NVJM

J'ai beaucoup hésité avant de poster ce chapitre… je le fait finalement, mais en conséquence vous demanderais avant de lire de bien vouloir reprendre connaissance de l'avant-propos du premier chapitre.

UN MONDE A PART

Seconde partie

Introduction

Quelque part.

- Bien, tout est prêt maintenant. Il est temps d'y aller !

- Tu es sûre ? Avec ta taille, j'aurais bien du mal à te laisser te glisser sous ma veste.

- Oups ! En effet, tu as raison. On va en profiter pour voir si tu as bien retenu tes leçons ! Dès que je serais en position, active les pentacles de rétrécissement que nous avons mis en place.

- Ok…

- C'est parti ma souris !

- Hey ! Je ne suis pas une souris !

- Mais j'ai faim !

- Tu as toujours faim.

- C'est pas faux. Que je suis pressée de retourner à la surface ! Après tout ce temps !

- Et voilà ! Je pense qu'un peu moins d'un mètre sera une bonne taille pour te dissimuler tout en te permettant de garder tes capacités.

- Est-ce que j'ai les écailles bien vertes ? Ou il me faut une autre mue un peu plus seyante ?

- Tu es très bien comme ça. Il faudra juste que tu prennes un bon bain ! Tu sens beaucoup trop la souris !

- NON ! Pas un bain, j'ai horreur de l'eau !

- Tu n'as pas le choix ! Si tu veux rester cachée sous ma veste, tu vas te faire un devoir de toujours rester propre !

- Mais euh !

Un simple rire amusé répondit… il était temps de revenir à la lumière !

UN MONDE A PART

Chapitre quinzième : apprentissages

Institut de Poudlard. Premier jour du mois d'Ovidàd 7043 (vingt-huit août 1992).

A oublier. Ce maudit été était vraiment à oublier !

Pour Harry Potter, tout avait pourtant à peu près bien commencé. Il avait réussi à tendre un piège à son esclave rebelle Hermione, pouvait espionner les jolies filles de Privet Drive avec plus encore de confort qu'auparavant grâce à ses sorts, avait acquis une esclave de plus, avait put torturer sa pseudo-famille à loisir… mais tout cela n'était rien par rapport aux mauvaises nouvelles !

Pour commencer, Vernon n'avait pas bien supporté son sept-cent vingt-cinquième sortilège de douleur, et avait « légèrement » perdu le contrôle de ses capacités mentales déjà bien peu développées. Harry ne l'aimait pas et souhaiterait grandement le tuer comme il l'avait fait avec sa tante Marge, mais voulait avant cela le faire souffrir autant que lui avait subi. Il avait donc laissé sa tante emmener son mari chez un médecin… qui avait fait interner le maître de la normalité ! Et en plus de cela, Pétunia en avait profité pour fuir avec Dudley !

Certes, il aurait été possible de faire une petite course-poursuite très distrayante en compagnie de Daphnée, mais Harry préférait rester à domicile autant que possible afin de ne pas manquer le moment où lui serait livrée sa nouvelle esclave. Il s'était donc contenté d'ordonner à distance aux colliers de servage de ses chiens de leur jeter un sortilège de douleur en continu… il n'aurait pas dû. Il ne s'était pas attendu à se réveiller en pleine nuit pour découvrir soudain le collier de son cousin revenir sans son porteur… signe d'une mort prématurée et mesure anti-moldue, le collier s'était détaché du corps inerte qu'il entravait pour revenir aux côtés de son propriétaire. Et si la disparition de Dudley était déjà rageante, découvrir celle de ses deux parents une seule journée après était un fait qui ne pouvait être décemment défini !

En parlant de sa nouvelle esclave… il serait plus juste de dire sa future esclave. Celle qu'il nommait la fausse-peau, l'auror qui était autrefois propriétaire de la née-de-moldus, ne donnait aucune nouvelle et ne faisait pas le moins du monde mine de vouloir livrer son dû. Et lorsque Harry envoyait un hibou, il ne lui revenait qu'une note lui disant « je l'apporte bientôt ». Il avait beau se consoler en admirant Daphné, il ne parvenait pas à penser efficacement à autre chose qu'à celle qu'il voulait pour sienne.

Je deviens amoureux ou quoi ? Il ne manquerait plus que ça !

C'est donc de bien mauvaise humeur qu'il était monté dans le train et s'était réquisitionné un compartiment. Son score relativement bon aux examens de fin d'année lui valait un peu de respect parmi les plus mauvais troisièmes.

- Enfin tranquilles ! Qu'il est irritant d'être entouré de tant d'inférieurs ! Vivement que nous soyons de retour dans notre chambre. N'es-tu pas d'accord Daphné ?

- Oui, répondit-elle d'un air absent.

Haussement de sourcils. Cela faisait plusieurs semaines que Harry avait remarqué que son esclave mettait de moins en moins de ferveur dans sa légitime adoration. Dans sa remarquable mansuétude il n'avait encore rien dit, mais ça commençait à l'agacer…

- Qu'as-tu Daphné ? Tu as un ton insuffisamment respectueux, en as-tu conscience ?

Rougissant tout soudain, elle ne put que répondre rapidement l'une des excuses qu'elle avait préparé pour ce genre de situation. « Je suis désolée maître », répondit-elle en se précipitant au sol pour se prosterner, « j'ai l'esprit très préoccupé par les évènements de cet été. Tous les problèmes auxquels votre merveilleuse personne est confrontée… »

L'un des principaux défauts de Harry était l'impressionnante naïveté dont il faisait preuve dès que certaines personnes lui léchaient l'arrière-train. Et Daphné en était… Enfoncé dans sa suffisance, il n'avait pas encore compris que l'esprit de sa maîtresse grandissait en même temps que son corps, et qu'il se défaisait petit à petit de la propagande adoratrice à laquelle il l'avait soumis.

De son côté, même si Daphné idolâtrait encore son maître, son éducation revenait en force, et elle prenait de plus en plus conscience que, si son propriétaire ne savait pas affronter les obstacles que la vie dressait devant lui, il faudrait qu'elle finisse par l'abandonner… heureusement, ce n'était pas à l'ordre du jour. Elle ne se sentait pas encore prête à faire une telle chose.

Le voyage se déroula sans grande encombre. A quelques reprises, divers groupes tentèrent de réquisitionner le compartiment, mais ils étaient tous vite chassés par les pièges runiques mis en place sur la porte. Visiblement, malgré le potentiel des runes, nombreux étaient les sorciers préférant l'apparence de puissance des sortilèges. Contrairement à ce qui aurait put être « prévu », il n'y eut aucune visite royale. Draco Malfoy et leurs acolytes restèrent dans leur coin… les humiliations reçues durant les examens avaient peut-être fait effet.

- SORTEZ D'TRAIN, ET PLUS VIT'QU'ÇA BOUSES DE DRAGONS !

Ah, entendre ainsi les doux mots de l'Hagrid, le garde chasse de Poudlard, faisait revivre de bien bons souvenirs ! Notamment ce jour jouissif où il avait assisté aux premières loges à la punition de quelques élèves fins bourrés qui avaient tenté de s'accoupler avec les plantes carnivores des serres…

- VOUS 'PRENDRAIS MOI A V'NIR D'LA NUIT POUR AB'MER LES PLANTES !

La cinquantaine de coups de fouet infligés n'avait bien entendu été qu'une plaisante option pour les yeux. Il était d'ailleurs bien dommage que le professeur Maugrey soit arrivé aussi rapidement… ou plutôt, qu'il préfère la torture en salle.

…inutile de préciser qu'après cela, élèves et plantes n'avaient plus jamais été les mêmes. Surtout lorsque l'Hagrid se saoûla à son tour…

Sortant de ses pensées, Harry s'empressa de suivre le mouvement de la masse des secondes années. Fort heureusement, il n'avait pas à traverser le lac en barque cette fois-ci ! Il avait horreur de l'humidité…

Les calèches furent bientôt en vue. Il allait pouvoir se mettre à préparer tout ce qu'il lui fallait pour participer à la capture des premières années.

Durant l'été, lui et Daphné s'étaient en effet de nouveau rendus sur le Chemin de Traverse, cette fois-ci directement au marché des esclaves. En fin de saison, toutes les bonnes occasions étaient parties depuis bien longtemps, fort malheureusement. Les arrivages frais n'étaient disponibles qu'en mi-saison, début aout, novembre, février ou mai. L'année dernière il était bien tombé, mais cette fois-ci… c'est passablement énervé qu'il dû se contenter d'acheter un fouet à piques et une dizaine de colliers grand luxe –le tout étant réservé à Hermione. Avec un collier au cou, aux bras et aux jambes, elle ne risquait plus de prendre la fuite ! Et le fouet n'était qu'un petit plaisir personnel.

- Après-vous mon maître, minauda Daphné en ouvrant la porte de la première calèche libre à Harry. Celui-ci entra sans mot dire, examinant l'intérieur du véhicule.

Une moquette noire recouvrait le sol, aux côtés de larges sièges de cuir de même couleur. Les murs et le plafond ne détonnaient pas et semblaient eux-aussi prêts à pleurer toutes les larmes du monde. L'ensemble était pourtant suffisamment agréable… si l'on ne prêtait pas trop d'attention aux étranges tâches blanchâtres présentes ici et là.

- Assieds-toi Daphné, ordonna Harry en prenant lui-même place.

En langue Harry, cela signifiait « pose ta tête sur mes genoux pour que je puisse promener mes mains ».

Les quelques dix-mille élèves et autres personnes empruntant les calèches ne mirent qu'un seul quart d'heure à se parquer ou à être parqués comme il leur convenait. Les sortilèges de circulation jouaient un grand rôle là-dedans.

A son grand étonnement, Harry ne fut pas dérangé de tout ce temps. Peut-être le fait d'avoir rapidement écrit quelques runes de dégoût sur la porte ?

- TOUT L'MOND ROUTE ! Hurla au loin le Hagrid.

Nous y voilà donc ! Se réjouit Harry. Je sens que cette année va être fructueuse ! Désormais, il ferait très attention quand au choix de ses esclaves…

La calèche allait démarrer lorsque la porte s'ouvrit à la volée.

- Avance ! Ordonna sèchement une voix de petite fille.

Un esclave jaillit de la pénombre du crépuscule, heurtant la marche du véhicule et s'étalant de tout son long sur le plancher.

Mais qu'est-ce que c'est que cet incapable ? S'offusquèrent simultanément nos deux amis en se relevant précipitamment.

- Mais qui nous a fichu un tel incapable ! s'exaspéra durement une voix de femme adulte. Relève-toi, plus vite que ça !

- Oui maîtresse ! s'empressa de répondre l'esclave maladroit.

Il se révéla alors à la vue de nos amis… Daphné n'en cru pas ses yeux.

Londubat ? Mais c'est impossible ! Je l'ai purifié !

Sans mot dire, Neville alla se prostrer au fond de l'habitacle, visiblement désireux de ne pas se montrer. Harry reporta alors son attention sur les deux autres personnes… et fut à son tour stupéfait.

Il y avait là une femme mûre d'une soixantaine d'année, et surtout une première année qu'il repéra immédiatement comme ardemment désirable. Pour ses goûts admirateurs, elle était parfaite : blonde, fine, grande, des formes déjà apparaissantes… et surtout, des vêtements de soie blanche extrêmement légers laissant toute latitude à son imagination malsaine. Sans même essayer de se maîtriser, il se leva pour accueillir les nouveaux arrivants, et tendit son bras pour accueillir sa jeune camarade.

- Permettez-moi de vous inviter à entrer, mademoiselle …?

La jeune fille ne répondit pas de suite, n'affichant qu'un regard dédaigneux, avant de lancer :

- Luna Lovegood, apprentie purificatrice. Et vous, qui êtes-vous ?

- Harry Potter, membre du premier clan de la caste des sang-mêlés. C'est un honneur de vous rencontrer.

Un honneur, à n'en pas douter. Et surtout un plaisir. Cette fille ressemblait à la perfection à l'image qu'il s'était faite de l'incarnation de la magie, la pseudo-divinité qu'il avait l'intention de créer. C'était très intéressant…

La jeune fille accepta le bras et s'installa rapidement, Harry laissant la vieille femme monter les marches seule.

Durant le voyage, Harry profita du silence et de ce que l'étiquette sorcière obligeait les voyageurs à ne pas s'ignorer pour largement détailler celle qu'il voulait déjà pour sienne.

Ses vêtements de soie uniformément blanche étaient d'une extrême légèreté. Des sous-vêtements que de nombreux moldus qualifieraient d'indécents, des collants montant jusqu'aux cuisses, et enfin une sorte de toge formant une jupe allant jusqu'à mi-cuisse, reliée à une ample cape couvrant un dos autrement dénudé, maintenue par une bande de tissu pouffante couvrant la poitrine elle-même accrochée derrière le cou par une autre bande, unique celle-ci, et enfin une légère traine tombant du fessier jusqu'aux chevilles pour achever le tout.

« L'uniforme » des religieuses, reconnu Harry sans grand peine. Je me demande à quel niveau elle compte étudier ?

- Seriez-vous étudiante religieuse, mademoiselle ? Interrogea-t-il en tentant de paraître désintéressé.

…pour se faire immédiatement rabrouer par la femme inconnue.

- Veuillez avoir un peu plus de respect pour Son Altesse monsieur ! Si vous souhaitez communiquer avec elle, veuillez me poser vos questions afin que votre attention n'infecte pas sa pureté !

Son altesse ?

- Pardonnez-moi ma dame, se repentit-il immédiatement, j'ignorais. Que voulez-vous dire par son altesse ?

- Vous l'ignorez ? Tenez-vous donc mieux informé des faits de la pureté ! Dame Luna fait partie des quinze élues du futur demi-siècle, les jeunes filles qui ont été choisies par nos Mères pour devenir l'élite féminine de la pureté ! Et elle compte parmi les plus douées ! Je ne doute pas un seul instant qu'elle saura dignement remercier nos Mères pour leur bonté, et se hissera au plus haut rang de pureté mortellement accessible.

Ce disant, la femme s'était penchée vers Luna, dans une position visiblement protectrice, et lui demanda :

- Avez-vous besoin ou envie de quoi que ce soit Altesse ? Je suis…

- …à ma disposition, je sais dame Lunaris.

Luna n'ajouta mot et se contenta de fermer les yeux, la tête légèrement penchée en avant, les lèvres bougeant faiblement comme si elle récitait quelque chose. Une pure prière, à n'en pas douter.

Pas bête, pensa Harry. Elle ne veut pas être dérangée par son ange-gardienne, alors elle mime ce qui peut la satisfaire et la convaincre de la laisser tranquille.

- Ma dame, continua Harry, pardonnez mon ignorance, mais puis-je savoir quel est votre rôle auprès d'une si pure personne que dame Luna ?

- J'ai l'honneur d'avoir été choisir par le pur grand purificateur Lord Voldemort pour être l'accompagnatrice charnelle de dame Luna. Je dois veiller à son bien être constant, à sa protection mentale et physique, et surtout je dois faire en sorte qu'elle accomplisse à la perfection ses purs rites divins et ses entraînements physiques.

Ce disant, elle regarda sa montre magique.

- A ce propos Altesse, dit-elle, il va incessamment être l'heure d'accomplir votre pure purification orale.

Un fin sourire s'étira alors sur les lèvres de Luna. Harry ne parvint pas à déchiffrer cela comme autre chose qu'un signe de plaisir. « Allons-y », dit-elle.

Sans plus attendre, l'accompagnatrice se leva pour saisir brutalement le corps prostré de Neville, tandis que Luna s'agenouillait au sol. La femme releva de force son esclave, lui donna une claque retentissante pour le revigorer, et sortit sa baguette. En un sort, elle fit disparaître les vêtements du pauvre garçon, et en un autre…

- Erectio !

Harry rougit de honte en voyant le pénis de Neville prendre soudain une taille qu'il ne pouvait que qualifier de prématurément imposante.

Et il ne pût que regarder lorsque Luna accomplit consciencieusement son devoir oral, sous le regard curieusement intéressé de Daphné.

L'acte purement religieux ne dura que cinq minutes, mais ce furent pourtant les plus longues de la vie d'Harry et Daphné. Pour lui, car il était largement indisposé de voir ce genre d'acte se produire près de lui, et pour elle car elle était très curieuse.

Avant d'être vendue pour éponger les dettes de ses parents, Daphné avait été promise elle aussi à une carrière religieuse. N'ayant pas été élue comme dame Luna, elle n'aurait jamais pu dépasser le rôle de pure procréatrice, mais sa mère avait veillé à lui apprendre le maximum de choses en rapport avec les rites de la pure purification. Et bien qu'il lui ait été interdit de les mettre en pratique avant de commencer son apprentissage, elle avait appris toute la théorie à sa disposition.

Au fond d'elle-même, Daphné sentait qu'elle souhaitait passer au stade supérieur, quitte à braver les interdits… mais pour cela, il faudrait que son maître soit d'accord… elle lui demanderait le soir venu. En attendant, il était temps de continuer la journée.

Dans un râle de douleur, Neville acheva sa part du rite religieux, puis fut violement rejeté au sol par dame Lunaris, l'accompagnatrice de Luna. Cette dernière recueillit sans hésiter le fruit de ses efforts, récita une courte prière…

Ô Mères, bénissez le fruit de ce corps pur et permettez-moi de m'en purifier avant de pouvoir vous honorer charnellement.

…et elle avala sans hésiter ce qu'elle avait obtenu, sous les regards toujours aussi fier de sa dame de compagnie, pâle de Harry et curieux de Daphné.

- TOUT L'MONDE D'SCEND ! Hurla au loin le Hagrid, ramenant Harry à la réalité.

Il s'empressa de saisir la main de Daphné et de sorti de la calèche…

- Crivey, Colin !

Un moldu ? J'en viendrais presque à le plaindre !

- IRREPARTISSABLE !

Ben voyons ! Comme s'il allait aller autre part !

La répartition des nouveaux élèves avait commencé il y a quelques minutes seulement, et déjà Harry n'en pouvait plus. Il était fatigué, troublé, et surtout horriblement énervé.

- Harper, Sarah !

- SERPENTARD !

Pas mal celle-là… un peu trop refaite à mon goût toutefois.

Pourquoi être énervé alors qu'il pouvait zyeuter de nombreuses filles à son goût ? Tout simplement car il n'avait encore aucune nouvelle de celle qu'il appelait la fausse peau, l'auror Nymphadora Tonks.

- Svrenka, Hassen !

- GRYFFONDOR !

Quelle tronche de macaque celui-là ! Sa famille n'a pas dû purifier sa consanguinité depuis bien longtemps !

Les têtes se succédaient, et la mauvaise humeur de Harry n'avait de cesse d'augmenter. Les professeurs et autres employés arrivaient petit à petit, mais il n'y avait aucune trace de l'auror folle ! Et même d'aucun auror d'ailleurs…

- Imivra, Nathanaela !

Belles fesses !

- POUFSOUFFLE !

Ah, dommage…

Il était étonnant de constater qu'il y avait un véritable trou qui se formait –ou plutôt ne se formait pas- à la table des professeurs. Même l'Hagrid et son cher fouet Gertrude étaient là…

- Livilla, Marcia !

Berk, qu'est-ce que c'est que cette… ce… yéti ?

- GRYFFONDOR !

Quelle horreur ! Je ne comprends pas que l'on puisse aimer porter les cheveux aussi emmêlés… à moins que ce soit une barbe ?

- Morgan, Liam !

Encore un moldu ? Bonne année dis-donc…

- IRREPARTISSABLES !

Et voyons ! Et toujours que des filles hideuses pour nous…

- Venesis, Idarc !

De nombreux applaudissements retentirent à ce moment. Le fait de porter le pur nom de l'inventeur des colliers de servage –et accessoirement co-créateur du monde sorcier- était un honneur dû à un certain rang familial.

- SERPENTARD !

Allez, j'en ai marre…

- Weasley Ginevra !

Tiens ? Encore une vache ! C'est la combientième celle-là ? Je ne compte plus la masse de Weasley qu'il y a ici ! Mais il faut avouer qu'elle est plutôt pas mal…

- IRREPARTISSABLE !

Bon, c'est bientôt fini oui ou non ? Bientôt une demi-heure que ça dure… heureusement que les autres répartitions auront lieu demain et après-demain ! Et pourquoi Luna n'a pas encore été répartie ?

A la grande satisfaction de Harry, ce fut effectivement finalement la fin de la répartition. Dès que le professeur McGonagall acheva de réciter sa liste de nouveaux élèves, le directeur Dumbledore se leva

- Avant de vous laisser vous restaurer, je me dois de vous parler d'une nouvelle purement merveilleuse…

Le silence se fit immédiatement dans la salle, jusque-là de plus en plus chahutante au fur et à mesure que le temps passait.

- Vous en avez peut-être entendu parler si vous êtes initié aux plus purs grades de la pureté, mais les élues maternelles des prochaines cinq décennies viennent d'être purement élues par le pur purificateur Lord Voldemort…

En disant ce nom, le vieil homme sembla avoir avalé un citron de travers…

- …pour la première fois depuis trois siècles…

Ce disant, il utilisa sa baguette pour surélever le chemin central de la grande salle.

- ...Poudlard a l'immense honneur d'accueillir l'une des élues, son altesse l'élue de la mère Génitrice, notre magnifique Dame Luna Bianca Lovegood !

A peine le nom fut-il prononcé que toute la grande salle se leva soudain et qu'un tonnerre d'applaudissements retentit de toutes parts. Des cris de joie s'y ajoutèrent lorsque les portes de la grande salle s'ouvrirent pour révéler la jeune fille et sa suivante. Il y eu même plusieurs personnes pour s'évanouir d'émotion… pour des purs, pouvoir voir de si près une si pure personne était un incommensurable honneur.

Luna s'avança sur l'estrade élevée par le directeur d'un pas lent et gracieux, embrassant du regard l'ensemble des lieux. Il ne fallut pas bien longtemps pour que son regard croise celui d'Harry. Dès qu'ils se fixèrent, elle cessa d'afficher un air rêveur et se mit à sourire… comme si elle l'avait cherché. Elle le regarda jusqu'à ne plus l'avoir dans son champ de vision. A ce moment, notre camarade se reprit quelque peu, sortant soudainement en sursautant de la légère transe dans laquelle il s'était plongé.

Wow, je ne m'imaginais pas que son poste était aussi important… si j'arrive à me la mettre dans la poche, il n'y a pas de doute que je pourrais obtenir une énorme influence au sein de l'école !

Harry sortit de ses songes en constatant brusquement que tous les applaudissements s'étaient tus. Luna se trouvait maintenant devant la table des professeurs, aux côtés de Dumbledore, sa dame de compagnie restant en retrait.

- Pure Dame Luna, dit le directeur, dans laquelle de nos pures maisons nous ferez-vous l'honneur d'entrer ?

Luna regarda lentement une à une les tables des maisons, s'attardant parfois, passant rapidement par moments.

- J'irais là-bas, dit-elle en pointant une table du doigt.

Ce fut soudain la stupéfaction dans toute la grande salle. Elle, élue de la pureté, plus grand espoir religieux britannique, avait choisi la maison des impurs ! Des moldus ! Des esclaves !

Les Irrépartissables !

Lorsque la répartition s'acheva enfin, Harry était une fois n'est pas coutume d'une humeur massacrante. Il y avait bien peu d'élèves qui s'étaient vu répartir chez les irrépartissables, et presque exclusivement des garçons. Comme s'il en avait quelque chose à faire ! Il voulait des filles ! A croire qu'il lui faudrait sortir le porte-monnaie pour en acheter aux profs…

A cet instant, son esprit était focalisé sur une seule chose : trouver la fausse-peau ! Ce qui fut vite fait... dès qu'il arriva dans le hall.

- Où est mon esclave ? S'exclama-t-il dès qu'il aperçut Tonks.

Il marchait vers elle d'un pas conquérant, prêt à sortir sa baguette si besoin était. L'auror, quand à elle, n'était pas très pressée de se retourner, et pour cause : elle en aurait eu bien du mal.

Hein ? Depuis quand est-ce qu'elle est enceinte celle-là ?

Tonks arborait fièrement un large ventre dénudé de vêtements, conformément à la mode sorcière, une seule bande de tissu protégeant –et surtout relevant- sa poitrine artificielle. Elle en était sûrement à une grossesse de quatre ou cinq mois.

Comment c'est possible ? S'étonna Harry. Elle était parfaitement svelte il y a quinze jours !

- Que veux-tu donc, petit garçon ? Demanda froidement Tonks.

- Que vous est-il arrivé ? Demanda Harry en ne perdant pas une miette du décolleté proéminent de la sorcière.

Devinant que « le gamin » parlait de son ventre, Tonks rétorqua comme si c'était l'évidence même : « J'accomplis mon devoir bien sûr ! Encore deux semaines et j'offrirais au monde mon sixième soldat ! »

- Votre sixième enfant ? Répéta Harry, incrédule.

Il n'en croyait pas ses oreilles ! Six enfants ? Elle ne semblait même pas avoir vingt ans !

- Non, soldat. Je n'ai pas encore d'enfant. Tant que je ne serais pas mariée, je réserverais toute ma descendance à notre glorieuse armée !

Disant cela, elle semblait être emplie d'une remarquable fierté. Et Harry avait peur de comprendre… certains enfants étaient réservés à l'armée ? Dès la naissance ?

- Mais comment est-ce possible en si peu de temps ?

- Ahlàlà, mais quel imbécile tu es ! N'as-tu donc jamais ouvert un pur livre ? Toutes les femmes dignes de ce nom se doivent d'offrir à l'armée au moins un soldat par an dès la pure cérémonie de leurs treize ans ! Avec l'aide de leur père avant leur mariage, avec l'aide de leur mari après. Et les purs sortilèges de croissance achèvent l'affaire en rarement plus d'un mois.

Les oreilles rouges de colère de se faire rabaisser ainsi, stupéfait par cette dernière annonce, Harry eu bien du mal à trouver quelque chose à répondre et laissa parler son indignation.

- Je refuse que mes esclaves en soient réduites à un tel sort !

- Tu n'auras pas vraiment le choix, petit garçon. C'est là l'un des droits fondamentaux de la loi. Lorsqu'elles auront treize ans, tes chères esclaves seront dans l'obligation de porter leur premier soldat.

- Il est hors de question que mes esclaves soient ainsi agressées par des espèces de vieux pervers qui se prétendent leur père !

- Pas forcément leur père. Peut-être leur mari, si leurs parents leur en trouvent un.

A présent, Harry était littéralement fou d'indignation ! C'était sans aucun doute ses mœurs moldus qui faisaient leur effet, mais il avait beau savoir qu'ils n'avaient pas leur place ici, il ne pouvait s'empêcher d'être aussi horrifié que révolté à l'idée de ce qui n'était rien de plus qu'un viol incestueux ! Il allait tout faire pour empêcher une telle horreur !

- ELLE EST LA ! Hurla soudain une voix.

Toutes les attentions se détournèrent en un instant en direction des grandes portes. Un retardataire venait d'arriver… et pas n'importe lequel !

L'esclave ! La chienne rebelle ! Ce n'était pas trop tôt ! Un peu plus et ses compagnons aurors qu'elle avait réquisitionnés allaient se demander ce qu'il se passait !

Hermione ! Son esclave rebelle ! La raison d'être de la présence des aurors de l'institut dans le hall du château devint soudain à peu près claire. Ils avaient été ameutés par la fausse-peau !

L'enquête menée par Tonks suite à l'étrange disparition d'Hermione avait rapidement soulevé bien des interrogations. Il n'y avait aucun passage plus profond que le couloir où se trouvaient les premières années lors de leur affrontement. Aucun passage connu par les autorités sorcières. Mais il y avait eu quelque chose avant ces dites autorités. Quelque chose de connu par quelques rares pour sa science et ses armes particulièrement efficaces. Et si la gamine tombait par hasard sur un quelconque secret qui pouvait l'aider à fuir ? A se venger ? Ou pire encore, à révéler la magie aux Moldus ?

Mis au courant de la disparition par Tonks, le directeur Dumbledore se hâta de faire taire l'affaire. Si le conseil de l'école avait vent de leur inquiétude, il risquait de perdre sa précieuse place ! Et ce n'était rien comparaison de ce que dirait le gouvernement ! Dans le monde sorcier, la liberté tenait à bien peu de choses… et il n'était pas pressé de rejoindre ses adversaires politiques à Azkaban. Tom l'avait déjà chassé du Magenmagot…

Le secret gardé autant que possible, ils avaient tous deux conclu qu'ils tenteraient de capturer l'esclave dès son retour à l'institut, quitte à corrompre quelques politiciens pour faire sauter les lois de propriété. Car ils n'avaient aucun doute qu'elle reviendrait à Poudlard : dès le début de l'affaire, Tonks avait été tendre un piège dans ce qui restait de la maison de la famille moldue, et avait laissé un petit indice indiquant faussement que les parents des élèves nés-de-moldus étaient retenus dans les sous-sols du château à faire la cuisine. Ce piège, lié à un puissant philtre d'inquiétude et un autre d'affaiblissement de la volonté, avait été placé dans chacun des endroits où la née de moldus était susceptible de se rendre. Sa maison, sa famille plus ou moins éloignée, son école… grâce au talent d'alchimiste du directeur, faire en sorte que ces potions soient indétectables pour le ministère était enfantin, alors qu'ils ne visent que la rebelle était de la rigolade.

- AURORS ! cria Tonks. EN JOUE !

Vas-y ! Siffla mini-Lyghim à l'oreille d'Hermione. Fais comme prévu pour cette folle !

- Tu es sûre ? Murmura sa porteuse.

- Vas-y ! Elle va te faire du mal sinon ! Et il faut que nos secrets le restent ! VAS-Y !

- Mais je… je ne…

- PARES A TIRER !

Hermione allait répondre qu'elle ne pouvait pas faire une telle chose. Mais un rapide coup d'œil lui indiqua que l'auror folle se précipitait sur elle aussi vite que possible. Et la peur fit le reste. Elle se lança donc, d'une voix tremblante :

- Au nom des lois de sang, moi, Hermione Jane Granger !...

Tonks avait maintenant fait apparaître un collier de servage.

- …je vous condamne, vous, Nymphadora Tonks !…

Le collier s'ouvrit en un déclic sinistre.

- …à la punition prévue pour le délit de fanatisme envers les Pères et les Mères !

La phrase fut à peine achevée que les yeux de Tonks se révulsèrent alors qu'elle poussait un gargouillement d'agonie. Elle s'effondra au sol de toute sa masse, à l'effarement des sorciers présents.

Morte.

Et son corps et son âme commencèrent à se désagréger en une poussière qui s'illumina faiblement avant de se désintégrer en une énergie pure vite dissoute. À l'horreur des sorciers présents.

Eteinte.

FIN DU CHAPITRE

Harry se fait pas mal humilier dans ce chapitre, un nouveau perso arrive et plein d'éléments bougent soudain… en espérant que vous me laisserez un petit commentaire ! ^^

Un lecteur a percé un des mystères de mon univers HP, et est donc la seconde personne à y être arrivé. Qui sera la troisième ? Les paris sont ouverts !

Et… un petit commentaire SVP ? Une dizaine me ferait sacrément plaisir !

A la prochaine !