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UN MONDE A PART
Chapitre Quatrième : Docteur Harry et Mr Potter
Merci de bien vouloir lire l'avant-propos du premier chapitre avant de débuter cette histoire. Tout commentaire jugé insultant sera supprimé (anonymes) ou signalé (signés).
Il est généralement admis que cette histoire doit être lue jusqu'au chapitre cinq inclu pour donner une estimation de la valeur de son contenu.
Londres, gare de King's Cross… Premier septembre 1991. Jour sorcier du cinq ovidàd.
Le jour était donc enfin venu pour nos deux amis, après tout un été d'études et de plaisir enfermés dans la maison des Dursley, de gagner l'illustre école de Magie de Poudlard. Solidement emmitouflés dans des vêtements sorciers eux-mêmes dissimulés par des attributs Moldus –il ne fallait pas paraître étrange, après tout-, Harry et son esclave Daphné Greengrass marchaient le plus noblement possible en direction du quai de la voie neuf trois quarts.
Afin de dissimuler son hideux collier asservissant, Harry avait acheté à Daphné une large écharpe de laine blanche qu'elle tenait solidement enroulée tout autour de son cou. Après tout, en plus de lui plaire grandement, il s'agissait d'un cadeau de son maître… il valait mieux pour elle ne pas le perdre.
- Allons, dépêches-toi, Daphné ! S'exclama Harry, de celle-ci, en s'avançant en direction de la rame du train Sorcier.
- Me voilà, mon merveilleux maître ! Répondit la jeune fille en souriant.
Ces trois derniers mots firent apparaître un sourire pervers sur les lèvres du jeune garçon. Ah, qu'il pouvait être fier de son esclave ! Et satisfait de leur travail estival…
Retour en Arrière
Quatre, Privet Drive. Huit août 1991. Jour sorcier du six stévàd.
Dans l'humble demeure précédemment citée, l'habituelle et « normale » vie avait changé du tout au tout en seulement quelque heures. L'avant-veille encore, Vernon et Pétunia Dursley étaient les durs mais justes maîtres de la maison, vivant leur petite vie « normale » de façon parfaitement « normale ».
Mais leur « Anormalité », le second enfant qu'ils hébergeaient plus que généreusement, avait menée une véritable rébellion contre eux et avait imposée sa loi au moyen de colliers magiques indestructibles, qui provoquaient un douleur titanesque dans tout le corps à la moindre tentative de révolte.
Dès l'instant où Vernon lui avait dit qu'un professeur de Poudlard était venu chercher le Potter, Pétunia s'était attendue au pire… mais pas à ce point là ! Elle, son mari et son fils n'avaient réellement plus aucune liberté autre que celle de tenir les apparences et de ne rien révéler sur Harry et son esclave, Daphné Greengrass.
C'est entre autre pour cela que Pétunia avait cessé de s'intéresser au Monde Sorcier du jour au lendemain. Ce système social de caste lui faisait réellement peur… et sa propre sœur qui disait qu'elle n'hésiterait pas à la vendre si elle avait besoin d'argent sorcier ! C'est pour cette raison, cette cruauté, qu'elle n'avait jamais put aimer son neveu. Ce n'était pourtant pas faute d'essayer… mais elle n'y parvenait pas, tout simplement.
Et maintenant, elle et sa famille se retrouvaient parqués dans une seule pièce, n'ayant droit de ne sortir que pour se laver et aller au petit coin, ainsi que pour se rendre à leur travail ou exécuter les tâches ménagères. Ils n'avaient chacun plus qu'un repas par jour. Même Dudley n'osait plus se plaindre de cela, de peur, sans aucun doute, de se faire punir par son horrible collier, caché par son quadruple menton. Et si Vernon ne donnait pas son repas à sa femme, se considérant suffisement nourri à la cantine de son entreprise, elle-même mourrait très certainement de faim.
Loin de tout le tracas de sa famille, confortablement installé dans son le salon de la maison, les rideaux tirés, Harry Potter était en train de pratiquer quelques sortilèges magiques avec son esclave, Daphné Greengrass. Comme il en avait l'habitude, il venait de réussir son nouveau sort du premier coup. C'était des sorts extrêmement basiques, certes, mais tout de même…
- Que vous êtes formidable, maître, minauda Daphné, une lueur d'admiration dans la voix.
En entendant ces mots, Harry ne put retenir un sourire. Il était vrai qu'il était très fort. Depuis la veille qu'il avait commencé à apprendre la magie, il avait déjà maîtrisés trente et un sortilèges et charmes différents, sans compter avec la théorie, et avait réussi à agrandir magiquement la taille d'une des mallettes d'affaire de son oncle jusqu'à deux fois son volume d'origine. Cela l'avait certes épuisé, mais oui, il était vraiment très fort.
- Répètes-le, dit-il alors à son esclave.
- Vous êtes formidable et merveilleux, maître, redit alors Daphné, sans pouvoir s'empêcher de se rapprocher de Harry avec des mouvements félins.
Je l'ai vraiment bien éduquée, se dit celui-ci.
En effet, la veille, tandis qu'il faisait un petit tour sur le Chemin de Traverse, déguisé, il avait forcée son esclave à apprendre par cœur un texte qu'il avait lui-même écrit : « Maître Harry est Magnifique ». Dès l'instant où il était revenu de ses petites emplettes, il l'avait forcée à réciter sans un seul instant de pause, jusqu'à ce que dire les vers devienne automatique. En plus de cela, il avait lui-même fait preuve de beaucoup de talent narcissique, se complaisant dans ces compliments continus, et se félicitant sans cesse. Il lui fallait convaincre son esclave de sa merveillosité sans lui laisser de capacité de réflexion à ce sujet, s'il voulait accomplir ses plans. Au début, la jeune fille avait été étonnée de cela, puis avait vite prise la chose comme un jeu, son esprit enfantin ne comprenant encore pas le génie retors de son propriétaire.
- Récite à nouveau, dit alors celui-ci, en s'allongeant sur la large couverture métamorphosée petit à petit d'une vieille chaussette, vite rejoint par la jeune fille.
Celle-ci n'avait effectivement pas opposée beaucoup de volonté à la petite propagande de son maître… Il était bon avec elle, alors dans son esprit d'enfant, c'était tout ce qui comptait. Non ?
Si cela avait été difficile au début, elle s'était vite habituée au souhait de son maître de rester toujours entièrement nue. Le chauffage du petit cagibi poussé à fond aidait aussi beaucoup. Sans compter que la seule vue de son propriétaire lui donnait toujours étrangement chaud.
Elle se colla alors à son maître, comme ordonné, et laissa celui-ci l'enserrer dans ses bras, avant de réciter mielleusement un poème lèche-cul répugnant :
Maître Harry Potter,
Puissant parmi les Puissants,
Le plus beau de tous les temps,
Le plus Magnifique de notre ère,
Ô Maître Harry,
Magicien magnifique et malin,
Ô Maître Harry, je vous donne ma main,
Pour toujours je vous offre ma vie.
Ô Maître Harry, Héros glorieux,
Je me prosterne devant vous pour toujours,
Je vous jure éternel amour
Et je vous honorerais de mon mieux.
Ô Maître Harry, Dieu Vivant,
Mon humble et puissant propriétaire,
Je suis votre esclave à tout vous faire,
A jamais je vous laisserais être mon amant.
Ô Maître Harry, Être parfait,
Si beau et si résistant,
Au corps si noble et si tentant,
Ô Maître Harry, laissez-moi vous aimer !
Daphné acheva en soupirant de plaisir et en se blottissant autant que possible contre son maître.
- Encore, dit alors celui-ci, sans pouvoir s'empêcher de sourire de contentement.
La jeune fille recommença alors, sans se lasser, heureuse de satisfaire son propriétaire, et continua encore dix fois après cela, convaincue de ses propres paroles et ne pouvant croire à sa chance d'être auprès d'un si parfait maître.
Harry avait depuis bien longtemps comprit que manipuler l'esprit des enfants pourrait se révéler très productif dans l'avenir. Il avait prit pour exemple les Jeunesses Hitlériennes et Communistes. Tant d'enfants sains et innocents qui avaient été noyés dès leur plus jeune âge dans une propagande raciste de tous les instants, ou dans la croyance d'une « destinée manifeste », rendus idolâtres d'hommes qui se considéraient comme des messies des temps modernes…
- Bien ! S'exclama alors Harry en se relevant brusquement, satisfait. Il est temps d'aller voir nos potions !
En effet, dès qu'il avait apprise l'existence du domaine du potionnisme et de l'alchimie, il s'y était fort intéressé, en lisant toutes leurs possibilités.
Il savait, bien évidemment, qu'il n'avait pas encore le niveau pour réaliser certaines mixtures, mais il n'en avait cure ! Il y arriverait tout de même ! Même s'il lui fallait recommencer dix fois. Et pour les tests, sa si chère famille était là… Dudley ne dirait jamais non à une petite friandise, et il n'avait pas à savoir qu'elle était droguée… n'est-ce pas ?
Harry avait pour but non dissimulé de réaliser avant la fin de l'été une forte quantité de potion de chance -du Félix Felicis-, des potions de nutrition –il fallait tout prévoir-, des potions de soins –mieux valait prévenir que guérir, mais l'on ne sait jamais-, et même des potions aphrodisiaques. Pour sa chère esclave… avec cela, il n'aurait même pas besoin de lui demander de se déshabiller ou de venir le rejoindre dans son lit.
- Oui, maître, répondit alors Daphné en se levant, et en souriant béatement.
- Et après cela, nous finirons de mettre en pratique les ouvrages du livre de métamorphose de première année ! Compris ?
Comme de bien entendu, son esclave ne protesta pas le moins du monde.
Oui, il avait vraiment fait du bon travail, avec elle… il pouvait être fier de lui.
Fin du Retour en Arrière
Harry sortit alors de ses pensées en sentant la main de Daphné prendre la sienne, émerveillée d'être à côté de son si excellent maître. Lui briser toute volonté n'avait pas été bien dur… son statut d'esclave et ses semaines passées au marché avaient beaucoup aidé. Il n'avait pas eut à la frapper, ou même simplement à la menacer. Elle lui obéissait sans limite. Elle était sienne… et chienne.
- Allons, en avant ! S'exclama-t-il pompeusement. Au pied, Daphné !
La jeune fille sourit alors de plaisir, en ouïssant son maître lui parler si sévèrement. Ils se dirigèrent alors en direction du pilier séparant les entrées des voies neuf et dix. Comme indiqué dans les brochures que le dénommé Severus Snape lui avait remises lors de sa visite, il lui fallait littéralement foncer dans le mur pour atteindre la voie sorcière. La Magie du lieu se mettrait alors en action, et le laisserait passer sans aucun dommage.
- Après toi, Daphné, dit Harry, méfiant. Fonce !
Souriante de s'être fait donner un ordre par son maître, la jeune fille prit alors le chariot avec ses bagages, et s'empressa d'accélérer… en espérant que Harry la suivrait vite ! Elle détestait être trop loin de lui.
Mais tout ne se passa pas comme prévu. Dans un fracas retentissant, s'avisant le regard de tous les badauds qui se trouvaient là, elle percuta violemment le pilier de pierre brute, renversant son chariot et s'égratignant fortement les jambes par la même occasion.
Harry haussa un sourcil à cette vue, et s'exclama, mécontent :
- Daphné, voyons ! Ne peux-tu donc pas faire attention ?
- Pardonnez-moi, maître, répondit alors la jeune fille en pleurant, inondant sa large écharpe blanche.
Elle était véritablement horrifiée d'avoir déçu son maître !
Fort heureusement, la foule des bœufs s'écarta bien rapidement, après s'être généreusement moqué de la jeune fille.
- Pardon, maître, répéta celle-ci, littéralement effondrée. Je ne voulais pas, je…
- Allons, ce n'est rien ! Dit Harry en souriant. J'ai juste dit cela pour laisser passer les regards. Allons, ramassons ! Dès que nous serons dans le train, je te laisserais me caresser.
- Merci, mon maître ! Merci !
En disant cela, Daphné tenta réellement de couper Harry en deux, tant la force de ses bras était importante.
Après quelques instants de ce vénérable petit câlin, les deux enfants eurent vite achevé de remettre leurs bagages respectifs en place. Cela fait, circonspect face à l'échec subit par son esclave, Harry alla doucement tâter le mur opposé… rien. Il était lui aussi fait de pierre brute.
Un détail frappa soudain l'esprit d'Harry. Dans toutes les brochures sur le monde sorcier qu'il avait obtenues, et partout où il s'y était promené, il n'avait pas vue la moindre trace d'arabe… uniquement des chiffres Romains.
Cherchant alors s'il n'y avait pas des voies numérotées en Chiffres Romains, il avisa bien rapidement un panneau indiquant les voix les plus reculées de la gare… celle de l'origine de la construction des lieux, à vrai dire. Depuis le dix-neuvième siècle, King's Cross s'était beaucoup agrandie, ajoutant à une collection déjà importante une forte quantité de destinations supplémentaires.
Pourquoi n'y ais-je pas pensé plus tôt ? Se réprimanda Harry. Avec toute la bêtise que j'ai pu voir dans le monde sorcier, il n'est pas étonnant que ceux-ci usent de nombres en tant que chiffres… enfin bref !
- Viens, Daphné ! S'exclama-t-il alors. Allons-y.
Suivit de son esclave qui boitait désormais légèrement, il gagna alors les voies les plus reculées, et put voir que tous les usagers ou presque évitaient l'endroit. Pourtant, il y avait là les seules toilettes publiques à une bonne distance à la ronde… allez comprendre les incontinents.
Evidemment, pensa-t-il en reniflant dédaigneusement, un sortilège de Repousse-Moldus ! Quelles bandes de couillons, incapables de réaliser des sortilèges précis ! Ahlàlà ! Quels incapacités mentaux, franchement !
- Allons, viens Daphné ! Dit-il. C'est par ici !
- J'arrive, mon maître adoré !
Il ne fallut plus très longtemps aux deux enfants pour traverser discrètement l'entrée de la voie ferroviaire… et pour se retrouver comme par magie sur un quai bondé… de silence. Il n'y avait encore presque personne d'arrivé. La locomotive rougeoyante n'était même pas encore en chauffe.
- Je me disais bien qu'arriver à neuf heures était un petit peu tôt… Viens, Daphné, allons demander à quelle heure le train s'en va.
- Oui, maître.
Nos deux amis se dirigèrent donc rapidement en direction des personnes les plus proches d'eux… à savoir, un couple blond et leur fils. Ou leur fille ? Du point de vue de Harry, au premier abord, il n'y avait guère de différences…
- Excusez-moi, dit-il. Sauriez-vous à quelle heure le train s'en va ?
A ces mots, il ne reçut point de réponse.
- Très chère, dit l'homme à sa femme, ne trouvâtes-vous pas qu'il y a comme une rebutante senteur en ces lieux, soudainement ?
- Il nous semble que vous aillâtes raison, nôtre ami, répondit la femme, un air constipé sur le visage. Il est venu pour nous heure de nous retirer.
- Effectivement. Drago, notre fils, permettez-nous de vous souhaiter une excellente et profitable année à Poudlard.
- Nous vous remercions, Père, répondit l'étrange mélange des deux sexes en s'inclinant légèrement.
- Notre fils, dit la femme en se penchant pour baiser légèrement les joues de son enfant, n'oubliâtes jamais de correctement réaliser vos prières à nos Pères et à nos Mères.
- Ne vous inquiétâtes point, Mère, nous n'oublierons point notre devoir.
Satisfaits, les deux aristocrates disparurent alors soudainement de la vue de Harry et Daphné.
Transplanage, pensa notre ami.
- Bien, s'exclama soudainement l'hermaphrodite en se tournant vers ses deux voisins, pouvons-nous savoir qui vous êtes ?
- Harry James Potter, unique héritier de la très noble et antique famille des Potter, répondit notre ami en adoptant un air dédaigneux. Nous faisons partie du premier Clan de la caste des Sangs-mêlés de par le rite anti consanguin mené par notre noble père. C'est un honneur pour nous de vous rencontrer.
- Drago Lucius Malfoy, unique héritier de la très noble et antique famille des Malfoy, continua alors plus chaleureusement le blond. Nous faisons partie de la caste des Sangs-purs, Clan des Fidèles à nos Pères et à nos Mères. C'est un honneur pour nous de vous rencontrer.
Allons donc, un religieux ! S'exclama mentalement Harry, sans rien laisser transparaître de ses pensées. Et un snob, en plus ! Il ne manquait plus que cela !
De son point de vue, les Sangs-purs et leur religion étaient totalement idiots ridicules. Ils prônaient plus que tout la pureté du sang, mais avaient pleine conscience du problème de la consanguinité provoqué par la copulation entre cousins.
Pour éviter de trop se rendre dégénérés, certains menaient un rite simple nommé « Rite anti Consanguin ». Il s'agissait là simplement d'épouser un homme ou une femme de sang-mêlé, voir éventuellement Né-Moldus, et de faire passer cela pour l'adoration des Dieux Sorciers. En lui-même, Harry considérait que le fait de copuler ne changeait guère d'un cas à l'autre, que cela fût dans un but religieux ou non.
- Pour nous aussi, répondit Harry. Sans vouloir paraître indiscret, pouvons-nous vous demander à quelle heure le train s'en va ?
- Il quitte la gare à onze heures précises, répondit Drago. Vous avez fort bien fait d'arriver tôt, vous pourrez ainsi choisir un compartiment particulièrement agréable.
Un vacarme assourdissant retentit soudain, les interrompant et attirant l'attention de tous ceux qui se trouvaient là.
Venant d'arriver par la voie neuf trois quart, une famille rouquine semblait vouloir faire plus de bruit que le Krakatoa lui-même.
- Mais qui Mordred sont ces barbares ? S'exclama Harry, incrédule.
- Il s'agit des Weasley, dit Drago avec un dégoût palpable. Ils se croient de Sang-pur, mais l'on pourrait faire copuler dix générations de frères et de sœurs que l'ont n'obtiendrait pas un résultat aussi consanguin qu'eux-mêmes.
- Il est vrai qu'il a l'air d'en tenir une couche, celui-là, acquiesça Harry à la vision du plus jeune des garçons.
Il ne lui fallut néanmoins que quelques instants pour remarquer la plus jeune personne de cette famille… une jeune fille. Son goût pour le corps féminin fit le reste…
- Dites-moi, Drago, sont-ils Sadomasochistes ou bien esclaves ? Ils portent tous des colliers de chiens.
- Ils sont esclaves, répondit dédaigneusement Drago. Ils sont tellement bêtes, l'un comme l'autre, que les parents ont dût vendre leurs enfants en contrats de servage pour pouvoir payer une partie de leurs dettes.
- Bien courageux celui qui les a acquits.
- Nous sommes parfaitement d'accord sur ce point. Il faut être totalement inconscient.
- Je le pensais aussi. Nous feriez-vous l'honneur d'agréer voyager en notre compagnie ?
- Toutes nos excuses, mais notre caste ne nous permet pas de voyager avec vous. Nous nous devons de ne pas mélanger nos sangs, malgré le fait que vous fûtes parfaitement honorable.
- Nous comprenons, répondit humblement Harry en s'inclinant légèrement. Veuillez agréer mes plus sincères souhaits de bon voyage et de bonnes rencontres.
- Nous vous en remercions, et vous souhaitons de même.
Drago s'en fut alors, laissant Harry et Daphné seuls sur le quai. Pendant quelques secondes, notre jeune ami observa l'hermaphrodite constipé se déplacer laborieusement, et monter tout aussi difficilement dans le train.
Un incapable, ma parole ! Il a l'habitude de se faire soulever les jambes par ses esclaves, ou quoi ?
- Allons, en avant Daphné ! Allons-nous choisir une place convenable.
- Pourrais-je vous récompenser de votre merveillosité, mon Maître ? Demanda la jeune fille en souriant.
- Oui, ne t'inquiète pas. Tu resteras collée à moi autant que possible.
- Merci, Maître !
En disant ces mots, Daphné eut un regard réellement adorateur.
Les deux enfants montèrent alors rapidement à bord du train, soulevant laborieusement leurs bagages. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils furent étonnés. De l'extérieur, le train semblait comme tous les autres vapeurs connus. Mais il y avait là devant un carrefour de couloirs. Celui faisant face à la porte devait bien s'enfoncer de cinquante mètres dans les entrailles de la Voiture, et chacun des autres de près de octantes mètres.
Je me disais bien que ce train était par trop petit pour quatre mille personnes. J'aime de plus en plus la magie !
Trouver un compartiment ne fut pas le moins du monde difficile. Pressés de s'asseoir, nos camarades prirent tout simplement le premier à leur droite, afin d'avoir vue sur l'extérieur. Sitôt que leurs bagages furent installés dans les filets juste au dessus d'eux, Harry s'assit confortablement au bord de la fenêtre, et laissa Daphné se serrer contre lui.
- Allons, récite ! Ordonna-t-il pompeusement. Et ne t'arrêtes pas !
C'est ainsi que, durant plus d'une heure, la jeune esclave récita des poèmes à la gloire de son propriétaire, et accumula les compliments et les caresses à son encontre.
Dix heures étaient plus qu'a moitié passées lorsque les premiers élèves montèrent dans le train, provoquant un rafut sans précédent dans les oreilles de nos camarades.
Ils ne peuvent pas se taire ? Pensa Daphné, en grimaçant. Ils m'empêchent de me faire correctement entendre par mon merveilleux maître !
Vont-ils cesser, tous ces incapables ? Pensa à son tour Harry, en desserrant son emprise de la taille de Daphné. Je ne puis entendre parfaitement les poèmes à ma gloire !
La porte s'ouvrit tout soudain, l'interrompant dans ses réflexions. Sans ressentir la moindre gêne, Daphné resta collée tout contre Harry, se moquant d'être vue ainsi par d'autres.
- Bonjour, dit une jeune fille aux longs cheveux châtains. Je me nomme Hermione Granger. Puis-je m'installer ici ?
Tout d'abord, Harry ne rendit pas de réponse. Il se contenta de regarder attentivement ce qui l'intéressait, et tenta de juger la nouvelle venue à son apparence.
Hum, elle ne semble pas être une idiote… et son nom est typiquement Moldu, elle doit bien en être une.
- Oui, bien sûr, répondit-il finalement. Sois la bienvenue. Je me nomme Harry Potter, sorcier du Premier Clan de la Caste des Sangs-Mêlés. Et voici Daphné Greengrass, Sang-pure, mon amie.
Ces mots anodins n'étaient pas dis bêtement, leur sens était habilement pensé, et ils produisirent instantanément tout leur effet. A sa place, la jeune blonde rougit fortement en ouïssant son maître la désigner comme « son amie » plutôt que comme son esclave. Et, juste à côté, la dénommée Hermione fronça les sourcils.
- Que veux-tu donc dire par sang-mêlé et sang-pur ? Demanda-t-elle, intriguée.
- N'as-tu pas appris cela au Ministère de la Magie ? S'étonna Harry.
- Quel Ministère ? J'ai juste reçue la visite d'un professeur de Poudlard.
- …Et que sais-tu du monde magique ?
- Et bien, vous êtes une petite communauté de quelques milliers de personnes dispersées dans le monde entier, et vous disposez du don incroyable de la magie. Pourquoi ? Ce n'est pas tout ?
Mais, qu'est-ce qui lui a été raconté ? S'étonna Harry. Hum, elle est bel et bien Moldue, il a donc dût être prévu qu'elle devienne esclave au sein de Poudlard. Quelle honte ! Manipuler ainsi une si jeune personne, posséder ses parents… quelle horreur ! Quelle espèce d'être humain peut donc bien agir ainsi ? Hum, elle est physiquement attirante… Je dois l'aider !
- Daphné, dit alors Harry, montre lui de quoi il s'agit.
La jeune blonde se sépara alors de son maître, se saisit de sa valise placée sur le porte-bagages au dessus d'eux, et en sortit rapidement une sorte de collier pour chiens.
- Hermione, crois-moi, le monde sorcier est bien loin d'être tout ce que l'on en t'a dit.
- Tu veux dire qu'un professeur m'aurait menti ? Tu plaisantes !
Cette possibilité semblait être une véritable insulte pour la jeune fille.
- Et bien, oui, répondit franchement Harry.
Il se saisit alors du collier pour esclaves, l'ouvrit et le montra de près à Hermione.
- Regarde ceci, dit-il. C'est une invention sorcière très… particulière.
- Un collier ?
Un regard circonspect vint de la part de la jeune fille. Sans aucune peine, Harry put sentir celle-ci se tendre, fort méfiante.
- Il s'agit sans doute de l'une des plus ignobles inventions des sorciers. C'est un collier d'esclaves.
- Un… quoi ? Tu plaisantes ! S'exclama Hermione, hoquetant de surprise.
- Non. Daphné, montre-lui.
- Oui, maître !
En quelques instants, la jeune blonde retira l'écharpe qui recouvrait son cou, et découvrit un autre collier d'asservissement. Cette vue répugna immédiatement Hermione, qui mit une main devant sa bouche, horrifiée.
- Tu !
- Et oui, Daphné ici présente est mon esclave. ET TOI AUSSI !
En un éclair, Harry se précipita sur Hermione, le collier d'esclave aux mains, et tenta de l'enserrer au cou de celle qu'il voulait. Mais la jeune Née-Moldue ne se laissa pas faire un seul instant, et se débattit avec une véritable énergie du désespoir.
Voyant que son maître avait du mal à imposer sa juste volonté à cette rebelle, Daphné se précipita pour l'aider, et retint les bras d'Hermione dès qu'elle le put, scellant ainsi le destin de la jeune fille lorsque son maître enserra le collier d'asservissement à son cou.
- ARRÊTE ! ARRÊTE ! Supplia-t-elle, les larmes aux yeux, en se débattant et en tentant de retirer le collier de force.
- N'essaie pas de le retirer ! Prévint Harry. Tu es maintenant ma propriété ! Si tu te rebelles, le collier te punira !
- Et bien voyons ! Je ne suis l'esclave de personne ! Je…
Ces quelques mots suffirent pour activer les sortilèges présents sur l'artefact d'asservissement. En un instant, Hermione s'effondra au sol en hurlant, victime d'un puissant sort de douleur.
La punition dura une minute entière, durant laquelle la jeune fille ne cessa de hurler et de convulser à terre, tentant visiblement de déchirer l'univers de sa voix. Il y eut bien entendu plusieurs badauds pour entrer dans le compartiment apprendre ce qu'il se passait. Mais, dès qu'ils voyaient qu'il s'agissait d'une esclave en train d'être châtiée, ils détournaient le regard et repartaient. Certaines années supérieures proposèrent même d'aider Harry, ce qu'il refusa sèchement lorsqu'il les vit commencer à baisser leur pantalon pour, disaient-ils, « lui montrer comment mâter son esclave ».
Enfin, quand il fit cesser la douleur, il se pencha vers son esclave, et lui murmura à l'oreille, quelques instants avant qu'elle ne perde connaissance :
- Je fais cela pour te protéger, Hermione.
UMAP
Quelques heures plus tard, en Ecosse…
Le voyage jusqu'au nord de l'archipel britannique s'était déroulé tranquillement pour nos trois camarades. Veillant attentivement une Hermione évanouie, Harry s'était contenté de discuter de diverses matières magiques avec Daphné. Les couillons et autres incapables plus que présumés qu'ils auraient en tant que professeurs et congénères dégénérés ne les intéressaient absolument pas. Mais, en revanche, tout ce qu'ils pourraient apprendre leur paraissait passionnant.
Certes, il y aurait très certainement des exceptions, quelques personnes intéressantes, tant sur le plan physique que mental. Mais il était bien plus malin de les laisser se dévoiler que de les chercher…
Harry était tout particulièrement pressé d'être à Poudlard. Cela lui paraissait bien mieux que l'école Moldue. Celle-ci jouait sur l'augmentation des capacités du cerveau grâce à la réflexion, l'utilisation de préceptes établis et l'adaptation aux découvertes pour progresser. Cela était merveilleux, mais ne correspondait pas aux besoins de notre camarade. Il avait déjà plusieurs années d'avance sur ses amis Moldus, ces simplets, et estimait qu'il lui suffirait d'apprendre de son côté pour combler ses lacunes, plutôt que d'être entouré d'irréfléchis chahuteurs et horripilants.
Ce qu'il voulait, c'était obtenir une influence et une fortune qui lui permettraient absolument tout ce qu'il souhaitait. Et, depuis qu'il avait découverte la magie, il voulait à tout prix devenir un mage d'une exceptionnelle puissance. Presque un second Merlin. Il savait que cela serait dur, mais ne désespérait pas.
Tous les merveilleux ouvrages qu'il avait achetés sur le Chemin de Traverse et l'Allée des Embrumes, et tous ceux qu'il avait obtenus dans son coffre et dans celui de la famille Jaersens, avaient nourrie sa soif de savoir durant de nombreux jours.
Néanmoins, il avait dût déchanter et se rendre à une certaine évidence. Proportionnellement, à quelques exceptions près, les Sorciers avaient quelques trois siècles de retard sur les Moldus.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que cela l'avait grandement étonné. Les Sorciers se disaient immensément supérieurs aux Moldus, et pourtant… ils pensaient encore que la Terre était le centre de l'univers, qu'elle était plate et qu'elle était composée des cinq éléments, Terre, Air, Eau, Feu et Magie. Pourtant, tout le monde savait que la Terre était une sphère ovalisée !
Parmi tous les auteurs de la société sorcière, Harry n'en avait pour le moment découvert qu'un qui sortait un tant soit peu de l'ordinaire. Il s'agissait du dénommé « F. de Léonard ». Il ignorait qui était ce type, mais il avait semble-t'il poussé la pratique et la théorie des Arts dits de l'Esprit à un niveau fantastique.
Plusieurs fois dans ses ouvrages, cet auteur faisait d'étranges allusions à ce qu'était la magie. Il semblait effectivement considérer qu'il ne s'agissait pas simplement « d'une chose qui est », « qui est pour Eux », « qui est en eux », « qui n'est qu'à eux », contrairement à la plupart des siens, mais « d'une matière à part entière ». Cela n'était pas dit clairement, mais à aucun moment il ne donnait foi à la théorie des cinq éléments.
L'esprit titillé par cela, Harry avait été dans une grande librairie Moldue pour acquérir des ouvrages de physique. Après avoir passés plusieurs jours à ingurgiter les informations contenues là dedans, il en était venu à établir d'amusantes théories… qui pourraient bien se révéler véridiques.
Si l'on suivait la logique du dénommé F. de Léonard, la magie était en réalité une troisième matière de l'univers, après la matière baryonique qui constituait les atomes, et l'hypothétique matière noire.
Rien que cette idée clarifiait nombre de domaines obscurs. Il en était persuadé, s'il poussait plus en avant sur cette voie, il pourrait prendre pour lui seul une avance considérable sur la totalité de la société sorcière.
Harry n'avait en effet pas la moindre intention de partager ses découvertes. Il n'avait pas de grandes ambitions, pour l'instant, mais n'aimait en aucun cas être soumis de gré ou de force à une quelconque autorité. Être le plus puissant ne l'intéressait pas en l'état, mais s'il pouvait de ce fait devenir totalement indépendant de tout et de tous, alors cette simple raison lui suffisait. Et, le savoir étant le pouvoir, avoir des connaissances scientifiques exclusives était un avantage inouï.
Un long sifflement sortit alors notre jeune camarade de ses pensées, interrompant par la même l'ensemble des discussions qui résonnaient dans l'immense milles-roues qu'était le train rougeoyant du Poudlard Express.
- A l'attention de tous nos élèves, s'exclama une voix magique, nous allons arriver à la gare de Pré-au-Lard, veuillez bien vouloir revêtir vos uniformes !
Un sourire sadique s'étira tout soudain sur les lèvres d'Harry. Il y avait là tous les mots qui lui plaisaient… à savoir, « uniforme » et « changer ». Et il avait dans son compartiment deux jeunes filles…
- Vas-y, Daphné, dit-il perversement, change toi, je m'occupe d'Hermione avant qu'elle ne se réveille !
…
Une vingtaine de minutes plus tard, alors qu'un ralentissement progressif se faisait ressentir, Hermione se réveilla finalement, peu avant d'être réanimée de force par Harry et Daphné.
- Où suis-je ? Demanda-t-elle en se frottant les yeux.
- Tu es dans le Poudlard Express, répondit une vague voix de garçon.
Un éclair traversa soudain sa conscience, et la mémoire de ce qui avait eut lieu précédemment lui revint en un instant. Instinctivement, elle porta les mains à son cou, et sentit son sang se glacer au toucher de ce qui enserrait désormais sa liberté…
- POURQUOI EST-CE QUE TU M'AS FAIT ÇA ? Hurla-t-elle, sentant les larmes lui monter aux yeux, et ne pouvant retenir la colère qui la prenait.
Ne souhaitant pas perdre de suite son temps en des explications flouées par un état d'esprit présentement inadapté, Harry fit jaillir sa baguette en un instant et la pointa sur le collier d'esclave de la jeune fille.
- Impero ! Murmura-t-il.
En un instant, l'artefact asservisseur s'activa pour le meilleur et pour le pire, et soumit immédiatement Hermione à une volonté plus puissante que la sienne, qui la força à faire ce que voulait son maître…
- Hermione, dit celui-ci. Tu vas m'écouter calmement. Là dehors, le monde des sorciers est un prédateur pour lequel tu es une proie tout particulièrement attirante. Si tu avais été libre au moment d'entrer dans l'école, tu aurais scellé ton destin et serait devenue l'esclave de l'institut. Autrement dit, tu n'aurais appris que ce qui te serait utile pour servir convenablement, et tu aurais ensuite passé ta vie à travailler sans aucun plaisir. Tu aurais peut-être même été mariée de force pour procréer d'autres esclaves, ou violée par les professeurs ou les années supérieures. Si je t'ais capturée, c'est pour t'aider et te protéger, car je suis hautement rebouté par ce système hideux.
Du moins, lorsqu'il n'est pas à mon avantage, pensa-t-il.
Le jeune sorcier se tut alors un instant, observant sa capture l'écouter et assimiler ses paroles contre sa volonté tout en tentant de se libérer de l'emprise du sortilège Impardonnable.
Hum, ce sort est réellement très plaisant ! Pensa-t-il. Il me faudra l'apprendre le plus rapidement possible, il me serait fort certainement utile… ne serait-ce que pour me divertir !
- Maintenant, Hermione, je vais laisser l'Imperium en place pour t'éviter une erreur. Selon le moment, Daphné ou moi te conduirons par la main et t'indiquerons ce qu'il faudra faire pour éviter le triste destin que je t'ais décrit.
Et, sur ces quelques mots, il se rhabilla de son large manteau de luxueux tissus, zyeuta Daphné resserrer son ample écharpe blanche autour de son cou et réarranger ses vêtements pour qu'ils soient le plus lisses et présentables possible. Puis, cela fait, ils sortirent finalement de leur compartiment…
La première chose qui frappa Harry fut le fait que les couloirs s'étaient soudainement agrandis jusqu'à quelques cinq fois leur surface précédente.
Evidemment, pensa t'il, les autres incapables sont trop idiots pour laisser leurs supérieurs sortir tranquillement en premiers ! Dès que je serais puissant, cela changera ! Tous me laisseront jouir de les dominer !
En passant devant les compartiments qui les séparaient de la sortie du train, Harry remarqua bien des spectacles étranges. Par exemple, à l'emplacement le plus proche d'eux, plusieurs jeunes hommes qui devaient visiblement être des années de faculté achevaient de se rhabiller tout en zyeutant les corps nus de quelques jeunes esclaves encore tremblantes de ce qu'elles avaient subit.
Heureusement pour eux que je n'ai rien entendu ! Pensa-t-il. S'ils sont aussi incapables qu'ils en ont l'air, les pauvres filles n'ont pas dut avoir beaucoup de plaisir !
Atteignant finalement à son grand soulagement le sortie du wagon, il respira un grand coup afin de s'aérer les poumons. S'il y avait une chose à laquelle les sorciers n'avaient pas pensé en ensorcelant le train, c'était bien à l'aération. Il regretta néanmoins bien rapidement son action lorsqu'il ressentit pleinement la pure puanteur qui lui envahit les bronches. Il s'agissait d'un mélange de purin, de sueur et d'une partie de l'anatomie humaine qu'il identifierait plus tard dans sa vie…
Le quai de la gare de Pré-Au-Lard était un gigantesque chemin de bois large de plus de trente mètres, où les nouveaux venus courraient en tous sens au milieu d'une impressionnante multitude de lanternes magiques : et où les plus âgés faisaient régner leur loi par le biais de leur baguette. La foule compacte des milliers de voyageurs grouillait hâtivement dans ce qui semblait être un ordre habilement pensé.
Alors que la plupart des élèves montaient dans une succession de calèches tirées par d'hideux chevaux noirs glabres à la peau de serpents, un personnage quelque peu spécial hurlait comme s'il souhaitait attirer l'attention des étoiles.
Au bout Nord du quai, une sorte d'être humanoïde -tenant très certainement plus du yéti que d'autre chose- agitait une large torche qui aurait put consumer n'importe lequel des frêles élèves qu'il appelait. Sa seconde main était munie d'un fouet qui lui servait très certainement à prouver son autorité… cela n'empêchait tout de même pas le fait qu'il fusse esclave, un large collier de servage très certainement réalisé sur mesure se trouvant autour de son cou.
- LES PREM'S ANNEES, hurlait-il, AU PIED ! 'XECUTION !
Proche d'Harry, Draco Malfoy s'offusqua immédiatement du ton irrespectueux qu'osait user ce misérable esclave qui n'était rien de moins qu'un sous-être au sang mêlé avec une immonde créature non humaine.
- Parlez-nous donc mieux que cela, aberration ! Ordonna-t-il au demi-géant.
Pour seule et unique réponse, il reçut un coup de fouet si rapide qu'Harry n'eut pas le temps de la voir jaillir et fendre l'air. En moins d'une seconde, l'albinos hermaphrodite se retrouva en train de gémir au sol, sa cape noire déchirée d'un trait d'une parfaite netteté.
- PARL' MOI MIEUX QUE CA, GARN'MENT ! Ordonna Hagrid en ouvrant grand la bouche et en révélant son exemplaire hygiène buccale.
Pourtant placée à deux mètres du gardien, Hermione cru défaillir à la soudaine senteur de son haleine. Ses parents dentistes auraient du travail…
- J'SUIS QU'UN ESCLAV', MAIS J'AS DROIT MINISTRIEL DE TAPER SI J'VOULIONS ! COMPRIS ?
Sur ces mots, il ramassa d'un geste vif le corps tremblant de sa victime, et visa un point dans l'obscurité avant de lancer sa charge… qui disparut rapidement de la vue de ses congénères, avant de révéler sa position lorsqu'un bruit sourd retentit, mélodieusement accompagné d'un cri de douleur.
Dans l'attroupement des quelques quatre cent nouveaux élèves, personne n'osa piper mot. Cette démonstration de force avait le mérite de montrer qui dirigeait… pour l'instant.
Si cette brute croit que mon raffinement va supporter sa barbarie tout au long de ma scolarité, il se trompe lourdement ! Pensa Harry. Cela est réellement hors de question !
- Vois, Hermione, murmura t'il ensuite à l'oreille de son esclave. Vois le traitement infligé à ceux qui tentent de sortir du lot sans en avoir la force.
- Je vois, répondit-elle en versant une larme de peur, forcée au statisme par son collier.
La magie dominante de ce dernier la força alors à prononcer ses pensées, d'une voix si calme qu'elle paraissait déplacée en de telles circonstances.
- Au secours, quelqu'un… protégez-moi…
- Je vais m'occuper de toi, Hermione, murmura Harry. Allons, fais silence, maintenant. Il ne faut pas se faire remarquer par la suite.
Marchant le plus vite possible après les impressionnants pas du guide de l'école, les élèves parvinrent bien rapidement à un quai dont l'état aurait révolté le plus amateur des marins Moldus. Là, assis le plus noblement possible dans la barque qu'il s'était choisi, Draco Malfoy attendait l'arrivée de ses suivants… bien qu'il n'en montrât rien, une large marque rouge sur sa tête indiquait qu'il s'était fait grand mal en se réceptionnant après le vol plané qu'il avait fait…
En un laps de temps de quelques cinq minutes, la totalité des nouveaux élèves s'avança sur le long ponton délabré qui s'avançait dans le lac de façon indécente, et prit place dans les frêles embarcations. Harry avait bien entendu prit place en compagnie de Daphné et Hermione, et avait laissé monter avec eux un jeune roux qui s'était présenté sous le nom de Ronald Weasley… il s'agissait du même qu'ils avaient vu le matin, braillant sur le quai du Poudlard Express comme si sa vie en dépendait. Désormais confronté à une réalité qui le dépassait, il ne pipait plus guère mot, et ne le faisait que d'une voix timide.
Ne prêtant nulle attention à cette compagnie qu'il considérait pour le moins rebutante, Harry se contenta de se mettre à ses aises et de poser sa tête sur les genoux de Daphné, forçant Hermione à se recroqueviller sur elle-même et ne laissant assez de place à leur camarade que pour qu'il ne se plaignisse pas.
Pour la centaine d'esquifs chargés plus qu'il ne paraissait raisonnable et leurs passagers, il ne fallut que quelques instants et un passage sous une puissante arrête rocheuse pour que les collines environnantes ne dévoilent un spectacle féerique.
A l'autre bout du lac, à environ un kilomètre de distance, entourée par les puissantes collines des environs, une plaine vraisemblablement artificielle s'ouvrait en une étroite vallée. Et, plus loin encore, un merveilleux château illuminé de toutes parts laissait les badauds admirer ses merveilleuses parures de jeux de lumières.
Le froid et l'humidité oubliés, il ne fallut que quelques minutes à la flottille pour traverser la totalité de l'étendue d'eau, et pour s'engager sur un petit bras de rivière, qui se révéla bien vite être la continuité du lac et le contact avec une seconde étendue aqueuse, encore plus imposante et majestueuse.
Là, la plaine herbeuse s'avançait profondément dans la vallée parfaitement nivelée, laissant le lac former un simple croissant à gauche. Celui-ci devait très certainement occuper la totalité de la vallée, jadis, la terre ferme ayant fortement l'air d'être artificielle.
Au milieu de tout cela, entre la forêt proche, le lac et les collines, se tenait l'immense édifice qui prenait nom « Poudlard ». Aidés par ses lumières enchantées, les jeunes enfants n'eurent aucun mal à le détailler.
Lorsque l'on arrivait, l'on se trouvait exactement en face de l'édifice. Parvenu devant celui-ci au travers d'une route artistiquement pavée de marbre blanc, il fallait monter une volée d'une vingtaine de marches pour atteindre un superbe portail qui faisait penser aux entrées des cathédrales. Une multitude de gravures ornait la pierre taillée, et entouraient une porte de chêne massif superbement ouvragée, et très certainement enchantée.
Le château en lui-même était constitué d'un donjon principal architecturé de façon à ressembler à un arbre dans l'obscurité.
Effectivement, la partie centrale, haute de huit étages, faisait office de tronc et se terminait par une multitude de tourelles, de terrasses et de balcons de merveilles. Les bâtiments entourant montaient pratiquement aussi haut que leur aîné, la base dépourvue de toutes lumières, et se paraient progressivement de tours de plus en plus massives et impressionnantes au fur et à mesure que l'on levait le regard. N'importe quel architecte Moldu aurait assuré qu'une telle construction serait impossible avec de la pure pierre de taille. Et pourtant…
Entre tout cela, maintes passerelles, couvertes ou non, raccordaient l'ensemble, et s'ornaient de sculptures et de statues d'une richesse incomparable.
Du haut de l'édifice, coiffant le donjon et dominant l'ensemble, une coupole merveilleuse illuminait la nuit et paraissait tel un soleil entouré par ses enfants plus petits.
Dans les barques, les enfants étaient impressionnés par une telle beauté. Combien d'autres bâtiments pouvaient oser prétendre à être si « vivants » ?
Entre la base du château et sa plus haute tour, il devait très certainement y avoir une hauteur de près de cent vingt mètres. L'architecte de ce lieu était véritablement un phénomène que rien n'avait arrêté.
Il ne fallut plus que quelques minutes aux frêles esquifs pour gagner un large quai de granit noir. Mettant pied à terre avec un soulagement palpable, les élèves furent bien rapidement tenus de se mettre en rang, sous la menace du fouet tenu par le demi-géant. En moins de cinq minutes, le froid ambiant et la faim aidant, tout le monde arriva en face des marches d'entrée du château, où la troupe fut accueillie par une femme d'une soixantaine d'années habillée d'une robe de gala verte faite de tartans écossais. Sans le moindre mot ou un simple sourire, elle congédia le dénommé Hagrid d'un sortilège rougeâtre qui le fit se plier en deux et grogner de douleur.
Se retournant d'un pas aussi vif et sévère que le paraissait sa personne, la femme entra dans le château, intimant ainsi silencieusement l'ordre de la suivre, et gagna rapidement une petite porte donnant sur une salle visiblement agrandie magiquement. Gagnant un pupitre vers le fond de celle-ci et n'attendant pas que les nouveaux élèves entrent, elle se jeta un sortilège d'amplification de la voix et s'exclama :
- Bienvenue à tous et à toutes dans le glorieux institut de magie de Poudlard ! Je suis le professeur Minerva McGonagall, directrice adjointe, maîtresse des métamorphoses, directrice de la Maison Gryffondor et dirigeante du groupe des enseignants de métamorphose.
Poudlard est une école dont le but clair est de vous offrir l'avenir que vous aurez choisi. Répartis entre les cinq maisons constituant les groupes d'élèves qui traverseront leurs sept années dans une saine concurrence, vous serez sélectionnés en fonction de votre état d'esprit. Gryffondor est la maison des courageux et des amicaux, Poufsouffle celle des loyaux et des travailleurs, Serdaigle celle des érudits et des réfléchis, Serpentard celle des malins et des ambitieux, et la maison dite des Irrépartissables est celle où vous serez envoyés si aucune des quatre autres ne vous convient pleinement.
Par défaut, vous dormirez dans les dortoirs. Si vous avez les moyens de vous financer, vous pourrez louer une chambre pour vous et vos amis, au prix de base de vingt galions par mois et par personne. Vous êtes tous égalitairement responsables de ce qui se passe dans vos chambres ou dortoirs. Les surveillants ne se fatigueront pas à savoir qui a put déclencher une bagarre ou autre problème, tous seront punis. Les repas se prennent exclusivement dans la grande salle, dans les laps de temps fixés par le règlement intérieur. Si vous êtes en retard, vous devrez jeûner !
Pour tout besoin de santé, l'infirmerie est ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre, chaque jour, et en cas d'urgence, il vous suffira de prévenir les surveillants de vos dortoirs. De plus, au rez-de-chaussée se trouvent quelques magasins vous fournissant en divers objets utiles, entre autres plumes, parchemins, et quelques potions de libre service.
Les premières années ne sont pas autorisées à pratiquer le Quidditch en équipe, mais une fois que vous aurez obtenu votre diplôme de vol de la part du Professeur Bibine, vous serez libre de pratiquer hors équipe sur le terrain de l'école.
L'institut de Poudlard participe activement aux plus importants évènements interscolaires réalisés entre les différents plus illustres instituts Européens. Différents concours ont lieu tous les deux ans, aussi bien sur les matières enseignées ici que sur des sujets autres. Tous les quatre ans, avec un décalage de deux entre chaque, ont lieu le célèbre Tournoi des Trois Sorciers, le Concours de Duel Scolaire Européen, et la coupe Européenne Amateur de Quidditch, les deux derniers ayant lieu ensemble.
Toutes les années peuvent tenter leur chance à l'une ou l'autre de ces différentes confrontations, mais je déconseille très fortement aux premières années de tenter d'autres épreuves que les concours théoriques. Le Tournoi est très dangereux et connaît un taux de mortalité de un contre deux, tandis que la coupe de Quidditch se joue à un niveau largement supérieur à celui des matchs internes à notre école. Tuer son adversaire durant le concours de duel n'est pas autorisé, mais je vous conseille d'être absolument sûr de vos capacités avant de vous y engager : ce n'est pas de l'argent ou votre honneur que vous y jouerez, c'est votre liberté ! Le gagnant de la finale obtient en récompense tous ses concurrents, et cela quel que soit leur caste, même si elle est supérieure à la sienne propre.
Vous allez aujourd'hui participer à votre première répartition. A la rentrée de janvier de votre troisième année et au début de votre cinquième, vous serez répartis de nouveau afin d'avoir la possibilité de bénéficier pleinement des avantages de chaque maison. Afin d'alléger la durée de la cérémonie, les élèves de cinquième année sont répartis le second jour de classe.
- Quelqu'un a-t-il des questions à poser avant le commencement de la cérémonie d'accueil ? Non ? Alors, mettez-vous en rang par deux, il est temps !
L'ordre fut bien rapidement exécuté, Harry se plaçant aux côtés de Hermione et se faisant précéder par Daphné. Ainsi, outre le fait de pouvoir admirer à son aise les fesses de son esclave blonde, il pourrait surveiller sa nouvelle recrue et l'empêcher de se plaindre à de quelconques professeurs si elle parvenait à vaincre son Imperium.
La masse soudainement calme des centaines de premières années se mit en branle, et notre camarade s'enfonça à travers la porte qui menait vers son destin… avant de perdre son habituel visage impassible.
Là, sous les yeux émerveillés des nouveaux élèves, disposées dans la majeure partie de la longueur de la pièce, se trouvaient quatre immenses tables, chacune recouverte d'une épaisse nappe brodée de deux colorations respectives. Au fond de la salle, placé perpendiculairement aux élèves, le buffet des professeurs arborait fièrement un excellent et habile mélange des huit couleurs représentatives des lieux.
De l'extérieur, la Grande salle ne mesurait que vingt mètres sur trente, simple structure romane couverte de décorations gothiques. Mais ce qui participait largement à faire sa renommée était l'incommensurable quantité de sortilèges qui la garnissait.
Entre autres, des charmes d'agrandissement faisaient passer sa tailler interne de quinze mètre de largeur sur vingt-cinq de longueur à plus de octante sur plus de cent trente. Un magnifique charme d'illusion dissimulait l'incroyable architecture d'énormes poutres de bois avec l'illusion parfaite d'un ciel enchanté reproduisant le temps extérieur sans ses inconvénients.
Le mur faisant face à l'immense porte d'entrée était constitué de vitraux merveilleux représentants les quatre fondateurs, Godric Gryffondor d'Orficor, Helga Olfveane Poufsouffle, Rowena Eterlia Serdaigle, et Salazar Claudius Serpentard. Chacun d'eux occupait un quart de la largeur de la façade vitrifiée. Au dessus d'eux, placées respectivement et parallèlement dans deux cercles, deux mains fatiguées reposaient au dessus de leurs têtes, tandis qu'une ultime paire de mains sertie d'un unique anneau d'or au majeur de la droite dominait le tout en l'entourant depuis le sol jusqu'au plafond, dans un geste visiblement protecteur. Encore au dessus du tout, un ultime vitrail horizontal révélait une phrase étonnante par la grâce de la Lune, le texte écrit en un étrange alphabet latinisé calligraphié en écriture gothique :
Ici hé Stótlas, cité té itolatsé. El t'óclisa sta la tsétsoase te tan tih fus siì, El été catis ut tatus à sté, Tsé oté lé stocse ès stós t'èl se setotès àfì !
Les façades de côté de la salle étaient couvertes de tapisseries d'or et de soie serties de pierres précieuses et mises en mouvement par d'incroyables sortilèges. Les scènes représentaient les grands évènements de l'Histoire de Poudlard depuis Le Temps Autorisé.
Harry, Hermione et Daphné n'eurent néanmoins pas le temps d'admirer plus précisément les lieux, une étrange voix rauque retentissant de façon tout aussi soudaine que le silence…
Bonjour à tous et à toutes,
Approchez et venez,
N'hésitez pas, prenez la route,
Mettez-moi sur votre tête et allez !
Le Choixpeau je me nomme,
A Poudlard, nul ne me conteste,
J'ai ici pouvoir sur tout Homme,
Venez donc pour passer mon test !
N'ayez pas peur pour vos cheveux,
Ils repousseront bien vite après la coupe,
Et si vous êtes généreux,
Je vous laisserais une houpe !
A Gryffondor vous vous rendrez,
Si vous êtes fort et courageux,
Attention néanmoins à la témérité,
La vie n'est pas un jeu !
Chez Poufsouffle vous irez pour sept ans,
Si vous êtes aimable et loyal,
Prenez garde toutefois, niais enfants,
Car certains ici dehors pensent à mal !
Avec Serdaigle aucun savoir ne sera tu,
Si érudit et patient vous êtes,
Attention malgré tout, de préconçus
Il ne faut pas trop remplir votre tête !
Pour à Serpentard aller, approchez,
Ambitieux et rusés sont les serpents,
Beaux parleurs et sacrés piégeurs vous deviendrez,
Mais prenez garde à certaines gens !
Vous êtes à Poudlard, cité des Susnommés,
N'oubliez pas la Mémoire de Temps qui furent miens,
Vous êtes ici dans une nature en paix,
Mais ôtez le pauvre hère et vous connaîtrez l'Ancien !
Voilà, telles étaient mes paroles,
Et n'oubliez pas mes enfants,
Venez, que de votre vie je sois la rigole,
Venez m'entendre chanter pour sept ans !
Et mon conseil de l'année :
Akiónrètaè da Mèknên vôn vôl aks tonènrètaè !
Au milieu des élèves, aucunement intéressé par la chanson, Harry avait initiée une conversation avec un voisin proche, Draco Malfoy, sur la façon dont l'artefact rapiécé répartissait les élèves. A première vue, il s'agissait tout simplement d'un moyen tout particulièrement malin de développer les facultés et talents propres à chaque élèves en les mettant dans des lieux où ils n'auraient guère possibilité de les travailler. Cela forçait donc à travailler plus pour se pencher sur les matières où l'on avait des facilités ou des intérêts, et cela augmentait donc proportionnellement les résultats de l'ensemble des élèves. En s'intéressant quelque peu au système éducatif du monde sorcier, comme l'avait fait Harry durant les vacances, l'on découvrait que cette réussite globale permettait aux écoles d'être particulièrement bien placées dans l'ensemble des instituts mondiaux, et donc de recevoir une plus grande somme de gallions pour se développer… il y avait bien entendu fort à parier que cet argent partait principalement dans les poches du directeur et de ses adjoints.
Juste à côté de notre ami, son interlocuteur continuait à parler, et le sortit soudain de ses pensées en effleurant un sujet intéressant.
- C'est fort simple, dit Drago, sûr de lui. Les Gryffondors sont les imbéciles, les Poufsouffles, les pleutres, les Serdaigles, les « Je sais Tout », et les Irrépartissables sont les incapables. Du moins, c'est là la définition générale. En réalité, c'est la maison des esclaves, il n'y a presque que cela là bas. En définitive, seule Serpentard a une réelle valeur.
- Imbécile ! S'exclama sévèrement Harry, se moquant de se faire entendre. Les Fondateurs sont décrits comme des Sorciers d'une grande intelligence ! Ils n'auraient pas créé ce système si c'était pour agir comme cela ! L'on est plutôt placé en fonction des qualités dont l'on est dépourvu !
- Enfin un qui a compris ! S'exclama le Choixpeau depuis son tabouret.
Maints regards incompréhensifs s'élevèrent alors, en provenance des élèves.
- Et bien quoi ? Vous ne pensez tout de même pas que vous êtes répartis de façon à accentuer une qualité que vous possédez déjà ? Il faut réfléchir un peu, enfin ! Ce serait complètement idiot ! Et puis, regardez-vous ! Maints Gryffondors de première année n'ont aucun courage, la plupart des Poufsouffles sont traîtres, les Aiglons sont parfois littéralement analphabètes, et les Serpentards se feraient vendre la lune pour un gallion !
A cette petite leçon de morale, personne dans l'immensité de la salle n'eut le courage de répondre publiquement. Le Choixpeau était un artefact connu comme ayant une personnalité propre très… « différente ». Seul le respect centenaire envers son autorité faisait que ses petits écarts de comportement étaient acceptés.
Dans le groupe des premières années, deux personnes n'avaient pas écouté la remontrance. La première était un jeune garçon nommé Ronald, et la seconde –de sexe inidentifiable- se nommait Drago…
Cette façon d'être répartis n'est pas bête, pensa le roux en se tenant droit malgré la lourdeur de son collier d'esclave. Il paraît que le Choixpeau nous laisse le choix de notre maison si on le veut… si je le manipule bien, je pourrais trouver une maison particulièrement adaptée à mes désirs d'émancipation…
Quel culot peut avoir ce simple sang-mêlé de premier clan ! S'exclama mentalement l'albinos fier comme un paon. Oser nous ridiculiser ainsi, nous, Drago Malfoy, une pure personne au sang le plus pur qui soit ! Il nous est véritablement impossible de laisser passer cela ! Nous lui montrerons qui dirige dès que cela nous sera possible !
C'est sur cette résolution qu'il tourna son regard sur le début de la cérémonie de la répartition, avec l'appel du premier nouvel élève…
- Abbot, Hannah !
Une jeune fille aux cheveux blonds comme les blés s'avança alors rapidement, sous les regards scrutateurs de l'ensemble de la grande salle.
Une née de Moldus, pensa aussitôt Harry. A voir sa façon d'être de fille libérée…
Il est certain que -pour ce qu'il en avait vu jusqu'à maintenant en faisant ses emplettes de rentrée et dans le comportement de Daphné-, ce n'était pas les demoiselles sorcières qui souriaient à tout va, contentes de découvrir un monde nouveau, et qui se montraient exubérantes dans leur démarche. Régies par une sévère étiquette, elles devaient garder le plus souvent possible un visage impassible et un regard dur, afin « de ne pas trahir leur rang ».
Ce qui est complètement ridicule, se dit notre ami.
Non loin de là, une célèbre pièce de tissu menait une autre discussion mentale…
Alors, jeune fille, où allons-nous te mettre ? Voyons, tu es une née-de-moldus… ma pauvre, je te plains sincèrement.
Pourquoi ça, monsieur ? Pensa innocemment la jeune blonde.
Je préfère ne pas te le dire, tu le sauras bien assez tôt, ma pauvre… Alors, donc, voyons… pour ta part, je vois une grande innocence qui sera bien vite perdue, une loyauté sans pareille pour les tiens… Poufsouffle te conviendrais fort bien… Mais du fait de ton origine je n'ai pas le choix… ô Père, pardonnez ma lâcheté !
Quoi ?
- IRREPARTISSABLE !
Aucun applaudissement n'accueilli la nouvelle élève, qui s'empressa de gagner timidement la table la plus reculée de la salle, parmi des enfants et adolescents au regard bas, fixant leurs assiettes vides d'un regard absent… un étrange pressentiment la gagna à ce moment là.
- Bones, Susan !
Une autre adolescente blonde sortit de la masse des élèves en attente d'être répartis, marchant dignement dans le respect le plus total de l'étiquette qui lui avait été inculquée dès son plus jeune âge.
Hum, elle est pas mal, pensa Harry. Très certainement de Sang-pur… je me demande si sa famille a des dettes qui pourraient me permettre de l'acheter…
- POUFSOUFFLE !
A ce moment, de véritables hurlements de joie jaillirent de toutes parts de la maison des Blaireaux.
Une trentaine d'élèves furent encore répartis, avant qu'une nouvelle tête n'intéresse soudain Harry.
- Brocklehurst, Mandy !
Cette fois-ci, il s'agissait d'une brune aux longs cheveux et au regard sévère caché derrière d'épaisses lunettes. Il ne lui fallut que quelques instants -au cours desquels elle fut intégralement détaillée par une certaine personne de notre connaissance-, pour que le Choixpeau l'envoie à Serdaigle.
- Brown, Lavande !
- Hum… GRYFFONDOR !
Mouaif… pas bien terrible… elle est déjà ridée !
- Bulstrode, Milicent !
Ah, ça, au moins, c'est intéressant !
La jeune fille qui s'avança en direction du Choixpeau avait en effet tout pour plaire à Harry et à sa mentalité perverse. De longs cheveux noirs plongeaient presque jusqu'au sol, suspendus à une tête maigre accrochée à un corps qui semblait ne pas avoir mangé à sa faim depuis bien longtemps… à en juger par la place qu'il y avait autour du collier d'esclave niché autour de son cou. La jeune brune avait plus que visiblement été refaite magiquement, du moins à en juger par ses formes adultes et par le décolleté de sa tenue, qui révélait plus qu'à moitié une opulente poitrine artificielle. Ses trais doux et enfantins contrastaient pourtant nettement avec son corps, donnant ainsi un mélange qui paraissait contre-nature. Il n'y avait là aucun doute sur l'avenir que ses maîtres lui réservaient…
- SERPENTARD ! Hurla alors le Choixpeau.
Souriant tout soudain d'une façon charmeuse très certainement apprise à coup de sortilèges de douleur, la nouvelle rampante continua son rôle ondulatoire en direction de son maître… Draco Malfoy. D'une voix basse que seuls ses voisins directs entendirent, il ordonna :
- Dès que tu seras dans nos appartements, tu te prépareras à recevoir tes clients de la soirée. Le prix le plus élevé sera de vigueur jusqu'à nouvel ordre.
- Bien, mon maître, répondit en souriant la jeune fille.
Il n'y avait effectivement plus aucun doute sur l'usage qui était fait d'elle.
Juste à côté de son maître, Daphné pensa qu'elle avait échappé de bien peu à cet apprentissage religieux que suivait la jeune sorcière. Bien qu'elle fût très pieuse, elle n'avait jamais eut un goût particulier pour la vie religieuse que semblait affecter sa camarade.
Les sorciers étaient effectivement en de nombreux points différents des Moldus, notamment pour la façon de définir l'acte sexuel, qui était hautement régulé par leur religion (III).
- Crabbe, Vincent !
A la vue dégoûtée d'Harry, une espèce de cachalot qui lui rappela immédiatement Dudley se déplaça laborieusement en direction du Choixpeau. S'asseoir sur le tabouret fut pour lui un acte d'une extrême difficulté qui provoqua des rires dans une bonne partie de la salle. Enfin, le vieux morceau de tissu s'écria :
- SERPENTARD !
De même que Milicent Bulstrode, le garçon se rendit auprès de Malfoy avant de s'asseoir à sa place à la table des sifflants.
- Dès que possible, murmura le blond, tu mettras tes chaînes et te prépareras à mon entraînement aux sortilèges de douleur.
- Finnigan, Seamus !
- IRREPARTISSABLE !
- Granger, Hermione !
Nous y voilà donc, pensa immédiatement Harry.
- Allons, vas-y Hermione, et n'aie pas peur ! Moi présent, il ne t'arrivera rien.
Ne pouvant s'empêcher de trembler, notre triste amie s'empressa de prendra sa place sur le tabouret précédemment maltraité…
Hum, bien le bonjour jeune fille, pensa le Choixpeau. Alors, qu'avons-nous là… tu as été asservie durant le voyage en train ? Ma pauvre… au moins, il semblerait que ton maître ne te veule aucun mal. Harry Potter, hum ? Il n'a pas l'air bien méchant, à ce que mes déchirures oculaires peuvent en voir. Alors, assez pensé. Pour toi, je vois que tu es extrêmement effrayée par ce monde étrange que tu découvres de la plus brutale des façons. Néanmoins, je vois un grand courage, tu es prête à te lancer à corps perdu sur la voix qui te permettra de t'émanciper. Ta peur te fait néanmoins hésiter. Gryffondor serait parfait pour toi, afin de t'aider à agir plus. C'est bien pourquoi je vais te mettre chez les…
- IRREPARTISSABLE !
Un sourire de la part d'Harry rassura justement Hermione sur la suite des évènements. C'est donc légèrement moins anxieuse qu'elle alla s'asseoir aux côtés de sa camarade Hannah Abbott. Celle-ci était visiblement tout aussi apeurée qu'elle.
- Goyle, Grégory !
- SERPENTARD !
- Greengrass, Daphnée !
Nous y voilà ! Pensa immédiatement Harry.
- Allons, dit-il, vas-y Daphné ! Même maison qu'Hermione.
- Oui, mon merveilleux maître ! Répondit la jeune blonde en chuchotant pour ne pas se faire entendre.
Après tout, hormis avec son maître, elle était d'un naturel relativement pudique…
D'une démarche fière, noble et gracieuse qu'elle avait répétée tout l'été sous la direction perverse de son propriétaire, elle s'avança alors en direction du Choixpeau…
Voyez-vous cela, pensa celui-ci, une bien belle jeune fille que voici… Dis-moi, tu sembles réellement aimer ton propriétaire. Il ne te fait pas de mal, mais a une façon toute à lui de vivre, l'on dirait.
Envoyez-moi chez les irrépartissables, vieux machin rapiécé ! Pensa Daphné en réponse. Mon merveilleux maître me l'a gentiment demandé, il faut que je le satisfasse !
Tu sembles grandement apprécier ton maître, effectivement… ma chère, ne perds pas de vue que tu es une personne indépendante ! Mène ta vie par toi-même, sans laisser les autres en décider !
De quoi je me mêle ? Obéissez !
- IRREPARTISSABLE ! Cria alors le Choixpeau, accomplissant ainsi le vœu de Daphné.
Ne pouvant s'empêcher de sourire, celle-ci marcha alors droit aux côtés d'Hermione, n'allant pas voir son maître conformément au plan qu'elle avait orchestré avec lui.
Durant l'été, elle avait effectivement informé celui-ci des traditions sorcières et des risques éventuels qu'ils encouraient. C'est ainsi, par le biais de toutes ces informations, qu'il avait monté un plan précis pour mener à bien sa scolarité à Poudlard…
- Londubat, Neville !
Un jeune discret que Harry n'avait pas remarqué s'avança alors en sautillant plus qu'en marchant. Il avait l'air d'une extrême timidité, et ne semblait pas avoir grande confiance ne lui-même… Il trébucha même lorsqu'il s'agit de prendre place sur le tabouret du Choixpeau…
En quelques instants seulement, l'antique vieux machin s'exclama :
- Gryff… IRREPARTISSABLE !
Tout tremblant, le jeune garçon fit soudain jaillir des larmes de terreur, et hurla :
- NON ! Pas là bas ! Pitié ! Tout mais pas là bas !
Un sortilège discrètement lancé par McGonagall le convainquit finalement de se rendre dans sa nouvelle résidence…
- Malfoy, Draco !
Enfin, notre tour ! Pensa l'albinos. Il est temps ! Quelle honte qu'une pure et supérieure personne comme nous dusse attendre ainsi et passer à la suite d'impurs et de traîtres aux Dieux !
Bien, bonjour, pensa à son tour le Choixpeau lorsqu'il fut installé sur les cheveux blonds.
Envoyez-moi à Serpentard, artefact imbécile ! Devoir rester en contact avec vous, qui avez été porté par tant de têtes impures, est une insulte à notre supériorité !
Malpoli ! S'insurgea le Choixpeau. Fais attention à ce que tu dis, ou tu ne feras pas long feu dans ce monde, gamin !
C'est ce que nous verrons ! Nous avons dit…
- SERPENTARD !
Tout de même !
Sans attendre un instant de plus, Draco retira le Choixpeau, et avec toute la rapidité que lui autorisait l'étiquette sorcière, il fourra celui-ci dans les mains de McGonagall, avant de se jeter une succession de sortilèges de nettoyage. Puis, un air plus que suffisant s'affichant en un instant sur ses traits, il se dirigea droit en direction de la table des Serpents, prit place au milieu de ses esclaves, et laissa la dénommée Milicent serrer contre lui son corps trafiqué.
Je rêve, pensa Harry, s'imagine t'il réellement paraître important ainsi ? C'en est encore un qui n'a rien compris à la réalité des choses, tout formaté qu'il est par la propagande suffisante de ses parents !
- Potter, Harry !
Ah, c'est à moi ! Allons affronter le destin !
D'un pas qui paraissait plus que parfaitement naturel, bien qu'un peu crispé, Harry s'avança en courbant légèrement le dos. Faisant appel à tous ses talents de comédien, il fit en sorte que personne ne puisse apercevoir son cou dénudé, puis prit place en faisant mine d'avoir quelques douleurs musculaires… cela trahirait plus que visiblement le fait qu'il était régulièrement battu.
Car effectivement, Harry avait pour intention de se faire passer pour un esclave comme un autre.
Tiens, c'est donc toi, Harry Potter ! Tu sembles être un bien étonnant personnage, dis-moi. Ta façon de posséder tes esclaves est très efficace, mais ne semble pas avoir beaucoup de morale.
Bien le bonjour, répondit Harry. Ce que je fais avec mes esclaves ne regarde que moi, monsieur. Je n'ais pas le moins du monde l'intention de les maltraiter, si c'est ce que vous pensez.
Pourtant, ton obsession pour le corps féminin est très… à part.
Ma morale est réfléchie, non pas dictée par d'autres et établie selon des faits plus nébuleux qu'autre chose. Maintenant, s'il vous plaît, laissez-moi rejoindre mes esclaves. Je n'aime pas les laisser seules dans ce monde violent.
Que puis-je répondre à cela ? Bien…
- IRREPARTISSABLE !
Un air fort craintif s'affichant soudain sur son visage, Harry redonna le vieux machin à la maîtresse des métamorphoses, puis se rendit le plus discrètement possible à la place que Daphné lui avait gardée entre elle et Hermione.
- Weasley, Ronald !
Le jeune garçon roux côtoyé durant le voyage en barque sur le lac de l'école avait clairement changé de comportement, lui aussi. Si, précédemment, il paraissait fier, il arborait maintenant un air morne et résigné, bien plus adapté lorsque l'on savait qu'il était esclave depuis sa plus tendre enfance.
Aurait-il quelque peu comprise la réalité des choses, lui aussi ? Se questionna Harry. Il faudra que je me penche sur son cas, dès que je pourrais.
- GRYFFONDOR !
Etonnant ! Pensa la majeure partie des spectateurs. Un type ouvertement esclave qui ne va pas chez les irrépartissables ! C'est de plus en plus rare…
- Zabini, Blaise !
- SERPENTARD !
Hum, visiblement encore un esclave de Malfoy ! Se dit Harry. Il dispose d'une petite armée en devenir, celui-là… il est idiot, mais s'il est bon manipulateur, il pourra potentiellement devenir dangereux.
Et, comme l'avait prophétisé notre ami, le garçon noir s'avança en direction de Malfoy avant de s'incliner profondément devant celui-ci, à l'indifférence quasi générale.
Discrètement, usant du relâchement d'attention que provoquait l'imminente arrivée du repas, Harry s'approcha alors d'Hermione, profitant qu'elle lui tournât le dos, et posa sa baguette sur le collier de la nouvelle Irrépartissable.
- Oubliettes, murmura t'il.
Les colliers d'esclaves étaient des artefacts complexes équipés de nombre de sortilèges automatiques qu'il était possible d'activer à la demande par celui qui bénéficiait du contrôle de l'objet. Un sortilège d'oubli était entre autres très utile pour faire oublier un mauvais traitement à un esclave, ou des ordres quelque peu compromettants… en l'occurrence, Harry souhaitait que sa possession ne se souvienne pas de sa précédente sévérité à son encontre. Il voulait qu'elle devienne sa fidèle servante comme Daphné, mais ne souhaitait pas la forcer plus qu'il ne l'avait fait précédemment.
Le repas apparut tout soudain dans l'imposante succession de plats d'or qui se trouvaient artistiquement disposés sur l'ensemble de la table des irrépartissables. A son grand étonnement, il remarque que celle-ci avait droit à de bien moins grosses quantités que les autres maisons, et juste des plats plus que basiques…
Allez chercher à comprendre le sens de l'hospitalité des Sorciers ! Se dit Harry. Il me semble que cela est d'ores et déjà peine perdue.
D'un regard en biais, notre camarade put remarquer que les années supérieures de sa maison mangeaient le plus possible, comme si un tel repas était pour elles une exception.
Lorsque le repas s'acheva finalement, il fut temps pour les nouveaux élèves d'accomplir l'ultime formalité du jour, à savoir le logement…
- Mr Potter, demanda McGonagall à Harry, Chambre ou dortoir ?
- Chambre, professeur, répondit Harry. Une pour moi et mes deux compagnes.
- Quelle taille ?
- La plus grande et luxueuse possible, je vous prie. Mon glorieux maître l'a demandé.
- Fort bien, cela lui coûtera donc cinquante galions par mois et par personne. La salle commune des Irrépartissables se trouve au second étage. Suivez le Préfet de votre maison ou l'un de ses surveillants pour la trouver. Voici un plan pour vous rendre vous-même à votre chambre parmi la multitude.
- Bien, je vous remercie, Professeur. Bonne soirée à vous.
- Vous de même, Monsieur Potter.
Harry s'en alla alors sous le regard appréciateur de la Maîtresse des Métamorphistes de Poudlard. Ce jeune garçon lui plaisait, avec sa politesse parfaite sans la moindre trace d'hypocrisie. Quel dommage qu'il fut déjà esclave… elle l'aurait bien volontiers capturé !
Si elle savait que ce comportement n'était dût qu'au talent de comédien naturel du garçon, qu'il avait développé durant toute son enfance…
…
Rejoindre les quartiers de la Maison des Irrépartissables ne s'était pas fait sans peine. En effet, la croyance commune était qu'il s'agissait de la maison des esclaves, et toutes les personnes libres qui y étaient envoyées étaient d'office considérées comme candidates à un servage éternel, sans distinction de sang. Et, contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'était pas les autres élèves qui « capturaient » le plus d'esclaves… c'était bien les professeurs.
La plupart de ceux-ci accompagnaient les Irrépartis tout le long du trajet menant à leur salle commune, expliquant vouloir aider les enfants à trouver le chemin de leur salle commune, et répondre à toutes leurs questions. En réalité, il s'agissait ni plus ni moins d'inspecter la marchandise de l'année.
Comprenant immédiatement cela, et avertit par Daphné du piège immonde que représentait cette méthode, Harry profita du passage dans un sombre couloir pour se passer au cou une copie d'un collier de servage tel qu'en possédaient Daphné et Hermione. Au vu des regards des professeurs, seules les jeunes filles semblaient avoir un intérêt, mais il ne fallait pas douter que les garçons étaient appréciés pour leurs services dans les travaux les plus physiquement laborieux.
Pariant sur le fait qu'aucun enseignant n'avait prit la peine de retenir les listes d'enfants libres entrants dans la maison, il adopta une position et un air particulièrement maladifs, histoire de faire croire à une maltraitance déjà ancienne. Bien entendu, l'ajout rapide de quelques traces de maquillage bleuté pour faire croire à des traces de coups n'était qu'optionnel. Tout comme sa démarche boiteuse…
Juste à côté de lui, Daphné avait adopté le même comportement, pratiquement tout aussi convaincant, et voyait sa main droite être littéralement broyée par la poigne terrorisée de Hermione. Celle-ci était loin d'être une imbécile, et elle avait bien vite compris les mœurs généraux de la société des sorciers… et ce qu'avait fait le dénommé Harry Potter pour elle. Au vu comportement de Daphné, il n'était pas un mauvais maître, contrairement à la plupart –au vu de l'état déplorable de certains de leurs camarades esclaves, et au vu de la comédie qu'il avait entreprise-.
- Hermione, dit-il à son oreille en s'approchant d'elle, je sais que tu m'en veux énormément, mais s'il te plaît, ne trahit pas mon état réel. Si je suis capturé, tu resteras mon esclave, mais tu devras aussi obéissance à mon propre maître potentiel. Je ne suis pas mauvais, mais c'est loin d'être le cas de certains. Tu n'as pas idée de ce à quoi la plupart des esclaves servent.
- J'ai peur de l'imaginer, répondit la jeune fille, la voix tremblante, se retenant visiblement de pleurer de peur.
Le silence se fit dans les rangs d'esclaves et d'enfants promis à un dur destin. La large troupe venait d'entrer dans un long couloir qui menait droit à ce qui était visiblement la salle commune des Irrépartis. Celle-ci était taillée dans un bois massif à l'apparence toute particulièrement solide. Hormis un « P » artistiquement sculpté, il n'y avait aucune décoration. Ce qui retenait le plus le regard était les quelques dix verrous magiques qui la sertissaient de toutes parts, mettant ainsi immédiatement mal à l'aise quiconque la voyait. En un seul mouvement de baguette, l'un des professeurs ouvrit l'huis et scella ainsi le destin de maints enfants…
La salle commune des Irrépartissables était réellement tout ce qu'il y avait de plus choquant. Il s'agissait d'une immense pièce dont la place principale était creusée dans pas moins de quatre étages. De chaque côté, des escaliers partaient vers les hauteurs et les chambres ou dortoirs… ce qui choquait était le fait que les escaliers de gauche étaient luxueux, et que ceux de droite étaient tout particulièrement délabrés. Une autre chose étonnante était la répartition des pièces secondaires… si les portes des chambres avaient une apparence fastueuse, les murs des dortoirs n'étaient constitués que de simples barreaux… les élèves réduits à l'état d'esclaves dormaient tous dans de simples cages.
Un mouvement de foule eut tout soudain lieu. Les années supérieures, sachant d'ores et déjà ce qui allait se passer, coururent dans un désordre complet en direction de leurs « luxueux appartements » avec salle de bain inexistante et pot de chambre unique par dortoir.
Ce fut immédiatement l'étonnement général parmi les élèves de première année. Comprenant ce qui se passait, Daphné prit solidement les mains d'Harry et Hermione, comme cela avait été prévu avec son maître, et les entraîna sur le bord de la salle… pour observer un bien écoeurant spectacle.
Les autres esclaves s'étaient eux aussi écartés contre les murs, découvrant leurs colliers pour montrer leur statut de servage forcé, tandis que les innocents enfants Nés-de-Moldus regardaient dans tous les sens, soudainement inquiets à juste titre.
D'un commun accord et avec des gestes vifs comme l'éclair, les professeurs et autres responsables dégainèrent leurs baguettes, leurs regards doux se chargeant d'avidité, et les incantations des sortilèges de douleur retentirent en une seule fois dans le silence anxieux de la salle.
Hermione eut soudain une folle envie de vomir à la vue de ses camarades se jeter au sol en hurlant et convulsant comme si leur vie en dépendait. C'était réellement écoeurant de voir des enfants si innocents souffrir d'une façon aussi ignoble, torturés par des gens en qui ils avaient fait confiance...
Reprenant ses esprits après le choc provoqué par ce répugnant spectacle, et faisant fi des hurlements poussés par ses camarades, Harry s'empressa d'en arracher son regard et celui de ses esclaves, et s'en fut prestement en direction des chambres, suivant le plan que lui avait donné le professeur McGonagall. Mais, à sa grande angoisse, il fut bien vite interrompu…
- Vous êtes un élève libre, monsieur Potter ? Demanda soudain une voix doucereuse.
Se tournant en direction de la personne lui ayant parlé, Harry put voir un type étrange à la longue robe verte et aux longs cheveux noirs coiffés en queue de cheval qui lui tombaient jusqu'à la taille. Un air intéressé transparaissait dans le regard de cet inconnu. Il tenait déjà par la main deux nées de moldus transformées en légumes par ses soins, mais il n'y avait aucun doute qu'il avait envie d'acquérir un esclave supplémentaire. Et il n'y avait aucun doute que sa nuit allait se finir en orgie…
- Non, Monseigneur, répondit notre jeune camarade d'une voix faussement craintive, tandis que Daphné et Hermione baissaient la tête, comprenant immédiatement ce qu'il leur fallait faire.
- Alors en ce cas, pourquoi vous dirigez-vous en direction d'une chambre ? Les esclaves doivent se rendre dans les dortoirs !
- J'ai une autorisation spéciale de mon maître, monseigneur, répondit humblement Harry en s'efforçant de paraître craintif. Je suis accompagné de ces deux femelles ici présentes pour réaliser mes études dans les meilleures conditions. Mon maître m'a ordonné d'obtenir les meilleurs scores possibles dans le but de devenir médicomage, neurosorcier et chirurgien-enchanteur.
- …et qui est votre maître, monsieur Potter ? Demanda curieusement le professeur inconnu.
- Il s'agit de Monseigneur James Trassave, monseigneur.
- Trassave, dites-vous ? Je ne connais aucune noble famille de ce nom là…
- Mon maître est d'origine Française, Monseigneur, et il habite dans le monde Moldu pour gérer son entreprise de capture le plus efficacement possible. Il est membre du premier clan de la caste des sangs-mêlés.
Seul un regard noir lui répondit. Le sorcier n'avait guère d'autre choix que de croire cet élève, malgré l'étrangeté du nom de son maître. S'il avait menti, même simplement en partie, son collier l'aurait puni d'un puissant sortilège de douleur qui l'aurait jeté au sol en un instant.
Tournant le dos, vexé, l'enseignant esclavagiste s'en fut alors vers de nouvelles occupations, laissant nos trois amis gagner librement leur chambre. Le barbare ne s'en alla néanmoins pas bien loin, et jeta ses victimes au sol avant de dénuder une année supérieure d'un coup de baguette et de sortir la sienne propre pour assouvir ses sauvages pulsions. A voir la façon dont celle-ci se prêtait à la débauche, cela faisait déjà des années qu'elle servait ainsi de poupée sexuelle…
D'un léger regard détourné, Harry put voir les élèves nés de Moldus subir les sortilèges de douleur imposés par leurs nouveaux colliers… enfermée dans la cage des premières années, désormais vêtue en tout et pour tout d'une sorte de long maillot qui lui tombait jusqu'aux genoux et qui semblait taillé dans deux chiffons sales, la jeune Hannah Abbot pleurait toutes les larmes de son corps, comprenant à sa plus grande horreur toutes les insinuations du Choixpeau.
Je l'aiderais ! Se promit Harry. Elle est trop belle et innocente pour rester ainsi torturée. Patiente, ma jolie, et soit forte ! Unis toi avec tes camarades pour résister, je ferais tout ce que je peux pour vous acquérir et vous sauver du servage !
A l'insu de notre ami, Hannah releva la tête, surprise, et tourna son regard vers lui, les larmes déchirant son frêle visage. Avait-elle entendu ce qu'il avait pensé ?
Afin d'éviter d'être de nouveau interrompu par un importun impromptu, Harry pressa le pas et monta les escaliers jusqu'à sa chambre réservée, selon le plan que lui avait donné le professeur McGonagall. A sa grande joie, il se trouvait au plus haut de la salle commune des Irrépartis, dominant la totalité de la salle. Peu de choses pouvaient plus flatter son ego que cette sensation jouissante de domination sans partage.
Si la porte de sa chambre n'était guère différente de celle de l'entrée principale, les intérieurs comparés pouvaient sans peine faire croire au noir et au blanc tant ils étaient différents. La salle commune était froide, et les hauts vitraux encastrés dans ses murs donnaient une lueur lugubre et inquiétante. A l'inverse, la chambre était spacieuse et éclairée par de nombreuses fenêtres. De luxueux meubles la garnissaient, avec un énorme lit à baldaquin pour deux personnes, une impressionnante armoire raffinée aux ornements recouverts de feuilles d'or, une commode semblable, et plusieurs étagères dont une servait de bibliothèque privée d'ores et déjà garnie. La large table ronde de chêne massif sculptée artistiquement et recouverte d'une unique stèle de marbre blanc sertie d'ouvrages d'argent devait à elle seule valoir autant que la maison des Dursley. Il y avait même deux pièces attenantes que Harry devina de suite être la salle d'eau et la cage des esclaves… du moins, il le supposait, au vu de la large baie vitrée pouvant être rendue transparente ou opaque par magie qui constituait l'entrée de la première pièce, et des nombreuses serrures qui se trouvaient sur l'autre.
- Bien ! S'exclama Harry en fermant la porte de la chambre à clef. Hermione, mets-toi à l'aise et déballe nos affaires, s'il te plaît. Daphné, tu sais ce que nous avons à faire ?
- Oui, maître, répondit la blonde en affichant tout soudain un air sérieux. Je suis prête !
- Bien, alors prépare les manuels ! Nous attaquons immédiatement les entrées, et allons ensuite rechercher les sortilèges d'espionnage.
Des sorts d'espionnage ? Pensa Hermione en se tenant immobile au milieu de la chambre. Nous n'avons même pas le droit à notre intimité ?
Sous le regard étonné de la brune, Harry et Daphné sortirent plusieurs cahiers Moldus de leurs valises, les ouvrirent à des pages précises, et se dirigèrent chacun vers l'une des issues de la pièce, avant de commencer à tracer des symboles complexes du bout de leur baguette.
- Que faites-vous ? Demanda-t-elle, intriguée.
- Nous installons des runes, répondit Harry. Afin de faire de cet endroit un repaire à peu près sûr.
- Des runes ? En quoi cela consiste t'il ?
- Tout simplement, il s'agit de tracer des signes en remplaçant l'encre habituelle par de la magie pure. Tu sais qu'elle peut être volatile, solide, liquide ou en éther magique ?
- Oui, j'ai lu cela. Tu veux dire qu'il est possible d'enfermer des sortilèges dans des symboles ?
Souriant face à la clairvoyance de son esclave, Harry répondit :
- C'est cela, tu as vu juste. Tout du moins, c'est là la définition générale. Les runes que nous utilisons aujourd'hui ont été développées par nos soins durant les vacances d'été, dès que nous en avons prit connaissance. Elles sont très différentes de celles des sorciers moyens. En fait, nous avons choisi comme mesure de sûreté de ne pas user des runes normalisées pour ce qu'elles sont connues, mais de les tracer en remplaçant les sortilèges à l'intérieur. Ainsi, la rune que je trace va renforcer la porte et son contour, tandis qu'un livre de cours sur les runes te dira qu'elle servira à chatouiller son porteur. Un quelconque imbécile qui la verra pensera qu'il ne s'agit ni plus ni moins qu'un simple graffiti tracé par ennui.
- Mais combien en traces-tu donc ? S'étonna Hermione, aussi intriguée qu'intéressée, en observant Harry écrire des dizaines de runes sur le mur.
- J'entoure complètement la porte ! Il ne faudrait pas qu'un professeur ou un autre esclavagiste entre dans la chambre pour nous asservir ou tenter de nous violenter. Là, je vais commencer à tracer un pentacle runique, ce qui me permettra de relier les runes de résistance avec d'autres de puissance, et encore d'autres de génération magique. Sans cela, une personne entêtée pourra tout de même entrer au bout d'un moment, et les runes cesseront leur effet dès que la magie que j'y ais insufflée sera usée. La rune de génération magique va être reliée à une d'accumulation afin de stocker le trop plein, elle-même reliée à une autre d'attirance magique, afin d'attirer la magie volatile qui imbibe les lieux, et ainsi devenir totalement autonome.
- Wow ! Je n'aurais jamais cru que l'on pouvait faire tout cela avec de simples symboles ! Tu crois que l'on en apprendra plus en cours ?
- En fait, Hermione, je ne voudrais pas te décevoir, mais les sorciers sous-estiment grandement la magie écrite, et ne l'on pas développée au-delà de quelques centaines de rune simples. C'est moi qui aie eue l'idée des pentacles, en m'inspirant des romans Moldus.
- Toi ? Mais, il faut des connaissances impressionnantes pour ainsi améliorer une science !
- Des connaissances, ou de l'imagination, tout simplement. Les sorciers semblent être presque totalement dénués de cette dernière.
- Et tu crois réellement que cela serait suffisant pour nous protéger convenablement ?
- Non. En réalité, ce travail n'est que le début d'un plan mûrement réfléchit. Dès que possible, j'acquerrais un certificat d'indépendance. Cela me permettra de ne plus pouvoir être capturé par quiconque si je pais une somme annuelle de dix mille gallions au Ministère de la Magie.
- Dix mille gallions ? S'étonna Hermione. Cela fait combien, en Livres ?
- Il y en a pour un peu plus de Trente mille livres, répondit Harry. Tel est le prix de la liberté dans ce monde corrompu qu'est celui des sorciers. C'est aussi pour cela que les Nés-de-Moldus ne peuvent que rarement acquérir un certificat : le prix en est trop élevé, ils ne peuvent gagner d'argent sorcier du fait de leur condition quasiment certaine d'esclaves, et n'ont de tout façon pas le droit d'accès aux textes de loi des Sorciers permettant de prendre connaissance de ce sujet, ceux-ci étant réservés à la caste des Sangs-purs.
- Quel horreur que ce système ! S'horrifia Hermione, sous le regard neutre de Daphné.
Il était vrai que le système de son pays était dur… mais c'était comme cela, et l'important était qu'il fonctionnait bien. Non ?
- Dès demain, j'envoie une lettre à mes parents ! Dit Hermione. Ils me sortiront d'ici !
- Je serais toi, je ne ferais pas cela, Hermione, répondit Harry.
- Pourquoi ? Les Sorciers ne les empêcheront tout de même pas de me récupérer ! Ils auraient des ennuis avec la loi !
Un large soupir lui répondit alors.
- Ah, Hermione, réfléchit un peu ! Les Sorciers sont plus de septante millions dans le monde ! Crois-tu réellement qu'ils vont se plier aux lois des Moldus ? Non, ils forment une société à part de tous points de vue, que cela soit pour les lois ou pour la culture. Les lettres qui sont envoyées aux Moldus sont toutes lues avant de partir, et sont réécrites s'il le faut ! Quand aux missives reçues par les élèves, elles sont lues à leur tour, et si elles révèlent des soupçons de la part des parents, alors une troupe de policiers sorciers est envoyée pour les asservir à leur tour, anéantissant ainsi toute chance et tout espoir de libération pour les enfants asservis.
En regardant son amie dans les yeux, il put voir que ceux-ci étaient dévorés par des larmes.
- Je… je suis toute seule, alors ? Je ne reverrais plus jamais mes parents ?
Ces quelques mots serrèrent les cœurs d'Harry et Daphné à l'extrême.
- Tu les reverras, répondit le jeune sorcier, car tu n'es pas seule. Je suis là, Daphné est là, nous sommes là.
- Mais tu as fait de moi ton esclave ! Tu es tout aussi mauvais qu'eux !
- J'ai fait cela pour te protéger, Hermione ! Tu as bien vu tout ce qui était arrivé aux autres enfants répartis dans notre maison ! Tu as bien vues les cages dans lesquelles ont les a enfermés !
- Oui, mais…
- Mais rien ! S'agaça Harry. Avec les professeurs, tu aurais d'ores et déjà été fouettée pour ta façon de parler, et même violée si tu avais plue à l'un d'entre eux ! Cesse de te plaindre, ou sinon c'est ce qui t'arrivera ! Selon les lois sorcières auxquelles nous sommes actuellement soumis, j'ai le droit de te vendre au plus offrant quand je le veux !
La sorcière ne répondit plus rien à cela, et se contenta de rester immobile au milieu de la chambre,
Je ne peux pas le croire ! Pensa-t-elle. Je suis seule, quoi qu'il en dise… Mais il n'a pas tort, je dois me montrer forte ! J'apprendrais de puissantes magies, et je prendrais la fuite pour retrouver papa et maman… je m'en fais la promesse !
Sans qu'elle n'y fasse attention, tandis que Daphné continuait à tracer des runes à tout va, Harry gardait son regard profondément fixé sur elle.
- Je devine qu'elles sont tes pensées, Hermione, dit-il. Tu veux devenir puissante pour imposer ta voix aux sorciers et sorcières.
D'un geste vif, il saisi la sorcière par les épaules, l'empêchant de bouger d'une poigne puissante.
- Tu n'y arriveras pas, asséna t'il. Ne prends pas les Sorciers pour des imbéciles ! Les esclaves n'apprennent que ce dont ils auront besoin pour servir leurs maîtres efficacement ! Dès qu'ils en savent assez, ils retournent au calvaire ! Seules les personnes de sang-pur ou du premier clan des Sangs-mêlés comme moi ont le droit à l'accès à la réelle science magique !
- Mais…
- Mais rien ! Je suis ta seule chance d'avoir un avenir ! Sans moi, tu es d'ores et déjà condamnée ! Je t'ai sauvée d'un servage dégradant, et te donne la possibilité d'étudier et de devenir suffisement forte pour pouvoir vivre comme tu le souhaites, et non pas par la simple volonté d'insuffisants mentaux ! Je suis du premier Clan de la Caste des Sangs-mêlés, je te le répète, cela veut dire que je suis l'héritier d'une famille de Sang-pur. Et j'ai accès à une bibliothèque personnelle impressionnante !
Harry se tut alors, et retourna à son ouvrage runique, laissant la jeune fille réfléchir à ses paroles. Ce qu'elle fit sans hésiter…
A bien y penser, une alliance avec ce type ne serait pas ce qu'il y avait de plus désagréable… à première vue, et après les observations menées sur lui et son esclave Daphné. De plus, cela faisait déjà plusieurs mois qu'elle pensait qu'il était grand temps pour elle de s'émanciper afin de ne plus être une charge pour ses parents. Elle savait bien qu'il lui restait de nombreuses années avant d'être majeure, mais le temps passait si vite… et puis, elle se sentait amplement prête à s'assumer -dans une certaine mesure-. Il y avait néanmoins une question qui la titillait furieusement.
- Je ne comprends pas, dit Hermione à son propriétaire. Tu habitais dans le monde Moldu, tu as découvert le monde sorcier avec toutes ses horreurs, mais tu es tout de même venu en connaissant tous les risques ! Pourquoi ?
- L'appel de l'aventure, Hermione, répondit Harry en se retournant vers elle et en arborant un sourire carnivore. Le goût du risque, tout simplement.
- Quoi ?
Cette simple réponse souffla littéralement la jeune sorcière. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle ne s'attendait pas à une telle réponse !
- Allez les filles, dit Harry en souriant perversement, déshabillez-vous !
- Quoi ? Répéta Hermione, éberluée. Mais…
- Ne discute pas ! Hurla Harry, mécontent. C'est un ordre ! A chaque fois que nous serons en privé, vous mes esclaves vous devez de vous laisser admirer, et donc d'être nues ! Si tu as peur d'avoir froid, lance-toi un sortilège de réchauffement !
La jeune fille avait presque les larmes aux yeux. Elle ne pouvait pas croire que sa situation avait ainsi changée en une journée. Ce type était fou, changeant du tout au tout !
- Mais, je…
Agacé par l'insolence de son esclave, Harry s'approcha alors d'elle et lui donna une forte claque, la projetant littéralement au sol par la même.
- Je t'aide, mais je veux une compensation ! S'exclama-t-il. Daphné ! Dénude là, et venez me rejoindre sur le lit ! Rapidement !
- Oui, mon merveilleux maître ! Répondit la jeune fille blonde, déjà nue, en se dirigeant vers Hermione.
La jeune fille se débattit tant qu'elle put, mais son collier lui rappela son servage par le biais d'un sortilège de douleur, moins puissant que le Doloris, mais tout de même… sans défenses, tremblante, elle se retrouva bien vite dénudée, et traînée de force sur le lit.
Là, Harry s'était lui aussi dévêtu, ne gardant qu'un simple caleçon, et laissa ses deux esclaves prendre place à ses côtés. Cela fait, il jeta un sortilège de sommeil à Hermione, suivit d'un autre, de conditionnement. Ainsi, elle entendrait toute la nuit la voix de Daphné réciter des poèmes à sa gloire… quelques jours ainsi, et elle n'opposerait presque plus de résistance morale à son autorité.
Je suis toute seule, pensa Hermione avant de s'endormir, versant une unique larme.
UMAP
Harry et ses esclaves
Pourquoi Daphné est-elle aussi obéissante à Harry ? La réponse est toute simple.
L'esprit enfantin est très facile à manipuler. Harry, très mature pour son âge, en sait quelque chose… et il a pratiquée une propagande titanesque à l'encontre de son achat. Petit à petit, il a annihilée sa capacité de réflexion propre à son sujet, et ne lui a pas laissée d'autre possibilité que de le penser merveilleux.
Cela peut paraître exagéré, notamment pour ce qui concerne les récurrentes félicitations que la jeune fille adresse à Harry. Mais cela ne l'est pas tant que cela. Toutes sortes de gourous, tout au long de l'histoire, ont pratiquées de telles ignominies. Le plus tristement célèbre d'entre eux se nomme Hitler…
Les sortilèges de conditionnement sont tout simplement une sorte de sortilège d'écoute qui répète sans cesse la propagande d'Harry sur ses esclaves.
Hermione est décrite dans le présent récit comme ayant une forte personnalité et une grande détermination. Il s'agit d'un moyen comme d'un autre que l'esprit retors de Harry a trouvé pour la faire flancher de la même manière que Daphné. Entendre sans cesse des félicitations à propos de son esclavagiste va tout d'abord l'empêcher de dormir. Puis, lorsqu'elle sera trop fatiguée pour ne pas s'endormir, alors son esprit sera petit à petit gravé de la propagande subie.
Ce style d'action est typique de la propagande subie dans maints pays, entre autre en Allemagne nazie, ou en URSS, où absolument tout était conçu dans un but propagandiste.
