Chapitre 2

Éxoelediela

Bonjour à tous ! Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tiens à remercier Resiliency6 qui a fait, encore une fois, un merveilleux travail de correction !

Réponse aux reviews :

Manon : On est super contentes que la fiction, autant que notre style d'écriture, te plaise toujours autant ! Concernant Aloïs, non ce n'est pas un démon, Ciel non plus d'ailleurs, seuls les majordomes le sont. J'espère que ça te va quand même ?

Whues : L'attente est terminée ! Voilà la suite !

Après avoir récupéré mes esprits et être sorti du petit nuage sur lequel j'étais à cause de son baiser brûlant, je constate qu'il faudrait peut-être penser à prendre un cadeau à cet… à Aloïs.

Une idée me vient d'un coup à l'esprit. Un sourire narquois se dessine alors sur mon visage et je murmure cette idée à l'oreille de mon majordome.

- Êtes-vous sûr de vouloir lui offrir ceci ?

- Certain ! Va le faire fabriquer à l'usine, je compte sur toi.

- Yes, My Lord.

Il s'éclipse en un éclair après m'avoir donner un tendre baiser. Il va voir, Aloïs, que je peux aussi être un invité exemplaire tout en étant mesquin au possible avec le plus beau sourire innocent du monde !

En attendant qu'il revienne, je décide de me pencher sur tous les papiers et projets de la société qui attendent ma lecture et mon approbation.

Ma fête est dans quelques heures et rien n'est encore prêt… Mais que fait Claude ?! Je sais qu'il est rapide pour les préparatifs et je lui ai donné l'ordre il y a des heures maintenant ! Je tiens absolument à ce que tout soit absolument parfait !

Décidant que ça fait bien trop de temps qu'il est parti, je commence à descendre les escaliers afin de rejoindre la salle de réception qui, depuis le temps, devrait avoir été décorée et préparée entièrement.

En passant la porte je découvre une salle magnifique.

Il y une seule grande table disposée en « U » avec des petites cartes portant le nom des invités. La nappe recouvrant la table est blanche avec un chemin de table au milieu d'un beau violet prune. Par-dessus ce chemin repose quelques chandeliers d'argent aux bougies vertes et des nœuds papillons verts. Les assiettes violettes tranchent sur le blanc immaculés tandis que la serviette élégamment pliée et de couleur verte met une touche de couleur agréable. Claude a sorti l'argenterie et les verres de cristal pur. La table est complète, magnifique et élégante et les chaises recouvertes de tissu vert ou violet complètent le tableau.

Cette salle est magnifique, mais Claude n'apparaît nulle part… Où est-il passé encore ?! Je sursaute lorsque je sens deux mains se poser sur ma taille et une chaleur étrangère me gagner.

- Où avais-tu disparu ?

- Nulle part, Highness, je rangeais les décorations non utilisées et les boîtes de l'argenterie. La salle vous plaît-elle ?

- Elle est splendide.

- Il est l'heure de vous préparer. Venez, je vais vous aider.

Arrivé dans ma chambre, Claude me sort une chemise en soie blanche avec de magnifiques broderies en fils d'or, une veste courte d'un violet aussi sombre que la nuit et un pantalon de la même couleur. Pour finir la tenue, il m'ajoute un magnifique ruban vert émeraude.

Je jette un coup d'œil dans le miroir. Parfait ! Ciel vas être vert de jalousie ! J'ai hâte de voir l'expression de son visage déformé par la jalousie.

L'heure de la réception est enfin là. Les invités arrivent un à un avec des présents que je leur fais poser sur une table prévue à cet effet. Mais malgré le nombre d'invités présents je ne suis pas tout à fait content. Toujours aucune trace de Ciel ! Il veut vraiment que je m'énerve contre lui ! Tous les convives sont arrivés à présent. Il ne manque plus que lui ! Alors que je commence vraiment à perdre patience, je vois sa petite silhouette avancer dans la salle. Je me précipite à la porte afin d'accueillir mon dernier arrivant.

- Cher Comte, enfin vous voilà !

- Ravi de vous revoir, Aloïs.

- Oui bien sûr, comme à chaque fois.

- Absolument. Bien, où puis-je déposer cela, je vous prie ?

En disant ça, il regarde ce qu'il tient entre les mains avec un air heureux et un sourire narquois. Il a l'air fier du cadeau qu'il va m'offrir. Énormément intrigué, je prends son présent entre mes doigts et délie doucement le ruban qui maintient en place le paquet.

C'est pas vrai ! Non il a pas fait ça ! Il n'a pas pu faire ça ! Pas à moi ! Pas à moi Aloïs Trancy ! Comte Aloïs Trancy ! Non mais pour qui il se prend !

- Ciel tu n'es pas…

- Voyons Aloïs vous avez des invités.

Mais c'est qu'il se moque de moi en plus cet… ce… ! Quel ingrat ! Je l'invite à ma réception d'anniversaire et tout ce qu'il trouve à m'offrir comme cadeau c'est cet ours en peluche ?! Et en plus il a fait en sorte qu'il me ressemble ! Il porte mes habits du quotidien et a des yeux de la même teinte que les miens. Mais dans quel monde vit-on ?! Je lui lance un regard noir et donne son présent à Claude. Pour une fois il n'a pas tort je devrais me concentrer sur mes invités plus qu'à cette chose ridicule…

- Chers invités je vous propose de passer à table ! Les assiettes vont se remplir alors… A table !

Je suis fier de moi lorsque mes mots sont accueillis par un tonnerre d'applaudissement et les rires de mes invités. Claude a eu une idée merveilleuse en mettant Ciel à côté de moi. Néanmoins je suis déçu de ne pas avoir Sébastian aussi à côté de moi, mais je n'ai qu'un seul côté de libre puisque Claude est obligé d'être à mes côtés, statut de protecteur oblige. Je vais pouvoir embêter ma cible préférée : le comte Ciel Phantomhive !

Dès l'instant où je m'assois sur ma chaise les deux majordomes présents reviennent de cuisine avec des petits chariots sur lesquels sont disposées toutes les assiettes nécessaires aux invités. Que le banquet commence !

- Est-ce toi qui as demandé cette décoration Aloïs ?

- Non c'est entièrement Claude qui s'en est chargé. C'est lui qui a décidé des couleurs et de la disposition de chaque chose.

- Il s'est bien acquitté de cette tâche, je trouve.

- Je savais que cela te plairait.

- Très. Néanmoins les couleurs ne sont pas trop à mon goût.

- Oui évidemment tu trouves toujours quelque chose à redire.

- J'ai hâte de voir ce que le reste va donner ainsi que ce que tu nous as réservé.

- Tu ne seras pas déçu du voyage, cher Comte.

Je souris, puis retourne à son assiette avec un air impatient sur le visage. Une fois mon assiette de nouveau immaculée, je me tourne vers mon majordome pour lui parler à voix basse et je vois du coin de l'œil qu'Aloïs décide d'écouter religieusement ce que nous avons à nous dire.

- Il ne faudra pas trop traîner ici, je voudrai finir l'enquête de la Reine au plus vite. D'ailleurs tu as pu recueillir des informations ?

- Oui. Premièrement j'ai découvert que tous les enfants sont nés à l'hôpital Albertz. De plus, ils sont tous nés sous X.

- Ça me rappelle l'histoire avec ma chère tante…

- Je ne pense pas que Grell soit encore impliqué mais il est possible qu'un autre Shinigami le soit.

- Nous verrons cela plus tard. As-tu découvert autre chose ?

-Rien de plus pour le moment.

-Bien. Dès que possible continue tes recherches.

- Yes, My Lord.

Après cet échange très instructif pour moi je me retourne vers Claude, j'ai quelques petites envies inavouables… Soudain, je remarque qu'Aloïs regarde fixement dans ma direction. Que me veut-il encore ? Sur un ton interrogateur, il me demande droit dans les yeux de quelle mission il s'agit. J'ai un léger rictus à cette question, comme si j'allais lui répondre !

Je sursaute lorsque j'entends Claude prendre la parole :

- D'après mes informations Highness, il s'agirait d'une mission concernant la disparition de jeunes enfants.

Celui-là j'ai envie de le…

- Merci Claude. Ciel...

- Quoi ?!

- Je veux participer à cette enquête.

- Non mais et puis quoi encore !

- Ce n'est pas une question. Je participerai un point c'est tout ! J'ai mes propres raisons de le faire.

- Je dois demander l'autorisation de la Reine.

- Envoie-lui une lettre d'ici directement, le coursier passe dans une heure.

- Ne puis-je pas attendre la fin de ta fête plutôt ? Ce serait impoli de m'éclipser ainsi.

- Pas si c'est à ma demande.

-Bien.

À contre cœur, je me dirige vers le bureau d'Aloïs afin de rédiger la lettre pour notre chère Reine. Au fond de moi, j'espère secrètement qu'elle refuse l'idée. Même si malheureusement, je sais bien qu'il n'y a que peu de chances que cela se passe ainsi…

Alors que je viens de commencer la rédaction de ma lettre, j'aperçois Sébastian qui passe la porte du bureau où je me suis réfugié. Je continue à écrire sans vraiment faire attention à lui quand soudain, Sébastian me prend par la taille et m'embrasse le cou. Je sens ma main devenir tremblante en traçant les dernières lettres, ce qui amuse énormément mon chère et tendre.

Tout d'un coup, il me prend dans ses bras et me soulève, me faisant faire une énorme rature sur la lettre que je viens de terminer. Je me débats légèrement, protestant que je dois recommencer la lettre. Il finit par me porter comme une princesse pour m'emmener dans une pièce qui semble être une chambre.

Et d'après les couleurs…

- Non Sébastian, on ne peut pas ici ! C'est… c'est déplacé !

- Ce serait une bonne manière de vous venger, pas vrai ?

- Oui, mais ce n'est pas…

N'ayant que faire de mes très maigres protestations, il me couche sur le lit et déboutonne déjà ma chemise. Je souffle de plaisir lorsque qu'il passe doucement ses mains en caresses aériennes par-dessus mon pantalon. Il veut me tuer ma parole ! Entendant mon souffle se faire plus bruyant sous ses attouchements, il retire mon pantalon et caleçon pour avoir un libre accès à la peau dessous.

Je sais qu'il veut faire ça vite et bien quand je sens trois doigts se présenter à mes lèvres et une bouche affamée happer mon sexe impatient. Très vite je constate que tout ce que je fais sur ses doigts est immédiatement reproduit sur ma hampe et je me plie volontiers à ce petit jeu très agréable. Je les lèche, souffle dessus, les prend le plus loin possible et gémit sous les attentions que je reçois en échange.

J'ai rendu les armes depuis longtemps lorsqu'il décide que c'est suffisant et qu'il récupère ses doigts pour les insérer l'un après l'autre dans mon intimité. En voyant que je grimace légèrement au passage du premier doigt, il reprend de délicates caresses sur mon sexe avant d'insérer le deuxième et de les bouger tous les deux.

J'essaie, un peu vainement, de me retenir de gémir pour ne pas alerter Claude, ou pire Aloïs, mais je ne peux m'en empêcher lorsqu'il insère le troisième doigt et touche cette petite boule de plaisir au fond de moi, me faisant crier de plaisir et de bonheur. Il bouge quelques instants les doigts en moi, m'embrasse langoureusement de manière à me faire complètement fondre pour retirer ses doigts pendant le baiser.

Je sens alors quelque chose de bien plus gros pousser contre mon intimité et je suis impatient de le sentir complètement en moi, bougeant des hanches à l'intérieur, me faisant tressauter sur le lit sous la force de ses coups de butoirs.

Il s'enfonce en une fois, allant directement frapper ma prostate et je cris sous la sensation que je ressens à ce geste. C'est tellement bon ! Et le fait de le faire dans la chambre de ce misérable blondinet me remplit encore plus de joie ! Sébastian est très enthousiaste aujourd'hui. Je ne vais pas pouvoir tenir longtemps à ce rythme…

Il entame de longs et lents coups de reins, touchant ma prostate à chaque fois mais d'une façon tellement lente que ça en devient frustrant. Il le sait très bien parce que je le vois sourire narquoisement. Impatient, je soulève mes hanches, frappant contre les siennes et impose un rythme plus soutenu. J'entends sa respiration s'accélérer. J'imagine que la vue que je dois donner doit être pure image de luxure. J'ai les yeux fermés de plaisir, la bouche un peu ouverte pour laisser passer cris et gémissements, les joues rouges, les mains serrées dans les draps et mes hanches qui bougent à un rythme soutenu.

Je l'entends soudain gémir, attraper brusquement mon bassin, le coller au matelas et entamer un rythme encore plus effréné, frappant ma prostate sans répit. Il a également repris ses attentions sur mon sexe et ça plus les coups de butoirs, ses gémissements si rares, et le plaisir que je ressens me fait violemment et soudainement jouir entre nos deux corps, souillant nos ventres. Comme je me resserre autour de lui, je le sens venir à son tour à l'intérieur de moi et bouger encore un peu.

On profite tous les deux de cet instant. Il s'est allongé sur moi, faisant fi de la substance poisseuse qui nous recouvre. Je ne veux pas qu'il parte. Je ne veux pas qu'il se retire. Je suis tellement bien là. Et je sais que lui aussi. Mais toute bonne chose à une fin et je le sens petit à petit et tout doucement se retirer. Dès qu'il est complètement sorti, je sens son liquide qui s'écoule hors de moi, tâchant très certainement les draps et je ressens un esprit de vengeance immense lorsque je pense au fait que Aloïs va se coucher dans ces mêmes draps cette nuit… Sébastian rigole, j'ai dû le dire à voix haute…

Il me reprend dans ses bras, me passe une serviette par-dessus et m'emmène dans ce qui semble être une salle de bains pour nous nettoyer un minimum afin qu'on soit présentables lorsqu'on redescendra. Il faut que j'écrive la lettre !

Une fois la lettre terminée et cachetée, nous redescendons dans la salle de réception où je la donne à Claude pour qu'il la remette au coursier lorsqu'il passera. Aloïs nous regarde bizarrement, Claude nous jette juste un regard suspect et les autres invités nous ignorent complètement. Tant mieux ! L'avis d'Aloïs ne va pas me gêner, peu importe ce qu'il pense. Quant à Claude je suis sûr qu'il s'en remettra !

Lorsque le coursier passe enfin Aloïs m'a déjà demandé au moins un millier de fois ce que j'ai mis exactement dans la lettre pour la Reine. Il a peur que j'ai écrit une lettre pour quelqu'un d'autre ou que je ne lui ai pas demandé pour lui. Non mais je suis un homme de parole quand même ! Ça veut pas dire que je lui ai dit… Il fait une tête désœuvrée et je le prendrai presque en pitié quand Claude donne l'enveloppe au coursier. Presque.

Le reste de la fête se passe sans encombre. Aloïs avait prévu quelques surprises pas trop mal. Il a fait faire un gâteau géant à ses couleurs, a invité des hommes de cirque avec fauves, nous a offert un petit concert privé et organisé un circuit pittoresque pour nous ramener chacun chez nous.

Après cette fête relativement bien réussie, je suis enfin au manoir avec Sébastian qui pour le moment est en cuisine pour réparer les quelques dommages faits par les domestiques. En effet, lorsque nous sommes arrivés nous avons remarqué que, à priori, ils avaient décidé de terminer la fête d'Aloïs ici. Ainsi, Finnian avait essayé de tailler tous les arbres en forme de chapeau haut de forme, Mey-rin avait cassé la moitié des assiettes en voulant dresser la table et Bard avait brûlé la cuisine. Que de joie en rentrant !

Du coup, Sébastian répare les dégâts pendant que je m'occupe de la gestion de la société et des paperasses. Il est déjà bientôt l'heure du souper et j'ai faim ! J'espère qu'il va avoir fini mon repas à l'heure sinon…

Je suis content. Cette fête s'est très bien déroulée et en partant les invités m'ont dit qu'elle était très réussie. Je suis le meilleur, Ciel !

En revanche cette histoire de mission avec des enfants en bas âge m'intrigue… Je voudrai tellement pouvoir y participer moi aussi ! C'est l'une des rares choses qui me tient vraiment à cœur, les enfants. Personne, pas même un parent, n'a le droit de faire du mal à un enfant ! Et ce quel que soit son âge ! Ceux qui font ça devraient subir le même sort et la même douleur ! En pire ! Et si je pouvais, je me ferai une joie de réaliser ça.

Je sais que Ciel est censé avoir envoyé une lettre à Sa Majesté pour lui demander l'autorisation de ma présence dans cette enquête, mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il n'a pas vraiment écrit ça dans la lettre. Mais c'est un Phantomhive, il devrait n'avoir qu'une parole, donc je ne devrai pas m'en faire. Pas vrai ?

- Highness, cessez de tourner en rond, vous allez me rendre chèvre.

- Depuis quand oses-tu me donner des ordres !

- Veuillez m'excuser je ne voulais pas…

- Oui et bien je l'ai pris comme ça !

Je me suis brusquement retourné vers lui quand il a ouvert la bouche et me suis jeté sur lui pour le plaquer contre le mur. Je défais son pantalon en l'embrassant sauvagement puis défait le mien. Je me colle encore à lui, remonte mes jambes sur ses hanches et passes mes bras autour de son cou. N'ayant pas vraiment le choix, il passe ses deux mains sous mes fesses pour ne pas que je tombe.

Il mordille ma langue entre ses dents à présent un peu plus pointues et je frotte nos deux virilités l'une contre l'autre, m'arrachant des petits gémissements de plaisir tandis qu'il ne souffle pas un bruit. Je sens soudainement deux doigts s'enfoncer en moi, sans préparation ni lubrifiant. Au lieu de la douleur que je devrai ressentir, je n'en suis que plus excité et je pousse un petit cri de bonheur.

Il joue un peu avec moi, me faisant languir au possible puis retire ses doigts et s'enfonce brutalement d'une seule poussée, entamant immédiatement des vas et viens rapides et intenses. Mon corps est malmené, ma prostate aussi et je sens que je vais avoir des bleus demain. Mais qu'est-ce que c'est bon !

On ne tient pas longtemps et il jouit à l'intérieur de mon corps, me remplissant de sa semence chaude. J'ai tâché sa chemise… Il va me tuer…

Est-ce que ça vous a plu ?

A nous oui !