NVJM

Ceux qui aiment les descriptions vont sûrement apprécier ce chapitre… et je vais aimer leurs commentaires. HUM, je dis ça je dis rien… ^^

UN MONDE A PART

Chapitre dix-septième : match !

« Les équipes sont sur le terrain. Que le match commence ! »

Poudlard, le lendemain de la rentrée.

- GYAAAH ! NON, PITIE !

Réveil en sursaut ! Respiration saccadée ! ...halètement... un cauchemar ! Ce n'était rien de plus qu'un cauchemar… mais quel réalisme ! Il s'était imaginé parvenir à admirer sa voisine Luna dans ses appartements, jusqu'à ce que la vision prenne l'apparence ridée et poilue de son accompagnatrice… avant que des lettres de feu ne lui demandent « tu aimes ce que tu vois ? »… quelle horreur que ce rêve !

« Plus jamais ça ! » Espéra-t-il mentalement avant de regarder autour de lui.

Son appartement était encore une fois bien vide… seule Daphné se tenait à ses côtés, seulement couverte de draps… étonnement, il ne ressentit guère l'envie de l'admirer. Peut-être étais-ce de la lassitude, mais il avait une envie toujours plus forte d'acquérir une autre compagne…

Ces pensées le menèrent rapidement à repenser au coup dur qu'il avait subi hier. Retranchée dans la cage des esclaves de seconde année, la traîtresse Hermione avait usé de son mystérieux pouvoir pour s'emparer de tous les esclaves en présence… soit de tous ceux que possédaient l'école et ses employés. Trois garçons, cinq filles... y compris celle qu'il voulait pour sienne, la née-de-moldus Hannah Abbot ! Rien que resonger à cela le mit dans une colère noire.

On verra ça plus tard, se raisonna-t-il. Pour l'instant, tout ce qui compte c'est de préparer des plans efficaces pour les mois à venir.

Il n'était que cinq heures du matin, mais il décida malgré tout de se lever maintenant. Réfléchir activement dès le lever était pour lui un efficace moyen de trouver des idées. L'esprit nettoyé de toutes les pensées parasites de l'activité, le corps aussi calme qu'emplit d'énergie, c'est dans ces moments là qu'il parvenait le mieux à fomenter tout le sadisme de son imagination.

Commençant à faire les cents pas devant son lit, vêtu en tout et pour tout de ses seuls vêtements runiques transparents, il remarqua sur son bureau une pile de notes particulière. S'avançant pour les feuilleter, il se retrouva propulsé dans ses souvenirs. C'est là qu'il avait rédigé, voici quelques mois de cela, ses projets sectaires… créer une nouvelle voie religieuse qui lui permettrait de se faire passer pour un être quasi-divin… tout cela n'était plus d'actualité. Le temps et les épreuves de la vie faisaient leur œuvre, et la maturité le gagnait petit à petit. Il avait vite compris que, tels Jésus, Muhammad ou Moïse, créer une religion viable lui nécessiterait toute une longue vie, et qu'il n'en retirerait rien lui-même… à condition de réussir.

Toutefois, l'idée d'être purement respecté ne le quittait pas. Le moyen de procéder était encore obscur, mais il n'était pas dupe… seule la religion sorcière, à l'image de l'éducation de sa société, lui offrait les moyens de se hisser au dessus du commun des mortels.

Une seule chose lui paraissait certaine : sa voisine. La pure élue nommée Luna. Pour lui, elle représentait la perfection même… et il la voulait ! Il n'y avait pas d'autres possibilités : elle devait être sienne !

UMAP

Poudlard était un institut magique extrêmement actif au sein de sa société. En effet, l'école participait régulièrement à de nombreuses compétitions de tous genres. Le célèbre Tournoi des Trois sorciers en concurrence avec les instituts Beauxbâtons et Durmstrang, les concours intra et inter-écoles de quidditch, diverses compétitions d'élites lorsque des élèves se hissaient à un haut niveau… et bien d'autres encore.

Parmi toutes ces possibilités de s'illustrer se trouvaient entre autres des concours inhérents aux matières légalement enseignées par les programmes éducatifs. Potionnisme, métamorphose, force physique, sortilèges, histoire, duel, etc… si vous aviez un haut niveau dans l'un ou l'autre de ces domaines, la possibilité de le démontrer à l'ensemble de l'Empire se trouvait là. C'est d'ailleurs dans ce domaine que Poudlard excellait le plus, avec plus d'un tiers de lauréats à elle seule depuis les origines de ces compétitions.

Toutefois, la volonté qui avait créé tout cela n'était pas celle de passionnés ou de quelconques philanthropes. Bien loin s'en faut. Comme souvent dans la pure société sorcière, l'origine, le développement et le suivi venaient des religieux et n'avaient qu'un but : servir les Pères et les Mères. Les concours avaient leur utilité en permettant de dégager de la masse les éléments les plus brillants.

Si vous alliez intelligence, puissance brute et force physique, vous faites un bon sujet pour devenir le représentant du Père Frappeur. Si vous honorez la Parenté en offrant au monde de nombreux enfants et soldats dès votre première pure cérémonie copulatoire, vous aviez toutes les chances de devenir ou de voir une de vos filles devenir représentante de la Mère Génitrice… et ainsi de suite.

Comme il était de tradition, les élus des parentaux se devaient d'être une représentation d'excellence dès leur naissance. Ainsi, le pur purificateur Lord Voldemort avait été choisi par son prédécesseur comme élu du Père Tout-puissant (VII) du fait de son impressionnante puissance naturelle, de ses capacités d'apprentissage hors-norme, de son charisme émanant et de son ambition naturellement démesurée. D'origine sang-mêlée, il s'était retrouvé au sommet de la pure hiérarchie purificatrice et possédait presque autant de pouvoir que l'Empereur lui-même…

Pour ceux qui aspiraient à souhaiter être choisi come élu, il se tenait tous les cinquante ans le « concours de la foi ». Les candidats à la plus pure hiérarchie étaient soumis à de nombreuses épreuves particulièrement dures, menaient duels les uns contre les autres, et surtout étaient jugés par leurs prédécesseurs en fonction de leurs actions tout au long de leur vie. Il fallait être particulièrement entreprenant, doué, inventif… la réussite se trouvait bien entendu être un impératif. L'échec était disqualificatoire.

Lorsqu'il en vint à consulter ces informations, assis dans l'immense bibliothèque de l'institut, Harry ressentit un instant une amère déception. L'échec n'était pas toléré… et lui en avait connu de nombreux. Sa volonté d'obtenir des esclaves, sa place dérisoire aux examens spéciaux de première année, son auto-opération qui ne daignait pas fonctionner…

Mais il ne fallait pas se laisser abattre ! La vie était mouvementée, riche en occasions à saisir pour s'imposer plus avant et impressionner ! Et au besoin, provoquer les dites occasions ne devrait pas poser de problèmes… il lui fallait juste commencer à mener des études très particulières.

Ainsi donc… les impardonnables sont des sortilèges ainsi appelés car personne hormis nos Pères et nos Mères n'y a jamais résisté. Rendez-vous au chapitre quatre pour les apprendre…

Regardant autour de lui, Harry profita de sa tranquillité pour dissimuler l'ouvrage dans son sac.

Impardonnables, me voilà !

Plus tard en cours de matinée, au moment de la pause étudiante…

« - Potter ! retentit fortement une voix. »

Se retournant alors qu'il se rendait en cours, Harry put voir deux aurors s'avancer vers lui. Ah non ! Ça n'allait pas recommencer !

« - Que me voulez-vous ? Demanda-t-il en se braquant soudain, prêt à se saisir de sa baguette.

- Suis-nous. Le capitaine veut te voir.

- Dawlish ?

- Ne dis pas de bêtises ! Tout le monde sait que le capitaine Dawlish est parti en Afrique purifier des autochtones (II) ! Je te parle du capitaine Greengrass !

Hein ? Greengrass ? C'est une blague ?

- Et que me veut-il ? S'étonna Harry en laissant les aurors l'entourer avant de le mener au siège de la garnison.

- Des gens souhaitent te voir.

- Qui cela ?

- Aucune idée. »

Harry se plongea alors dans ses pensées. Qui donc pouvait bien vouloir le rencontrer, et surtout devant les aurors ? Normalement, les visiteurs externes à l'institut s'adressaient à des surveillants ou aux concierges… sa paranoïa de nouveau largement activée au même titre que ses vêtements runiques, il se laissa conduire, fermement entouré par ses deux anges gardiens.

Après une dizaine de minutes de marche, une fois les cachots traversés de part en part, ils arrivèrent tous trois à une porte gardée par deux aurors à la mine… patibulaire, mais presque. « Quelles sales têtes ! » ne put s'empêcher de penser Harry. « A croire qu'ils sont constipés de longue date… »

Mené prestement à travers les quartiers des aurors, il prit tout son temps pour observer les lieux. Qui sait, une reconnaissance pourrait lui être utile pour une infiltration… entre salle d'entraînement, salle de prière, dortoir, salle de prière, bureaux administratifs, salle de prière, armurerie ou encore salle de prière, les lieux étaient bien équipés. « Et ben, je comprends maintenant l'ardeur de la fausse-peau. A n'en pas douter, l'emploi du temps des aurors leur ordonne de prier plusieurs fois par jour… » Pour cause, des gémissements langoureux s'élevaient par dizaine des pures salles

Ils arrivèrent finalement devant la capitainerie. L'un des aurors frappa à la porte, récoltant immédiatement un « entrez ! » retentissant. Et bien, si c'était bien le père de Daphné qui hurlait ainsi, ça promettait d'être gai… En effet, dès l'instant où il franchit le pas de la porte, la grosse voix du capitaine retentit à nouveau.

« - C'est donc toi, Harry Potter ? J'espère que tu traites bien ma fille ! »

En effet, papa Greengrass était dans la place. « Je me demande comment va réagir Daphné... »

« - Ne vous inquiétez pas monseigneur, répondit-il, votre fille est traitée avec tous les égards dû à son noble rang. Si vous le souhaitez, n'hésitez pas à venir lui rendre visite, je suis certain qu'elle en sera ravie.

- Je n'ai pas de temps à perdre en sentiments idiots ! Contente-toi donc de la dresser comme il se doit ! » Puis, se tournant vers les autres personnes en présence… « Voici la pure personne qui souhaite te voir.

- Qui êtes-vous, et que me voulez-vous ? » Demanda froidement Harry en détaillant une femme dans la cinquantaine, de longs cheveux noirs, un large ventre de femme enceinte et la typique poitrine largement refaite des sorcières.

- Je suis Andromeda Black purifiée Tonks (VI), membre de la caste des sang-purs et pure purificatrice du vice moldu de la consanguinité grâce à ma défunte fille (III).

Black-Tonks ? La mère de la fausse-peau, donc… que veut-elle donc celle-là ? A annoncer ainsi son pédigrée comme un titre, ça n'augure rien de bon.

- Et que puis-je faire pour vous être agréable, ma dame ? Miella-t-il affreusement.

- Je viens pour régler les affaires de ma défunte fille. J'ai appris qu'elle avait commencé avec toi les procédures pour la vente d'une jeune esclave…

- En effet, oui. Qui plus est, je l'attends toujours malgré l'échange procédé avec ma propre esclave.

- Un échange ! NE TE MOQUE PAS DE MOI ! Tu as tenté d'escroquer ma fille en voulant vendre une pure dame (IV), tu as entaché l'honneur de ma famille ! Mais si tu as cru pouvoir t'en tirer sans conséquences, tu vas vite déchanter ! » Ce disant, elle sortit de ses poches une pile de documents qu'elle agrandit d'un coup de doigt. « Au nom de la pure famille Black, je t'accuse en procès auprès de la pure cours de la justice impériale ! Tu devras répondre de tes actes impies et irrespectueux devant l'assemblée des purs purificateurs britanniques ! »

Sur ces mots, ayant du mal à se contrôler, la sorcière s'en retourna vers la porte. Juste avant de la franchir, elle dit : « capitaine, je compte sur vous pour que ce barbare soit exemplairement surveillé jusqu'à son procès ! »

A sa place, Harry resta de marbre. Non pas qu'il fut nonchalant à l'entente de cette nouvelle, mais bien qu'il se trouvait totalement prit de cours… cet état d'esprit ne dura toutefois pas longtemps, vite remplacé par un sourire. Lui qui voulait une occasion de faire parler de lui et de s'afficher… vivement que ce procès commence !

Dans les appartements du directeur de l'institut, Albus Dumbledore. En plein entretien…

« - Pourquoi pas… Amelia Grange ? Ça me cache bien sans être trop différent.

- Non, ça ne convient pas. Il faut vraiment que tu te trouves un nom qui ne sonne pas moldu, ou au moins qui soit partagé par nos deux cultures. Si possible un nom pleinement sorcier. Il serait bien que tu en prennes un de sainte, de l'équivalent de saint Magelus ou saint Idarc… (V)

- Peut-être Morgane quelque chose ? Comme la purificatrice de l'époque de Merlin.

- Possible, mais vraiment trop répandu parmi les Moldus, ça ne convient pas. Mais passons le choix du nom ! Nous avons encore quelques jours devant nous. Je te conseille plutôt de t'atteler le soir venu à des romans ou des documents historiques pour trouver l'inspiration. Pour l'instant, le plus important est de t'inventer une vie et une histoire pleinement plausibles que tes détracteurs à venir ne mettront pas en doute.

- Professeur, je vous trouve bien compliqué… cette histoire de changer d'identité ne me plaît décidemment pas.

- Tu n'as pas le choix Hermione, je te l'ai déjà expliqué. Une née-de-moldus n'a aucune chance de faire parler d'elle autrement qu'en tant que sacrifice humain » fit Dumbledore, faisant immédiatement pâlir son élève. « Et comme nous n'en pratiquons pas, » se dépêcha-t-il de dire, « tu ne risques pas de faire parler de si tôt…

- Bien, bien, j'ai compris. Alors commençons par le début : l'ascendance et la date de naissance. Il me faudrait des ancêtres purs, mais pas totalement. Un ou plusieurs moldus, par exemple par le biais d'une purification d'une hypothétique consanguinité.

- Je propose pour cela un père moldu et une mère sang-pur, avec des grands-parents maternels de sang-pur et de sang-mêlé, plus une arrière grand-mère purificatrice… insérer aussi un couple d'élus comme arrière-grands-parents serait très plausible. Les élus Tout-puissant et Génitrice de second demi-siècle mille huit-cent ont eut vingt enfants, sans compter tous les soldats et bâtards pour lui… il y en a tant eu que les archives elles-mêmes se sont rendues incapables d'en garder une trace précise.

- Mais en quoi donc avoir des ancêtres si… nobles, va-t-il m'être utile ? Ce n'est pas comme si des squelettes avaient une grande influence sur le présent…

- Chez les moldus il est le plus souvent honteux d'avoir des ancêtres nobles, c'est vrai. Mais chez nous autres sorciers, la généalogie est extrêmement importante, pour ne pas dire capitale. Dans un entretien d'embauche, les CV doivent obligatoirement comporter une clause « arbre généalogique ». La loi ne l'oblige pas, mais cette tradition est fermement implantée dans la société. Et je te propose une méthode simple qui nous fait inventer seulement sur trois générations. Nous aurions put avoir à faire pire.

- Du genre ?

- Pour acquérir le statut de noble dont tu as besoin pour entrer en haute politique, que tu sois de sang-pur ou non, il faut pouvoir prouver son ascendance sur plus de cinquante générations.

- Cinquante ? Mais… ça fait remonter jusqu'à quand tout ça ?

- Avec la moyenne de calcul officielle d'une nouvelle génération tous les seize ans, seulement huit-cent ans. Ce n'est pas très difficile, tu sais. La quasi-totalité des sorciers d'aujourd'hui a en commun un nombre très réduit d'ancêtres sang-pur ayant vécu aux seizième et dix-septième siècles. A titre d'exemple, ma généalogie remonte jusqu'à l'empire romain… et celle de l'Empereur, jusqu'à nos Pères et nos Mères, voici plus de sept-mille ans de cela.

- Impressionnant… soit, faisons comme cela. Je m'occuperais cette nuit de leur inventer une biographie plus complète.

- Je te conseille de les faire chasseurs de moldus de père en fils. Ces gens sont le plus souvent sans contact stable avec la société, et personne ne s'étonnera ni qu'ils ne soient pas dans les archives, ni que tu ais des sportifs dans ta famille.

- Des sportifs ? Comment ça ?

- La chasse est un sport, non ? »

Entendant cela, le visage d'Hermione se durcit soudain, et elle dit d'une voix froide :

« - Ne dites plus jamais quelque chose dans ce genre, c'est compris ? Est-il réellement nécessaire que je vous rappelle tous les serments que je vous ai fait prêter ? »

En réponse, Dumbledore se contenta de soupirer, ne montrant pas l'angoisse qui lui étreignait le ventre. « Non, répondit-il, ça ira… »

Il s'en souviendrait de la veille ! Cette petite teigne l'avait forcé à sceller plus d'une cinquantaine de serments en tous genres. Interdiction de la trahir de quelque manière que soit ou de provoquer une quelconque trahison à son encontre de quelque manière que ce soit… interdiction de lui nuire, directement ou indirectement, volontairement ou involontairement, et ainsi de suite des heures durant.

Quand enfin elle se fut montrée satisfaite, plus d'une demi-journée après le début de leur négociation, il était épuisé. Et dire négociation était bien osé… leur « discussion » ne peut bien se nommer ainsi que jusqu'au quelques premiers serments. Car après « l'interdiction d'essayer de la flouer par la négociation », il s'était plutôt clairement agi d'une soumission. Mais il n'avait pas eu trop le choix… de toute manière, elle était bien sotte de croire que ses serments étaient inviolables. Albus Dumbledore avait eu un solide apprentissage dans sa jeunesse, et il connaissait certains secrets des serments magiques. Notamment le moyen de se défaire de la plupart.

« - Revenons à nos moutons, dit Hermione. Nous…

- Fais attention, il faut que tu cesses d'employer des expressions moldues. C'est très important pour te créer un masque efficace.

- Hum, et quel est l'équivalent sorcier ?

- Revenons à nos prières, répondit Dumbledore sans hésiter.

- Grumble… évidemment.

- Ça ne semble pas te plaire.

- Bien sûr que ça ne me plaît pas ! C'est bien là l'un des domaines que je réformerais dans l'avenir, croyez-moi !

- La sexualité sorcière ?

- Exactement ! Pas question qu'une telle barbarie reste telle quelle !

- Tu n'as aucune chance d'y arriver. D'autant plus que personne n'écouterait une enfant. Et…

- J'essaierais tout de même. Et quoi ?

- Et si tu veux vraiment te faire passer pour pure, tu devras toi-même prier, au plus tard lorsque tu seras baptisée… à treize ans. »

Il n'en fallut pas plus pour dresser Hermione. « HEIN ! Vous voulez dire que je vais devoir me prostituer ?!

- Appelle-ça comme tu veux. Toujours est-il que ton rôle va te forcer non seulement à enfanter mais aussi à fournir des soldats à l'armée… »

Hermione fut bouche-bée d'entendre de tels propos. Elle ? Un enfant ? Dans… à peine plus d'un an ?...

…impossible.

« - Ce n'est pas possible, souffla-t-elle, soudain découragée, en se massant le front.

Et pourtant, tu ne vas pas avoir beaucoup le choix ma souris, dit mentalement mini-Lyghim. Si tu avais suivi le plan de tonton jusqu'au bout, tu aurais pût éviter cela, mais puisque tu as voulu mener la danse seule et voulu devenir une pure, tu n'as pas le choix.

Mais… je…

Tonton prévoyait de te stériliser pour faire de toi une ascète sexuelle, mais maintenant… je te l'ai dit, tu as voulu devenir une pure pour ton rôle, tu n'as plus le choix.

De plus en plus choquée, Hermione eut bien du mal à trouver de quoi répondre.

- Il doit bien y avoir moyen d'éviter cela ! On a qu'à changer, et me faire directement ascète plutôt que pure !

- Il est trop tard Hermione…

En effet. Tout le monde sorcier sait maintenant qu'Albus Dumbledore a prit sous son aile une sang-pur prête à faire de très nombreux enfants. Tu vois ma souris, je te l'avais bien dit que c'était un manipulateur de première… malgré ses serments, il a immédiatement trouvé le moyen de te piéger.

Il n'en fallut pas plus pour que la pauvre éprouvée s'effondre au sol, terrassée par la détresse. Sa victoire se retrouvait transformée en désastre.

UMAP

Le soir venu, Harry marchait vivement dans les couloirs pour retourner dans son appartement lorsque, au détour d'un couloir, il fit une bien étrange rencontre… à quelques mètres de lui se tenait sa jeune voisine de logement.

« - Bonsoir Dame Luna, dit-il poliment.

- Tu veux devenir mon compagnon, n'est-ce pas ? » Demanda sans détour la douce voix éthérée de la jeune fille.

Surprise. Plutôt étrange comme entrée en discussion. « Au moins, elle va droit au but. »

« - Je dirais plutôt que je vous souhaite comme compagne, ma Dame, mais c'est effectivement l'idée. Je ne vais pas me soumettre, elle croit quoi ?

- Tu es bien sûr pleinement conscient de nos grades respectifs ?

- Oui. Et j'ai aussi conscience que je vais monter très haut dans la pure hiérarchie…

- Tu as de la chance en ce cas. Les purs élus de nos Pères vont être choisis par la pure maîtresse purificatrice de l'Empire à la prochaine fête de Merilin (I). Il te reste bien peu de temps, mais si tu réalises une pure action purement éclatante capable de faire parler dans tous les milieux de l'Empire, alors tu as des chances d'être choisi.

- Dame Luna ! » Appela soudain une voix lointaine.

La jeune fille se retourna quelques instants pour voir son accompagnatrice marcher rapidement vers elle, son esclave Neville en laisse…

« - Je me dois de te laisser, c'est bientôt l'heure de ma pure purification orale du soir. Il faut que je me prépare… »

Elle se pencha soudain vers Harry, lui laissant un furtif baiser sur la joue et promenant largement sa main sur son entre-jambes… son regard s'illumina ce faisant.

« - Tu sembles avoir toutes tes chances, en effet, dit-elle en serrant légèrement la main avant de la retirer. »

Et elle s'en retourna vers sa dame de compagnie.

« - J'espère que tu réussiras à obtenir un haut grade… »

Elle s'en alla sur ces mots, laissant un Harry plus que pensif planté au milieu du couloir.

Lorsqu'il parvint à son appartement une dizaine de minutes plus tard, infiniment troublé, Harry trouva Daphné à genoux au sol, semblant attendre son arrivée pour lui demander quelque chose. Elle était déjà toute prête pour se laisser admirer, comme il lui avait ordonné, mais il y avait quelque chose d'étrange. L'air était inhabituellement empli d'appréhension.

« - Qu'y a-t-il, Daphné ? Demanda-t-il en commençant à se dévêtir pour aller sous la douche.

- Maître, pardonnez mon outrecuidance, mais j'ai une requête à vous formuler… »

Etonnement et haussement de sourcil. Depuis plus d'un an maintenant qu'il l'avait acheté, son esclave n'avait jamais demandé quoi que ce soit d'autre que de l'attention et de l'admiration

« - Et que souhaites-tu ?

- Maître, j'aimerais… … …

- Je n'ai pas entendu, répondit Harry en souriant. Que veux-tu ?

- Maître, se lança-t-elle, j'aimerais accomplir ma première pure prière avec vous. »

Alors qu'il retirait sa cravate, Harry se figea en entendant cela. Sa première pure prière… comme Luna et son esclave ?

« - Tu veux dire… une prière… orale ?

- Oui maître. »

Hésitation. Une fois de plus, les mœurs moldus dont il avait été noyé toute son enfance durant faisaient surface. Mais… « Vous n'avez pas votre place ici, morales puritaines », se dit-il. Et il se lança.

« - C'est d'accord. »

Daphné redressa alors la tête, puis lui sourit comme au premier jour.

« - Merci maître. »

Et, se relevant, elle prit sa main pour l'emmener sur leur lit commun. Là, elle le laissa s'allonger, et prit place à son tour. Le pantalon se retrouva rapidement au sol, et le caleçon fut lentement retiré à coup de rougissements et d'incertitude… puis elle œuvra, patiemment et maladroitement, de longues minutes durant.

Lorsque l'extase lui parvint pour la première fois, Harry ne put fixer son esprit hyperactif que sur une seule chose… le plaisir. C'était donc cela, la prière ?...

« …vivement que je sois élu à mon tour, » pensa-t-il avant de sombrer dans les affres de l'inconscience.

FIN DU CHAPITRE

Avez-vous une idée sur le nouveau nom à donner à Hermione ? N'hésitez pas à faire de nombreuses propositions dans les commentaires, le meilleur sera sûrement choisi… Attention toutefois, évitez les prénoms moldus, quelle que soit leur origine. À votre imagination donc !

A votre avis, qui sont l'Empereur et l'Impératrice des sorciers ? Mes choix sont d'ores et déjà arrêtés, mais n'hésitez pas à proposer. Un chapitre bonus à la première personne qui trouvera !

I. Merilin et pas Merlin, ce n'est pas une erreur.

II. Comme dit au chapitre précédent, Dumbledore a modifié la mémoire de tous ceux qui ont assisté au massacre d'Hermione.

III. Il n'est pas tout à fait possible pour Dumbledore de passer outre la mort de plusieurs personnes. Certaines ont été déclarées victimes d'un accident, d'autres au contraire, par exemple sans famille, ont été déclarées parties à l'étranger, au front… etc.

IV. Du fait des effacements de mémoire de Dumbledore, Hermione est connue hors du château comme son élève… les nouvelles vont vite, surtout lorsqu'elles sont déformées. De fait, Andromeda croit que Harry a tenté de vendre une pure élève qui ne lui appartenait pas (Hermione devenant effectivement soudainement pure…)

V. Saint Magelus et saint Idarc : ça se réfère à Magelus Soinner (ministre de la magie britannique, l'un des initiateurs de l'Empire, écrivain, scientifique etc) et à Idarc ßonhlein (vainqueur du Père Créateur, premier maître purificateur, instaurateur et « père » de la pure société sorcière).

VI. « Je suis Andromeda Black purifiée Tonks » : autrement dit, non seulement le clan Black n'a pas connu de schisme, mais de plus Andromeda a purifié son moldu de mari Ted Tonks conformément au « rite de purification de la consanguinité ».

VII. Voldemort est ici décrit comme le représentant du Père Tout-Puissant, et non comme le PTP lui-même… ce n'est ni une erreur, ni une incohérence, non… à votre avis, de quoi s'agit-il ?