Bon, voilà le dernier chapitre. Encore merci pour tous vos super commentaires ! ^^
Après avoir recousu son cook comme il pouvait, Zoro décida de le sermonner une fois de plus.
"Mattaku, qu'est-ce qui t'as pris de t'charcuter la tronche ? Elle l'est bien assez comme ça, tu sais."
"Je voulais te ressembler. C'est raté je crois." Plaisanta Sanji.
"Hé, c'était une mauvaise idée de toute façon." Rétorqua le bretteur verdoyant. "J'suis pas un exemple à suivre, tu le sais bien."
"Et pourtant tu me plais, monsieur le défaut sur pattes." Se moqua le blond avant de s'approcher et d'embrasser tendrement le bretteur qui n'eut pas le temps d'en profiter. Le cook s'écroula aussitôt dans ses bras.
"Oi ! Qu'est-ce que tu as ?" demanda Zoro dans le vide avant de tilter: les blessures de Sanji n'avaient toujours pas guéri, il venait de s'en faire une autre, sans parler bien sûr des tartes qu'il avait reçues de la tête d'algue et de l'angoisse inhumaine qui avait failli l'engloutir.
Que devait-il faire ? Le laisser là dans l'infirmerie et le laisser enfin un peu tranquille ? Alors qu'il déposa sa princesse sur son lit, Zoro sentit quelque chose tirer sur sa manche. Oh, pas encore… Même endormi, le cook comptait bien l'emmerder jusqu'au bout. Le bretteur soupira et finit par installer son anguille plus très frétillante sur son dos.
"Tu m'foutras jamais la paix, hein ? Love cook ?"
"Mmm…jamais…marimo…" marmonna le blond dans les vapes.
"La vigie ?" proposa le bretteur.
"Mmm…"
"Ok."
"oooi…pas le bon…chemin…baka…"
"Tch ! Je l'savais."
Comme toutes les nuits, Zoro ne dormait pas. Mais c'était pour une autre raison cette fois. Car oui, il n'avait pas envie de soulever des haltères de la taille d'un bus ce soir. Juste de regarder le visage de son cook éclairé par la lune. Et moi qui pensait que ce con ne pouvait pas être plus beau… se dit la plante subjuguée par la magnificence suprême du cuistot. Cuistot qui ouvrit enfin les yeux. Des joyaux scintillants…
"Ah…t'es encore là ?" demanda Sanji. "J'ai dormi longtemps ? T'en as pas profité pour me faire des trucs, j'espère ?"
"Tu parles de toi, là." Répliqua Zoro.
"Hé hé, peut-être bien. Tu délaisses ton entraînement sacré et tes haltères chéris juste pour me voir dormir ? Je suis beau à ce point-là ? Même avec ma tronche en passoire ?" demanda le cook avec un sourire taquin.
Ce à quoi Zoro répondit avec un visage écarlate: "Dit…dit pas d'conneries ! C'est juste…qu'il faut bien que quelqu'un te surveille !"
"Pourquoi toi spécialement ?"
"…"
"Dans ton esprit chevaleresque de sacrifice, tu te dévoues à cette tâche harassante, c'est ça, Sire Marimo ?" se moqua Sanji en pinçant la joue droite du bretteur rougissant.
"Arrête abruti !" fit ce dernier en repoussant la main de son assaillant. "Il fait encore nuit. Essaie plutôt de te rendormir."
"Je ne veux pas." Refusa Sanji.
"Fais pas le gosse ! Dors, t'en as besoin."
"J'veux pas, bordel ! Je veux pas…prendre le risque de m'endormir…et de…d'être seul à mon réveil."
Qu'est-ce qu'il va inventer encore ? se dit Zoro qui ouvrit la bouche mais qui se fit aussitôt couper par un blond angoissé.
"J'ai peur…de m'réveiller et de découvrir que tout ça…n'est qu'un joli rêve." Expliqua Sanji avec une mine sombre.
Le bretteur soupira. "Ecoute bien, Sanji…" commença-t-il d'une voix solennelle. Le cœur du cuistot manqua un battement. Zoro prit son visage lacéré entre ses mains et continua:
"Je te promets qu'à ton réveil, tu trouveras la même tête d'algue que tu as en ce moment devant toi. Je…moi aussi je veux rester avec toi, baka-cook." Déclara-t-il droit dans les yeux bleus de son vis-à-vis.
"Mon marimo…"commença Sanji les larmes aux yeux avant d'embrasser sa plante préférée. "Si tu mens, y'aura de la soupe d'algues au menu demain." Prévint-il.
"Heureux de pouvoir t'être utile, guru mayu." Rétorqua Zoro avant de prendre à nouveau son cook dans ses bras. Cook qui l'imita aussitôt. Les deux ne tardèrent pas à s'endormir.
FIN
