pour le sang, il lui avait suffit de brûler son vieux vêtement dans la remise de son oncle, après lui avoir fait croire qu'il avait lui-même provoqué un incendie accidentel en bricolant sur sa voiture…
A propos de la voiture de son oncle, Harry avait eue la brillante idée de desserrer largement les freins de celle-ci, exactement comme il l'avait fait pour sa tante Marge. Son premier meurtre indirect l'avait empli de tant de plaisir qu'il était fort pressé de recommencer. De cette façon, après quelques kilomètres de trajet pour se rendre à son travail, le système ne répondrait plus, et Vernon subirait enfin les foudres de la Justice… Le tuer ne serait pas de refus, mais un bel accident bien handicapant serait suffisant. Pour l'instant.
Pour bluffer les Gobelins, il avait usé d'une de leur règle la plus stricte : celle de l'anonymat. Le peuple des Banquiers avait comprit depuis bien longtemps que tous les moyens étaient bons pour gagner de l'argent. Pour cette raison, ils avaient créés des Comptes Anonymes. Grâce à des Serments Magiques entraînants la mort en cas de trahison, les Gobelins ne pouvaient faire quoi que ce soit contre ces comptes anonymes. Ils ne pouvaient même pas enquêter pour rechercher une quelconque fraude. Cela n'était bien sûr accordé que dans certains cas particuliers.
Si ses achats sur le chemin de Traverse s'étaient révélés moins enrichissants qu'il ne l'avait espéré, il avait tout de même put obtenir une belle quantité de livres divers et variés.
Mais le mieux était tous les artefacts magiques aussi anciens que Poudlard qu'il avait découverts dans son coffre familial et dans les possessions des Jaersens. Des dizaines d'artefacts magiques datant de plusieurs siècles. Il avait pris ceux qui lui avaient parus les plus intéressants, et s'était saisi des manuels qui les accompagnaient quelques fois.
En bref, tout cela lui promettait de longues heures d'études passionnantes… En attendant jusqu'à Poudlard.
