Disclaimer : Les personnages et l'univers des 100 ne m'appartiennent pas, je ne fais que les emprunter le temps d'une histoire.

Avertissements : Cette histoire peut contenir de la violence et des scènes de sexe, pour public mature uniquement.

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Il ne fallut pas longtemps pour apercevoir les portes du bunker s'ouvrir. Cela ne pouvait signifier qu'une seule chose, ils avaient gagné, leur plan avait marché à la perfection et les pertes, en tout cas à l'extérieur étaient minime. Clarke se précipita au-devant, afin de voir ses amis sortir de leur prison. Elle repéra Jasper en premier et se jeta dans ses bras, Monty le suivait de près, puis Harper et tous les autres. Bellamy apparut, un examen rapide lui appris qu'il n'était pas blessé, et son regard se porta sur les suivants, attendant avec impatience de voir une tête brune terrienne.

Lexa sortit dans les dernières, elle donnait des ordres à ses soldats afin de sécuriser l'installation, et quand elle eut fini, elle se retourna enfin vers Clarke, et lui sourit.

« On a gagné. » Lâcha-t-elle.

Et elle tendit son avant-bras pour serrer celui de son alliée, suivant une coutume terrienne. Clarke avança machinalement sa main pour répondre au commandant, et remarqua le sang sur le bras au moment où elle l'empoignait.

« Tu es blessée », remarqua-t-elle.

« Une égratignure, vous les gens du ciel, vous êtes trop douillets. »

La princesse sourit à la blague, elle seule pouvait comprendre le regard malicieux que Lexa lui lançait en prononçant ses mots. Malgré tout, la blessure semblait profonde, et elle aurait sans doute besoin de points de sutures.

« Je t'attends dans la tente de soin dans moins d'une heure. »

Ce n'était pas une question, ni une proposition, et Lexa fut tentée de la rembarrer, mais elle pourrait ainsi tester la médecine de ces étrangers, et qui sais, s'ils avaient quelque chose à leur apporter, ils pourraient peut-être négocier une alliance plus durable, car elle ne savait pas si les autres s'en rendaient compte, mais la libération du Mont Weather mettait fin à la trêve qui avait été créé dans ce but.

Elle termina de donner ses ordres à ses gardes, les survivants du Mont Weather étaient retenus en quarantaine dans plusieurs pièces de la montagne, et ils devraient rester sous bonne garde jusqu'à leur jugement.

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L'entrée du commandant dans la tente de soin fut remarquée. L'agitation qui y régnait suite à la bataille, s'arrêta soudain, et tous se tournèrent vers elle, interdits. Clarke s'avança pour l'accueillir, et l'entraina dans un coin isolé où elles pouvaient parler sans être entendues. Devant l'expression ennuyée de la guerrière, elle décida de détendre l'atmosphère.

« Pardonne-leur, ils doivent te confondre avec une sorte de super héroïne qui leur a sauvé la vie il y a quelques heures. » Ironisa la jeune blonde.

Lexa fronça les sourcils, et comprenant que Clarke blaguait, se détendit enfin, lui permettant d'examiner sa blessure.

« Rien de grave effectivement, mais il faut nettoyer et recoudre pour que cela guérisse correctement. Ma mère vas venir, grâce à elle, tu n'auras presque pas de cicatrice. »

« Peux-tu le faire ? » demanda Lexa

Clarke acquiesça. « Personne d'autre ne me touche, que toi. Et puis les cicatrices sont des souvenirs qui racontent nos histoires. Et je tiens à celle-ci plus qu'à aucune autre. Elle symbolise l'espoir. »

Devant l'air interrogateur de Clarke qui avait déjà commencé à nettoyer et suturer la plaie, elle continua. « Cette alliance était un coup de poker, grandement critiqué dans mes clans. Le succès de cette entreprise calmera les plus véhéments, et peut être pourrons nous aller plus loin. »

Comprenant soudain à quoi la guerrière faisait allusion, Clarke fut pris de nausées. Elle formula sa pensée, comme pour confirmer ses craintes.

« Mont Weather est battu, ton peuple est libre, vous n'avez plus besoin de nous…la trêve est terminée n'est-ce pas ? » Lexa hocha la tête. Pour convaincre ses généraux, elle avait dû promettre que la trêve ne serait valable que jusqu'à la libération de leur peuple.

« Après l'exécution des Hommes de la montagne, l'alliance ne sera plus. »

La voix de Lexa prononçant ces mots à haute voix fit tourner la tête de Clarke. Puis elle repensa au début de la phrase du commandant, le sens se faisant un chemin dans son cerveau embrumé. « L'exécution ?» questionna Clarke. Lexa fronçât de nouveau les sourcils. Sentant qu'un désaccord était en train de naitre entre elles.

« Les survivants seront jugés, et exécutés dès que possible. » Venue de nulle part, la colère de Clarke explosa tout à coup, l'insécurité pour son peuple ajoutant à sa frustration.

« Alors c'est votre solution pour tout, « Tuons les tous » comme ça plus de problème, hommes, femmes, enfants. Il y a des innocents dans ces murs, mais tu ne vas même pas prendre la peine de faire le tri ! »

Le regard de Lexa se fit dur, et sa voix devint dangereusement basse quand elle entendit Clarke défendre les vaincus.

« Ces « gens » ont capturé, torturé et tué des milliers de personnes de mon peuple durant des dizaines d'années, transformant certains en tueurs fous qui se retournaient contre leurs familles et amis… Qui appelles-tu, « les innocents » ? » La juste colère du commandant transparaissait dans chacun de ses mots.

« Ils ne peuvent pas tous être les monstres que tu décris… » Rétorqua Clarke qui avait perdu sa véhémence devant la tirade de Lexa. Celle-ci continua, élevant le ton, de plus en plus furieuse.

« Combien en as-tu perdu Clarke ? Pas un seul. Tu ne peux pas comprendre notre haine envers eux. Ce sont des vampires, incapables de vivre en plein jour, et se nourrissant du sang des humains. Ils doivent être exterminés ! »

Son esprit tournant à plein régime, Clarke n'eut pourtant rien à répondre sur le moment. Le regard noir de Lexa se posa alors sur sa blessure. « As-tu terminé ? » demanda-t-elle durement.

Sans un mot, Clarke pris un bandage propre sur un chariot et commença à panser la plaie. Une fois terminé, elle fit un signe et Lexa se leva pour sortir de la tente sans se retourner. Ni l'une ni l'autre n'avait plus rien à ajouter, leurs différences reprenant le dessus, malgré tout ce qu'elles avaient partagé.

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Le soir suivant la victoire, les deux camps étaient en effervescence, le relâchement après la bataille, la joie de retrouver les prisonniers. Clarke traversa le camp terrien sans être dérangée le moins du monde par les gardes, il faut croire que ceux-ci s'était habitués au leader allié, ou que Lexa avait donné des ordres spécifiques à son sujet…

Elle entra dans la tente de commandement en laissant retomber l'auvent qui servait de porte. Un rapide coup d'œil alentour lui révéla un lit qu'elle n'avait jamais remarqué. Elle comprit qu'il avait toujours été là, mais deux lourds rideaux lui en cachaient la vue auparavant. Ils étaient maintenant attachés de part et d'autre, et on distinguait une gigantesque fourrure qui couvrait toute la surface du couchage.

Lexa était assise à l'une des extrémités, visiblement concentrée sur l'objet qu'elle tenait. Ses longs cheveux brun tombant librement devant son visage, elle était vêtue d'une légère tunique de couleur ocre qui ne laissait pas beaucoup de place à l'imagination. Une odeur de lavande planait dans la pièce. Clarke sentit une agréable chaleur se répandra sans tous ses membres et son cœur s'accélérer à la vue de la magnifique guerrière. Elle sut à ce moment, qu'elle était tout ce qu'elle désirait.

Lexa leva vers elle un visage sans trace d'émotion, et lui fit signe de s'assoir sur le lit, avant de se replonger dans sa tâche. Une fois installée, Clarke réalisa qu'elle était en train de sculpter quelque chose avec un minuscule couteau. Ne voulant pas briser sa concentration, elle l'observa en silence. Quelques instants plus tard, Lexa déposa son ouvrage au pied du lit et se tourna vers Clarke, toujours impassible, dans l'attente…

« Je sais que nos relations sont compliquées », commença la jeune blonde, « je peux seulement espérer que nous avons au moins un jour ou deux avant que vous ne commenciez à nous jeter dehors, et je suis fatiguée. Alors j'ai décidé de m'accorder une nuit de congé. »

Un sourcil se leva sur le visage auparavant impassible, encouragé par ce changement, Clarke reprit timidement.

« J'espérais la passer avec toi. » Elle baissa les yeux, attendant une réaction de la part de la guerrière. Quand celle-ci se rapprocha, Clarke perçu l'effluve de lavande qui provenait d'elle, mélangée à l'odeur de cuir et de métal qu'elle portait habituellement. Elle releva les yeux pour trouver ceux de Lexa, habituellement vert clair, ils avaient dans l'éclairage de la tente, pris une teinte dorée, assombris par un désir évident. La guerrière se leva subitement puis sortit de son mutisme.

« Veux-tu une coupe de vin ? » Clarke refusa poliment, encore sous l'emprise du verre que lui avait fait boire ses amis pour fêter la victoire, qui pour elle avait un goût amère, symbolisant également la fin d'une trêve et le début de l'incertitude concernant leur avenir.

Lexa but une gorgée, et revint s'agenouiller au pied du lit, devant Clarke. Lentement, elle fit glisser sa veste des épaules, et leva la tête pour capturer les lèvres de sa princesse. Le goût fruité sur les lèvres de la guerrière était plus enivrant que tous les vins que Clarke aurait pu goûter, et elle souhaita que ce baiser ne s'arrête jamais. Lexa se releva sans interrompre leur baiser, et se penchât sur elle par-dessus le lit. Elles se retrouvèrent toutes deux allongées sur la douce fourrure.

Lexa s'interrompit un instant afin de scruter le regard de Clarke et d'y déceler une quelconque hésitation. N'y trouvant que du désir, elle défit sa ceinture et fit glisser le jean le long des jambes fines de la princesse du ciel…

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Clarke se réveilla à l'aube, et apercevant la forme dénudée allongé auprès d'elle, elle referma les yeux et se remémora sa nuit. Jamais elle n'avait ressenti de telles émotions, le moindre mouvement, le moindre baiser amplifiant son désir jusqu'au sommet du plaisir. Cela avait été une nuit de rêve, mais maintenant que le jour s'était levé, il fallait redescendre sur terre. Et c'était douloureux, physiquement…elle s'autorisa encore quelques minutes de bonheur, et embrassa l'épaule apparente de son amante.

Lexa ouvrit les yeux, et sourit spontanément. Clarke aimait son sourire plus que tout, il donnait à ses yeux un reflet particulier, et sa rareté le rendait encore plus précieux. Elle n'était plus sûre de pouvoir la quitter si elle restait trop longtemps.

« Je dois rentrer. » Dit-elle.

Malgré le déchirement qui fit disparaitre son sourire, Lexa acquiesça en soupirant. Le poids de leurs responsabilités respectives rendait leur histoire presque impossible. Mais le souvenir de cette nuit resterait gravé en elles.

Une fois rhabillée, Clarke se retourna vers Lexa qui paressait au lit. Et avec un long et langoureux baiser qui ranima la flamme entre elles, elles se séparèrent. Clarke emprunta le chemin qui la remmenait au camp de l'Arche, l'incertitude sur son avenir, et celui de son peuple occupant toutes ses pensées. Les vacances étaient finies.