NVJM

Le titre de ce chapitre n'a aucune volonté de connotation religieuse ou idéologique. Il se réfère uniquement à un personnage récurent de mes fanfictions.

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UN MONDE A PART

Chapitre onzième : Le Créateur

Vingt jours. Cela faisait vingt longs jours qu'Hermione se trouvait enfermée dans le labyrinthe de la chambre des secrets. Trois semaines qui s'étiraient à l'infini pour faire durer chaque seconde une éternité. Quatre-cent quatre-vingt heures durant lesquelles elle n'avait eu de cesse de ressasser toutes les idées, toutes les hypothèses possibles et imaginables pour comprendre le mystère qui devait la faire sortir d'ici. Moments d'espoir lorsqu'une idée germait, désillusion lorsqu'elle s'avérait fausse… elle ne comptait plus ces péripéties d'ennui qui la plongeaient petit à petit dans un désespoir sans cesse plus profond.

Depuis maintenant deux jours, elle n'avait plus rien à manger. Les quelques denrées qu'elle avait accumulées durant l'épreuve de l'école n'étaient guère consistantes : du pain rassis, des légumes crus vites pourris, des morceaux de sucre rongés par l'humidité, des biscuits détrempés qu'il fallait sans cesse disputer aux rats qui traînaient… ou plutôt qui agonisaient. Elle aurait pu les manger crus en ultime recours, faisant fi de son dégoût, mais la fumée violette qui s'échappait de leurs infectes blessures ne laissait aucun doute sur la puissance du venin qui coulait dans leurs veines.

La gardienne de la chambre, la basilic Lyghim, vaquait à ses occupations avec le plus grand détachement : souris-perchée, sieste, cache-cache souris, sommeil, saute-souris et autres petits roupillons ponctuaient ses journées depuis maintenant plus de huit siècles. Il lui était arrivé d'hiberner des années durant lorsque l'ennui se faisait trop grand, se plongeant d'elle-même dans une stase magique bienvenue. En ces moments, elle rêvait à ce temps révolu de l'Âge d'Or, où elle était libre de se balader dans toute la cité, libre de s'amuser avec les élèves et libre de chasser dans la forêt. L'arrivée d'une jeune humaine était un changement révolutionnaire dans ses habitudes.

Revoir quelqu'un lui rappelait ce temps où les enfants de l'orphelinat du château glissaient sur son dos transformé en toboggan, et lui donnait une immense envie de remonter à la surface. Mais faire ceci lui serait fatal. Ses promenades dans la tuyauterie et les passages secrets ne manquaient pas de l'informer des dangers de la société sorcière née au seizième siècle.

Malgré tous ces dangers, elle mourrait d'envie de revenir au soleil, de se faire roussir les écailles plutôt que de devoir se contenter de la chaleur artificielle fournie par les pentacles runiques de la chambre. Il fallait qu'elle réagisse… il fallait qu'elle aille voir son maître.

Trente jours. Cela faisait quarante-trois mille interminables minutes qu'Hermione était piégée dans le labyrinthe de la chambre des secrets. Epuisée par le manque de nourriture, elle était depuis plusieurs jours allongée sur le sol gelé, s'affaiblissant de plus en plus. Elle ne faisait plus de cauchemars où elle se voyait mourir, elle ne craignait plus d'être retrouvée par les sorciers, elle n'avait plus peur de l'angoisse apportée par la mort. Celle-ci était devenue une bonne amie qui tardait à lui rendre visite.

Pour s'occuper, elle n'avait rien d'autre que sa conscience. Entre ses interminables séquences de sommeil, elle pensait. Pensait sans cesse à tout ce qu'il lui était arrivé depuis un an. Depuis ce jour malheureux où la vieille métamorphiste était venue chez ses parents et l'avait embarquée dans ce monde d'horreur. Dans ce monde qui lui avait tout volé, de ses parents jusqu'à son innocence.

Au fond d'elle-même, bien qu'elle se soit longtemps refusé à l'admettre, Hermione savait que ses parents n'étaient au mieux plus que des ossements parmi tant d'autres. Peut-être même étaient-ils réduits en esclavage, comme elle. Peut-être avaient-ils cessé de l'aimer, en colère contre elle pour ce qu'elle avait enclenché inconsciemment.

Lyghim avait rendu une visite à son maître. Comme toujours depuis plus de huit siècles, celui-ci était resté silencieux, enfermé dans sa gangue de pierre gravée. Serpentard n'était plus qu'os et poussière depuis longtemps, mais elle lui portait toujours un amour inconditionnel. Il l'avait élevée, l'avait nourrie au biberon, l'avait entraînée à la chasse à la souris, avait toujours été là pour elle. Même lorsqu'elle était devenue plus grande que lui, il continuait à la serrer dans ses bras en souriant. Même lorsqu'elle l'avait pétrifié par erreur en apprenant à maîtriser ses pouvoirs, il n'avait pas été mécontent, écrivant rapidement un traité sur le sujet. Même lorsqu'il avait été empoisonné par accident par son venin, il continuait à la réconforter. Même à l'agonie aux côtés de ses camarades tombés, ses pensées avaient été pour elle.

Rendre visite à son maître la rassurait. Mais s'il était une leçon qu'il lui avait apprise, c'est qu'il ne fallait pas s'apitoyer sur le passé. Son envie de revoir le soleil était la plus forte.

Et, pour la première fois depuis Sa chute, elle se résolu à rendre visite au Père.

- Stès ? (Père ?)

Pas de réponse.

- Stès ? Shó tsàtàté ? (Père ? Vous m'entendez ?)

- …

- Stès, sé tsoa, Litits. (Père, c'est moi, Lyghim).

- …

- She sé te shó tsàtàté Stès. Sil shó sté, séstòté tsoa. (Je sais que vous m'entendez Père. S'il vous plait, répondez-moi).

- …Ti iatil Litits ? Tu té sta shetu tse shoas testui stu te sìt siètle. Stóstoa tòt sèt àstesetsà sótì ? (Qu'y a-t-il Lyghim ? Tu n'es pas venue me voir depuis plus de cinq siècles. Pourquoi donc cet empressement soudain ?)

- Il se stas tèlt shoz Stès. (Il se passe quelque chose Père.)

- Toa tòt ? (Quoi donc ?)

- She she seshoas le solèie. (Je veux revoir le soleil.)

- …

- é ut stetit utsèt étà tsì te stasé shots éstêsh. (Et une petite humaine est en train de passer votre épreuve.)

- èl te la stas sta, èla séusi. (Elle ne la passe pas, elle l'a réussie.)

- A shò ? Sét'ute stetsiès ! èl t'ashé stóstà sta l'ès stu sash te lé tsilié t'ots tàtita te shé tsàshé. (Ah bon ? C'est une première ! Elle n'avait pourtant pas l'air plus sage que les milliers d'autres candidats que j'ai mangés.)

- Tésésité fé loa. El t'a sta otà te talà t'itéal, tsé se sesa sufizà ashèt ute fôstsasiò atsélésé. Ute fôstsasiò te tu setòtesa. (Nécessité fait loi. Elle n'a pas autant de talent qu'idéal, mais ce sera suffisant avec une formation accélérée. Une formation que tu seconderas.)

- She shé stóshoas sostis t'isi ? (Je vais pouvoir sortir d'ici ?)

- Tós l'ìstà, sta otela te la sité. Si lé stotsé te la shêt Èstsiôte sò sufizà, tótefoa… tu stósé te sétsésis é teshetis sò fatsilié. (Pour l'instant, pas au-delà de la cité. Si les progrès de la jeune Hermione sont suffisants, toutefois… tu pourrais te rétrécir et devenir son familier.)

- ÓÈ ! LE SOLÈIE ! SHE SHÉ SESHOAS LE SOLÈIE ! (OUAIS ! LE SOLEIL ! JE VAIS REVOIR LE SOLEIL !)

Emplie de joie, la basilic ébroua soudain ses écailles de l'humidité ambiante, se relevant pour danser la gigue de la même manière que si un flutiste l'entraînait.

- Alò, tu talts Litits, tu talts. (Allons, du calme Lyghim, du calme.)

- Stastò Stès. Tsé étaie sóshis tésha te stézis a l'ité te tse fès tsiié ! (Pardon Père. Mes écailles rougissent déjà de plaisir à l'idée de me faire griller !)

- Il te fotsa atàts àtos ìte ashà te stóshoas à stofité. É ashà te stóshoas àtsété sèt shêt fiie, il fotsa t'èl soa tòshetashetsà soatié. (Il te faudra attendre encore un peu avant de pouvoir en profiter. Et avant de pouvoir entraîner cette jeune fille, il faudra qu'elle soit convenablement soignée.)

- She ts'à otust ! (Je m'en occupe !)

Quarante jours. Cela faisait plus de trois millions de secondes qu'Hermione agonisait à petit feu. Du moins, le pensait-elle. Etait-il réellement possible de rester vingt jours sans manger, sans boire ? Peut-être était-elle déjà morte. Peut-être, à l'image des fantômes du château, était-elle condamnée à rester à jamais sur Terre, à souffrir l'éternité. Mais à ses yeux, tout cela n'expliquait pas pourquoi elle se sentait de mieux en mieux. Son esprit, embrumé depuis des jours, s'éclaircissait petit à petit et revenait à sa constante réflexion. Son corps, ravagé par les courbatures et la faim, s'éveillait progressivement et regagnait une bienfaisante chaleur. Etait-ce cela, la mort ?

Lorsqu'elle s'éveilla au 45ème jour, elle se rendit compte qu'elle avait suffisement de forces pour se lever. Mais pourquoi le faire ? Elle était condamnée à mourir de toute façon… mais tant qu'à mourir, autant le faire autrement que dans un trou à rats !

La lumière… même si le serpent veut m'en empêcher, je veux mourir au soleil !

Lentement, de ses pas maladroits déséquilibrés par l'inaction, Hermione se glissa silencieusement jusqu'à l'entrée du labyrinthe. Revoir la faible lueur des torches lui fit un bien fou. L'obscurité était maintenant son amie, elle ne la craignait plus. Mais même si elle lui brulait les yeux, la lumière du feu avait un pouvoir charismatique qui lui embrasait l'esprit. Continuant à avancer, elle arriva juste en face de la statue de serpent pendant au plafond. Mince !

J'ai oublié la barrière magique ! Je suis bloquée !

La statue s'anima soudain. Hermione crut que c'était pour lui réciter à nouveau le poème-indice auquel elle avait eu droit pour tenter de résoudre l'énigme qui lui était proposée, mais…

- Tu à a tsi tu tà shêt fiie. A tsoas te tu shólé sèsté tà le lashisìt. (Tu en as mis du temps jeune fille. A croire que tu voulais rester dans le labyrinthe).

- Pardon ?

- Alò, sha ! Tu é atàdu. (Allons, va ! Tu es attendue.)

Comme pour attester les paroles de la sculpture, la barrière magique s'illumina soudain d'un jaune éclatant avant de se disperser comme poudre au vent.

Mais qu'est-ce qu'il raconte ? J'ai réussi ? Comme ça ? Mais je n'ai rien fait !

Ne sachant que faire, Hermione sortit du couloir servant d'entrée au labyrinthe, et retrouva la grande salle de la Chambre des secrets. En face d'elle, la statue du vieillard qu'elle avait vue précédemment semblait la narguer de son regard de pierre.

La basilic n'est pas là ? Vite !

Ni une ni deux ! Sans faire de bruit, en longeant les ombres ! S'esquiver discrètement de sa démarche encore malhabile. Les courbatures commençaient à s'apaiser lorsqu'elle entra dans le grand tunnel d'entrée, l'adrénaline faisant son effet, mais le moindre pas était encore douloureux. Il lui fallut de longues minutes et de grands efforts pour parvenir à s'élancer en courant. Elle ignorait où était la sortie, son « accès » n'étant plus réellement accessible… mais mieux valait ne pas y réfléchir maintenant et improviser pour ne pas laisser le désespoir l'envahir trop tôt.

- Où crois-tu aller comme ça ?

Stop ! Avant même de pouvoir s'apercevoir de quoi que ce soit, Hermione heurta de plein fouet un mur de chair reptilienne.

- Outch !

Keskisépassé ?

Un simple regard en l'air… et Hermione ressentit soudain une folle envie d'aller au petit coin.

- Où donc croyais-tu aller jeune fille ?

Peur. Les crocs de la basilic ne se trouvaient qu'à quelques centimètres de son visage. Le souffle froid du reptile lui balayait les cheveux et lui emplissait les poumons d'une désagréable odeur de souris.

- Euh, je… je…

- Tu voulais partir d'ici ? Ce n'est pas vraiment prudent. Tu as de la chance que j'ai été ici à faire une partie de dame-souris. Si tu avais été trop loin tu aurais attiré l'attention des sorciers, et ça n'aurait pas été très sain pour ta santé.

Déglutissement. Il n'était pas bien difficile de s'imaginer les tortures qu'elle pourrait subir. Malgré son jeune âge, elle avait lu de nombreux ouvrages traitant de la douleur –et des moyens de la provoquer-

- Que… qu'est-ce que vous allez me faire ?

- Suis-moi, siffla mentalement Lyghim.

Ne laissant pas le temps de répondre à son invitée, la basilic s'en fut en direction de la statue de Serpentard, sifflant « ócs-toa ! ». La statue écarta soudain les bras, laissant sa robe de pierre traîner par terre et révélant un couloir bas s'enfonçant dans le sol.

- Où va-t-on ?

- Shoas T'èltì.

- Hein ?

- Voir quelqu'un, se rattrapa mentalement la basilic. Malgré le temps que tu as passé avec l'énigme, tu ne comprends toujours pas le fourchelangue ?

- Pas vraiment, ce n'est pas très facile, tenta piteusement Hermione.

Mieux valait ne pas choquer la basilic ! La menace de son estomac, bien qu'un peu estompée, était encore bien présente !

La jeune fille et sa guide arrivèrent bien vite en face d'une étrange porte… il s'agissait d'une sorte de barrière d'une lumière bleue translucide.

- ócs-toa !

- C'est quoi ça ?

- Il s'agit d'une barrière magique n'offrant le passage qu'en cas d'identité magique identique ou de puissance supérieure à celle de la personne ayant érigée la barrière.

- C'est intéressant ça… mais et si on ne correspond pas ?

- Ton corps et ton esprit sont désintégrés, comme le disent les moldus.

Cette seule idée eut le mérite de faire déglutir Hermione. Le cheveu qu'elle testa d'abord ne changea pas, de même que son orteil ou son doigt. A sa grande surprise, tout se passa bien. Passant la barrière en coup de vent, elle entra soudain dans une large salle d'une vingtaine de mètres de côté.

- Fais silence je te prie. Nous entrons dans le lieu de repos des fondateurs de l'école.

- Leurs tombes ?

- Oui.

Bien qu'incroyablement intéressée, Hermione s'engagea à rester silencieuse et continua à suivre lentement la basilic. Elles se retrouvèrent presque immédiatement face à une nouvelle porte, de pierre brute. Elle était gravée de différents signes et autres symboles. Des runes et des pentacles runiques. Elle ne connaissait pas ces symbolons.

- ócs-toa !

Raclant le sol en un insupportable crissement qui fit grimaçer Hermione, la porte s'ouvrit lentement. Un large appel d'air se déclencha soudain et expira un air chaud qui fit suer notre amie en un instant.

- Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Il doit faire au moins 122 degrés ! (1)

- C'est dû à la chaleur des runes. A cause des sorciers, la plupart des pentacles de refroidissement ont dû être désactivés ou mis en fonctionnement ralenti.

- Des runes ? Des pentacles ? Où sommes-nous ?

- Nous nous trouvons dans le lieu le plus secret qui soit : en face de toi se trouve le cerveau de runes de Pôdlad.

- Le cerveau de runes ? Je sais ce que sont les pentacles, mais pas les cerveaux. En quoi cela consiste-il ?

- Un cerveau est un agencement de runes et de pentacles ayant diverses capacités se rapprochant de celles d'un cerveau réel. En l'occurrence, celui de Pôdlad compte pour environ cinq cent milliards de runes et quelques trois cent milliards de pentacles.

Entendant ces mots, Hermione ne put s'empêcher d'avaler de travers. Quoi ? Autant que ça ?

- C'est une blague ! Autant que ça, il faudrait dix vies entières pour l'écrire !

- Pas si l'on use convenablement de runes automatiques, de runes de reproduction runique et d'un projet correctement établit mit en mémoire dans des runes de données.

- J'ai l'impression d'entendre les paroles d'un informaticien…

- Les runes sont effectivement l'électronique et l'informatique de la magie. Avec un peu plus.

- Quoi donc ?

- Les runes peuvent être utilisées pour modifier la vie en profondeur.

- Comment ça ?

- L'esprit et le corps sont deux choses différentes. La mort met fin à l'existence du corps mais pas forcément à celle de l'esprit : si celui-ci dispose d'une volonté et d'une force suffisantes, il reste entier. Mais un esprit unique ne peut rien faire d'intéressant. J'en veux pour preuve les fantômes, qui sont condamnés à avoir une vie pauvre et morne à souhait.

- Vous voulez dire que…

- Tu as compris. Les runes peuvent être directement reliées à un esprit afin de donner à celui-ci de puissants moyens d'action dans le réel.

- Et ce cerveau de runes est…

- …le Père Créateur.

FIN DU CHAPITRE

UMAP

1. 122 degrès Fareinheit (50° celsius).

Annexe :

Dans UMAP, il n'a pas encore été trop question du personnage du Père Créateur. Qui est-il donc ? Voici une petite biographie rapide.

Nom, prénoms : inconnus.

Pseudonyme(s) : Leonard, Père Créateur (attention : l'absence d'accent à « Leonard » désigne le Père Créateur. Ce nom avec un accent désigne l'OC de UHDS).

Date de naissance : Inconnue (pas encore révélable…)

Âge : inconnu.

Décès : assassiné en 1134 par Idarc ßohnlein (Idarc ßohnlein : prononcer [API : idaʁk bɔnlɛn]) lors de la destruction de la cité de Pôdlad (le Poudlard du Moyen-Âge).

Famille : dans UMAP, pas de descendants vivants (UMAP est un parallèle à « mon » Histoire de la magie, dans lequel la famille du Créateur est éteinte). Une épouse décédée à une époque inconnue avant l'an 1000. Au moins deux enfants de sexe inconnu issus de ce mariage. Chaud lapin, a l'habitude de prendre une maîtresse par semaine environ (deux semaines pour les plus endurantes).

Ethnie : elfe de lumière (équivalent des Elfes de Tolkien) (terme sans rapport avec le « bien » ou la magie « blanche »).

Autres : Bourreau de travail, il œuvre vingt heures par jour. C'est cet aspect de sa personne qui repousse ses compagnes, car il oblige plus ou moins consciemment autrui à toujours le suivre.

Biographie rapide : A une date inconnue, il devient généralissime de l'armée des Elfes de Lumière. En l'an 983, accompagné de Merlin, il fonde la cité de Pôdlad et le domaine de Poudlard et entreprend de créer une puissante alliance entre tous les peuples magiques. Il mène ses armées à l'assaut des troubles de l'époque, secourant et conquérant, et parvient à ses fins en l'an 987, fondant ainsi le Conseil de la Magie et proclamant « l'Âge d'or » (987-1135, connu sous la censure des sorciers comme le « Trou de l'Histoire »). En l'an 999, il promulgue la loi de dissimulation de la magie. Pendant vingt années, jusqu'en 1007, il veille personnellement à la pérennité de son œuvre en tant que chef suprême de l'Union, avant de laisser la main à Merlin puis à d'autres. Il se consacre ensuite à sa passion de la science, se faisant reconnaître par la grâce de plusieurs découvertes et réalisations d'importance majeure. En l'an 1105, il finalise les « lois de sang ». En 1106, il fait en sorte d'imposer par la force les « lois de sang ». A partir de 1110, il se terre dans son logement du palais de Pôdlad, n'en sortant qu'en 1129 pour prendre la tête d'une des armées de l'Union magique. Il obtient de nombreuses victoires contre les ennemis de l'Union, les sorciers au sang-pur, mais ne parvient pas à inverser la tournure de la guerre civile qui fait rage. En 1134, lors du siège et de la destruction de Pôdlad par les armées des sorciers, il confronte le maître des sorciers, Idarc ßohnlein, en duel singulier et meurt ainsi…

UMAP

Quatorze mois. Un groupe de gamins a trouvé amusant de ne cesser de m'emmerder (!) plus de quatorze mois durant juste parce que cette fiction « choquait » leur suffisance et leur conception puritaine de la « normalité ». Avec tout ce que je me suis prit dans la face, pas étonnant que l'histoire ait souffert…

Rien que pour le plaisir de montrer à ces gamins immatures que cette histoire vous plaît… faites chauffer les commentaires SVP ! ^^