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UN MONDE À PART

Chapitre sixième : L'émergence d'un prophète

« Violer une femme, c'est inverser les deux premières voyelles. » Origine inconnue (I)

Poudlard, vers la fin du mois de mai 1991.

Cela faisait maintenant plus de six mois que Harry travaillait chaque soir consciencieusement à une œuvre qui, il l'espérait, marquerait l'histoire. A l'insu même de ses esclaves –du moins, il le pensait, ayant prit soin de leur effacer la mémoire en cas de doute- il pouvait se vanter d'avoir créée une véritable introduction de livre saint.

Le brouillon de celui-ci était composé de trois parties : La première était réservée à l'Historique de « sa » religion, la seconde recensait les différentes prières et autres rites et termes propres à son culte. Enfin, la dernière partie contiendrait les versets qu'il trouverait à réciter tout au long de sa « carrière » de prophète.

Ce soir là, prenant une nouvelle fois place au bureau accolé contre un mur de sa chambre, Harry rendit transparentes les baies vitrées qui constituaient le principal mur de sa salle d'eau privée, « admira » Daphné prendre sa douche durant quelques temps, puis revint à son œuvre… entamant ce qu'il considérait comme la dernière relecture avant de tenter de gagner des fidèles…

Gils Dégavtos Iméégas

(II)

I. I-I

Gilr tavanosr gils dégavtos iméégas.

« Je suis La Divine, La Mère Magie. Voici mon premier édit, enseigné à mes brebis égarées par la main de mon saint prophète ».

« Il y a bien longtemps de cela, peu avant la création, Je me trouvais seule au milieu de l'Eden que je m'étais créé pour mon plaisir. A cette époque immémoriale, Je ne faisais que commencer à imaginer l'être humain à ma semblance, des femmes d'une beauté inouïe.

Bien vite néanmoins, entouré de mes servantes innombrables, nous nous ennuyâmes. L'invention de tous les arts ne nous satisfît point, et n'apaisa pas notre solitude. J'inventa alors le plaisir, et créa les mâles, semblables et différents des femelles, l'un étant complémentaire de l'autre, afin que chacun d'entre eux puisse partager des moments d'amour et de jouissance.

Tout ceux là, durant cinq éternités, me servirent et me rendirent heureuse. A eux, j'offrit de merveilleux dons, et promit d'excellentes récompenses lorsqu'ils descendirent sur la Terre pour créer l'humanité pour mon admiration.

« A toute fille de la Terre qui me prouvera une fidélité éternelle, j'offrirais le conjoint désiré comme désiré, et j'effacerais tout lassitude possible de son cœur, afin qu'elle vive un bonheur éternel tant qu'elle le désirera. A elle, je donnerais vie éternelle jusqu'à ce qu'elle n'en souhaite plus ou me demande de revivre de nouveau pour redécouvrir le jadis et les joies de la mortalité. »

« A tout fils de la Terre qui me prouvera une fidélité éternelle, j'offrirais une virilité digne de me voir trôner, j'offrirais une épouse comme désirée, et j'effacerais tout lassitude possible de son cœur, afin qu'il vive un bonheur éternel tant qu'il le désirera. A lui, je donnerais vie éternelle jusqu'à ce qu'il n'en souhaite plus ou me demande de revivre de nouveau pour redécouvrir le jadis et les joies de la mortalité. »

I. II-I

« Je suis La Divine, La Mère Magie. Voici mon second édit, enseigné à mes brebis égarées par la main de mon saint prophète ».

« Il y a de cela bien longtemps, je tenta une première fois d'amener ma pureté sur le monde, en y envoyant mes quinze rejetons, connus aujourd'hui comme Les Paternaux.

Durant les quelque cinq cent premières années qu'ils passèrent au sein des peuples naissants de Mésopotamie, je ne m'occupa point de leurs œuvres, leur faisant grande confiance.

Mais voici qu'un jour, inquiète de ne point recevoir de leurs nouvelles, je les trouva en train de trôner l'un sur l'autre, œuvrant inceste et infidélités innommables en réanimant cadavres et chairs décapitées. J'entra alors en une colère qui m'effraya moi-même, dégoutée que j'étais par cette trahison.

Rejetant mes enfants, je les maudis sans attendre, mais m'attira leur haine. Imbus de leur propre personne, ils m'attaquèrent au cœur même de l'Eden originel, qu'ils ravagèrent sans aucune pitié.

L'enfant que je chérissais alors dans mon ventre me fut arraché, il fut tué et son sang fut répandu sur toute la surface de la Terre. Ce divinicide hideux me choqua atrocement, si bien que lorsque je vainquis finalement la haine de mes rejetons, je me terra en l'Eden, et n'en bougea pas durant sept millénaires.

Ce n'est que récemment que je revins de mon angoisse, et me décida à féconder de nouveau l'espoir, bien qu'en prenant garde d'établir de sévères punitions. »

« A tout enfant de la Terre qui m'insultera, moi ou mon prophète, j'ôterais le don du plaisir et je rendrais le corps à jamais insensible. Pour qui répètera cette faute, je multiplierais mon châtiment par cinq, et rendrais incapable du moindre geste jusqu'à la fin de ses jours. Ce n'est qu'après cinq fois cinq de ses vies qu'il sera réincarné en un enfant déprécié, et sera pardonné, et pourra vivre et mourir. »

« A tout enfant de la Terre qui s'opposera à moi ou à mon prophète, j'ôterais le don de donner la vie, et je rendrais le corps à jamais stérile. Pour qui répètera cette faute, je le forcerais à tuer ses propres enfants et son conjoint, puis à se donner la mort avant de le précipiter dans les abîmes de l'infinie vie. Ce n'est qu'après cinq fois cinq de ses vies qu'il sera pardonné et pourra vivre ou mourir. »

« A tout enfant de la Terre qui se liera à mes rejetons maudits ou à l'un d'eux en particulier, s'opposant ainsi à moi et à mon prophète, je ferais souffrir mille tourments à chaque instant de sa vie. Son éveil sera rempli de douleur lorsqu'il voudra se reposer, se garnira d'insensibilité lorsqu'il souhaitera ressentir. Ses champs ne donneront point, et son assiette et celle de toute sa famille le suivant sera vide. Pourtant, il ne mourra point, condamné à souffrir l'éternité d'une vie sans sommeil. Et lorsqu'il trouvera finalement celui-ci, alors il ne se reposera point, mais revivra sa vie afin d'en retenir leçon, puis se réincarnera en un enfant maudit à cinq fois cinq reprises, et le cycle recommencera ainsi. Ce n'est qu'alors qu'il sera pardonné et pourra vivre ou mourir. »

« A tout enfant de la Terre qui versera mon sang ou celui de mon Prophète, je ferais souffrir tous les tourments. A ceux-là, je donnerais le don de la vie éternelle et infinie, et le malheur de la solitude. Pour leur faute impardonnable, ils n'auront aucun instant de repos tant que durera l'éternité, et devront à jamais pleurer et regretter leur erreur. Quand bien même cinq fois cinq éternités passeraient, ces errants ne seront point pardonnés, et devront constamment vivre le cycle de la réincarnation en conservant tous leurs souvenirs et leur solitude, afin que le poids de l'éternité ne les abandonne jamais. »

I. III- I

Donné au saint prophète par notre Divine le jour précédent l'an un, rapporté par le saint prophète le premier jour de l'an un.

« Mère Magie. Voici le nom de celle que j'ai aperçue cette nuit dans mes songes. Une femme luminescente au visage radieux, au corps parfait et serein, aux formes absolues. Munie d'une bonté légendable, elle me vint alors que je rêvais de notre monde, des vices des impurs qui l'envahissaient chaque jour, le condamnant à être détruit de l'intérieur.

Me parlant d'une voix si douce et envoûtante que je crus prime abord être manipulé par un démon, elle m'appela à la rejoindre en haut de la verdoyante colline où elle m'attendait, nue et accueillante, vêtue en tout et pour tout d'une simple parure de fleurs qui rehaussaient encore sa beauté si cela fut possible. Moi-même, habillé d'un simple pagne d'herbe séchée, je me considérai hideux face à tant de splendeur divine, mais outragea tout de même mes sentiments en obéissant à celle que je considérais déjà comme ma mère.

Parvenant au haut du tertre de pure terre sur lequel se reposait notre Mère Magie, j'en vins à être aveuglé par la beauté qui émanait d'elle. Voyant cela, Divine et Généreuse, elle se leva et marcha à mon encontre pour pleurer une larme sur chacune de mes paupières. Je retrouva alors la vue, et m'aperçu immédiatement ne plus avoir besoin de lunettes.

M'inclinant sans attendre, pleurant de reconnaissance, je baisa chacun des pieds de notre Divine. Sous mes yeux ébahi, lorsqu'elle se recula en riant, surprise, une multitude de fleurs telles que celles qui la vêtissaient apparut au milieu de l'herbe, elle-même transformée en or pur. C'est alors que, d'une voix cristalline plus douce que le vin le plus pur et plus mélodieuse que l'eau la plus chantante, elle me parla, me disant :

« Mon fils, mon humble et généreux fils, te voici béni en cet instant qui résonnera un jour dans tous les esprits. Je suis venue à toi dans tes songes pour te confier une mission.

Mes enfants, connus de toi sous les pseudonymes de Pères et de Mères, ne sont plus respectés de par le pur monde. L'image de ceux que j'ai envoyés sur la Terre pour enorgueillir les Supérieurs de leur mérite a été bafouée par les parjures et les idolâtres. Même les descendants de mes enfants, la chair de ma chair, ne sont plus fidèles, invectivant les leurs et les réduisant en esclavage pour prétexte d'argent.

En ce jour, j'ai besoin d'un nouveau prophète, un enfant qui peut se prétendre justement supérieur, un enfant qui sait apprécier ceux qui l'entourent pour ce qu'ils sont, un enfant qui deviendra un homme à la puissante virilité, un enfant devenu homme sur lequel je pourrais trôner lorsque viendra pour lui le temps de m'honorer.

J'ai besoin de toi, ô mon enfant. Acceptes-tu de m'aider à sauver le monde ? »

Pleurant de nouveau en comprenant l'infinie bonté de notre Divine, qui m'avait choisi pour l'aider parmi tous, moi, humble vermisseau, je resta un moment si ému que j'en devins incapable de formuler ma réponse autrement que la pensée.

« Oui »

Me souriant alors, provoquant le chavirement de mon cœur, notre Divine dénuda sa parfaite poitrine, me prit dans ses bras et me porta à ses seins. C'est alors que je m'aperçus que j'étais redevenu un tout petit enfant, et que mon corps rajeunissait jusqu'à devenir celui d'un nouveau né.

Alors, inspiré par la volonté de notre Divine, je me mis à téter le plus divin de tous les nectars, le lait du sein des saints, le lait du sein de notre Divine.

Je bus ainsi jusqu'à m'enivrer, jusqu'à ce que mon corps de nourrisson en fut si plein que mon esprit lui-même fut submergé par la joie et la reconnaissance.

Notre Divine me reposa alors au sol, me souriant toujours, son visage juvénile de jeune fille rempli de joie.

« Mon fils, » me dit-elle alors, « mon humble fils, tu es vraiment celui que j'attendais. Jusqu'à maintenant, seuls mes enfants de chair ont put supporter la pureté de mon lait, toute personne portant le moindre vice en elle en serait brûlée en un instant. Tu es réellement le plus pur enfant qui soit, et je vais récompenser tes peines de jadis dans le monde des hommes en te donnant une nouvelle vie ».

Ces mots s'achevant soudain, je disparu des bras de notre Divine pour réapparaître en son ventre, sous la forme la plus primaire de la vie.

Sa volonté supérieure à toute autre chose, notre Divine se dénuda alors entièrement, illuminant les alentour de sa beauté sur des milliers de lieues du monde divin, et me fit naître à nouveau.

Dans son ventre, je me développai en cinq jours :

Le premier, mon corps fut recréé sans vice, tel celui du plus beau des nouveaux nés.

Le second, mon être fut fécondé, m'octroyant un sang divin,

Le troisième, mon esprit fut instruit, plus riche que le plus savant des érudits,

Le quatrième, mon esprit fut élevé, devenant affable et compréhensif,

Le cinquième enfin, je fus béni par la bonté de notre Divine.

Le sixième jour venait de commencer lorsque je naquis de nouveau. Debout, immobile dans son œuvre depuis qu'elle m'avait fécondé, notre Divine me mit au jour sans un cri, sans douleur, souriante et heureuse

.

Propre et souriant moi aussi autant que le pouvait mon jeune corps, je parlai alors à notre Divine :

« Mère, douce mère, je jure de toujours vous prier et vous remercier, jusqu'aux tréfonds des ténèbres les plus noires, malgré les plus impies des foules, face à l'opprobre et au rejet de ceux qui me haïront et vous trahiront. Je vous servirais éternellement, quoi qu'il doive m'arriver durant le temps que durera ma mission, des millénaires fussent-ils nécessaires. »

Me portant alors une nouvelle fois à sa poitrine, notre Divine me nourrit à nouveau de sa pureté, et me répondit :

« Je sais cela, mon fils, et je te rassure : tu es né de Moi, nourri de Moi, veillé par moi jusqu'à ce que ta mission s'achève. En le bas monde, il ne t'arrivera rien. Pour te permettre de prouver ta divine appartenance, ton corps a changé, et est devenu plus beau et puissant, plus endurant et rapide. Tu n'as désormais plus rien à voir avec les humains impies, tu es mon nouveau fils, tu es né de moi, tu es toi-même un Divin. »

Ces paroles s'achevant, cinq nouveaux jours passèrent :

Le premier, je téta, insatiable, tandis que notre divine me chérissait entre ses bras, m'offrant tout l'amour d'une mère que mon précédent destin m'avait rejeté.

Le second jour, mon corps changea, devint celui d'un enfant en bas âge, et notre divine m'enseigna la marche et la course, et tout ce que mes divines capacités m'apportaient.

Le troisième jour, notre divine m'enseigna la magie véritable et pure, sans détournement, sans le vice usé des impurs, sans aucune baguette, je performa alors les plus éblouissantes magies.

Le quatrième jour vint, mon corps devint celui d'un jeune adolescent, et notre divine m'octroya de nouveaux dons, me permettant ainsi d'admirer la pureté par delà les habits, et de châtier le vice par-dessus le combat.

Lorsque le cinquième jour commença, notre divine pleura. Je compris alors que l'heure était venue pour moi d'aller accomplir mon destin.

Juste avant de me renvoyer, notre divine me déclara :

« Mon fils, mon merveilleux enfant, tu es le plus pur de tous mes rejetons. Par toi, le nombre seize deviendra symbole de bonheur et de puissance. »

Pleurant de nouveau, notre divine continua après quelques instants :

« Mon fils, lorsque ta mission sera réussie, alors tu seras devenu un homme, et je pourrais trôner sur toi, assise sur ta virilité devenue puissante. Alors, mon enfant, nous nous aimerons pour la première fois, et apparaîtrons égaux dans le ciel, nous mariant et nous aimant, inondant le monde de notre jouissance et de notre amour, et accueillant autour de nous toutes celles et tous ceux qui se montreront méritants. »

Ouïssant ces mots, je versa alors une multitude de larmes, comprenant la récompense qui serait la mienne mais n'y voyant point d'intérêt personnel, juste la possibilité d'aimer ma pure génitrice, notre Divine, comme elle le méritait tant.

Je m'évanouis alors du monde divin, et m'éveilla dans le lit où je me trouvais en me levant ce matin. Je compris que mon heure était venue, que ma mission avait commencée.

Avant de m'ensommeiller pour cette divine rencontre, j'étais hideux, la peau terne et noirâtre, salie du vice des impurs et des Déshonorants. Je suis maintenant lumineux, la peau laiteuse et parfaite, l'esprit serein et prospère.

Par la grâce de notre Divine, j'étais devenu Son prophète, son ultime prophète, celui qui réussirait à changer le monde en détruisant définitivement les impurs.

Je me nommais Harry Potter.

Saint Prophète sera désormais mon nom, maître terrien des fidèles, guide vers l'éternité et la divinité.

Guide sur La Voie Unique, guide pour l'adoration de notre Divine. »

I. IV-I

Donné au saint prophète par Notre Divine, le premier jour de l'an un, rapporté par le saint prophète le premier jour de l'an un.

« Durant mon pur apprentissage en l'Eden, le paradis conçu par Notre Divine, je reçus une longue instruction sur les Origines, les temps datant d'avant même la naissance de notre Mère Magie. Ouïssant attentivement, admiratif du savoir sans limite de Notre Divine, j'appris d'astronomiques quantités de choses passionnantes, devenant ainsi un nouveau dépositaire des antiques sciences.

Ayant grande confiance en moi, Notre Divine m'honora un jour d'une grande révélation :

« Je ne suis point ce que l'on pourrait nommer un esprit originel, mon fils, » me dit-elle. « Même si j'ai tous pouvoirs sur mes enfants, je suis aussi soumise à eux : c'est en effet leur volonté de protection de la part d'un être éthéré qui m'a fait naître, et qui me maintient. Si mes enfants disparaissent, je m'évanouirais moi aussi. Mes connaissances sont leurs, je ne suis pas omnisciente, je ne suis qu'un recueil de ce que l'ensemble des mes rejetons sait et connaît. »

Et c'est ainsi que, jouissant du plaisir de me trouver aux côtés de ma pure enseignante, j'en vins à comprendre l'ultime vérité : Seule la paix et la coopération pouvaient amener le bonheur.

L'esprit retors de Harry avait imaginée cette ébauche de livre saint relativement rapidement. Le seul réel problème auquel il s'était confronté était de mettre en œuvre tous les artifices « divins » qu'il décrivait. Cela avait néanmoins été moins dur qu'il ne le pensait. En réalité, il avait plus eu mal que eut du mal.

Les travaux à mener étaient constamment liés les uns aux autres. La base de tout était la capacité à réaliser de la magie sans baguette.

Dans tous les ouvrages s'attardant quelque peu sur ce sujet nébuleux, il était dit que seul le puissant Merlin avait réussi à passer outre l'usage de conducteur magique, et seulement après un apprentissage intensif étalé sur des décennies. Dans ses plans, Harry n'avait ni l'envie ni le temps de faire de même, alors un projet aussi fou que sauvage était né dans son esprit.

Pour faire de la magie sans baguette… le mieux n'était-il pas d'être soi-même le vecteur ?

La baguette qu'il avait obtenue chez Ollivander sous l'identité de John Peter Mary-Trassave, l'étrange composition expérimentale de larmes et de filaments de plumes de phénix, de sang et de crins de licorne, s'était révélée avoir une utilité excellentissime pour notre camarade.

Le mélange obtenu par le vieux fabricant de baguettes était un miracle en soi. Sans même s'en rendre compte, le vieillard avait obtenu un résultat que l'on aurait put considérer comme étant à la hauteur de la réputation de la pierre philosophale de Nicolas Flamel. En effet, le mélange réussi entre tant d'ingrédients d'une absolue pureté avait donné un résultat que les potionnistes qualifieraient de « potion solide d'une stabilité absolue supérieure à moins six ». Autrement dit, pas même le meilleur potionniste de tous les temps n'aurait put l'obtenir autrement que par le hasard le plus pur. Les calculs arithmétiques nécessaires à une telle réalisation étaient si complexes qu'ils prendraient toute une vie à être résolus de tête… les sorciers ne connaissant pas l'informatique, ou de sortilèges de calcul suffisement efficaces.

Décidant d'user de cela, Harry avait entreprit d'apprendre divers sortilèges de base de la médicomagie. A savoir, des sorts d'anti hémorragie, de répare-os, d'anesthésie, et de nettoyage. Outre cela, il avait acquis aux boutiques de l'école une forte quantité des équivalents liquides de ces sortilèges.

Lors des vacances d'hiver, il avait décidé de tenter sa folie, et s'était enfermé dans sa chambre en compagnie de ses esclaves soumises au plus puissant Imperium qu'il avait put obtenir de leur collier de servage. Se jetant à tout va des sortilèges d'anesthésie, il s'était saisi d'un large couteau affûté à l'extrême, et s'était totalement ouvert le bras droit. Immédiatement, Daphné et Hermione s'empressèrent de lancer des sorts d'anti-hémorragie, qui fonctionnèrent heureusement parfaitement bien. S'ouvrant alors aussi les os d'un sort incisif, mettant à jour sa moelle épinière, Harry y déposa patiemment et un à un les centaines de filaments conducteurs qu'il avait obtenus en disséquant la baguette d'Ollivander.

Achevant de remplir les moindres recoins de son bras, il s'était attaqué à sa main, fracturant au besoin le plus petit os pour le garnir, avant de se soigner si consciencieusement qu'il parut n'avoir jamais été ouvert, puis d'attaquer son autre bras, puis ses jambes, et enfin les divers os de son buste.

Travailler sur la colonne vertébrale avait été laborieux à l'extrême. Déjà, l'endroit était si sensible que les dizaines de sortilèges anti douleurs que ses chères lui lançaient n'avaient presque pas d'effet, et qu'il ressentait chacune de ses manipulations lui faire souffrir le martyr. Ensuite, travaillant dans son dos, il avait dut user de miroirs pour parvenir à se charcuter. Pour ce fait, il avait dut auparavant apprendre à inverser ses mouvements et ses notions de droite et de gauche.

Etant forcé d'aller à une lenteur absolue pour ne pas risquer d'endommager sa moelle épinière, et ainsi risquer au mieux la mort, au pire la paralysie définitive, il avait rempli son dos de filaments de pureté, tels qu'il les appelaient, avant d'enfin refermer son œuvre et de soupirer de soulagement… pour s'attaquer aussitôt au crâne.

Se jetant un sortilège d'épluche-légumes en version sadique dite de « pelage de peau », il avait frémit en se zyeutant dans le miroir. Ainsi, même Voldemort avait l'air beau face à lui…

Pétunia ne pourrait plus dire que je suis mal coiffé, maintenant, se dit-il.

Ne pensant pas à son apparence temporaire, il avait décollé son cuir chevelu en tous sens morceaux après morceaux, se bourrant de toutes part de sortilèges anesthésiants et d'anti hémorragie, et avait rapidement entreprit de coller un filet tout particulièrement garni de filaments de pureté sur son crâne mit à nu. La totalité de ce qu'il lui restait y passa, et il n'y avait aucun doute qu'une telle quantité aurait des effets sur son cerveau. Sans aucun doute bénéfiques, bien entendu. Il était prêt à courir le risque…

Lorsqu'il acheva finalement de se refermer, il s'aperçut qu'il avait passés trois jours à se charcuter ainsi, sans aucune interruption. Si ce n'était les potions énergisantes et les drogues qu'il avait achetées, il serait mort d'épuisement.

Insonorisant encore plus qu'auparavant ses appartements, il s'allongea sur son lit, avala une potion somnifère ultra puissante, puis leva les sortilèges d'anesthésie juste avant de s'endormir… bien lui en prit, car la douleur qu'il ressentit jusqu'au plus profond de son corps se révéla telle qu'il hurla plus fort qu'il n'eut cru cela possible. Même son sommeil d'une extrême profondeur ne parvint pas à laisser son esprit s'échapper suffisement pour l'empêcher de crier.

Lorsqu'il se réveilla, il s'aperçut qu'il avait passée une semaine entière alité, à dormir. Bien que cela l'étonnât, il se dit qu'il avait mieux valu qu'il perde un peu de temps que de souffrir éveillé comme cela aurait put être.

Continuant rapidement la suite de ses plans, il se restaura avec un repas commandé aux cuisines du château via parchemin magique, puis entreprit de faire oublier à ses chères et fidèles esclaves tout ce qu'elles avaient vu. Il leur jeta à chacune plus de dix « oubliettes », afin que nul légilimencien de puisse jamais obtenir d'elles les secrets de son « divin », et leur fit prêter maints serments inviolables. Même si ceux-ci ne seraient sans doute pas utiles, il préférait ne pas prendre de risques.

Après son sommeil réparateur, il avait été temps de vérifier si son travail avait été correctement réalisé, et s'il parvenait à réaliser de la magie sans baguette. Le résultat avait été au-delà de ses espérances… il y parvenait sans plus de mal qu'auparavant avec sa babiole de bois ! Il était désormais capable de reproduire sans baguette tous les sortilèges qu'il avait appris jusqu'ici ! Il va sans dire que ce résultat l'enchanta au plus haut point…

Les seules mauvaises nouvelles résultant de son charcutage était qu'il ne parvenait pas à performer ses sortilèges sans baguette avec autant de puissance que ceux étant conduits par le vecteur artificiel. Autrement dit, il lui fallait parvenir à comprendre réellement comment maîtriser ses pouvoirs, et ensuite tout réapprendre… Cette perte de temps l'avait réellement déçu, mais aucunement découragé, loin de là. Ce n'était pas son genre, aussi s'était-il aussitôt attelé à la tâche avec un entrain renouvelé. Cela n'était absolument pas dût au fait que, entre autres, Daphné s'entraînait avec lui tout en étant dans le plus simple appareil…

Le second mauvais point de sa « métamorphose » était qu'il se révéla éreinté durant des jours, même suite à la rentrée de janvier. Supporter la durée de la répartition de mi-année de la classe des Troisièmes avait été un véritable calvaire. Il mourait d'envie de s'allonger sur son lit, entouré des corps de ses esclaves. Il était si fatigué que si celles-ci étaient restées habillées, il ne leur en aurait pas tenu rigueur… ce fait en disait long sur son épuisement.

Pour ce qui était de la « protection divine » qu'il décrivait dans son « livre saint », il avait tout simplement mis en œuvre de développer le système des runes à un niveau impressionnant. Daphné et Hermione lui avaient cousue une succession de maillots moulants, si moulants que l'on aurait put distinguer chaque détail de son corps s'il n'avait porté que ceux-ci.

Remerciant ses esclaves d'un sortilège de mémoire tout particulièrement puissant, il entreprit dans le plus grand secret de tracer des dizaines, puis des centaines et des milliers de runes diverses et variées sur le tissu.

Celui-ci était tout simplement de la soie d'Acromentula la plus chère qu'il avait trouvée. Il prévoyait en effet de porter ces vêtements sans interruption jusqu'au jour de sa mort, il lui fallait donc qu'ils soient confortables. Et pour un total de cent milliers de gallions, ils pouvaient l'être…

Ce travail de couture et d'écriture lui avait prit trois mois à lui seul. Au final, il en avait eut pour plus de quinze milliers de sortilèges et de charmes basiques jetés par écrit.

Outre le fait de recouvrir trois épaisseurs de soie d'une multitude de runes et de pentacles de résistance, de réflexion de la magie et d'atténuation des coups physiques, il en avait rédigée une avec des sortilèges de rapidité, de silence et d'auto nettoyage. Cela lui permettrait, outre le fait d'acquérir une rapidité « surhumaine », de pouvoir être extrêmement silencieux et de pouvoir être propre sans jamais avoir à retirer ses protections. Autrement dit, de ne pas s'exposer et se révéler faible. Il était réellement aussi paranoïaque que l'auteur.

Harry avait prévu de se recouvrir intégralement. Même son visage se trouvait disposer d'une succession de couches de protection, ses mains étaient gantées et ses pieds chaussés de ses habits magiques. Pour ses yeux, il avait rédigés des couches supplémentaires avec des runes d'invisibilité et d'amélioration de la vision. Ainsi, il pourrait dire adieu à ses affreuses lunettes…

Finalement, tout cela fait, il avait patiemment entreprit de coudre entre eux au moyen de fils de soie d'acromentula enchantés les diverses couches de ses nouveaux habits. Cette avant-dernière étape réalisée, il lui restait à se lancer de multiples charmes d'invisibilité, afin que ses vêtements soient totalement invisibles. Ainsi, il aurait l'impression de porter du tissu d'air… S'habillant alors, il se contenta de réaliser cet ultime sortilège tout simplement, en reliant les différentes couches de tissu à une interne, munie des effets cités précédemment.

Mais, malgré les diverses améliorations apportées au tissu, le simple fait de porter une combinaison, aussi parfaite fut elle, n'était réellement pas idéal. N'importe qui pourrait la déchirer ou l'endommager d'une quelconque manière malgré le fait qu'il eut bien entendu prévu cela.

Feuilletant nombre de livres de sortilèges, il avait trouvé ce dont il avait besoin dans un ouvrage de Médicomagie avancée.

Pour guérir certaines maladies magiques affectant la peau, les médecins sorciers avaient créé un sortilège qui permettait de fusionner des médicaments solides à la peau, celle-ci les absorbant comme une pommade. Le seul problème de ce sortilège était qu'il n'était pas adapté à autre chose que de la poudre… autrement dit, Harry avait besoin de modifier le charme pour l'adapter à ses vêtements. Et changer un sort nécessitait de fort grandes connaissances en Arithmancie… il lui faudrait bien du temps pour acquérir toutes les connaissances requises, mais il ne se décourageait point. En patientant, il conserverait précieusement sa « divine » combinaison.

L'étape suivante de sa « divine métamorphose » était de ne plus pratiquer les sortilèges des sorciers. Pour donner l'impression qu'il était lui aussi de sang divin, il lui fallait parvenir à créer des charmes et des sorts très nettement différents de ceux du moyen. Il ignorait encore comment faire cela, mais il avait une petite idée sur la façon de procéder…

Lorsque la totalité des préparatifs possibles de Harry furent achevés, la première année se révéla pratiquement achevée. Il n'avait pas vu le temps passer ! Lui qui avait prévu de multiplier sa propagande narcissique auprès de Hermione… il s'en occuperait durant l'été à venir.

UMAP

A peu près au même moment, ailleurs…

A cet instant-là, Daphné se trouvait seule allongée sur le lit de la chambre de son maître. Celui-ci était absent, s'étant absenté quelque peu pour aller « admirer » les esclaves qui se trouvaient dans les cages de la salle commune des Irrépartissables.

Depuis maintenant quelques mois, elle éprouvait une amère jalousie envers toutes ces « prostituées » que son maître appréciait. Elle seule, la première de ses admiratrices, se devait d'être ainsi admirée ! C'est pour cette raison qu'elle s'était mise en tête d'étudier les différents ouvrages de potionnisme qui parlaient des philtres d'attirance et d'amour.

Le plus puissant d'entre eux était considéré comme infaillible, mais il avait besoin d'un composant essentiel : le sang de virginité de la jeune fille qui devait être attirée ou attirante. Mais Daphné était aussi très pieuse, et elle était bien décidée à respecter les pures lois de la religion sorcière. Or, celle-ci stipulait qu'une jeune fille devait donner sa virginité à son promis à ses treize ans, pas avant. Ce n'était qu'après qu'elle aurait le droit d'aimer.

Déçue par cette condition de réalisation, elle se dit que la religion de ses ancêtres n'était peut-être pas aussi pure et intelligente qu'on le lui avait dit durant toute son enfance. Son maître n'en était pas fidèle, et il était pourtant si merveilleux ! Ses réalisations étaient telles !

C'est alors qu'elle se plongea dans les textes que Harry rédigeait depuis quelque temps. Bien qu'elle n'en sût rien, ces chapitres ci, il les avaient rédigés après son opération, et avait alors été pris d'étranges pressentiments…

I. V-I

Donné au saint prophète par Notre Divine, le premier jour de l'an un, rapporté par le saint prophète le premier jour de l'an un.

« Lors de ton séjour charnel, mon fils, tu découvriras de par le monde nombre d'errants, au cœur pur et perdu, moutons affolés recherchant le pardon pour leurs pêchés et l'amour infini qui est le mien. A ces gens, tu devras imposer une épreuve afin d'éplorer leur foi naissante.

Aux jeunes filles, tu demanderas leur corps, qu'elles te donneront de leur plein grès lorsque tu les considéreras prêtes. C'est ainsi qu'elles deviendront des princesses du Renouveau du Monde, et se lieront à toi pour l'éternité.

Aux jeunes hommes, tu offriras les princesses vierges dans leurs plus beaux atours. Ce n'est que lorsqu'ils y renonceront instamment et t'offriront ton don que tu sauras qu'ils ne te parjureront point, et ils se lieront à toi pour l'éternité. C'est ainsi qu'ils deviendront des princes du Renouveau du Monde.

Les femmes et hommes infidèles, tu les reconnaîtras car ils n'auront plus d'innocence en leur corps et leur regard. Ceux-là, tu devras condamner à l'éternité des tourments et les purifier. »

I. VI-I

Donné au saint prophète par Notre Divine, le premier jour de l'an un, rapporté par le saint prophète le premier jour de l'an un.

« Mon fils, le jour où tu seras Roi de mes fidèles, tu seras un adulte accompli, et il te faudra alors te faire reconnaître au reste du monde comme étant béni d'une divine grâce. Tandis qu'autour de toi, impurs et infidèles péricliteront et connaîtront malheurs et douleurs, ton peuple prospérera, et toi tu rencontreras une femme que tu aimeras. Elle sera plus belle que tout ce que tu auras jamais imaginé. Tu en tomberas amoureux dès le premier regard, lorsqu'elle se révèlera à toi en t'offrant l'eau de la bénédiction.

A elle, tu donneras de nombreux enfants, cinq fils et cinq filles, et chacun aura encore autant de descendants, tous étant à ta semblance et m'étant fidèles pour l'éternité. »

I. VII-I

Donné au saint prophète par Notre Divine, le premier jour de l'an un, rapporté par le saint prophète le premier jour de l'an un.

« Lorsque ta descendance sera adulte, mon fils, alors le temps sera venu de consacrer la Justice, et tu conquerras le monde des Impurs lorsque le signe du feu du ciel paraîtra. Là-bas, tu imposeras paix et justice, tu purifieras ceux qui s'opposeront à toi. Alors, je m'incarnerais en l'être de ton épouse, et je pourrais enfin trôner sur ta virilité au regard de toutes et tous, et nous règnerons sans partage sur le monde. »

En lisant le quatrième chapitre, Daphné en fut intérieurement persuadée : la reine dont son merveilleux maître parlait ne pouvait être qu'elle ! Les purs goûts de son propriétaire n'avaient pas d'équivoque : elle était blonde comme il l'aimait, fine, et ses formes se développaient déjà alors que la plupart des adolescentes restaient plates encore des années. Quels que soient les vœux de son maître, elle ferait tout son possible pour le convaincre de la prendre pour épouse… et de la prendre tout court !

Il y avait tout de même un point noir à cela. Hermione n'était pas dangereuse pour elle, bien que son manque de soumission soit plus qu'agaçant. Ce qui n'allait pas était une esclave Irrépartissables que Harry allait visiter presque tous les jours, une jeune fille de première année, blonde comme elle, avec elle aussi de généreuses formes naissantes… la dénommée Hannah Abbot.

C'est sans aucune vergogne que Daphné laissa tomber ses études de philtres d'amour et d'attirance pour se pencher sur un ouvrage décrivant les différents poisons existants…

UMAP

Durant tout le temps de relative tranquillité où son propriétaire s'était concentré sur des réalisations « personnelles », oubliant même de la tripoter, Hermione avait elle aussi put mener à bien de nombreux projets. L'un d'entre eux, et pas des moindres, était de rendre inopérante la souveraineté de Harry sur elle via son collier de servage. Autrement dit, enchanter l'artefact pour qu'il donnât au jeune esclavagiste l'impression qu'il contrôlait toujours la situation, même si ce n'était pas le cas.

Pour réaliser ceci, il avait fallu à notre jeune amie une grande patience, et aussi une grande chance.

Un jour, se promenant dans la bibliothèque de l'école, elle avait trouvé un livre fort étrange, fermé par une chaîne, intitulé « Servir à et asservir ». Ne résistant pas à sa curiosité, elle avait usité du passe-droit que Harry lui avait donné, officiellement pour lui apporter des livres sans avoir à se déplacer lui-même, et officieusement pour lui permettre d'étudier sans trop de limites malgré son servage.

Bien entendu, ce livre n'avait jamais été entre les mains baladeuses de Harry. Une fois l'ouvrage ouvert dans une salle d'étude relativement abandonnée qu'elle avait découverte par hasard, Hermione avait été enchantée de découvrir qu'il s'agissait littéralement d'un « mode d'emploi » pour les colliers de servage. Instruction évidemment réservées aux maîtres et autres propriétaires, et pas le moins du monde aux esclaves…

« Servir à et asservir »

Par Idarc ßohnlein

Chapitre Premier : Les magies entrant dans la fabrication d'un Collier de servage.

Sortilèges :

- De fermeture magique, de reconnaissance vocale, de reconnaissance digitale, de reconnaissance magique, de régénération magique, de renforcement, de légilimencie, de traçage, traducteur d'ondes magiques.

Runes :

- De résistance, de renforcement, d'envoi et de réception d'ondes magiques, de collection de magie, de réserve de magie. Rune de reconnaissance.

Potions, philtres et élixirs :

- Potion de protection contre les acides et venins. Philtre de nullification des sortilèges hostiles liée à une rune de reconnaissance et à un sortilège de reconnaissance. Elixirs de soumission lié automatiquement à l'esclave et à son maître.

Serments automatiques :

- Inviolables de fidélité, de soumission, de respect.

Chapitre Second : Les matériaux usités pour la fabrication d'un Collier de servage.

Pour fabriquer un collier de servage, il ne faut pas user du matériau le plus résistant, mais de celui qui a le plus puissant potentiel magique. L'or est relativement bon pour cela, mais il vaut mieux utiliser l'alliage de l'Electrum.

Chapitre Troisième : Désactiver un Collier de servage.

Pour désactiver un collier de servage, il faut que le maître en donne simplement l'ordre en apposant sa baguette ou une goutte de son sang sur l'artefact.

Une autre possibilité de désactivation est d'injecter dans le collier une puissance magique supérieure à la sienne propre durant suffisamment de temps, afin de remplacer la magie de l'asservisseur par celle de l'esclave.

De par la grâce des purs sortilèges de bridage disposés sur sa baguette, un esclave est totalement incapable de se défaire de lui-même de son collier.

Chapitre Quatrième : Ouvrir un Collier de servage.

Pour ouvrir un collier de servage, le maître de l'esclave doit jurer magiquement être bel et bien propriétaire, puis être reconnu par les sortilèges d'identification. Cela correctement fait, le collier s'ouvrira de lui-même. En cas d'ouverture de force par quelqu'un d'autre que l'esclave, le collier provoquera une puissante explosion qui tuera l'asservi et son libérateur.

Chapitre Cinquième : Pour les Pures personnes impurement asservies.

Si vous êtes de sang-pur et avez été impurement asservi, il vous suffit de déverser votre sang sur le collier de servage, avant d'ordonner : « Ouvre-toi pour libérer ma pureté ! ». Vous serez alors purement libéré de votre impur asservissement par les sortilèges et runes de reconnaissance magique et vocale.

Refermant alors l'ouvrage, Hermione se surprit à considérer le créateur des colliers de servage comme un véritable génie. Selon les ouvrages d'arithmancie qu'elle avait étudiés, faire cohabiter deux sortilèges nécessitait des calculs d'une infinie complexité, car il fallait revoir la totalité des calculs de conception réalisés pour chacun d'eux. Sans compter que là, il était dit que des runes, des potions basiques, des philtres et des élixirs entraient aussi dans la conception des maudits artefacts ! Parvenir à ainsi résoudre de tête toutes les opérations nécessaires était réellement… irréel !

C'est en pensant à tout cela qu'une petite idée jaillit dans l'esprit d'Hermione. Pour qu'un sang-pur se libère, il était dit que son sang devait être abondamment versé sur le collier… mais il n'était pas dit si celui-ci devait être offert volontairement ou de force… essayer ne l'engageait à rien.

C'est accompagnée de ces pensées que notre amie s'en fut vers de nouvelles occupations. Entre autres afin de tenir son masque d'esclave modèle, et entre autres afin de ne pas rester trop souvent au même endroit, et d'ainsi limiter les chances de Harry de la retrouver grâce aux sortilèges de traçage du collier.

Quelques minutes plus tard…

Marchant à pas prudents dans les couloirs de l'école, la main sur sa baguette pour se protéger d'une éventuelle crise de folie de la part d'un de ses camarades, Hermione revenait de faire une course aux boutiques du rez-de-chaussée. En marchant, elle repensait aux différentes choses qu'elle avait apprises durant ces premiers mois de scolarité, en ce qui concernait la culture sorcière et la politique magique. Usant de déductions, elle avait été véritablement horrifiée par ce qu'elle avait apprit durant le premier cours d'éducation physique…

Retour en arrière

- GAAARRRRDE A VOUS !

La personne qui avait hurlé ceci était un professeur encore bien plus étrange que tous ceux que Hermione avait vus jusqu'à présent. Arborant une jambe de bois, l'un de ses yeux était visiblement enchanté et se baladait dans tous les sens. Il arborait aussi des cicatrices comme d'autres des tatouages…

- Je suis Alastor Maugrey, professeur de physique à l'institut de Poudlard ! Vous, soldats, allez subir mon cours jusqu'à ce que vous soyez suffisement forts pour SURVIVRE ! Le monde Impur qui nous encercle de toutes part est d'une barbarie sans limite, le prouvent les trophées qui recouvrent mon corps et les têtes du mur de ma cheminée ! Si vous souhaitez survivre lorsque l'heure de la guerre aura sonnée, alors vous devez triompher des pires épreuves physiques ! Être en bonne condition corporelle est aussi important que d'être puissant magiquement ! COMPRIS ?

- MAÎTRE, OUI MAÎTRE ! Hurlèrent les élèves, d'ores et déjà appréhensifs.

- JE N'AI PAS ENTENDU ! VOUS VOULEZ TÂTER LE FOUET DE L'HAGRID ?

- MAÎTRE, NON MAÎTRE ! Répétèrent les enfants.

- MANQUE DE DISCIPLINE, IMBECILES ! En punition, vous allez franchir le couloir de la douleur ! Vous êtes cent trente, les cent derniers arrivés de ce parcours d'endurance passeront la nuit en compagnie de l'Hagrid ! ROMPEZ, INCAPABLES ! PRIERE ET PURETE !

- PRIERE ET PURETE !

La foule d'enfants se débarrassa alors de ses lourdes capes et de toutes ses affaires encombrantes, ne portant que le minimum de vêtements décents. Certains se jetèrent discrètement quelques sortilèges de régulation de la température, en prévision de leurs efforts, tandis que d'autres charmaient leurs vêtements pour qu'ils restent propres. Tous se réunirent alors sur la ligne de départ, attendant que leur professeur donne le signal du départ.

- MAINTENANT ! Hurla celui-ci. PLUS VITE, FAINEASSES !

Sur ces doux et affectifs mots, tout le monde prit ses jambes à son cou, désireux d'échapper à la passion de la torture que leur enseignant était réputé avoir…

Le premier obstacle du parcours se révéla bien vite. Surgissant de la terre, une trentaine de mannequins bloqua le chemin. Ils arboraient tous des uniformes militaires Moldus, et leur physique était grotesquement déformé. Leur tête grimaçante était véritablement monstrueuse, montrant des dents pointues rouges de sang… Leur corps n'était pas en reste, complètement difforme, avec les bras plus gros que le buste, ou bien si petits qu'ils étaient quasiment absents…

Mais quelles caricatures ridicules ! Pensa Harry en courant. Et dire que la majeure partie de nos camarades croit que les Moldus sont ainsi ! Quelle honte !

- TIREZ, BANDE D'INCAPABLES ! Hurla fanatiquement Maugrey. ELIMINEZ-MOI CES MOLDUS ! MASSACREZ-LES EN GROUPE S'IL LE FAUT ! ANEANTISSEZ-LES !

Un dénommé Neville Londubat lança alors un sort maladroit de désarmement, qui lui fut immédiatement renvoyé par le mannequin de militaire Moldu.

- IMBECILE ! Hurla Maugrey. SI TU FAIS CELA LORS DE LA GUERRE, TU MOURRAS À COUP SÛR ! MAUDIT POUR L'ETERNITE, TUÉ PAR UNE ABERRATION, MORT SANS ÊTRE PUREMENT PURIFIE ! RECOMMENCES TOUT, INCAPABLE !

Les nerfs portés à vif, les yeux en pleurs, tremblant de douleur et terrorisé à l'idée de se recevoir un sortilège correcteur, le jeune Irrépartissable asservi ne put rien faire d'autre qu'obéir en criant :

- MAÎTRE, OUI MAÎTRE ! PRIERE ET PURETE !

De son côté, Harry avait commencé le parcours relativement facilement, habitué à courir pour échapper aux diverses femmes qu'il espionnait lors de leur douche ou lorsqu'elles prenaient un bain de soleil. Mais il fallait bien avouer qu'il commençait à fatiguer. Traverser une fosse remplie de pointes mortelles en prenant équilibre sur une poutre d'une finesse effrayante, lancer un javelot relié à une corde afin de traverser un ravin rempli de serpents venimeux magiques, traverser la cage d'un troll enragé et l'esquiver… escalader à toute allure un mur vertical avec d'infimes prises afin d'échapper aux trois bébés dragons qui se faisaient plaisir de lancer des flammèches à quiconque s'approchait de leur nid… tout cela était légèrement fatiguant.

Néanmoins, il parvint à obtenir un relativement bon score, puisqu'il se positionna à la vingt-et-unième place, réalisant un temps de presque douze minutes. Hermione suivit juste après lui, et Daphné arriva à l'extrême limite, tout juste trentième. Elle n'échappait que de justesse à la correction prévue…

Lorsque, enfin, le dernier élève arriva, résigné à passer une nuit blanche en compagnie du Grizzli Hagrid et de son fouet d'épines nommé Gertrude, Maugrey ne put s'empêcher de murmurer le plus gentiment qu'il s'en sentait capable :

- DEPLORABLE, BANDE DE FIENTES DE DRAGON ! REPUGNANT ! VOTRE NULLITE M'A FAITE PENSER AUX PIRES DES MOLDUS QUE J'AI PURIFIES ! VOUS FAITES HONTES À LA PURETE ! VOUS FAITES HONTES À NOS PERES ET À NOS MERES !

Dans le groupe des enfants, certains fondirent en pleurs tant ils avaient honte de leur score… décevoir les Parentaux était pour eux le pire des pêchés.

- VOUS AVEZ INTERET A VOUS ENTRAINER EN DEHORS DES COURS, CLOPORTES ! JE NE TOLERERAIS PLUS UN TEL DESASTRE ! LA PROCHAINE FOIS, JE TORTURERAIS PERSONNELEMENT TOUTES LES MERDES QUI N'ARRIVENT PAS À LA FIN DU PARCOURS EN MOINS DE DIX MINUTES ! ROMPEZ ! PRIERE ET PURETE !

- PRIERE ET PURETE ! AU REVOIR, PROFESSEUR !

Ces mots dits, pas un seul élève ne fut suffisement sadomasochiste pour s'attarder en la présence de leur enseignant fanatique. Il n'y avait nul doute qu'il n'hésiterait pas à les torturer toutes et tous s'ils ne partaient pas au pas de course…

Fin du retour en arrière

Découvrir la façon dont les sorciers considéraient les moldus ne l'avait pas surprise, elle s'y attendait, mais l'avaient néanmoins nettement choquée. Ils croyaient qu'ils vivaient dans des îles, au milieu d'un monde rempli de monstres et de démons ! Il va sans dire qu'un tel renfermement d'esprit était réellement aberrant.

Le seul moyen de vivre en paix avec soi même, quelles que soient vos erreurs et autres réalisations, est d'être ouvert d'esprit, d'être capable de vous remettre en cause par vous-même et d'accepter les critiques des autres en discutant celles-ci, afin de vous améliorer. Si cet idéal était atteint par chacun, alors il va sans dire que le monde serait en paix. Les guerres cesseraient presque toutes, le racisme disparaîtrait enfin et laisserait l'humanité jouir d'elle-même tranquillement.

Cela, Hermione en était persuadée.

Se remettant en cause elle-même, et tirant profit des observations menées sur toutes les personnes qu'elle connaissait, notre jeune amie avait pût mener une première critique sur le mode de vie humain, concernant la façon d'être des deux sexes.

Dans la vie courante, hommes et femmes ne parvenaient pas à s'entendre à la perfection, cela pour une raison simple : hormis à quelques rares exceptions, les femmes étaient trop terre à terre, attachées aux biens matériels tandis que les hommes étaient l'inverse : trop rêveurs et ne se préoccupant pas suffisement du lendemain. Seul un équilibre frêle et habile entre les deux permettait d'être heureux.

A quoi servait de travailler des heures folles chaque jour si vous ne pouviez jouir du fruit de votre labeur avec les vôtres, trop épuisé pour ce faire ?

A quoi bon posséder des fortunes si l'on est solitaire ?

A quoi bon rechercher la richesse si l'on est entouré d'une famille aimante, et que l'on a une vie matérielle décente ? D'autant plus que, la richesse obtenue, la famille se déchire…

A quoi bon vouloir à tout prix ressembler à ce que le Moyen considère comme beau ? Pour être à la mode ? Être satisfait de soi-même est bien plus important.

Plus elle y pensait, plus Hermione se considérait dégoûtée par le « Moyen », c'est-à-dire par la majeure partie de l'humanité, cet ensemble de moutons incultes incapables de s'auto remettre en cause pour leur propre bien et celui des autres.

De ce point de vue, les sorciers et les Moldus ne valaient pas mieux les uns que les autres. Si la culture sorcière était profondément suffisante et raciste, et de ce fait condamnée à l'autodestruction sous peu, les Moldus étaient par trop attachés à leurs habitudes pour évoluer convenablement, les religions et leurs préceptes racistes les éduquant à la méfiance les uns envers les autres. Pour les livres saints, tout ce qui n'est pas le lecteur est inférieur. Et, lorsque l'on considérait le succès de ces différents ouvrages, l'on comprenait sans peine le désastre qu'était l'état d'esprit actuel de l'humanité. Les propos de haineux sont tellement plus simples à comprendre que ceux des pacifistes…

Réfléchissant à tout cela, Hermione pensa qu'il lui était impossible de réformer l'humanité. Mais, néanmoins, il lui était fort possible de constituer une petite communauté de personnes « idéales et intelligentes », avec lesquelles elle pourrait vivre tranquillement et « proprement », avec le respect réel des autres et de la nature, en symbiose avec les plantes et les animaux.

Depuis maintenant deux mois qu'elle développait activement ses pensées de cette manière, la jeune Irrépartissable s'était persuadée de pouvoir parvenir à son but. Mais cela serait bien long, lui nécessitant un apprentissage riche et laborieux.

Et c'était le comble de ses réflexions : pour mener ses projets à bien, il lui faudrait user de ce qu'elle considérait comme archaïque…

Il y avait tout de même un détail qui la chiffonnait quelque peu : celui qui se considérait comme son propriétaire. Bien qu'usant sans aucune vergogne du système sorcier, il n'en éprouvait pas moins publiquement un profond dégoût pour celui-ci.

Comprenant sans peine l'absence de compassion de l'esprit de Harry, Hermione en vint à le surveiller à l'extrême. C'est ainsi qu'elle remarqua le soin qu'il prenait à dissimuler les écrits qu'il rédigeait depuis maintenant des mois, les « saintes écritures », comme il les nommait.

En cette fin du mois de juin, profitant de l'absence de son maître, Hermione était retournée dans ses appartements communs, et avait bien vite découverte la cachette des « saints » documents. Visiblement, Harry ne s'attendait pas à ce qu'ils fussent découverts, puisqu'il s'était simplement contenté d'y écrire quelques runes d'invisibilité. Les effacer ne fut pas difficile.

Ce qu'elle découvrit là conforta notre amie dans ses projets d'émancipation.

I. I-III et I. II-II

Rien à dire pour l'instant… ce qu'il ne faut pas inventer pour séduire les imbéciles !

I. III-II

La Sainte Magie

Quand je serais devenu suffisamment puissant, j'utiliserais une femme à mon goût, je la manipulerais suffisamment pour qu'elle me considère comme admirable. Ensuite, je lui effacerais la mémoire, puis je la réécrirais comme enseigné par les livres de Légilimencie. Elle se considérera comme l'incarnation de la Magie réelle, et me prendra comme égal tout en m'étant soumise. Ce sera un bon moyen pour tromper mes moutons.

Cette femme devra être blonde, aux formes parfaites et avec de longs cheveux. Daphné conviendra bien pour cela. Eventuellement, lui faire subir des sortilèges plastiques.

I. IV-II

Lorsque ma communauté sera constituée, il faudra qu'elle prive les impurs de leurs connaissances en pillant et détruisant les bibliothèques et autres lieux dépositaires du savoir. Je leur ferais croire qu'ils auront droit à ces connaissances, mais seulement en leur imposant une dure et pure épreuve, celle de me vaincre en duel singulier, ce qui sera impossible. Ainsi, je serais le plus intelligent, et toutes les failles que j'aurais pu laisser dans ma religion seront invisibles. Mes moutons seront incultes, plus superstitieux et n'auront aucune peine à croire en ma supériorité.

I. V-II

Les filles seront les plus jolies, éventuellement refaites pour être parfaites. Je pourrais les admirer sans limite, ce qui sera considéré comme un grand honneur. Les garçons, eux, seront là pour la force, et seront de vrais moutons sans capacité de réflexion. Ils me serviront pour les tâches sales, et je leur prêterais les filles pour les contenter.

I. VI-II

La fille qui sera ma reine devra être très puissante naturellement, mais aussi très belle. Eventuellement, je la referais magiquement. Dès que possible, je réécrirais sa mémoire pour qu'elle soit mon égale totalement soumise. Elle disposera d'une tenue magique qui sera couverte d'une couche de runes de soumission. Ses pouvoirs législatifs seront mêmes que les miens, mais elle m'obéira sans limites. Daphné ne convient pas pour cela, elle n'a pas assez d'indépendance. La surveiller éventuellement si elle change. Je devrais aussi prendre la virginité de cette reine rapidement, dès qu'elle sera dans mes filets. En trafiquant sa mémoire, cela sera une véritable bénédiction pour elle, pour cette première fois et pour chaque reprise où l'on copulera. Il faut aussi que j'étudie quelques potions ou sortilèges de croissance sexuelle pour moi.

I. VII-II

Pour ce qui est de la réincarnation de la déesse, il faudra un nouveau nettoyage de la mémoire de ma reine, afin de la rendre visiblement omnisciente des évènements passés.

Pour ce qui est de la conquête du monde impur, d'abord attaquer les sorciers avec une série d'attentats tout particulièrement choquants, tout en prenant bien soin de ne laisser aucune trace. Les bombes moldues n'ont pas de signature magique, il serait donc bon d'attiser la haine des sorciers envers eux afin qu'ils s'entre-purifient. Il est bon de cibler en priorité les administrations étatiques, afin de désorganiser, puis les domiciles des doués, des respectés et des influents, avant de faire croire qu'eux-mêmes ont détruit les lieux d'espoir tels que les hôpitaux. Cela sera déjà pas mal.

Cette lecture et toutes les révélations qu'elle impliquait choquèrent Hermione plus qu'elle ne le crût prime abord. Visiblement, l'opération que Harry s'était auto-imposée avait eue raison de sa conscience et de ses sentiments…

Dégoûtée, Hermione se précipita dans la salle d'eau afin de vomir tout son saoul et de pleurer toutes les larmes de son corps. En elle-même, elle se le jura une nouvelle fois : dès qu'elle serait libérée de ce fou, elle œuvrerait autant que possible pour l'empêcher de mener sa barbarie à bien. Elle sauverait le monde Moldu ! Quitte à user des mêmes armes que celui qui projetait de le détruire !

Dissimulé sous ses vêtements runiques par la grâce de ses runes d'invisibilité, Harry avait observée Hermione tout au long de sa lecture. La laisser ainsi découvrir ses soi-disant plans faisait partie de ses projets.

En réalité, il n'avait aucunement l'intention de provoquer de quelconques attentats, même s'il devait bien avouer que goûter à la jouissance du meurtre ne serait pas de refus.

Il avait rédigé ce texte écœurant dans le seul but de dresser Hermione contre lui plus qu'elle ne l'était encore. Il s'agissait là d'un excellent moyen de l'obliger à progresser le plus vite possible.

Satisfait de lui-même, Harry quitta la chambre peu après son esclave, retournant tripoter quelques esclaves sans défense enchaînés dans leurs cages, sans se douter que…

Hermione était loin d'être bête. Au vu du caractère de Harry, elle ignorait si ce qu'il avait écrit sur les feuilles qu'elle avait découvertes était vrai, mais elle se doutait que la facilité qu'elle avait eue à y accéder était un piège. Dès qu'elle fut hors de portée de la légilimencie automatique de son collier de servage qui la reliait à son maître, elle s'empressa d'aller à la bibliothèque de l'institut, et chercha des ouvrages d'occlumencie. Elle usa des propres écrits de son maître, ceux qui possédaient des runes d'invisibilité, en enveloppa complètement les ouvrages et les réactiva. Elle avait bien l'intention de devenir maîtresse dans le domaine des Arts de l'Esprit.

Les jours suivant, usant de tout son contrôle d'elle-même, elle dissimula ses découvertes de ses pensées même, et s'attela à l'étude de tous les domaines qui lui seraient utiles pour mener ses projets à bien.

FIN DU CHAPITRE

UMAP

I. La citation du début n'a pas pour but de faire part d'une quelconque idéologie personnelle, elle est juste ici pour son rapport avec le chapitre et l'histoire en général.

II. Le « langage » publié ici n'a rien à voir avec mes travaux personnels, il s'agit juste d'une suite de mots sans grand sens.

II. Traductions :

Gils Dégavtos Iméégas : La Sainte Magie.

Gilr tavanosr gils dégavtos iméégas :Les origines de la sainte magie.