Je soupirai et je me dirigeai vers la porte, le reste de la bande à ma suite. J'entrouvris la porte et j'aperçus deux étranges personnages. La première était une femme de taille moyenne au visage dur et aux cheveux bruns très foncés. Elle était vêtu d'habits peu commun quoique fort jolis; une robe ambrée a une seule manche, la droite, qui laissait voir son ventre et qui ne descendait même pas à ses genoux, où montaient ses bottes de cuire noires, ainsi qu'une cape noire d'encre, dont le ourlet de la capuche était brodé d'étranges signes argents. Elle me regardait d'un air dédaigneux. Ses yeux étaient une étrange couleur que je n'avais jamais vue; Dorés, mais striés de bleu, de violet et de vert. Le deuxième était un nain à la barbe et aux cheveux noirs ondulé, striés d'argent. Il était vêtu d'un manteau de fourrure bleu et avait un air de roi. Son regard bleu perçant me jugeait avec le même dédain, bien que moins fort que celui de la femme. Voyant qu'ils venaient pour la même raison que tout ces autres nains, je leur ouvris la porte. Leurs regards passèrent sur chacun des « invités » que moi et mon frère avions reçu. La femme sembla surprise et son regard s'arrêta sur le magicien. -Gandalf… Dit-elle d'une voix grave dotée d'un curieux accent assez prononcé. Le nain prit ensuite la parole, tout en s'invitant par lui-même dans mon foyer. - Vous aviez dit que l'endroit serait facile à trouver. Je me suis perdu, deux fois. Je n'aurais jamais trouvé s'il n'y avait pas eu le signe sur la porte. La femme se retourna vers nain. -Rectification, vous n'auriez jamais trouvé si je ne vous y aurais pas conduit. Rétorqua t-elle d'une voix sèche. Le nain lança un regard amère à la femme. Il aurait peut être dit quelque chose si Bilbon ne s'était pas empresser d'approcher la porte pour prendre la parole. -Un signe? Non, il n'y as pas de signe. La porte à été repeinte la semaine dernière. Je m'approchai également de la porte et aperçu effectivement un signe semblable à un F. Je serrai les dents en me souvenant que j'avais payé le prix fort pour la peinture qui avait servit à peinturer cette chère porte. Bilbon me poussa légèrement en tentant d'apercevoir le signe mais Gandalf prit la parole avant que je ne puisse repousser mon frère. -Il y a un signe, je l'ai tracé moi-même… Bilbon et Nia Sacquet permettez que je vous présente le chef de cette compagnie, Thorin Écu-de-chêne, ainsi que Neeîraiahyn, l'amie de Deâhiyrea, Asreathée et Ezhalee. Je soupirai intérieurement, peut importe d'où venait ces filles, elles savaient choisir leur nom! Jamais je ne réussirais à tous les retenir! Neeîraiahyn, ou peut importe comment s'écrit son nom, se dirigea vers les autres femmes d'un pas décidé. Thorin rentra dans cul-de-sac, sans même essuyez ses bottes sur le tapis, et fusilla le magicien du regard. - Gandalf, je croyais vous avoir demander de trouver le quatorzième membre de cette compagnie… pas le dix-neuvième. - Faites-moi confiance, Thorin. Dit-il de sa voix calme et posée. Thorin se retourna alors vers mon frère et moi, il nous jugea du regard. -Alors… Ce sont les hobbits… Dit-il de sa voix grave. Le nain commença à tourner autour de nous, nous isolant du reste du groupe, et nous détaillant de ses yeux acérés. -Dites-moi, vous êtes-vous souvent battu? Sans nous laisser le temps de répondre, il enchaîna. -La hache ou l'épée? -La quoi? Demandai-je surprise. -Quelle arme préférer vous? Insista t-il. C'est mon frère qui répondit, hésitant. -Et bien, je ne suis pas maladroit aux fléchettes, pour ne rien vous cachez, mais je ne vois pas en quoi est-ce si important… La voix de mon frère se fit plus faible vers la fin. -C'est ce que je pensais, ils font plus épiciers que cambrioleurs. Se moqua Thorin. Les membres du groupe rigolèrent légèrement, et moi et mon frère ne purent rien dire pour notre défense (bien que nous ne soyons pas des cambrioleurs il est fort impolie de se moquer d'autrui, comme dirait très bien ma mère) car Thorin se retourna alors vers les filles. Il les regarda de ses yeux bleus de la même manière qu'il nous observait, moi et mon frère, quelques minutes plutôt. -Gandalf, j'aimerais que vous m'expliquiez pourquoi il y a quatre jeunes filles ici. Gronda t-il. La dernière arrivante siffla d'agacement. -Elles sont devant vous et elles vous entendent. Vous pourriez leur parlé directement, Écu-de-chêne! Rétorqua t-elle. Cette fille était bien différente des trois autres, elle avait beaucoup plus de caractère et elle ne semblait pas supporter la présence des nains... Je me demandai bien pourquoi. Lorsque les nains entendirent ce qu'elle venait de dire, ils se retournèrent, surpris, vers la fille, mais cette dernière ne réagis aucunement à ce trop plein d'attention. Probablement, pour tenter de calmer l'atmosphère Gandalf proposa: -Si nous allions nous asseoir? Les nains et les filles allèrent s'asseoir autour de la table improvisée, comme il ne restait pas suffisamment de chaise moi et Bilbon, comme tout bon Hobbit, restèrent debout, accompagnés d'Asreathée qui se tenait derrière Neeîraiahyn. Je me dirigeai même vers la cuisine et trouva un restant de soupe chaude que je servis à Thorin et à Neeîraiahyn. Balin fut le premier à parler, il s'adressa à Thorin d'une voix remplie d'espoir. -Quelles nouvelles de la réunion dans les Ered Luin? Sont-ils tous venu? -Aye, il y avait des envoyés des sept royaumes. Répondit le chef de la Compagnie. -Et les nains des monts de fer, qu'ont-ils dit? Daïn est avec nous? S'enquit Dwalin. Thorin prit un moment avant de répondre d'une voix qui cachait de la colère ou de la déception, je ne saurais dire. -Ils ne viendront pas. Ils disent que cette quête est la notre, et seulement la notre. Afin d'essayer de mieux comprendre la situation je demandai: -Vous… Vous lancez dans une quête? Mais je fus chassée par Gandalf qui m'envoya chercher de la lumière, ce que je fis. Lorsque je revins, armée d'une bougie, une carte avait été étendue sur la table. Gandalf prit la parole. -Loin, très loin, à l'est. Par delà des monts et des rivières, des terres boisées et des terres désolées, ce dresse un pic solitaire. Mon frère regarda la carte et lu à voix haute, comme il avait l'habitude de faire. -La montagne solitaire. -Oui! Oïn à interprété les présage et les présage disent que l'heure est venue! Dit Gloïn. Oïn continua ensuite à la place du roux. -Des corbeaux on été vu s'en retournant vers la montagne, comme cela avait été prédit. Quand on verra les oiseaux d'antan s'en retournant, le règne de la bête prendra fin. -Une… Une bête? Demandais-je. Ce à quoi Bofur répondit le plus calmement possible, comme si ce n'était rien. -Oh, c'est surement une allusion à Smaug le terrible. Première et principale calamité de notre âge. Un cracheur de feu ailé. Des dents comme des rasoirs, des griffes comme des lames de boucher. Grand amateur de métal précieux. -Oui, je sais ce qu'est un dragon. Le coupa Bilbon qui n'aimait pas ce genre de chose. Ori se leva alors sur sa chaise. -Moi, je n'ai pas peur de lui! Je me sens prêt. Il vas savoir ce que c'est le fer des nains quand il l'aura dans le trouffignon! Dori le força à se rassoir tout en le rabrouant. -Pas devant les dames. Balin prit alors la parole. -La tâche serait déjà difficile avec une armée derrière nous. Or, nous ne somme que treize et pas les treize meilleurs… ni les plus intelligent. Dit-il sagement. Sa remarque souleva plusieurs exclamation qui furent interrompit lorsque Fili tapa du poing sur la table. -Nous ne sommes peut-être pas nombreux, mais nous somme des guerriers, chacun d'entre nous. Tous autant que nous sommes! Des acclamations suivirent ces paroles et la voix de Kili sortit du lot. -Et vous oubliez que nous avons un magicien dans cette compagnie! Gandalf a du tuer des centaines de dragons dans sa vie! -Oh, je ne dirais pas ça. Dit Gandalf. -Combien alors?Demanda Dori. -Comment? -Combien de dragons avez-vous tué? Gandalf s'étouffa dans sa pipe refusant de répondre à la question du nain. Les disputes éclatèrent de nouveau. Elles ne s'interrompirent que lorsque Thorin et Neeî… La femme avec un accent... se levèrent de leur chaise et crièrent en même temps un mot dans une autre langue dont le sens m'échappa. La femme se rassit alors et Thorin prit la parole, sa voix puissante se projetait dans toute la pièce. -Si nous avons vue ces signe ne croyez-vous pas que d'autre les ont vu aussi? Des rumeurs ont commencées à se rependre. Le dragon Smaug n'a pas été vu depuis soixante ans. Certains tournent leurs regards vers la montagne, évaluant, s'interrogeant, mesurant les risques. Les immenses richesses de notre peuple sont peut-être sans protection désormais. Resterons-nous en retrait ou saisissons-nous cette chance de reprendre Erebor?! Les nains l'acclamèrent, mais je maugréai dans mon coin que même si le discours était beau, je doutais sérieusement de la capacité de ces nain à tuer un dragon. Je disais cela sans aucune malice, mais cela n'avait pas d'importance car aucun des nains ne m'entendit. Balin prit alors la parole. -Vous oubliez que la grande porte est scellée. On ne peut pénétrer dans la montagne. Les sourires qui éclairaient le visage des nains disparurent légèrement. Gandalf sourit alors. -Cela, mon cher Balin, n'est pas tout à fait exacte. Le magicien sortit alors une clef de fer, visiblement fabriqué par les nains. Thorin regarda la clef. -Comment avez-vous eu ça? -Elle m'a été confiée par votre père, par Thrain, pour que je la garde en lieu sûr. Répondit le magicien. Elle est à vous, maintenant. Thorin prit délicatement la clef, il la regarda comme si elle était le bien le plus précieux qu'il possédait. Fili s'exclama alors: -Si il y a une clef, il doit y avoir une porte! Je ne trouvais pas que l'information méritait vraiment d'être préciser, mais je ne fis aucune remarque. Gandalf hocha la tête et désigna les inscriptions de la carte. -Ces runes parlent d'un passage dérobé vers les salles inférieures. Kili qui affichait un énorme sourire dit d'une voix claire: -Il y a une autre entrée! Gandalf continua alors. -Encore faut-il la trouver. Les portes des nains sont invisibles quand elles sont closes… La réponse est cachée quelque part sur cette carte. Je ne suis pas en mesure de la trouver, mais… en Terre du Milieu d'autres le peuvent. La tâche à laquelle je pense exige une grande discrétion et non moins de courage… Mais si nous sommes prudents et astucieux, je pense que c'est faisable. -Donc il nous faut un cambrioleur! S'exclama Ori. Je dis alors, sans réfléchir: -Et un bon! Un expert j'imagine. -Et vous l'êtes?Me demanda Oïn. Un peu perdue, je demandai: -Je… Je suis quoi? -Elle dit que c'est une experte! Se moqua Oïn. Je me défendis aussitôt. -Je suis… Non, non, non! Je ne suis pas une cambrioleuse! Je n'ai jamais rien volé de toute ma vie. Puis réalisant que c'était faux je ne pu m'empêcher de rajouter: -À part mon frère. Je sentit le regard interrogateur de Bilbon peser sur moi, mais je l'ignorai. -J'ai bien peur d'être d'accord avec mademoiselle Sacquet. Elle n'a guère l'étoffe d'une cambrioleuse. J'approuvai les paroles de Balin. Dwalin ajouta alors: -Aye, les Terres Sauvages ne sont pas pour les gens de bonne famille qui ne savent ni se battre, ni se débrouiller seuls. Quoique justes, les paroles de Dwalin me chagrinèrent. Il continua. -Ni pour les gamines qui ne savent se défendre et qui devrait être chez elles à cuisiner pour leur mari, comme toute bonne épouse. J'entendis un « Shlink » sonore puis un éclair gris traversa la pièce. Neeîraiahyn avait lancé deux de ses couteaux en direction du nain, ils s'étaient planté de chaque coté de sa tête et je fermai les yeux en pensant aux marques qu'ils allaient laisser sur le mur. Le silence tomba, tous regardant la femme avec surprise. -Maître nain. Dit-elle avec son accent très prononcé. Il serait peut-être judicieux pour vous de ne pas parler trop vite. Vous ne savez rien de moi. Le nain retira lentement les couteaux du mur et les posa au milieu de la table. Aussitôt, les nains recommencèrent à se disputer et se fut Gandalf qui les coupa. -Ça suffit! La pièce devint sombre, comme étouffée par l'ombre du magicien, et sa voix décupla de volume. -Si je dis que Nia et Bilbon Sacquet sont des cambrioleurs, se sont des cambrioleurs, comprit? La pièce retrouva son éclairage originel et Gandalf continua d'une voix calme. -Les hobbits ont le pas extrêmement léger, si bien qu'ils peuvent passer inaperçu quand ils le veulent. Et alors que le dragon est accoutumé à l'odeur d'un nain, celle du Hobbit lui est totalement inconnu ce qui nous donne un net avantage. Vous m'avez demandé de trouver le quatorzième de cette compagnie, et j'ai choisi monsieur Sacquet, ainsi que sa jeune sœur. Ils ont plus de ressource que ne le suggèrent les apparences, et beaucoup plus à offrir que vous ne l'imaginez. Gandalf se retourna alors vers mon frère et moi. -Ou même qu'ils ne l'imaginent. J'aurais voulu contredire le magicien, mais il s'avéra que tout ce qu'il avait dit était vrai, aussi ses parole avait replacé mon estime que Dwalin avait dérangée, de plus Thorin repris immédiatement la parole ne me laissant aucunement le temps de donner mon avis. Le nain donna un léger coup de tête en direction des filles. -Et elles? Que font-elles là? Gandalf répondit calmement: -Elles ne peuvent que nous être utiles et elle nous suivrons que vous le vouliez ou non. Thorin, vous devez me faire confiance. Thorin réfléchit un moment. -Entendu, nous le ferons à votre façon. Balin donne leur le contrat. Moi et mon frère protestèrent, mais personne n'y prêta attention. Balin tendit un grand bout de papier couvert d'écritures à Bilbon. -C'est un contrat classique, remboursement des frais personnels, temps requis, rémunération, prise en charge des obsèques, etc... -Prise en charge des obsèques? Répéta Bilbon inquiet, mais Balin s'était déjà détourné de nous. Bilbon s'éloigna de la compagnie pour lire le contrat, je le suivis et me mit à lire par-dessus son épaule. Mais je m'arrêtai bien vite car mon frère lisait à voix haute, y allant parfois de son petit commentaire. Tout ce déroulait parfaitement, jusqu'à ce que nous arrivâmes à la partie sur la prise en charge des obsèques. -Lacération… éviscération! … Incinération?! Demanda Bilbon aux nains. Bofur répondit alors: -Oh, oui! Il fait fondre la chaire sur vos os en un clin d'œil. Je me retournai vers mon frère, je savais qu'il était très sensible. Une fois, je m'étais coupée en tombant dans les champs. À la vu du sang, Bilbon était devenu blême et c'était précipité au toilette. Il affichait la même expression que lorsque je m'étais coupé. Balin du le remarquer car il demanda: -Ça va mon gars? -Oui, je… Bilbon respira à plusieurs reprises avant de continuer. -Je me sens faible. Bofur se leva alors et dit: -C'est comme un four avec des ailes. -De l'air. J'ai besoin d'air. Affirma Bilbon, ce qui n'empêcha pas Bofur de continuer. -Un éclair aveuglent, une douleur cuisante et… Pouf! Vous n'êtes plus qu'un tas de cendre. Bilbon resta debout un bon moment, se redressant et bougeant légèrement ses pied avant de secouer la tête. -Non. Dit-il, et s'écroula sur le sol. Je soupirai et j'aidai Gandalf à déplacer mon frère. Derrière nous, les nains parlaient du manque de courage des hobbits et d'autre chose auxquelles je ne prêtai aucune attention. Quelque minute plus tard, j'étais assise a côté de mon frère qui se remettait de sa perte de conscience. Il n'y avait que Bilbon, moi et Gandalf. Dehors, les grillons chantaient.
-Ça va aller, il faut seulement que je reste assis tranquille. Dit Bilbon. -Vous restez assis tranquillement depuis bien trop longtemps. Maugréa le magicien. Il continua, mais cette fois il s'adressait autant à moi qu'à mon frère. -Dite moi, depuis quand les napperons et la vaisselle de votre mère sont ils si important a vos yeux? Je me souvient de deux jeunes hobbits qui couraient sans cesse les bois a la recherche des elfes. Qui ne rentrait au logis qu'a la nuit tombée en laissant dans leur sillages de la boue des brindilles et des lucioles. De jeunes hobbits qui n'auraient été trop peureux de découvrir ce qu'il y a au delà des frontières de la Comté. Le mode n'est pas dans vos livres ou dans vos cartes, il est là, dehors. Dit-il en indiquant la fenêtre d'un léger mouvement de tête. - Je ne peux pas me lancer comme ça dans l'inconnu. Je suis un Sacquet. De Cul-de-Sac. Rétorqua mon frère. - Vous êtes aussi un Touque. Affirma le magicien. Bilbon soupira. -Saviez-vous que, votre arrière-arrière-arrière grand oncle, Taureau Rugissant a été si énorme qu'il pouvait monter a cheval. Oui, un cheval. À la bataille des champs verts il a chargé les rangs des gobelins, il a lancé sa massue si fort qu'il a fait sauter la tête du roi gobelin. Celle ci a parcourut 100 mètre dans les airs et est retombé dans un trou de lapin. Et c'est ainsi que la bataille fut gagnée et le jeu de golf inventé en même temps. Raconta brillamment Gandalf. Moi et Bilbon avions déjà entendus cette histoire des milliers de fois et nous en connaissions chaque version, pourtant jamais il n'avait été question de trou de lapin et encore moins de golf. -Je pense que vous avez inventé la fin. Dit Bilbon. Ce a quoi je lui répondis, avant que le magicien ne puisse dire quoi que ce soit: -Toutes les bonnes histoires méritent d'être enjolivées. Gandalf me regarda souriant. J'avais toujours aimé les livres, les histoires et les contes et je savais que parfois l'histoire était meilleure que la réalité. Gandalf s'assit sur une chaise tout en disant: -Vous aussi vous aurez quelques histoires à raconter quand vous reviendrez. Bilbon me regarda avant de se retourner vers Gandalf et de demander: -Me promettez-vous que je reviendrais? J'écoutai attentivement la réponse de Gandalf car, moi aussi, je ne savais pas si je devais suivre les nains ou non. -Non et si vous revenez vous ne saurez plus le même. Bilbon pris un moment puis dit: -C'est ce que je pensais, je regrette Gandalf je ne signerais pas. Je ne suis pas le bon Hobbit. Et sur ce il partit. Le regard de Gandalf se posa alors sur moi je pris moi aussi un moment avant de dire: -Vous savez depuis que je suis toute petite je... je lis et écoute toutes sortes d'histoires sur de grand héros des guerriers qui se batte pour leur famille et leur amis, et, depuis ma première histoire, j'aime à m'imaginer que je suis le héros, que c'est moi qui tue le roi gobelin ou qui cambriole un dragon, mais la vérité c'est que je ne suis qu'une hobbit... Je ne pourrais jamais être à la hauteur de ce que vous me demandé Gandalf. Je soupirai et avant de partir j'ajoutai que j'étais désolée. J'allai m'étendre sur mon lit et j'essayai alors de faire le vide. C'était la seul manière que je connaissais de m'endormir, mais vous comprendrez bien que cette fois je n'y arrivai point. J'ai donc décidé d'aller me faire une tasse de camomille, je me levai et me dirigea vers la cuisine avant de me rappeler que Dori avait déjà utilisé ce qu'il restait de camomille. Je retournai alors, maussade, vers ma chambre lorsque qu'une idée me traversa l'esprit. Je pris un tabouret et montant dessus j'atteignis le haut de ma commode. Là, il y avait un vieux livre poussiéreux. Je soufflai dessus et un nuage gris se forma. La couverture était d'un rouge foncé. Je m'assis confortablement sur une chaise avant de l'ouvrir. Toutes les pages étaient complètement vierges à l'exception de la dernière sur laquelle un message avait été soigneusement écrit. Il se résumait a peu près a ça: "Pour ta grande aventure. - Belladone Touque." Maman, pensai-je. J'en étais là lorsque sous le son d'une chanson naine qui provenait du salon je plongeai dans un lourd sommeil.
