NVJM
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A tous ceux qui aiment les textes qui relèvent du grand art, je ne puis que conseiller d'aller lire « Novus Ordo » de Sampaad. Cet auteur génial mérite tout le soutien de ses lecteurs pour la suite de ses magnifiques rédactions… alors n'hésitez pas à le couvrir sous les éloges qu'il mérite ! ^^
UN MONDE A PART
Chapitre treizième : Serment
Mi-août 1992, Privet Drive. Vers la mi-Stévàd, huitième mois sorcier.
Pour Harry Potter, cette première année passée à Poudlard s'achevait avec un bilan très mitigé. Tout avait pourtant bien commencé : il avait réussi à acquérir une esclave qui lui plaisait particulièrement, il avait floué maintes personnes en usant de trucages d'une particulière simplicité, il avait acquis une masse d'ouvrages qui lui permettait un surplus de connaissances par rapport au cursus normal… mais les mois passant, ses beaux espoirs et ses magnifiques plans mégalomaniaques avaient vite déchanté.
Tout d'abord, son esclave Hermione : au début, elle était très obéissante et respectueuse, tant qu'il croyait avoir réussi à la mâter avec sa propagande mentale usant de charmes divers et variés. Toutefois, au bout de quelques mois, après avoir appris en un temps record une foule d'informations concernant la société nouvelle qui l'entourait, elle avait commencé à s'émanciper et à prendre de plus en plus d'initiatives désobligeantes qui l'avaient obligé à la punir de plus en plus régulièrement. Un soir, elle avait même refusé de se laisser admirer ! Il avait fallu plus de dix minutes de pseudo-douleur infligée par son collier de servage pour qu'enfin elle ne soit plus qu'une loque et n'oppose pas de résistance. Et à ce moment, lui-même avait perdu son envie de tripoter son corps désarticulé.
Un autre point noir dans l'année d'Harry était la tentative d'institution d'une organisation religieuse fondée sur un imaginaire le faisant passer pour un prophète de la magie. Il avait essayé de parler à diverses personnes de tous bords, esclaves comme libres, mais les seuls qui l'écoutaient –les nés de moldus- étaient rapidement torturés par leurs supérieurs avant de se détourner de lui. Et en un rien de temps, sur ordre de la pure direction religieuse de l'institut, tout le monde s'était mis à s'éloigner de lui. Seule Daphné restait obéissante et adoratrice comme il le voulait… mais il la noyait de tant et tant de plaisir et de propagande que cela n'avait rien d'étonnant.
Le troisième point qu'Harry considérait négatif était le résultat de son « opération », ce charcutage auto-imposé qu'il avait réalisé quelques mois auparavant. Il avait sans peine pu remarquer que sa maîtrise de la magie avait grandement augmentée durant un temps… mais cela n'avait pas duré. A peine quelques jours. Rapidement, il s'était senti de plus en plus fatigué et ses capacités magiques s'étaient retrouvées à leur niveau quasi « normal ». En plus de tout cela, il se retrouvait régulièrement avec un mal de tête carabiné que même les puissantes potions en vente aux boutiques de l'école ne parvenaient à apaiser. Mais le pire était une toute autre chose… ce n'était qu'une idée, une impression… une folie, sans doute. Mais il lui semblait que quelqu'un ou quelque chose lui volait sa magie.
…
Loin des préoccupations de son maître, Daphné pensait à ce qui était arrivé durant l'épreuve de fin d'année. Tout du long, elle avait cru que son merveilleux propriétaire allait dominer tout et tout le monde. Au début, tout s'était effectivement très bien déroulé –si l'on omettait l'évasion d'Hermione-. Et puis, dans la seconde partie des sous-sols, ils avaient été confrontés à un adversaire particulièrement coriace. Ne pas parvenir à soumettre quelqu'un était vécu par Harry comme l'humiliation suprême. Mais être dominé et vaincu par quelqu'un… qui plus est par un esclave !
Le dénommé Ronald Weasley avait été extrêmement discret et timide toute l'année durant. Il agissait comme le parfait esclave modèle et faisait honneur à son rang de sang-pur. Il était bon élève sans pour autant se distinguer d'une quelconque manière. Il n'avait pour compagnie que deux camarades esclaves, un né-moldu soumis du nom de Seamus et une impure indienne nommée Parvati. Soumise à son camarade elle aussi, elle lui obéissait au doigt et à l'œil. Ce fait de domination n'était en rien étonnant, surtout venant d'un sang-pur. Les groupes d'influences qui dominaient les années supérieures, les facultés et même les professeurs étaient tous issus de petites réunions insignifiantes, de ces minuscules et innombrables fratries qui apparaissaient et éclataient chaque jour. Le grand prêtre de Londres, Voldemort, avait lui-même déclaré dans une interview qu'il était issu d'un tel groupement d'étudiants.
Dans son coin, solitaire, silencieux, Ronald Weasley était normal. Ronald Weasley était invisible. Et cela le rendait tout particulièrement dangereux. Visiblement, son année avait été totalement consacrée à la mise en place de stratégies, de systèmes et de ruses de toutes sortes. Et cela avait payé.
Durant l'épreuve, lui et ses deux camarades s'étaient levés, ils avaient abandonné leur position courbée et s'étaient redressés. De formes soumises, ils étaient passés à dominateurs et avaient absolument tout raflé en un temps record. Leurs concurrents, Harry compris, avaient tout essayé –même de tous se liguer contre eux-. Mais malgré quelques apparents retournements de situation vite maîtrisés, le trio d'irrépartissables voyait ses points s'envoler au tableau des scores.
Découvrir que son merveilleux maître ne parvenait pas à rattraper un trio d'esclaves avait semé un doute chez Daphné. Etait-il réellement si incroyable ? Elle ne pouvait en douter, il surpassait largement tous ceux qui l'entouraient…et pourtant.
Elle adorait son maître. Mais prévenir l'avenir ne pouvait être un mal… n'est-ce pas ?
UMAP
Après les examens spéciaux et peu avant son départ de Poudlard, Harry avait usé de son porte-monnaie bien fourni pour convaincre les bibliothécaires du château de le laisser accéder aux archives administratives. Il avait ainsi pu consulter les dossiers scolaires des élèves… le sien propre avait été placé sous un sortilège de secret afin qu'il ne puisse le consulter et ainsi apprendre ce que les professeurs pensaient de lui, mais il avait sans peine pu accéder à ceux d'Hermione et de divers esclaves qu'il convoitait. C'est ainsi qu'il parvint à découvrir l'adresse moldue de son esclave rebelle.
Revenu chez son oncle, il s'était préparé convenablement pour la punir longuement. Potions diverses, apprentissage de sortilèges de toutes sortes… tout ce qui pouvait faire mal et qui était à sa portée était bienvenu. Et finalement, en cette mi-août, il était prêt à la récupérer. Car il n'y avait aucun doute qu'elle était retournée voir ses parents. Et qu'elle avait fui. Et laissé des indices.
Une petite visite de courtoisie s'imposait.
…
La famille Granger logeait dans la banlieue de Nottingham (1), dans un quartier aisé où bon nombre de familles normales n'imaginaient en aucun cas que leurs petites habitudes puissent être modifiées d'une quelconque manière. Personne n'avait su que la jeune Hermione était une sorcière, tout le monde pensait qu'elle était scolarisée dans un prestigieux établissement londonien qui gardait ses élèves toute l'année durant.
Les parents de la jeune fille officiaient presque chaque jour dans leur dentisterie, soignant maintes personnes douloureusement atteintes par leur mal, une large clientèle qui leur permettait de jouir d'un travail aussi massif que rentable. Ils avaient une excellente réputation : gentils, normaux, attentionnés… Pour ces simples raisons, personne ne s'imaginait qu'ils puissent ne pas être appréciés.
Le matin du deux septembre 1991 et contrairement à leur habitude, ils ne s'étaient pas présentés à leur cabinet. Comme il s'agissait de leur jour de fermeture hebdomadaire, personne ne s'était inquiété. Mais ils ne se montrèrent par durant toute la semaine qui passa. Le bobbies envoyé frapper à leur porte n'avait pas réapparu. Le contingent ensuite venu n'avait rien retrouvé de plus que sa paire de chaussures. La maison Granger fut scellée par arrêté municipal.
Les autorités tentèrent de retrouver la trace de la fille de la famille et contactèrent son école… avant de s'apercevoir qu'elle n'existait pas. Une enquête vite bâclée conclu que la famille Granger avait organisée sa disparition pour une raison inconnue. « L'affaire », comme elle fut vite nommée, alimenta les ragots des mois durant avant de s'éteindre petit à petit… jusqu'au jour du premier août 1992, lorsque les lumières du salon se rallumèrent et que les silhouettes parfaitement reconnaissables des parents se découpent à travers les fenêtres.
Si les parents sont là, la fille l'est sûrement aussi ! Je la tiens enfin !
- Daphné, en avant ! Prépara la sphère automatique !
- Oui maître !
Les sphères automatiques étaient des artefacts coûteux capables de lancer de puissants sortilèges sans intervention extérieure. En l'occurrence, Harry avait acheté un dôme de repousse-moldu afin de ne pas se faire remarquer par ces derniers. Cette précaution était rendue obligatoire par la loi sorcière, qui ne souhaitait en aucun cas être découverte aux yeux des impurs. Leurs dirigeants idiots pensaient qu'ils ne constituaient que de petites communautés de quelques milliers de personnes, ils n'allaient certainement pas les démentir !
Le dôme magique rapidement dressé, Harry jeta sur la porte de la maison un fort sortilège de Flipendo, le célèbre « coup de poing » magique. Mais dès qu'il eut enfoncé l'huis, il sut que quelque chose n'allait pas. Aucune éclipse n'était prévue. La nuit ne pouvait pas tomber d'un seul coup sans prévenir. Et surtout pas une obscurité si complète qu'il ne voyait pas le bout de son nez, des ténèbres qui semblaient vouloir le broyer.
- Qui êtes-vous ? Siffla une voix désagréable en provenance approximative de la porte.
Le nuage d'ombre se dissipa légèrement pour faire apparaître une main armée. Œillant la baguette pointée sur lui, Harry jugea utile de ne pas opposer de résistance hâtive et répondit immédiatement.
- Harry James Potter et Daphné Greengrass. Nous sommes ici afin de rechercher mon esclave Hermione Granger.
- Ton ? Cette esclave est mienne !
- Votre ? Je l'ai achetée légalement au marché d'esclaves de Londres ! Qui êtes-vous donc pour oser revendiquer sa propriété ?
La lumière revint soudainement, laissant apparaître une femme vêtue du mille fois reconnaissable uniforme des Aurors… même sans cela, il n'aurait pas été difficile de reconnaître ses cheveux roses, sa proéminente poitrine refaite magiquement et son décolleté provocateur. Il s'agissait d'une des membres de la garnison de Poudlard –et accessoirement membre acharnée du club de prière et torture-. Que faisait-elle donc ici ? La réponse ne tarda pas.
- Un conseil petit garçon, tu vas vite partir d'ici avant que je ne te jette un sort d'oubli. La fille s'est échappée, elle est donc de nouveau capturable aux yeux de la pure loi. Et puisque je suis bien plus pure que toi, tu n'as aucune chance d'emporter un quelconque conflit juridique.
- Vous croyez vraiment que je vais renoncer à ma vengeance envers elle ? Elle m'a humilié, elle le paiera chèrement !
Comprenant le sens caché de cette phrase, Tonks regarda le jeune adolescent d'un œil inquisiteur. Elle avait suivi l'évolution de divers élèves au cours de l'année scolaire, et la façon dont celui-ci avait flouées les différentes sessions de capture en se faisant passer pour un esclave avait beaucoup fait parler parmi le personnel de l'institut.
- J'imagine que tu ne veux plus la posséder pour autre chose que la torturer, n'est-ce pas ? demanda-t-elle.
- J'en ai en effet plus qu'assez de cette rebelle, répondit prudemment Harry, circonspect face au brutal changement d'attitude de l'auror. Elle n'a rien fait de plus que me poser des problèmes et je ne parviens pas à la soumettre avec des méthodes simples. Je vais donc la briser une bonne fois pour toute !
- Tu veux te venger, je veux la capturer. Pourquoi ne pas nous partager les « résultats » ? J'obtiens la fille définitivement, et toi tu as la possibilité d'exercer ta vengeance tant que tu ne la tue ou ne la blesse pas gravement. Et je te laisse la possibilité d'être son concubin pour sa cérémonie de purification.
- Quelle cérémonie de purification ? Tous les évènements de la pure religion portent ce nom-là !
Tonks n'eut aucun mal à relever le sarcasme dans la voix de son interlocuteur. Elle ne releva toutefois pas, et précisa :
- Celle de ses treize ans, lorsqu'elle aura pour mission d'offrir un enfant au monde.
Hésitation. Un enfant ? A treize ans ?
- Vous voulez dire avoir la possibilité de profiter de son corps ?
- C'est cela.
Masque de réflexion. La décision n'était pas bien difficile à prendre.
- C'est intéressant, mais ce n'est pas assez. Il faut proposer plus.
- Combien veux-tu ?
- L'argent n'est pas ma préoccupation première. Je suis plutôt tenté par une esclave supplémentaire. Je suppose que vous devez déjà en posséder un certain nombre, n'est-ce pas ?
- En effet, ma famille et moi en avons suffisement pour ouvrir un magasin.
- Je veux la dénommée Hannah Abbot, une irrépartissable que vous avez capturée en début d'année.
- A condition que tu me remettes avant une document de cession de la propriété de la fille.
Harry, habitué à négocier avec ceux qu'il considérait comme inférieurs, marqua une petit pause pour simuler une hésitation.
- Vous savez négocier, mais c'est d'accord. Nous allons signer un contrat magique… disons, afin que vous ne soyez pas tentée par une trahison.
Tonks grimaça en entendant cette condition. Elle qui espérait pouvoir flouer ce gamin ! Il était visiblement bien plus malin qu'il en avait l'air !
- Tu sais que je pourrais parfaitement asservir la gamine dès qu'elle sera retrouvée et me débarrasser de toi ?
- Elle s'est échappée lâchement, mais selon la loi sorcière elle est toujours ma propriété. Et inutile de me sortir vos menaces juridiques, Daphné Greengrass ici présente a beau être esclave, elle n'en est pas moins de sang-pur et pourra sans peine témoigner en ma faveur.
Soupir. Vraiment bien trop malin ! Et visiblement bien dangereux pour l'avenir ! Encore un politicien en herbe !
- Moi, Nymphadora Tonks, Pure du premier clan de la caste des sangs-mêlés, je déclare de ma propre volonté accepter de laisser à Harry James Potter, pur du premier clan de la caste des sangs-mêlés, la possibilité de se venger physiquement de l'humiliation subie par la faute de l'esclave Hermione Jane Granger durant le mois entier suivant sa capture. Il pourra la torturer dans la mesure de l'intégrité de ses capacités physiques et mentales et possèdera le droit d'être son concubin pour sa première purification s'il accepte les termes de ce contrat. Je lui cède aussi mon esclave Hannah Abbot. En échange de ces droits et faits, l'esclave Hermione Jane Granger deviendra ma propriété légale. Ainsi soit-il !
Harry ne put s'empêcher de sourire férocement, attrapant la main de l'auror et scellant le serment en liant leurs deux magies.
- Ainsi soit-il !
FIN DU CHAPITRE
UMAP
Joyeuses fêtes à tout le monde ! Vous me faites un petit commentaire de Noël (en retard) ? ^^
1. Je n'ai pas réussi à trouver l'adresse réelle d'Hermione. Si quelqu'un la connaît, n'hésitez pas.
