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UN MONDE A PART

Chapitre Cinquième : Révélations

Merci de bien vouloir lire l'avant-propos du premier chapitre avant de débuter cette histoire. Tout commentaire jugé insultant sera supprimé (anonymes) ou signalé (signés).

Il est généralement admis que cette histoire doit être lue jusqu'au chapitre cinq inclu pour donner une estimation de la valeur de son contenu.

Quelques jours plus tard, Le sept septembre 1991. Jour sorcier du onze ovidàd. Le soir venu…

Depuis le jour de la rentrée des classes, le dimanche premier septembre dernier, le moins que l'on puisse dire est que Harry et ses chères esclaves n'avaient réellement pas chômé. Entre la paranoïa commune qui les animait, les cours et leur volonté de briller, ils n'avaient pas eut un seul instant de libre. Ce ne fut que lorsque la première fin de semaine arriva qu'ils purent quelque peu relâcher la pression.

A ce moment, Daphné révisait ses cours étendue sur le lit, dans le plus simple appareil, et Hermione était en train de lire un livre de métamorphose, vêtue et à part de son maître et de sa camarade. Harry, allongé lui aussi et habillé, une main appréciant la douceur de la peau de se chère la plus proche, étudiait un plan qui avait germé dans son esprit l'été précédent, tout en n'omettant bien sûr pas de zyeuter consciencieusement sa première acquisition.

En lui-même, dès qu'il avait apprit de la bouche de sa première esclave quel était le système scolaire de Poudlard, il s'était douté qu'il atterrirait dans la maison dite des Irrépartissables. Non pas que les autres lui déplaisaient, mais il n'avait pas le moins du monde l'intention de laisser ses esclaves aller ailleurs qu'à ses côtés.

Pour une personne libre, qui dit répartition dans la maison des esclaves dit servage immédiat au sein de l'école. Et Harry n'avait pas le moins du monde envie de passer toute son existence à la botte puante d'un maître mentalement incapacité tel que le paraissait le dénommé Dumbledore.

C'est pour cette raison qu'il avait passé une bonne partie du mois d'août à étudier les textes des lois sorcières, entre autres celles issues de sa bibliothèque familiale protégée par Gringotts, et entre autres celles récupérées dans la Bibliothèque Interdite de l'Allée des Embrumes.

Entre divers fous rires et moments de dégoût, il avait finalement découvert ce qu'il lui fallait : un vieux parchemin perdu au milieu d'une masse d'autres, à l'apparence si usée que l'on aurait put le croire devenu obsolète.

Il s'agissait en réalité de ce que l'on nommait un « certificat d'indépendance », un simple document officiel qui permettait, contre tribut ministériel, d'acquérir un sortilège corporel empêchant la capture via un collier de servage.

Ce sortilège corporel était en réalité un pentacle magique dissimulé en tatouage anodin. Cela avait grandement étonné Harry, qui avait cru quelques temps que les sorciers n'avaient jamais eue l'idée des pentacles. Pourtant, en recherchant dans les livres du sujet mis à sa disposition dans la bibliothèque privée de sa chambre, il n'y avait aucune trace de ce sujet… Autrement dit, il semblait censuré, ou tout du moins non enseigné.

Ce ne serait pas étonnant, pensa t'il. Le savoir étant le pouvoir, les familles possédant d'antiques bibliothèques n'en divulguent pas le secret…

Le fonctionnement d'un pentacle, en l'occurrence celui cité plus haut, était d'une simplicité étonnante. L'on pourrait sans peine le comparer à un système électronique. Un pentacle était tout simplement un ensemble de runes reliées entre elles par un « canal » de magie. Si unir deux runes suffisait à créer un pentacle, en réaliser un digne de ce nom était très difficile. Il fallait effectivement tenir compte des propriétés de la magie, calculer la puissance disponible pour chaque rune, adapter le tout… une ensemble runique était certes une magie d'une utilité et d'une efficacité impressionnantes, mais il fallait pour l'utiliser bénéficier d'une patience absolue, et d'un bon niveau de calcul mental… ce dont Harry n'était fort heureusement pas dépourvu.

Le fonctionnement de l'enchantement d'Anti-Servage vendu par le Ministère de la Magie était lui aussi simple. Par le biais de l'empreinte magique du ministère, incluse automatiquement dans les colliers de servage –artefacts fabriqués officiellement par le seul ministère-, un tatouage performait une puissance magique supérieure à celle des colliers de servage, réglée sur la fréquence de ceux-ci –et donc logiquement sur l'empreinte magique ministérielle-. Ce fait, aussi simple que complexe, permettait donc à ceux qui avaient connaissance de son existence de ne pas pouvoir être asservis, même avec un collier « officiel » autour du cou.

Il y avait néanmoins un point noir à ce détail, un hideux vice caché tout particulièrement réluctant.

Historiquement, l'actuelle société sorcière avait été créée par les représentants de la caste dite des « Sangs-purs », les soi-disant descendants des quinze dieux Sorciers, les Pères et les Mères.

Ceux-ci, ayant remarqué dans les environs du seizième siècle une recrudescence de naissances magiques parmi les Moldus, ont bien vite compris qu'il leur fallait trouver un moyen de dominer ceux-ci s'ils ne voulaient pas être submergés par le nombre.

L'un de ces moyens avait été la création des Castes. Par le biais de soi-disant rituels, certains sang-pur avaient prétendu « purifier leur sang du vice des impurs », autrement dit de la consanguinité, en copulant avec des sorciers Nés de Moldus.

A travers une éducation raciale omniprésente, les quelque mille rejetons ainsi procréés en une année à travers toute l'Europe étaient devenus de fidèles serviteurs de leurs « supérieurs », et avaient continué à s'accoupler entre eux afin de multiplier leur nombre rapidement, les couples procréant parfois enfants dès que la femme en était capable, et jusqu'à ce qu'elle ne le puisse plus ou meure d'épuisement…

Ce fait avait bien évidement été prévu par les Sang-pur. S'organisant à une impressionnante vitesse, ils avaient créées des identités étatiques et des gouvernements centralisés munis d'une administration dirigée quasi exclusivement par leurs bons soins. Les lois développées étaient retorses à l'extrême, et même bien souvent dissimulées à la connaissance des Sangs-Mêlés et des Nés de Moldus. Ce simple fait étant bien entendu réalisé pour permettre une domination sans partage des Sangs-purs, et ce malgré la large infériorité numérique qu'ils s'étaient créée.

Harry, pour sa part, faisait partie de la caste des Sangs-mêlés avec un sang à prédominance sang-pur. Ce fait n'était néanmoins que théorique : il se trouvait en réalité être considéré comme un traître à son sang par ceux qui étaient d'un niveau égal ou supérieur au sien.

Cela l'avait grandement étonné. Il avait pensé réussir à influencer celles et ceux qui l'entouraient en faisant montre du nom des Potter, une ancienne famille de sang-pur descendante directe de la Mère Génitrice, l'une des déesses du polythéisme sorcier.

Son manque de considération était dût à la trahison de son père : celui-ci avait honorée sa lignée en pratiquant le rituel imbécile dit de « l'anti-consanguinité » en épousant une née de Moldus. Mais, contrairement à ce que prévoyaient les textes religieux, plutôt que d'assassiner celle-ci en public sitôt une descendance « purifiée du vice » procrée, il en était tombé amoureux et avait refusé de se plier aux exigences de ses pairs, s'attirant ainsi leurs foudres. C'est entre autres pour cela que sa maison avait été « purement » attaquée, et eux tués. Harry, alors jeune bébé, n'avait échappé à la mort que par la grâce des Aurors qui l'avaient envoyé chez sa seule famille restante, les ultimes gens apparentés aux Potter ayant renié tout lien avec ses parents.

Entrant momentanément dans une grande colère, considérant que son excellente personne ne pouvait en aucun cas être inférieure à d'autres, Harry s'était mit en tête plusieurs projets.

Entre autres, il avait prévu de développer le concept des runes, qu'il avait trouvé excellent, et de se créer divers objets lui permettant une puissance et une défense magique accrues. Entre autres, une tenue de plusieurs couches de tissu, chacune étant recouverte d'une impressionnante quantité de runes de tous types, principalement de résistance.

Recréer par lui-même l'identité magique mise en œuvre par le ministère de la magie était aussi l'un de ses projets, mais il le considérait pour l'instant hors de sa portée. En effet, s'il avait immédiatement comprit le système de runes de puissance mit en place, celui de la trace magique était d'une complexité inouïe qui dépassait largement le niveau enseigné dans les deux premiers cycles scolaires de Poudlard. Néanmoins, il considérait que ce sujet était plus qu'utile : s'il parvenait à matérialiser et transformer en sortilège sa propre identité magique, la logique la plus primaire voudrait qu'il puisse devenir une identité indépendante au monde l'entourant.

L'un des autres projets de Harry, sans doute celui qu'il considérait comme le plus intéressant, était de trouver comment faire fonctionner le « distordeur » qu'il avait découvert dans son coffre-fort familial.

Cet artefact, inventé par son ancêtre Lord Brovdec Potter, était sensé être capable de créer une faille dans la course du Temps, c'est-à-dire créer une « parenthèse » à l'écoulement du temps, permettant ainsi de parcourir quelques instants en des siècles réels, ou de vivre un an de temps en moins d'une heure véritable.

L'utilité titanesque de cet objet avait instantanément sautée aux yeux de Harry. Avec cela, il pourrait zyeuter ses esclaves indéfiniment, dominer sans peine tous ceux qui l'entouraient, espionner diverses filles sous leur douche, apprendre en quelques instants ce que tous mettaient parfois des années à comprendre, « inspecter » le physique féminin sans se prendre de baffes… ce serait pour lui un avantage formidable que tout cela.

Mais la réalité état bien loin de vouloir se conformer à sa volonté. En effet, si théoriquement l'usage de l'artefact était simple, celui-ci ne nécessitant que de la puissance magique basique, son utilisation était nettement plus compliquée.

En injectant toute son énergie dans l'objet, et en s'épuisant ce faisant, Harry avait effectivement réussi à tordre le temps à son avantage. Mais pendant seulement une seconde de temps distordu, et en moins d'un battement de cil de temps réel. Ce résultat l'avait plus que déçu, et après un rapide calcul mathématique, il avait comprit pourquoi son ancêtre avait vulgairement abandonné le merveilleux objet dans un coin : pour parvenir à une utilisation pratique de la chose, il fallait pouvoir l'alimenter avec une puissance magique qui était plusieurs milliers de fois supérieure à l'actuelle sienne propre.

Laissant ses pensées revenir à l'instant présent, notre camarade en vint à penser à tous ceux qui l'entouraient… et surtout à toutes celles. Chaque jour qui passait, il bénissait le Choixpeau de l'avoir envoyé dans la maison des Irrépartissables.

Dans les nombreuses cages qui garnissaient la salle commune des lieux, les esclaves étaient tous entassés comme du bétail, vêtus en tout et pour tout d'un simple pagne allant jusqu'aux genoux, cousu à partir de deux vieux chiffons… dans le cas des années supérieures, il s'agissait toujours du même vêtement depuis leur entrée en première année. Autant dire que les vieilles froques étaient déchirées de partout… Harry aimait beaucoup de promener devant les cages, l'air supérieur, occupé à admirer les corps des filles asservies…

Pensant à sa passion du corps féminin, il en vint à tourner son regard vers Daphné, nue à ses côtés. Promenant une main baladeuse sur celle-ci, ses pensées allèrent vers un petit problème qui s'était progressivement révélé en cours de semaine… Un -ou une, il l'ignorait- certain élève de Serpentard… Drago Malfoy.

Une chose que Harry avait découverte par hasard était l'explication de la suffisance de l'albinos hermaphrodite. Celui ne cessait de mépriser tous ceux qui l'entouraient, de se nommer à la première personne du pluriel comme s'il était un roi, et d'insulter tout ce qui lui paraissait impur.

Cela était dut au fait que les Malfoy dominaient littéralement le Monde Sorcier. Outre le fait d'avoir compté dans ses rangs plus de ministres de la magie et de chef du conseil du Maggenmagot que tous les autres clans réunis, elle était l'une des familles fondatrices du système de l'esclavage… et l'une des plus rusée.

Au jour d'aujourd'hui, par le biais de maintes manipulations et escroqueries, les Malfoy possédaient plus de octante pourcent des parts du système esclavagiste de la Grande-Bretagne, environ quarante pourcents du marché Européen, et quelque cinq pourcents de l'offre Mondiale. C'était tout simplement titanesque, et expliquait sans peine qu'ils soient la troisième fortune du Monde Sorcier...

Effectivement, le système du servage, aussi souverain puisse t'il paraître, était dirigé par un autre : celui de l'argent. Plus encore que le savoir, pour le monde Sorcier, l'invention Lydienne était la voie par excellence pour obtenir le pouvoir… quelle que soit votre façon de l'investir.

Ce fait aidant, au bout de seulement un siècle d'existence, le système esclavagiste s'était lui-même corrompu. La raison en était qu'il était dirigé par un groupe réduit de familles de sang-pur, et non pas par toutes. C'est ainsi que ses dirigeants, avides d'argent et d'autres biens, s'étaient mis à réduire leurs propres frères et sœurs en esclavage. Et c'est entre autres « grâce » à cette raison que Daphné était devenue l'esclave de notre cher Harry. Si celui-ci riait du ridicule du Système, il le bénissait de lui permettre d'acquérir des filles comme ses deux possessions. Bien que très différentes l'une de l'autre, aussi bien physiquement que moralement et mentalement, elles s'entendaient bien, et il ne se lassait pas de les « admirer », pour reprendre ses propres termes.

Si Daphné avait bien rapidement succombée à sa propagande et à son charme, en moins de trois semaines de travail intensif sur le sujet, Harry devait bien avouer qu'il s'inquiétait pour le cas de Hermione. Cela faisait déjà une semaine qu'il tentait de lui faire comprendre à sa façon qui était le maître, sans aucun succès apparent.

Malgré les sortilèges de conditionnement du collier de servage de la jeune fille, qui répétaient inlassablement dans son esprit des éloges à l'égard de son propriétaire, son esprit ne semblait pas vouloir flancher le moins du monde. Rien dans son comportement même n'avait changé, si ce n'est qu'elle s'était donnée une apparence de fille parfaite : toujours polie, bien habillée, bien coiffée, ni trop, ni pas maquillée, gracieuse dans sa façon d'être, respectant les règles le plus justement possible –même les plus révoltantes-, et ne montrant jamais ses sentiments.

En l'esprit de Harry, cela était déjà une victoire qu'elle ne s'opposât pas à lui. Mais cela ne suffisait pas : en effet, le but de notre ami était entre autres qu'elle vienne elle-même le rejoindre nue sur son lit, et non pas qu'il ait à attendre qu'elle soit endormie pour la tripoter… pardon, pour l'admirer.

Les nuances sont très importantes, dans un discours, pensa Harry.

Et il allait falloir qu'il en use d'une grande quantité…

Assise au bureau d'étude de la pièce, Hermione paraissait lire un des ouvrages de la bibliothèque privée offerte avec la location de la chambre. En vérité, elle repensait à quelques détails de la semaine qui venait de s'écouler… entre autres, les cours de Métamorphose et de Théologie.

Retour en arrière

Le premier jour de cours avait été mémorable par bien des manières. Le lever, par exemple, s'était fait lorsqu'elle avait senties des mains baladeuses se promener sur elle. Se réveillant en sursaut, l'esprit éveillé, il ne lui fallut que bien peu de temps pour rencontrer le sourire satisfait de son « maître », ce type qui avait fait d'elle son esclave.

- Arrêtes ça ! Hurla-t-elle en se dégageant de la couche en un instant.

Chose qu'elle regretta bien rapidement en sentant le froid ambiant…

- Mais… qu'est-ce que je fais toute nue ! Tu as…

- Je n'ais rien fait, rassure toi, répondit Harry.

Du moins, rien de répréhensible… de mon point de vue.

Sans répondre, se rappelant alors de ce qui avait eut lieu la veille, Hermione se contenta de grimacer et de chercher ses vêtements du regard, tandis que Daphné se levait et partait prendre une douche, nullement dérangée par la soudaine transparence des baies vitrées qui constituaient les murs de la salle d'eau.

Alors que Harry « admirait » sans retenue le corps de sa première acquisition, la seconde s'habillait tout en réfléchissant à toute vitesse.

La veille, elle avait prise la résolution de se tirer toute seule du « mauvais pas » dans lequel elle se trouvait. Cela signifiait contracter une sorte « d'alliance » avec son esclavagiste, et apprendre autant que possible de matières magiques pour parvenir à s'échapper du monde Sorcier. Cela ne serait pas facile, elle en convenait. Néanmoins, elle était d'accord avec l'une des opinions de son soi disant maître : l'imagination était la clef de la réussite, surtout lorsque l'on disposait du savoir… Car si ce dernier est le pouvoir, il n'est pas le succès garanti, fort loin de là.

Autrement dit, il fallait à notre amie apprendre le plus possible de choses, les garder pour elle, et développer des idées qui seraient « uniques » et qui lui donneraient un avantage certain sur tous les autres.

Un souci qui lui paru bien vite à l'esprit était l'argent. Bien qu'elle ne doutasse pas un instant des dires du dénommé Potter, comme quoi il possédait une immense bibliothèque, et qu'elle pensait à juste titre que la bibliothèque de l'Institut était fort garnie elle savait qu'il lui faudrait payer de sa poche pour acquérir des ouvrages rares et quasiment exclusifs.

Harry lui avait bien expliqué l'emprisonnement systématique dont les gens comme elles, nés de deux personnes sans pouvoirs magiques, étaient traités. Outre la prostitution, il n'y avait pour elle guère de moyens réels de gagner de l'argent… elle avait bien vite comprit cela lors de son arrivée dans la salle commune des Irrépartissables. Bien des jeunes filles asservies écartaient volontiers les jambes pour leurs professeurs, en échange de quelques pièces ou d'un peu de leur rare nourriture. Il ne fallait surtout pas qu'elle tombe dans ce vice atroce.

- Harry, demanda t'elle soudain, une idée en tête, as-tu sur toi un exemplaire des pièces de monnaie des sorciers ?

- Oui, répondit le jeune pervers sans cesser « d'admirer » Daphné, regarde dans ma bourse.

S'exécutant bien rapidement, elle se saisit de quelques morceaux de métal, et vit apparaître dans ses mains un exemplaire de bronze, un d'argent, et un d'or.

Hum, pensa-t-elle. Voyons maintenant un livre de finances… il doit bien y en avoir un par ici !

Zyeutant rapidement les rayonnages de la bibliothèque de la chambre, elle trouva son bonheur en quelques instants en les pages de l'ouvrage intitulé : « De la Richesse des Nations, édition avec statistique ajoutées ». Celui-ci se mettait régulièrement à jour par simple magie…

Voyons… le cours des différentes monnaies ! Ah, voilà… alors, un galion vaut trois virgule quinze Livres… en sachant qu'un galion pèse dix grammes et est en or pur à octante pourcents, et qu'un gramme d'or au cours boursier actuel vaut trente Livres… si je vends un gallion dans une bijouterie, j'empocherais à peu près deux cent quarante Livres, ou septante quatre gallions et quatre Mornilles. Ainsi, je pourrais aller à la banque de Gringotts, et multiplier mon gain d'autant à chaque voyage, sans me fatiguer ! Excellent ! Au bout de deux voyages, je posséderais déjà pour cinq cent cinquante gallions et des poussières ! Je pourrais multiplier ma fortune par plusieurs milliers chaque jour, si je me débrouille bien ! Le problème financier est donc résolu ! Reste juste à trouver quand je pourrais me rendre dans mon monde…

- Harry, demanda t'elle, soudain appréhensive, as-tu prévu de te rendre à nouveau dans le monde Moldu ?

- Oui, répondit celui-ci en essuyant lui-même le corps de Daphné, nous nous y rendrons à nouveau au plus tard pour les prochaines vacances d'été, selon nos possibilités. Pourquoi ?

- Pour rien, juste pour savoir… nous allons petit-déjeuner ?

- Nous arrivons bientôt ! Prépare donc les armes.

- Quelles armes ?

- Les poignards qui se trouvent dans mon sac magiquement agrandi. Fait attention à ne pas te couper avec, ils sont enduis de poison ! Prends aussi un exemplaire des différents artefacts d'alerte et de surveillance personnelle. Ils te seront sans aucun doute bien vite utiles.

Acquiesçant sans dite mot, la jeune fille obtempéra, satisfaite de bénéficier de l'aide de celui qu'elle considérait d'ores et déjà comme un obstacle fort étrange sur le chemin de la liberté.

Ce qu'Hermione ignorait, et qu'Harry se garderait bien de révéler, c'est que les colliers de servages avaient la faculté de transmettre les pensées de leur porteur à leur propriétaire, lorsque celui-ci le souhaitait. Et notre camarade avait entendue toute la réflexion monétaire de sa seconde acquisition…

J'ai vraiment bien fait de l'asservir ! Se dit-il. Elle est brillante ! Son idée de profiter des défauts des taux de change est réellement excellente.

Mettant soudain une main sur les fesses de Daphné, vérifiant une ultime fois si son faux collier de servage était bien placé à son cou, réarrangeant l'inutile décolleté de son esclave, il sortit bien vite à la suite de Hermione en zyeutant son postérieur, méfiant de tout ce qui l'entourait…

Le petit-déjeuner s'était déroulé de façon relativement tranquille, à ceci près que, à plusieurs reprises, Hermione avait dut laisser les mains baladeuses de Harry se promener sur ses fesses et divers endroits de son corps. Si elle disait quoi que ce soit, elle passerait immédiatement par le fouet correcteur du « redresseur » officiel de l'Institut, la brute épaisse nommée Hagrid. Assis par terre à côté de la table des professeurs, celui-ci dévorait littéralement à mains nues un large sanglier, sans aucune propreté, ne laissant bien rapidement que les os. D'ailleurs, entre diverses bouchées, il prenait bien soin de montrer à qui ne le voulait pas la raison pour laquelle il avait un fouet accroché à son côté…

Sortant de la grande salle à la suite de son propriétaire et de Daphné, elle gagnât sans tarder la salle de leur premier cours… il s'agissait de la matière nommée « Métamorphose ». Sur tous les livres qu'elle avait lus depuis qu'elle avait apprit qu'elle était une sorcière, Hermione trouvait le potentiel de cette matière absolument formidable, et était fort pressée d'en découvrir plus en pratique. Mais il lui fallait masquer sa soif de savoir, certains pourraient en profiter…

Une dizaine de minutes après, lorsqu'elle, Daphné et leur maître arrivèrent devant la salle de cours, précédés de plusieurs de leurs camarades, ils s'étonnèrent de trouver la porte fermée… ce n'est qu'en s'approchant quelque peu qu'ils purent ouïr des hurlements de plaisir qui faisaient tout particulièrement penser à la voix du professeur McGonagall.

Ce n'est qu'après un moment qui leur parut étrangement long, ponctué par des cris de jouissance, qu'ils purent voir le directeur, Albus Dumbledore, sortir de la salle avec un étrange sourire satisfait… il fut vite suivit par la maîtresse Métamorphiste. Celle-ci paraissait quelque peu ébranlée de l'avoir trop fait à son employeur.

Hum, pensa Harry, ce doit être un spectacle horrible ! Il n'est pas étonnant qu'elle ait un teint cadavérique.

- Bien, Minerva, murmura le citronné à sa maîtresse, je vous attends ce soir pour parler de ce dossier urgent. N'oubliez pas de prévenir une collègue de venir avec vous. Une jeune, si possible.

- Oui… bien, Albus, tremblota McGonagall. Je vous amènerais deux paires de citrons que vous pourrez presser comme vous aimez tant le faire. A ce soir, alors.

Tiens, pensa Harry, un mot de passe pour « tripotage de plantureuses poitrines »…

Beurk, c'est répugnant ! Pensa à son tour Hermione en sentant l'écoeurement l'envahir. Dire que l'on va étudier dans une salle où ils ont… pouah ! J'ai bien fait d'étudier un sortilège anti-nausée ! Vite !

S'enchantant bien rapidement, la jeune fille put finalement ramener son esprit à la réalité… et à leur professeur qui finissait de reboutonner sa chemise.

- Prier est une pure chose que je vous souhaite purement pour votre avenir, dit-elle ce faisant.

Prier ? S'étonna intérieurement Hermione. Copuler aussi salement, elle appelle cela « prier » ? Je rêve !

Prier ? Pensa à son tour Harry. Je ne suis pas particulièrement attiré par l'acte sexuel, mais un jour, qui sait… en tous les cas, Daphné sera sûrement celle que je choisirais pour ce faire !

Prier ? Se dit Daphné, le regard neutre, inconsciente de la pensée de son propriétaire. Je me demande comment c'est… cela à l'air de leur avoir plût, en tous les cas ! J'espère que mon merveilleux maître priera souvent avec moi, si c'est aussi bien que je le pense…

- Bien ! S'exclama McGonagall, son maintient et sa sévérité retrouvés. Entrez tous et prenez vos places. Réfléchissez bien à celles-ci, vous n'en changerez plus de l'année !

Et c'est dans un brouhaha général que les élèves s'installèrent dans le petit amphithéâtre qui constituait la salle de métamorphose.

- Bienvenue à toutes et à tous pour ce premier cours de notre merveilleuse matière qu'est la métamorphose. Vous me connaissez sans aucun doute déjà, mais je suis le professeur Minerva McGonagall, Maîtresse Métamorphiste de mon état, directrice de la maison Poudlard, directrice du groupe des enseignants Métamorphistes de l'Institut Poudlard, et vice directrice de notre noble établissement !

Et aussi salope à ses heures, pensèrent en même temps Harry et Hermione.

« Métamorphose » n'est que le nom général de notre matière, continua McGonagall. Celle-ci est divisée en deux domaines principaux. Qui peut me les citer et les expliquer ? Miss Granger ?

A sa place aux côtés de Harry, Hermione n'avait put s'empêcher de lever la main tel l'éclair, comme lorsqu'elle était à l'école primaire. Regrettant immédiatement son geste en zyeutant discrètement les regards frustrés qui l'oppressaient, elle se força à adopter un regard dur, un visage ferme et une voix froide.

- Professeur, il y a les domaines de l'Apparition et de la Transformation. Le premier consiste à utiliser les particules ambiantes pour faire apparaître la métamorphose, et le second transforme une base en la transfiguration voulue.

- C'est exact, Miss Granger, répondit McGonagall. Maintenant, le premier domaine que vous avez cité ne sera étudié couramment qu'à partir de la troisième année, du fait de sa difficulté. Néanmoins, Poudlard encourage toujours ses élèves à se surpasser : si vous souhaiter obtenir des informations sur ce domaine, n'hésitez pas à demander à l'un des bibliothécaires, ils vous répondront bien volontiers.

Pour ce qui est de la Transformation, il s'agit du sujet principal que nous allons étudier durant vos deux premières années de scolarité. Lui-même est divisé en plusieurs sous sujets fort différents. Qui peut me citer lesquels ?

Cette fois ci, bien qu'elle connaisse la réponse, Hermione ne leva pas la main pour répondre, se contentant de jouer la comédie en adoptant un regard interrogatif sur son visage d'acier.

Ne pas montrer d'émotions, surtout, pensa t'elle. Ce serait le premier pas vers la fin !

- Personne ne connaît la réponse ? S'étonna McGonagall. Vous me décevez fortement, jeunes gens !

La Transformation est divisée en huit domaines distincts : la solidification, la liquéfaction, l'évaporation, la fusion, la nécro-métamorphose, la nécro-transmutation, la vivification, et enfin la mutation. Aidés de ces définitions plus qu'évidentes, quelqu'un peut-il me dire quels sont ces domaines ? Ou n'êtes-vous que des ignares affectés par le vice Moldu de l'imbécillité ?

Cette fois ci, Hermione leva la main comme l'éclair, pour plusieurs raisons. Déjà, elle ne pouvait point laisser son brillant monde être ainsi insulté. Les Moldus avaient tant à apprendre aux sorciers ! Ensuite, expliquer correctement les domaines clouerait sans aucun doute le bec de bien des « supérieurs », comme se nommaient par rapport à elle la plupart des sorciers. De plus, montrer un savoir soudain pourrait faire croire qu'elle avait un talent d'analyse fort développé…

- Miss Granger ?

- Professeur, je pense que la solidification consiste à transformer la cible en matière minérale. La liquéfaction donnerait un liquide, l'évaporation un gaz, et la fusion changerait un solide en gaz.

- C'est effectivement cela, Miss Granger, sourit McGonagall. Continuez !

Retorse autant que possible, Hermione fit semblant d'avoir une hésitation, puis reprit :

- La nécro-métamorphose consiste sûrement à transformer une cible vivante en un résultat mort, la nécro-transmutation changerait une cible défunte en une autre morte. La vivification, elle, permettrait de faire revivre momentanément une cible morte en une autre vivante, et la mutation change sans aucun doute un vivant en un autre, ou permet de modifier les corps.

- C'est tout à fait cela, Miss Granger ! Excellent !

Comme je pense que ceux qui ne sont pas des imbéciles s'en doutent, commencer la pratique ne vous servira à rien sans un minimum de théorie. Voici donc.

Dans l'art de la métamorphose, contrairement aux divers autres domaines des sortilèges généraux, l'usage d'une incantation, ou formule, est d'une extrême utilité. Il est pratiquement impossible de s'en passer tant que l'on ne maîtrise pas les Arts de l'esprit à un admirable niveau.

Vous allez me dire, quelle utilité a une incantation ? Et bien, tout simplement, elle permet à l'esprit de penser à ce qu'il souhaite, et ainsi, lors de la création du sort et de la transformation, vous créerez ce que vous souhaitez et rien d'autre. Pour vous prouver un exemple simple, imaginez ceci : vous souhaitez transformer une chaise en table, et vous pensez soudain à un dragon. Sans l'ajout de concentration apporté par la formulation d'une incantation, vous risquez fort de vous retrouver face à face avec un cracheur de feu des plus puissants. Ce qui est fortement déconseillé par l'Ordre Mondial des Médicomages.

La gestuelle a aussi cette utilité, bien que ce ne soit pas son but premier. Les divers mouvements créés ont pour objectif de façonner la magie, de créer une sorte de « lanceur » à partir duquel le sortilège pourra « décoller » en possédant la puissance et les caractéristiques que vous souhaitez lui donner. Pour mieux comprendre, imaginez-vous un lance-pierre sans élastique, ou un balai sans manche.

Certes, il est théoriquement possible de se passer de gestuelle et d'incantation. Mais pour ce faire, il est nécessaire de posséder un immense talent pour les Arts de l'Esprit, un niveau tel que même le puissant Merlin à eut besoin de décennies de pratique, d'études et d'entraînement pour l'atteindre.

Aidés de ces quelques mots théoriques, vous allez maintenant tenter de transformer l'un de vos cheveux en aiguille. Arrachez-vous en un, et allez-y.

- Et moi, s'exclama soudain un élève chauve, je fais comment ?

Seul un sortilège d'une grande rapidité lui répondit. En un laps de temps si court qu'il ne put même regretter ses dires, il se retrouva au sol, hurlant de douleur. La maîtresse Métamorphiste n'attendit pas pour le sermonner.

- La soif de connaissance et la curiosité n'excusent en aucun cas le manque de politesse ! Répétez, imbécile !

L'élève ciblé, un Gryffondor, n'attendit pas un instant pour obtempérer.

- Veuillez me pardonnez, professeur McGonagall. Acceptez toutes mes excuses et mes meilleurs vœux de bonnes prières.

Ce disant, il repéra une esclave Irrépartissable dans la salle et s'empressa de la frapper violemment au visage, avant de lui arracher une large touffe de cheveux sans aucune pitié. Hannah Abbot s'effondra au sol en hurlant de douleur…

Non mais ! S'exclama mentalement Harry. Je ne lui ais pas permit de violenter une de mes esclaves, enfin ! Il va voir, celui-là ! Il va le regretter ! Cette belle là est à moi, et à moi seul !

- Bien, reprit McGonagall, maintenant que tout le monde est prêt, nous pouvons commencer ! Voici, pour faire ce que je vous ais demandé, pointez votre baguette en direction de votre cheveu, tracez un triangle rectangle, côté long à votre gauche, avec une ligne unique au sommet d'environ trois centimètres. Et ensuite, prononcez la formule « Ivéo-halgéno-Kriat-é ».

Soit littéralement, en Athévèldèn, « créer une pointe acérée ».

Bien rapidement, ne souhaitant en aucun cas subit le sortilège de douleur que les professeurs affectaient, les élèves sortirent tous leur baguette, réalisant ce qui leur était demandé.

Comme de bien entendu, la majorité n'y parvint pas du premier coup. S'énervant de leur échec, ils performèrent le même résultat au fil de leurs essais, au fur et à mesure que la théorie généreusement offerte par leur enseignante déprimée sortait de leur esprit.

Seules quelques personnes avaient réussi. Hermione avait mit trois essais pour transformer son cheveu en aiguille, Harry cinq, et Daphné six. Ils n'étaient néanmoins pas les meilleurs. Une jeune fille avait réussi du premier coup…

- Bien, esclave Abbot ! S'exclama McGonagall en s'approchant de sa co-propriété. Recommencez donc, en tentant de transfigurer deux cheveux en même temps. Vous en avez suffisement à disposition pour ce faire… Vous savez ce que vous risquez si vous n'y parvenez pas !

Et, durant le reste du cours, environ le tiers des élèves parvint à réaliser ce qui avait été demandé. Voyant ce piètre résultat, la Métamorphiste qu'était McGonagall ne put s'empêcher de grimacer, et de dire :

- Le cours est fini, voici donc les devoirs que vous aurez à faire pour le prochain, dès demain ! Tout d'abord, apprendre le premier chapitre de votre manuel dans les moindres détails, afin de retenir correctement, la métamorphose. Deuxièmement, entraîner votre esprit à imaginer précisément ce que chaque incantation signifie. Et, troisièmement, réussir du premier coup et à chaque tentative cette métamorphose simplissime ! Allez !

Fin du retour en arrière

Le cours de Métamorphose avait réellement beaucoup plut à Hermione. Elle voyait en ce domaine une infinité de possibilités d'une extrême utilité, aussi bien pour la vie courante que pour se défendre face à de quelconques abrutis…

Un autre sujet d'étude qui avait retenue l'attention de notre jeune amie était la Théologie Sorcière… non pas qu'elle ait la moindre intention de se convertir, loin de là –au vu de son ascendance, elle devrait se suicider pour ce faire- mais la religion magique, couplée aux cours d'histoire, se révélait être une source d'informations très utiles… et aussi très écoeurantes.

Retour en arrière

Le cours de Théologie avait eut lieu dès le premier jour de classe. Pour y assister, les élèves de première année avaient dut se rendre dans ce qui ressemblait fortement à une chapelle Moldue, la différence étant que les sièges étaient placés en gradins et que le prêtre siégeait sur un trône…

Celui qui leur ferait cours était réellement un personnage étrange. Vêtu d'une lourde robe de soie beige finement cousue de motifs runiques divers et de symbolons religieux, il portait sur sa tête chauve un chapeau étrange fort semblable au bicorne de Bonaparte… à ceci près que de la fumée d'encens en sortait. Il est aussi bon de préciser qu'une large coupole se trouvait sur le bureau professoral, remplie à raz bord d'herbes séchées à fumer, d'un type plus que non identifié…

- Bienvenue à toutes et à tous, ô brebis égarées ! S'exclama soudain le religieux en bourrant et allumant une large pipe. Nous sommes Benedictus Pontius, Premier Purificateur de l'Institut de Poudlard et membre d'Honneur du Grand Clergé pontifical Britannique. Nous sommes en charge, outre de célébrer les pures prières et fêtes, de vous enseigner la pure et sainte religion, celle du Grand polythéisme, le culte divin et supérieur, celui de nos Pères et de nos Mères,le seul et unique culte digne de foi de notre monde. (I)

Nous allons commencer votre divine et pure éducation dans ce domaine par quelques explications historiques.

Les Pères et les Mères sont apparus pour la première fois voici des milliers et des milliers d'années. A cette époque, l'Humanité confondait les Sorciers et les Moldus comme étant un seul et unique peuple. Fort agacés de cette bêtise, un jour, nos Pères et nos Mères décidèrent de prouver la supériorité de la Magie.

Durant de longues années, ils accumulèrent les exploits, les œuvres et les découvertes, s'attirant la juste vénération de milliers de personnes.

Mais même toutes ces merveilleuses réalisations et la civilisation du monde ne satisfissent pas nos Pères et nos Mères. Ils entreprirent alors l'une de leurs plus grandes œuvres : La Création de la Race supérieure, celle des Sangs-purs.

Nos Pères et nos Mères copulèrent alors ensemble, procréant maints enfants au fil du temps, qu'ils firent eux-mêmes copuler entre eux. Le temps aidant, plusieurs familles furent ainsi créées, quinze pour être précis, avec autant de sangs purs chacune. Nos Pères et nos Mères cessèrent alors leur propre copulation, et se retirèrent sur les hauteurs célestes, où ils surveillent le monde depuis ce temps là.

Notre Pure Religion naquit immédiatement après, lorsque nos humbles ancêtres déifièrent purement nos Pères et nos Mères.

- Avez-vous des questions ?

Quelques regards rapides furent alors échangés dans la salle.

Pff ! Tu parles, pensa Hermione, d'ores et déjà douteuse, ce n'est qu'idiotie et inceste ! Quelle folie !

- Monseigneur, questionna alors Harry, que pouvez-vous nous dire concernant le rite d'Anti Consanguinité ?

- Cela, mon enfant, est tout simplement une action de purification des vices de La Race Supérieure. Un sang-pur le pratiquant se doit d'épouser et de copuler avec un sang-mêlé ou Né-Moldus de sexe opposé afin d'empêcher notre contamination par la consanguinité des Impurs et des Infidèles. Après cela, le sang-mêlé ou Né de Moldu est remercié en étant purifié de son infériorité, et acquiert ainsi la possibilité d'une réincarnation en tant que sang-pur.

Le prêtre Sorcier avait le sourire aux lèvres en disant cela…

Bon sang, il croit vraiment en ses propres paroles, ce type ? Pensa Hermione. C'est incroyable !

- Bien entendu, précisa le religieux, le sang-mêlé ou le Né-Moldus –ou Né-Cracmols-, doit avoir une filiation avec une pure famille ancienne d'au plus cinq générations.

- Je vous remercie, Monseigneur, je comprends beaucoup mieux, désormais.

- Cela est tout naturel, Monsieur Potter. Qui d'autre a une question ? Oui, Mr Weasley ?

- M'sieur, vous pouvez nous dire qui que c'est, les familles de sang-pur ?

Pour toute réponse, le prêtre leva sa baguette et jeta un sortilège de douleur au jeune roux, qui chuta de sa chaise en hurlant.

- Mr Weasley, s'exclama froidement le religieux, si le règlement de l'Education passe outre votre impur statut d'esclave, il ne passe pas outre la politesse ! Répétez !

En punition, la douleur dura près d'une minute entière, pendant laquelle l'impoli hurla et convulsa au sol sans pouvoir s'en empêcher. Le « pur » tortionnaire ne cessa de s'amuser que lorsque le pantalon du Gryffondor commença à s'humidifier…

- Répétez, Mr Weasley ! Ordonna le prêtre.

Il fallut quelques instants au jeune garçon pour se relever et s'incliner, tremblotant de douleur, puis pour murmurer :

- Je… je suis sincèrement désolé, Monseigneur. Veuillez agréer mes plus sincères excuses et mes meilleurs vœux de bonnes prières.

- Nous préférons ainsi, Mr Weasley. Il y a donc, pour la descendance directe, les familles Lara, Ganz, Potter, Ollivander, Greengrass, Köhler, Noethen, Kretschmann, Harfouch, Delportes, Riddle, Jaersens, Ruiz, Lombordini et Pelanerti.

Il n'y a pas les Malfoy ! Pensa Harry en souriant mentalement. J'en étais sûr ! Mais la présence de ma famille est quelque peu surprenante…

- Venons en maintenant au détail de l'Excellent Polythéisme, dit le Religieux.

Les Divinités Uniques ont été nommées de bien des noms au fil de l'histoire, certains flatteurs et d'autres insultants. Les véritables, ceux transmis dans le Livre de la Foi, sont néanmoins les seuls véritables et acceptables.

Notre religion a été fondée par le Père Fondateur, le plus imaginatif de nos glorieux ancêtres. C'est Lui qui a le premier compris que Lui et Ses frères et sœurs étaient largement supérieurs aux Moldus qu'Ils côtoyaient, et c'est Lui qui Les a convaincus de tout faire pour se déifier.

Notre Père Initiateur a un frère jumeau connu de nos soins sous le pseudonyme de Père Tout-Puissant. Il est, comme Son nom l'indique, le plus puissant des Pères et des Mères, et a de ce fait prit la tête de la divine hiérarchie du Polythéisme naissant.

Il vient ensuite, au même niveau, le Père Veilleur, la Mère Etincelante et la Mère Châtieuse.

Le premier s'est donné pour mission de créer un saint lieu où les pures âmes de nos défunts pourraient passer l'éternité sous sa sainte et divine protection. Lorsque cela fut fait, il prit place sur un puissant trône d'or et de joyaux, et entrepris de veiller sur nos ancêtres endormis.

La suivante est l'épouse de notre Père Tout-Puissant et est de ce fait la plus puissante des Mères. C'est Elle qui a, la première, donnée naissance à une sainte lignée au sang-pur après avoir été divinement fécondée par Son frère et époux. Notre Mère Génitrice, comme certains l'appellent, a ainsi donné naissance à six des quinze familles de Sang-pur descendantes et héritières de l'un ou l'autre de nos Pères et de nos Mères.

Ensuite, notre Mère Châtieuse s'est chargée, dans Sa grande bonté, de purifier le monde en pourchassant sans aucune relâche les Infidèles et les Impuretés qui peuplent Notre monde. Son influence au cours de l'Histoire est telle que même celles-ci l'ont fait entrer dans leur Mythologie, La représentant le plus souvent sous une forme humaine encapuchonnée munie d'une large faux luisante d'un vert pâle et maladif. Cette image est bien évidemment déformée de la réalité, car l'on dit que notre Mère Châtieuse fut la plus belle de toutes nos Mères, et la plus fière de son divin corps.

Après cela, le grade suivant du Saint Polythéisme est occupé par Notre Père Rêveur et nos Mères Illusioniste, Invocatrice et Sensitive.

Le Premier s'est chargé, dans son immense bienfaisance et miséricorde, de veiller sur le repos nocturne de notre saint peuple, et d'en forger les rêves pour les guider et les inspirer dans le vide et les ténèbres créés par les Infidèles et les Impuretés.

Notre Mère Illusioniste a, tout comme notre Mère Châtieuse, choisi de punir les Infidèles et les Impuretés. Sa Méthode de purification préférée consiste à dresser de titanesques illusions pour tromper la vigilance de nos Ennemis, pour ensuite les mettre purement à mort et annihiler leurs âmes maudites.

Notre Mère Invocatrice, elle, est aussi surnommée la Déesse des Avatars. En effet, elle est tout particulièrement douée dans l'art de la métamorphose animale et est capable d'ainsi faire apparaître de nulle part de véritables armées de tous genres qui peuvent fondre sur les Infidèles et les Impuretés à son moindre mot, purifiant ainsi le monde. Elle a elle aussi été déformée dans les mythologies des Impuretés, et est ainsi nommée Satan ou Lucifer par celles-ci.

Ensuite, Notre Mère Sensitive est, comme l'indique son pur nom, la Maîtresse des sensations. Elle dirige toutes celles-ci, et c'est elle qui décide si nous méritons la joie et le bonheur ou la peine et la douleur. Elle dirige le Tribunal des Morts, et juge si nous autres Sangs-Purs sommes méritants ou non. Ce n'est que lorsqu'elle nous accepte que nous pouvons gagner la maison de notre Père Veilleur, où nous pouvons nous reposer de nos peines charnelles. Si elle ne nous juge pas digne, alors nous sommes punis et chassés de l'Eternité, réincarnés pour toujours en tant qu'Impuretés. C'est pour éviter une telle peine que je vous conseille de purement prier dès que vous en avez l'occasion.

Le Dernier Niveau de notre saint Polythéisme est celui qui comprend les Pères Forgeur, Chasseur, Nageur et Frappeur, et nos Mères Jardinière et Transformiste.

Notre Père Forgeur est le maître des sciences magiques et l'inventeur des Baguettes Magiques. Il les a créées pour nous permettre une pure et juste domination sur les Infidèles et les Impuretés avec plus de facilité. Appréciant peu de se salir les mains avec le sang des Impurs, il se contente de prendre les prisonniers faits par ses frères et sœurs et de les précipiter vivants dans les flammes de sa forge magique, afin d'annihiler leurs âmes et leurs corps impurs. Il est aussi connu pour être le pur créateur du pur sortilège dit du « Feu de Démon ».

Ensuite, Notre Père Chasseur est sans aucun doute le plus grand Justicier de la Pureté qui soit. Sa passion est de parcourir le monde et de traquer sans relâche toutes les Impuretés pour les mettre à mort ou les livrer à son Frère Forgeur. Avec son arc magique et son bourdon, il est un combattant magicien d'une extrême puissance, et n'est que de peu devancé par ses Frères Régnants et Frappeurs.

Notre Père Nageur, Lui, a la passion des Eaux, des plus infimes gouttes aux plus immenses étendues. Son souhait est de débarrasser les océans des Impuretés qui les polluent, et de les bénir en y déversant toute sa puissance justicière. Respecté sans limite par tous les peuples des eaux, il règne justement sur le monde sous-marin, Empereur éternel des ondes.

Le dernier des Pères est le Père Frappeur. Maître de la Magie Physique, il n'a nul besoin de baguettes et de sortilèges pour combattre les Infidèles, et les défie au corps à corps, remportant toujours de glorieuses victoires. Pas une seule armée, tout au cours de l'Histoire, n'a eue raison de lui, de son corps puissant et de son esprit stratégique.

De son côté, Notre Mère Jardinière a l'amour et le respect éternel des plantes et de tout ce qui pousse en ce bas monde. Dans ses jardins qui s'étendent à perte de vue dans le Domaine Divin, elle a créées toutes les plantes qui nous enchantent de leurs qualités, et qui nous rendent service chaque jour qui passe.

La dernière des Mères est la Mère Transformiste. Maîtresse de la Métamorphose physique, elle change d'apparence et d'enveloppe charnelle à sa guise, tantôt jeune enfant, tantôt femme plantureuse, tantôt vieille prêtresse. D'une bonté sans pareille, elle a créés les potions et les charmes physiques pour nous permettre de conserver nos purs corps sans être contaminés par la vieillesse et les maladies des Infidèles et des Impuretés.

- Avez-vous des questions, avant que nous ne passions à la suite ? Oui, Mr Potter ?

- Monseigneur, dit Harry en se levant, que pouvez-vous nous dire du dénommé Père Créateur ?

Dès que notre jeune camarade eut achevé de prononcer ce nom, la majeure partie des élèves eurent des hoquets de surprise, et certains tressaillirent même sur leur chaise. Tous ceux là étaient des enfants de sorciers…

Allons bon, qu'est-ce que j'ai dit de mal ?

- Mr Potter, répondit sévèrement le Théologien, pour votre gouverne, sachez que le dénommé « Père Créateur » n'a absolument rien à voir avec nos Pères et nos Mères. Il n'a jadis été déifié que par les Infidèles pour s'être constamment opposé à nos glorieux ancêtres. Son nom est devenu un tabou, et le prononcer peut vous attirer de graves ennuis ! Nous acceptons votre ignorance pour cette fois-ci, mais comprenez bien que ce sera là la seule et unique fois ! Pour vous comme pour quiconque.

Prenant soudain un air fort contrit, Harry répondit en baissant la tête :

- Pardonnez-moi, monseigneur, j'ignorais. Je vous en prie, acceptez mes plus sincères excuses et mes meilleurs vœux de bonne prière.

- Vous êtes pardonné, Monsieur Potter, fanfaronna le religieux en voyant un descendant de sang-pur plus riche que lui s'incliner devant sa personne.

Se retournant alors vers l'ensemble de sa classe, il continua son cours.

Que ce type peut être prévisible ! Se moqua mentalement Harry.

- La suite de nos pures études se fait sur le sujet de deux personnages mythiques et pratiquement déifiés, commença le Purificateur (=prêtre).

Il y a une chose qui peut paraître réellement étrange dans la mythologie Parentale : nos glorieux ancêtres, hommes et femmes mêlés, sont au nombre de quinze, et c'est pourtant le nombre seize qui est considéré comme saint. Pourquoi, me demanderez-vous ?

La raison est fort simple. Lorsque La Pureté fut créée, nos merveilleux ancêtres comprirent bien vite qu'Ils ne pourraient permettre à leur descendance d'échapper aux impures maladies des infidèles telles que la consanguinité et la dégénération. Ils ont alors comprit que le Destin travaillait avec eux, et que dans leur divin retrait hors du monde, ils trouveraient un jour une seizième personne pour glorifier leur toute puissance de façon définitive.

Cet inconnu, qu'il fût homme ou femme important peu, fut nommé l'Envoyé.

Choisi lorsqu'il serait précocement devenu adulte, entre dix et vingt ans, il aurait fait montre de talents inouïs en tous domaines, de capacités et de vivacité d'esprit égales à celles de nos merveilleux ancêtres les Pères et les Mères.

L'envoyé parut en l'an de grâce neuf cent quarante deux, soit quelque deux mille cinq cent ans après la fondation de La Pureté, et presque exactement deux mille ans après le divin retrait de nos Pères et de nos Mères.

Né en Angleterre, dans un simple petit village majoritairement peuplé de Sangs-Purs, il répondait au nom de Merilin (III). Je vais vous conter une version abrégée de sa biographie, inspirée de l'œuvre « La pure vérité de la Vie de Merlin l'Enchanteur », de Monseigneur Magelus Soinner.

Il naquit en l'an de grâce neuf-cent quarante du calendrier grégorien, de parents dont le nom ne nous est pas parvenu. Tout ce que l'on sait à leur propos et que sa mère a succombé à son accouchement, très certainement d'un épuisement magique, et que son Père est mort peu après, tué par les Impurs lors d'une juste purification. Il n'a donc jamais connu aucun de ses parents.

Descendant en très longue lignée de la pure famille de notre Père Tout-Puissant et de notre Mère Génitrice, sa généalogie a put être presque totalement établie jusqu'en l'an moins trois cent douze du calendrier Grégorien. Il est bon de noter que cela en fait la plus ancienne famille de sang-pur connue et reconnue à ce jour, les antiques archives ayant été perdues durant le Temps Interdit.

Ce fait, couplé au nombre de pures prières que son oncle –son tuteur- accompli pour lui explique sans peine l'immense puissance dont il a été doté.

L'on remarqua la surdouance de l'Envoyé lorsqu'il parvint à apprendre à lire à l'âge de trois ans, de façon presque autodidacte en observant le Purificateur de son village psalmodier à voix haute pour lui-même.

Durant ses quatre premières années de vie, Merilin vécu aux bons soins de son oncle et de sa tante, Karl et Fraudula Jaersens. A seulement deux ans, il savait déjà parler comme un enfant de huit. Grâce au Purificateur de son village, il apprit aussi les mathématiques et les langues.

L'enfant prodige montra très tôt des signes de magie accidentelle, principalement lorsque son biberon chauffa en un instant et vint tout seul à lui, alors qu'il était encore dans son berceau.

De ce fait, personne ne fut étonné de le voir faire léviter des cailloux en toute connaissance de cause et sans baguette, à seulement cinq ans.

Le Purificateur qui l'avait enseigné décida alors de commencer à lui apprendre la magie, tout en priant nuptialement chaque nuit afin de vérifier son impression : Et si le jeune Merilin était le Messie tant attendu ? Celui qui annihilerait l'impureté de ce monde ?

Les espoirs de ce brave et pur homme ne furent pas déçus. Sans même avoir besoin de baguette, Merilin apprit en moins d'un an tous les sortilèges et charmes que des adolescents de quinze ans avaient du mal à pratiquer, le tout en les maîtrisant à une impressionnante puissance. Désormais, tout son village le priait et l'honorait.

Ce fait gagna toute la région lorsque, durant une pure orgie de prières nuptiales, plusieurs nobles purificateurs et purificatrices eurent une révélation de nos Glorieux Ancêtres, les Pères et les Mères. Le jeune Merlin avait bel et bien été envoyé pour aider les braves et honnêtes sang-purs à éradiquer les immondes et maléfiques aberrations qui pullulaient de plus en plus de par le monde.

Néanmoins, le fait que Merilin eut été divinement choisi pour s'élever aux purs côtés de nos Pères et de nos Mères ne dit pas qu'il le fit. La réalité est effectivement tout autre.

Tout au long de sa jeunesse, imbu de sa propre personne plus que cela n'est décemment possible, Merilin n'eut jamais aucune intention de rejoindre nos Divins, et il tenta la création de son propre culte aux côtés d'un Infidèle particulièrement Impur, connu de nous sous le pseudonyme que Monsieur Potter a maladroitement cité précédemment.

Ne haïssant pas purement les impuretés comme cela lui fut purement enseigné, il masqua les massacres qu'il aurait dut accomplir, usant de titanesques illusions magiques pour faire croire à nos ascendants qu'il avait purifiés des territoires entiers.

Une guerre de vengeance fut aussitôt déclarée par nos ancêtres lésés, mais Merilin avait prévu cela, et s'était construites maintes défenses. Il fallu attendre l'an mil cent trente-cinq pour que la pure et divine justice ne rattrape le traître. Justement torturé durant des années, celui-ci fut finalement mis à mort par mille purificateurs et purificatrices qui lui jetèrent le pur sortilège de l'extinction. Son âme quittant son corps déchiré fut ainsi purement annihilée, seul son nom et son histoire restant connue afin que l'Histoire donne un pur exemple.

La trahison de Merilin donna foi à la croyance que celui-ci n'était que le « Premier Envoyé ». Et, effectivement, en l'an mil six cent cinq, le pur Pontife Magelus Soinner fut révélé, durant une pure prière, du fait qu'un nouveau Divin allait un jour venir parmi nous.

Depuis ce saint jour, nous attendons en priant purement que celui-ci vienne parmi nous, afin de mener notre pure pureté purement pure sur la voie de l'éternité et de la domination mondiale qui lui est justement et purement destinée.

Le Purificateur Sorcier acheva ainsi son récit en laissant échapper une larme de ses yeux ridés. En voyant cela, les enfants au sang-pur se levèrent et applaudirent l'homme, le remerciant ainsi de leur avoir offert cette connaissance du passé d'une « si pure manière ».

Il est bon de noter que, durant tout le cours, le Théologien avait fumé une pipe remplie d'herbes d'un type non identifié.

- Le Temps nous serrant malheureusement, dit le Purificateur, nous allons continuer notre pur et saint apprentissage à notre prochain cours. En attendant celui-ci, Nous vous prions de bien vouloir commencer à lire le Saint Ouvrage. Pour ceux qui n'en posséderaient pas un exemplaire, il y en a suffisement de disponibles à la Bibliothèque de l'école pour vous tous. Maintenant, juste avant de partir, récitez avec Nous une sainte prière :

Ô pureté toute puissante,

Ô Sainte pureté,

Noble parmi les nobles,

Reine des reines,

Maîtresse des Rois,

Permet aux purs vermisseaux que nous sommes de t'aimer purement,

Permet-nous de t'offrir notre virilité pour te voir trôner dessus !

A ce moment, le Purificateur inhala une impressionnante quantité de fumée de sa pipe, et sembla perdre pied avec la réalité durant un instant, avant de se mettre à psalmodier :

Pour la Gloire de Nos Pères et de Nos Mères

A Leur pureté Nous jurons Eternité,

Qu'à jamais Leur Nom soit Déifié,

Et que les Infidèles disparaissent de la Terre.

Dès que la prière fut achevée, le prêtre et plusieurs élèves se mirent debout et levèrent leur bras droit devant eux, pour s'exclamer :

- HEIL !

- Grumble Scrogneugneu blablabla, murmura Hermione, en s'efforçant de paraître satisfaite de cet apprentissage religieux.

Mais quelle idiotie ! Pensa t'elle en s'efforçant de sourire de satisfaction.

- Allons, venez, Daphné, Hermione, dit Harry en se levant. Nous rentrons dans nos appartements.

- Oui, Maître ! Répondit Daphné, heureuse de ce cours.

Hermione ne répondit rien, mais suivit sans broncher, troublée par cette... initiation religieuse.

Fin du retour en arrière

Revenant au présent, sa conscience attirée par un bruit, Hermione tourna la tête en direction du lit où se trouvait sa camarade et son esclavagiste en herbe. Délaissant ses études, celui-ci avait succombé à l'appel de sa passion et était en train de torturer savamment sa première acquisition… à grands renforts de chatouillis. Bien entendu, cela n'était aucunement un prétexte pour en profiter pour tripoter le corps nu de Daphné… absolument pas.

Délaissant ce spectacle qu'elle considérait comme dégradant, Hermione s'en retourna alors vers ses chers ouvrages, recherchant des sortilèges lui étant potentiellement utiles pour de quelconques duels à venir…

Quelques minutes plus tard…

Nonchalamment accolée contre son « merveilleux » maître, reprenant son souffle après la séance de chatouillis, Daphné repensait elle aussi aux cours qu'ils avaient eut cette semaine. A deux en particulier, qui lui avaient grandement plus pour diverses raisons… ceux de Cryptologie et d'Athévèldèn.

Retour en arrière

La salle de Cryptologie était réellement un lieu fort étrange. Déjà, la professeur qui enseignait cette matière était visiblement une esclave : elle portait un large collier de servage à son cou, ainsi que de longues chaînes d'acier à chacune de ses jambes. Sans compter que ses vêtements se résumaient à deux larges torchons cousus l'un avec l'autre et juste percés au niveau des bras et de la tête… Compte tenu de l'usure de sa tenue, la pauvre enseignante avait dut être asservie fort jeune…

- Bien le bonjour à toutes et à tous ! S'exclama t'elle pourtant avec entrain. Je suis Sylvia Pater, enseignante en Cryptologie. Commençons !

La Cryptologie est un art véritable qui recouvre de bien nombreuses applications. La Symbologie et la Codification, entre autres, en font partie. Durant le temps que dureront vos études en ce domaine, vous acquerrez la possibilité de déchiffrer les innombrables mystères du passé, et d'offrir aux pures générations à venir maintes heures de distraction.

Nous allons commencer ce cours par l'un des sujets les plus riches de l'Art de la Cryptologie : les Anagrammes. Pour en réaliser une, il suffit de modifier l'ordre des lettres d'un mot, ou d'une phrase. Maintenant, regardez ce qui suit. Qui peut me trouver l'anagramme de ces mots ?

« Apper prurefe »

En Athévèldèn, ces mots signifiaient « Prier Purement », ou « Purement Prier ».

Comprenant instantanément que ce code avait rapport avec la religion sorcière, Daphné eut l'intuition de rechercher dans les Pseudonymes des Pères et des Mères.

Voyons, il n'y a pas de « m », ce n'est donc pas « mère ». Père, alors. En enlevant ces lettres, j'obtiens ceci…

« Ap prurfe »

Quels sont les surnoms Paternaux comprenant un « f » ? Hum, juste Frappeur, Forgeur et Fondateur. Logiquement, il s'agit de Frappeur. C'est ça ! Père Frappeur !

Daphné fut néanmoins coiffé au poteau par une main que se leva en un instant…

- Mr Weasley ? La réponse ? Demanda l'enseignante.

- Il s'agit là de la pure anagramme de « Père Frappeur », Professeur.

- Exactement, Monsieur Weasley. Très bien.

Hum, il a l'esprit plus vif que je ne l'imaginais, celui là ! Se dit Harry. Il faudra faire attention à lui, à l'avenir !

Retournant son attention vers la Cryptologue, notre camarade écouta avec attention ce qui suivit.

- Le code que je vais vous révéler maintenant est ce que l'on nomme un carré magique. Il a été découvert voici de cela quatre siècles par Monseigneur Magelus Soinner, et jamais déchiffré entièrement depuis. Voyez…

Levant alors sa baguette magique, elle effaça son tableau noir et fit apparaître un carré divisé en vingt-cinq autres, chacun contenant une lettre.

C-T-G-X-K

P-H-Y-L-D

I-U-M-E-Q

V-N-A-R-J

O-B-S-F-W

Bizarre, pensa Hermione, visiblement intéressée par le cours. Habituellement, les carrés magiques sont remplis par des chiffres… il faut peut-être inverser le tout ! Oui, cela doit être cela ! Néanmoins… en Athévèldèn, « Phyld » signifie « secret ». Et l'on peut aussi voir « Thunb », qui veut dire « Absence », et « Gymaf », qui est issu du Lìdalkèvdèn « Kimas » et signifie « Observation ». Houlàlà ! Tu parles d'un bien beau mystère !

A ce moment, l'enseignante reprit la parole.

- La première phase du déchiffrement de ce mystère est fort simple : il s'agit de remplacer les lettres de l'alphabet par les chiffres leur correspondant. Voyez plutôt !

3-20-7-24-11

16-8-25-12-4

9-21-13-5-17

22-14-1-18-10

15-2-19-6-23

- Sachant que ce carré magique a été déchiffré à trois niveaux, votre premier devoir sera de parvenir à décrypter la seconde du sujet ! Pour ce faire, je vous donne jusqu'à notre prochain cours, la semaine prochaine. N'hésitez pas à demander de l'aide aux Bibliothécaires, ils sauront vous conseiller des ouvrages adéquats. Et en attendant de découvrir vos résultats, je vous dis au revoir !

Fin du retour en arrière

Revenant à la réalité, Daphné se remémora quelques instants l'incroyable chance qu'elle considérait avoir d'être aussi près d'une merveilleux maître, puis prit la main de celui pour la poser sur ses fesses, avant de retourner à ses pensées…

Retour en arrière

En entrant dans la salle de langues, elle avait été fort étonnée par le professeur présent. Le fait qu'il s'agissait d'une femme n'avait absolument rien d'étonnant, non… c'était plutôt l'accoutrement dans lequel elle se présentait qui était étrange.

Ses vêtements ressemblaient fortement à ceux du professeur de Théologie, à ceci prêt qu'ils consistaient en une sorte de robe extrêmement moulante au décolleté plus que large qui laissait les seins plus qu'à moitié apparents, et que sa limite se trouvait à seulement quelques dix centimètres des hanches de la femme. Les jambes étaient laissées totalement nues, en dehors des chaussures. Il va sans dire que de tels habits avaient tendance à laisser voir certaines parties de l'anatomie féminine lorsque certains mouvements étaient réalisés…

S'asseyant au devant de la salle en amphithéâtre afin d'avoir pleine vue sur le corps totalement refait de la femme, prétextant mentalement vouloir étudier dans les meilleures conditions possibles, Harry s'installa rapidement et laissa ses deux chères prendre place à ses côtés. Hermione avait l'air quelque peu dégoûtée… il allait falloir qu'elle s'habitue bien vite à la morale sorcière, ou elle serait souvent nauséeuse…

- Bienvenue à toutes et à tous ! Nous nous présentons, nous sommes le professeur Feliciana Pontius. Nous enseignons différentes matières, à savoir l'Athévèldèn, la Théologie et les Sciences Religieuses. Nous officions aussi en tant que Purificatrice de l'école aux côtés de notre mari Benedictus Pontius. Pour votre première année et peut-être plus, nous serons votre professeur d'Athévèldèn.

Bien que les sortilèges traducteurs permettent un échange enfantin entre différents langages, il est conseillé d'apprendre très sérieusement notre glorieuse langue, la pure jadis inscrite au destin de l'humanité par nos Glorieux ancêtres, les Pères et les Mères.

L'étude de l'Athévèldèn est très importante, non seulement pour l'échange journalier, mais aussi pour nos purs rites religieux. Il est en effet stipulé dans les Lois Religieuses que chaque adolescent puisse être capable, à partir de ses treize ans, de réciter les Psalmodies Maternelles ou Paternelles, selon son sexe propre. Celles-ci sont d'une très grande complexité, et leur prononciation est difficile du fait de la vitesse à laquelle il est demandé de les énoncer.

Au jour d'aujourd'hui, nous allons étudier le vocabulaire de base de notre glorieuse et supérieure langue, et nous poursuivrons tout cela durant environ deux semaines. Cette étape franchie, nous nous attèlerons à l'étude des règles de construction de notre pure langue, et au cours de votre seconde année, nous commencerons la réalisation de la rédaction de vos psalmodies personnelles.

A leur place, Harry et Hermione avaient immédiatement compris à quoi servait ce cours…

Ok, pensèrent-ils simultanément. Voilà donc pourquoi c'est une religieuse qui enseigne cette matière. Elle est malignement usitée pour permettre une propagande pro religieuse plus importante. Quelle bêtise ! S'ils croient que je vais me plier à la réalisation de leurs « psalmodies » à la con…

Se forçant à revenir à la réalité, notre camarade tendit de nouveau l'oreille en direction de la Purificatrice. Celle-ci était en train de donner quelques informations historiques.

L'Athévèldèn est ce que l'on pourrait considérer comme un langage à part. A l'exception de certains mots relativement rares, il n'est inspiré d'aucune source particulière, n'entrant dans aucune catégorie linguistique telles que celles d'Asie, celles d'Afrique, ou que l'Indo-européen qui domine notre planète.

Il a été créé par nos Pères et nos Mères vers l'an cent quinze du calendrier Soinnerrien, c'est-à-dire dans les environs de l'an moins deux mille cinq cent du calendrier Grégorien. Son but était fort simple : comme aucun des langages de l'époque n'était purement religieux, il a été créé pour permettre de pures prières dans une pure langue. C'est aussi pour cela que l'immense majorité des formulations magiques et des diverses incantations existantes se fait dans la Pure Langue.

La beauté de l'Athévèldèn est infinie, non seulement parce qu'il a été purement créé par nos Pères et nos Mères, mais aussi parce qu'il est le seul langage au monde que la race supérieure que nous sommes daigne parler.

Dans un mouvement ouvertement provocateur qui souleva sa minuscule robe quelques instants, laissant entrevoir une culotte de dentelle d'une extrême légèreté, la Purificatrice se tourna vers une pile de feuilles qui se trouvait sur son bureau. D'un mouvement de baguette, celles-ci furent distribuées dans toute la classe…

Regardant son exemplaire sans tarder, Daphné put voir qu'il s'agissait de quelques mots du vocabulaire de base…

L'Athévèldèn est un langage construit d'une façon fort intelligente (IV). D'une grande richesse, il est malgré tout fort simple, comme le prouvent les définitions suivantes…

Quelques mots basiques :

Ea : (éa) Oui. S'écrit aussi « héa » (neutre)

Héa : (hé-a)Oui. S'écrit aussi « éa » (neutre)

Ko : (ko) (= négation)(neutre)

Kôn : (kôn) Non (neutre)

Hyll : (H-ïl)Vallée. (féminin)

Moth : (Môt) Animal. (neutre)

Mothr : (Môtr) Animaux. (neutre)

Yf : (if) un (masculin) ou (neutre)

Yfr : (ifr) des (masculin) ou (neutre)

Yfrs : (ifrs) des (féminin)

Yfs : (ifs) une (féminin)

Gil : (guil) L',le (neutre / masculin)

Gils : (guilss) L', la (féminin)

Gilr : (guilr) Les (pluriel)

Les sujets :

Y : (i) je (neutre)

Yn : (in) tu (neutre)

Yt : (it) il (masculin)

Yts : (its) elle (féminin)

Yr : (ir) nous (neutre)

Ynr : (inr) vous (neutre)

Ytr : (itr) ils, ont (masculin-pluriel)

Ytsr : (itsr) elles, ont (féminin-pluriel)

Et quelques verbes :

Eald : (éald) Accepter (neutre)

Hévèl : (évèl) Parler (neutre)

Kônèd : (kônèd) Refuser (neutre)

Oèdèn : (oèdèn) Voir (neutre)

Orôm : (orôm) Faire (neutre)

Vèlrat : (vèlrat) Discuter (neutre)

Relâchant son attention de la feuille, Harry ne put s'empêcher de paraître déçu. Ce n'était là rien qu'il ne savait déjà. Tout cela, il l'avait apprit durant l'été grâce à Daphné… éduquée à l'usage de la langue sorcière depuis sa plus tendre enfance, celle-ci avait même commencé à réaliser ses Psalmodies personnelles.

Estimant qu'étudier les différents ouvrages de langues présents dans sa bibliothèque personnelle, Harry détacha son regard et son attention du cours pour les porter vers l'uniforme de Daphné. Déboutonnant légèrement le haut de celui-ci, il laissa son esprit vagabonder et s'imaginer ce qui apparaîtrait bientôt au niveau de cette poitrine naissante.

Fin du retour en arrière

Décidant soudain qu'elle ne s'était pas suffisement donnée à son merveilleux maître, inconsciemment inspirée en cela par son collier, Daphné sortit de ses pensées, et s'accola à nouveau tout contre son propriétaire, laissant celui-ci « l'étudier » dans les moindres recoins.

Le soir venu, après le repas…

Une fois n'est pas coutume, Harry s'occupait en espionnant ses chères esclaves à travers la vitre magiquement transparente de la salle de bain de ses appartements. Il avait trouvé le moyen de le transformer en miroir sans teint, autrement dit, il pouvait désormais « admirer » sans se faire remarquer. Cela était très utile pour zyeuter Hermione.

A ce moment précis, il observait quelque chose qui lui plaisait infiniment mais toutefois l'intriguait quelque peu…

Hermione et Daphné étaient toutes les deux torse nu, la seconde pointant sa baguette sur sa poitrine en réalisant de complexes signes et en lançant de temps à autres un sortilège étrange sous forme d'étincelle, qui rentrait en elle par ses tétons. Sa jeune camarade née-moldus tentait visiblement de faire de même en suivant tant bien que mal et en s'efforçant de retenir ce qui lui était dit.

- Que faites-vous, les filles ? Demanda Harry en entrant soudain.

Cette arrivée impromptue surprit les deux jeunes adolescentes. Immédiatement, Hermione se saisit d'une large serviette et s'enroula dedans, pudique. La venue de son maître ne sembla pas le moins du monde déranger Daphné, et elle se tourna en sa direction pour s'incliner profondément.

- Maître ! Dit-elle, sans pouvoir s'empêcher de rougir de honte.

- Qu'étiez-vous en train de faire, Daphné ?

- Maître, pardonnez-nous, j'étais en train d'apprendre à Hermione à lancer des sortilèges mammaires.

- Des… Mais, pour quoi faire ?

- Maître, pour que nos seins se développent de façon optimale pour notre avenir…

- Pour qu'ils se développent ?

- Oui, maître. Lorsque nous quitterons l'école, il nous faudra bien trouver un travail tant bien que mal. Et, si nous ne possédons pas des formes avantageuses, nous ne pourrons acquérir d'expérience avec des garçons, et ne pourrons ainsi pas obtenir de bons scores lors de nos entretiens d'embauche.

- … Je crains de ne pas comprendre, Daphné, murmura Harry en haussant un sourcil, l'air impassible. Ou, plutôt, de trop bien comprendre. Expliques toi mieux.

- Maître, dit la jeune fille en s'agenouillant face à son propriétaire, nous ne sommes que des femmes ! Si nous souhaitons pouvoir faire autre chose de notre avenir que le passer au foyer de notre futur époux, nous devrons convaincre nos employeurs potentiels de nos capacités nuptiales, et nous devrons faire face à celles des autres femmes qui tenteront de nous supplanter !

- Tu veux dire que… les femmes sont aussi peu considérées, dans le monde sorcier ? Rien de plus que des objets ?

- Si peu ? Maître, nous ne sommes que des femmes. Notre seul rôle est normalement de tenir la maison de nos époux, de les satisfaire et de permettre à eux et à leurs amis de pratiquer d'efficaces prières pour les Pères et les Mères.

- Mais, pourquoi des sortilèges de développement mammaire ? Pourquoi ne pas attendre que vos seins croissent naturellement ?

- C'est parce que les seins naturels sont dénigrés, maître. Lorsque vous m'avez achetée au marché pour esclave, vous avez sûrement remarqué de jeunes enfants avec des seins d'adultes ?

- Oui, je l'ai vu. C'était bien écoeurant, d'ailleurs. Littéralement… contre nature.

En disant cela, il repensa à la dénommée Milicent Bulstrode, une des esclaves de Draco Malfoy, et à ses formes plantureuses… elle avait très certainement été refaite dès son plus jeune âge.

- Cela est dût à des sortilèges mammaires qui leurs sont jetés dès leur plus jeune âge, continua Daphné. Voyez-vous, ce ne sont que des Moldus qui sont capturés à leur naissance. Leurs propriétaires leurs développent ainsi artificiellement leur corps pour les vendre en temps que poupées sexuelles. C'est un marché qui fonctionne très bien. Une esclave semblable se vend pour plus de dix mille galions par année d'âge, jusqu'à ses huit ans environs. Ils sont vendus aux enchères, et plus leurs formes sont en avance pour leur âge, plus les prix peuvent grimper haut. Certaines sont vendues parfois pour plus de cinq cent milliers de galions.

- Mais qu'en font leurs propriétaires ? Demanda Hermione, horrifiée à juste titre en s'imaginant le pire.

- La plupart rejoignent la salle de jeu de leur maître, répondit son amie blonde. Elles servent régulièrement, parfois quotidiennement, et ne sont pas oubliées jusqu'à leurs quelques quinze ans, où elles sont alors trop fatiguées et sont utilisées comme mannequin d'entraînement. Parfois même, lors des grandes prières aux Pères et aux Mères, elles ne servent que durant la Période de Merlin. Elle se font engrosser sans cesse, servant ainsi à permettre l'accession à l'extase, qui mène elle à la communion sacrée avec les Pères et les Mères.

- Mais c'est horrible ! Ce ne sont que des enfants ! Maître ! Vous ne ferez jamais cela !

- …Et que deviennent ces enfants, par la suite, Daphné ? Demanda Harry, pâlissant.

- Lorsqu'elles sont usagées, elles servent à toutes sortes de choses. Principalement, elles se font torturer jusqu'à ce que mort s'en suive, et leurs cadavres sont quelque peu refaits et placés sous sortilèges de stase, pour servir de poupée immobile aux adolescents. Par ailleurs, Poudlard possède une boutique de poupées qui étaient jadis vivantes. Elles remportent toujours un grand succès, pour autant que je sache.

Harry et Hermione étaient horrifiés d'apprendre cela. Et dire que Daphné semblait trouver cela normal !

- Et… nos camarades se servent de ces cadavres pour se… vider ? Demanda le jeune sorcier.

Faute de meilleur mot…

- Non, maître, nous ne sommes pas obscènes. Voyez-vous, c'est à treize ans que nous sommes initiés à la pratique du culte des Pères et des Mères, mais ce n'est néanmoins qu'à notre majorité à dix-sept ans que nous avons le droit de choisir un conjoint. Entre temps, il nous faut bien prier nos ancêtres, et tout en sachant que la prière solitaire est interdite… vous comprenez. D'ailleurs, je crois que chacune des salles communes possède quelques poupées en libre service, pour ceux qui n'auraient pas les moyens de s'en acheter une eux même.

- Et… c'est pareil pour les garçons ? Demanda Harry.

- C'est plus rare, répondit Daphné, mais si vous prenez commande au marché des Esclaves, vous pouvez en obtenir rapidement un qui possède des testicules surdéveloppées. Et il y a beaucoup d'options que vous pouvez choisir, pour les garçons comme pour les filles. Je crois qu'il y a aussi une salle dans le château réservée aux poupées masculines, pour nos camarades qui souhaitent s'entraîner à leur pratique nuptiale. Cela est très utile pour celles qui veulent tenter une carrière religieuse. Elles doivent être capables de résister à une copulation continue plusieurs heures par jour, parfois plusieurs jours de suite durant la Période de Merlin, tout en parvenant à garder toute leur tête pour réciter les prières. Celles qui tentent une telle carrière peuvent demander des cours spéciaux, et passent parfois plusieurs heures par jour avec une poupée masculine à travailler sur leurs coui…

- Oui, ça va, j'ai compris ! S'exclama Harry en levant les mains, coupant ainsi la parole à son esclave.

C'est vraiment folie que cette religion barbare !

- Daphné, Hermione, dit-il, lancez-vous des sortilèges mammaires si vous le voulez, même des sortilèges fessiers, mais sachez que vous me plairez toujours parfaitement. De plus, je vous interdis toute relation avec un autre garçon que moi, que ce soit d'amitié ou… plus. Je suis bien clair ?

- Très clair, maître ! S'exclama la blonde en se jetant aux pieds de son propriétaire, et en les embrassant avec adoration.

Bien qu'elle fit preuve d'un peu plus de retenue, Hermione s'agenouilla elle aussi, immensément soulagée que son propriétaire ne prenne pas part à de telles pratiques barbares.

Sur ces quelques mots et gestes, Harry laissa ses esclaves achever leurs préparatifs et alla prendre place sur leur lit commun. Et, alors qu'il se mettait en pyjama et prenait place dans les draps, il se surprit à penser profondément.

Jamais mes esclaves ne seront ainsi sauvagement exploitées ! Elles sont à moi, et à personne d'autre ! Je dois faire quelque chose pour l'éviter ! Mais… quoi ? Les femmes sont considérées comme des objets, alors qu'elles sont tellement plus que cela !

Il laissa quelques instants s'écouler, pensif, avant de se dire…

Je sais… réformer ce monde ne servirait à rien. Mais… qui donc a dit que les Pères et les Mères doivent être les seuls dieux ? Mouahaha…

UMAP

La différenciation culturelle

L'une des particularités de ma fiction est le fait qu'énormément de choses changent par rapport à nos habitudes de la vie courante.

Pourquoi donc la description de la société sorcière donnée dans ce chapitre nous paraît-elle écoeurante et barbare ? Pourquoi Daphné semble t'elle trouver normal que les femmes soient aussi peu considérées ? Et, pourquoi semble-t-elle penser qu'il est parfaitement normal que les esclaves soient ainsi utilisés ? La raison en est toute simple.

Notre société nous paraît normale pour la simple raison que nous sommes élevés dans ses normalités, sa moralité et ses traditions dès notre plus jeune âge. Ainsi conditionnés, il est parfaitement « normal » qu'elle nous semble « normale ». Et c'est ainsi parfaitement compréhensible que les sorciers, si différents de nous, nous paraissent barbares.

Les sacrifices humains tels qu'ils étaient pratiqués, entre autres, par les Aztèques, nous semblent atrocement barbares et monstrueux. Mais pour eux, il ne s'agissait que d'un moyen comme un autre d'honorer leurs dieux. Et le fait de pouvoir organiser de tels évènements était pour eux une preuve de civilisation indéniable. Et, à bien y réfléchir, ce n'est pas plus étrange que manger un morceau de pain sans sel, de s'orienter vers un lieu précis pour prier, de se circoncire, de se raser le crâne, de jeûner, de se mutiler…

Le même genre de relation d'incompréhension commune est né plusieurs fois dans l'Histoire, entre les Romains et les Goths, entre les Conquistadors et les Amérindiens, et, plus récemment, entre les Mahométans et les Occidentaux.

L'extase sexuelle était jadis usitée par plusieurs antiques peuples mésopotamiens et européens pour communier avec les dieux, pour tenter de s'en approcher. Ce n'est pas pour rien que l'on dit « atteindre le septième ciel » lorsque l'on parle de la jouissance. Le « septième ciel » étant celui où les dieux habitent.

Juste pour note, sachez que les Celtes –nos ancêtres Gaulois- étaient loin d'être les derniers à pratiquer ce genre de « prière »…

UMAP

Et voici les différentes castes du monde sorcier. De haut en bas de la hiérarchie.

Supérieurs : Sangs-purs Religieux, Sangs-purs athées.

Suivants : Sangs-mêlés à prédominance sang-pur, Sangs-mêlés à prédominance mêlée, Sangs-mêlés à prédominance Moldue ou Cracmole.

Inférieurs : Nés de Moldus, Cracmols.

Intouchables : Esclaves magiques Humains, Gobelins, Métis mi-humain mi-gobelins.

Sous-êtres : Esclaves magiques non humains, non humains sauf Gobelins, Moldus, métis.

Harry est un sang-mêlé à prédominance sang-pur.

Daphné est une Sang-pure réduite en esclavage.

Hermione est une née Moldue réduite en esclavage.

I. Si vous pratiquez une quelconque religion, merci de ne pas en prendre ombrage…

II. Référez-vous à ma fiction « Magie » pour en savoir plus.

III. Le nom de « Merilin », et non pas de Merlin, n'est pas une erreur… Mouahaha !

IV. La paranoïa de l'auteur n'a d'égal que son ambition et son narcissisme.

Et je n'ai absolument rien contre les femmes.