Chapitre 3
Éxoelediela
Merci à toi Resiliency6, je ne sais pas ce que je ferai sans toi !
Réponses aux reviews :
Whues : Ooh merci ! C'est trop gentil ! C'est super que ça te plaise !
Je dois retrouver Aloïs pour lui annoncer la nouvelle. Malheureusement et à mon plus grand désarroi, la Reine a accepté la demande de ce gringalet ! Comment suis-je censé résoudre l'enquête avec un benêt pareil dans les pattes ?! Enfin… les ordres de Sa Majesté doivent être exécutés sans aucune contestation.
Elle n'a mis que deux jours à répondre et, afin de commencer l'enquête dans les plus brefs délais, je me dois de l'annoncer à Aloïs le plus vite possible et d'aller, s'il le faut, le chercher par ses pantalons !
Pour le moment on est dans la calèche avec Sébastian, les informations que l'on a sur l'auteur de ces kidnappings sont minces. Il s'agirait d'un homme, grand, aux cheveux longs et clairs et plutôt mince selon un mendiant qui dit l'avoir aperçu prenant un enfant disparu.
Tous les parents sont évidemment consternés, dévastés et anéantis. Pour tous les enlèvements, ce sont eux, père ou mère, qui ont retrouvé leur enfant, ou ce qu'il en restait, devant le pas de leur porte, dans une boîte à chaussures. Plusieurs mères se sont écroulées en pleurs dans les bras de leur époux avant de sombrer dans les larmes et la dépression suite à la perte de leur unique enfant.
A chaque fois, les enfants étaient fille ou fils unique et les parents ne comptaient pas leur donner un petit frère ou une petite sœur dans l'immédiat. Nous les avons tous vus et interrogés et c'est le seul lien que nous leur avons trouvé. Du moins, Sébastian les a tous vus et interrogés mais cela revient au même et je pense l'avoir suffisamment remercié pour cette enquête…
Flashback
Dès qu'il est rentré de ses investigations le deuxième jour, je lui ai sauté dans les bras après qu'il m'ait fait le compte rendu de son enquête.
Bien serré contre lui, ses mains posées sous mes fesses pour me soutenir, je l'ai embrassé passionnément, lui faisant passer tout le manque que j'éprouvais de ne pas l'avoir vu pendant deux jours entiers. Il m'a serré encore plus fort contre lui et a mis davantage de force dans notre baiser, heureux certainement de rentrer à la maison, enfin.
Il m'a reposé à terre, me tenant toujours contre lui, il commence à passer ses mains sous ma chemise, me déshabillant avec une lenteur insoutenable. Je sais qu'il aime me faire languir avant de commencer les choses sérieuses parce que ça me fait gémir. Et il adore ce son. Ça le fait penser à un chaton.
Ma chemise est tombée au sol et mon torse à présent découvert est envahi de baisers et de caresses. Il s'est agenouillé devant moi pour détacher les boutons de mon pantalon et sa fermeture pour avoir accès à ce qu'il y a dessous.
Ses caresses sont… Délicieuses !
- Ouvrez les yeux, My Lord. Regardez-moi.
Fin du flash
- Hein ! Sébastian mais… !
- Vous vous étiez endormi. Mais pas entièrement à priori…
- Sébastian qu'est-ce que tu… Aaaah !
Il s'est agenouillé, a défait mon pantalon, a écarté les deux pans et a sorti mon sexe droit de sa cage de tissu. Me regardant droit dans les yeux, plongeant ses orbes noirs dans les miens il met ses deux mains sur mes cuisses et me prend en bouche sans attendre.
À son plus grand bonheur je gémis bruyamment sous ses attentions, me tortillant dans tous les sens lorsqu'il commence des vas et viens avec sa bouche, léchant sur toute la longueur. Il remonte sa tête, plonge dans mes yeux bleus et lèche mon sexe du bout de la langue. Je frissonne, bouge les hanches et gémit fortement.
Lorsque je donne brusquement un coup de hanches dans sa bouche, il appuie sur ses deux mains pour me les garder en place.
- Sébastian je ne tiens plus !
- Qui vous empêche de venir ?
Je crie à ces mots et me libère dans sa bouche. Il n'en laisse pas tomber une miette et je le vois avaler tout ce que je lui ai donné, comme si c'était du petit lait (du petit lait ?) et lui un chaton affamé. Je dois vraiment être exténué pour avoir de telles pensées !
- Nous sommes arrivés.
- Déjà ?!
- Oui. Venez.
- Mais et mes habits… Je n'ai rien dit.
Évidemment, il se moque de moi, bien sûr qu'en bon majordome il m'a rhabillé avant de me dire de descendre. Et du coup je passe pour quoi moi ?! Enfin… Alors comment je lui dis ça à Aloïs moi ?
- Ah Comte Phantomhive ! Quel bonheur de vous accueillir dans mon humble demeure ! Que puis-je faire pour votre bon plaisir ?
- Merci très cher. Je viens vous confier la réponse de Sa Majesté la Reine à propos de votre requête quant à la mission qu'elle m'a confiée.
- Voulez-vous que nous passions dans mon bureau ?
- Nul besoin. Je viens juste vous dire qu'elle a accepté et que nous repartons immédiatement pour interroger un des témoins. La calèche nous attend.
- Je préviens Claude et… Ah te voilà ! Nous partons Claude. Va chercher mon manteau.
- Bien Highness.
Le trajet en calèche se passe dans le plus grand des silences et entre regards noirs et regards de braise. C'est plutôt étrange comme ambiance…
Nous arrivons dans un petit hameau aux maisons délabrées et éparpillées avec de grands terrains. Chaque maison est habitée bien sûr comme nous le décrit Sébastian, mais il nous révèle aussi que plusieurs personnes vivent seules dans des conditions extrêmes.
Il nous emmène à la maison la plus reculée du village. Les volets sont tous fermés et barricadés, la porte est verrouillée, le jardin en friche et la clôture l'entourant tombe à plusieurs endroits. Nous nous retournons tous vers Sébastian afin qu'il nous donne une explication à cette mascarade.
- Je vous assure qu'il est là.
- Mais qui ?!
- Ah vous voilà Monsieur le Majordome !
- Lui.
Lui, c'est un homme de forte corpulence, au visage buriné et rongé par la barbe qui lui mange la moitié du visage. Il a de petits yeux noirs et un nez trop rouge pour attester de sa sobriété. Il s'avance vers nous avec un énorme sourire et en se dandinant d'un pied sur l'autre pour faire avancer sa masse importante.
- J'vous attendais pas de sitôt ! Et pis qui sont tous ces gens qui piétinent mon joli gazon !
- Je vous présente mon Maître, le Comte Phantomhive. Voici le Comte Trancy et son majordome.
- Bon très bien, on va dire que vous pouvez écouter c'que j'ai à dire. Mais ne vous avisez pas d'le raconter à qui veut !
- Nous en ferons bon usage Monsieur…
- Gabriel. Appelez-moi Gabriel.
- Très bien Gabriel. Que pouvez-vous nous dire au sujet des enfants disparus dans les villages avoisinants ?
- Avoisinants ? Y'en a qu'ont disparus ici même M'sieur ! N'est-ce pas plus important ! Enfin voyons voir… Je me rendais au bar aux environs de onze heures du soir quand j'ai vu une ombre passer à côté d'une maison pleine de gamins désobéissants. A ct'heure là ils d'vaient tous être couchés. Autant les parents que les gosses. Je m'en suis pas occupé. J'ai préféré continuer mon chemin.
Et puis j'ai entendu une femme crier, hurler pour qu'on ne fasse pas de mal à ses enfants. J'ai entendu un gros bruit et puis le silence. Total. J'ai attendu un peu, histoire de voir si que'que chose d'autre s'passait. Là j'ai vu l'homme ressortir de la maison avec ce qui m'a semblé être deux gosses dans les bras. J'lai vu au clair de lune, il était grand des cheveux clairs, blancs j'dirai, et courts mais mal peignés, un peu comme un nid de poule. Vu la taille du bonhomme j'm'en suis pas approché, j'l'ai laissé filer pensez bien.
- Avez-vous pu voir la couleur de ses yeux ou était-il trop loin ?
- Croyez vraiment que j'me suis attardé tant qu'ça à le regarder ?! J'suis vite allé m'cacher pour pas qui m'voit.
- Je vois. Autre chose ?
- Oui. Le lendemain, les parents se sont réveillés, sont allés chercher leurs enfants comme s'ils avaient oublié c'qui s'était passé dans la nuit. On les a entendus hurler quand ils ont découvert les lits vides. Ils ont récupérer leurs gosses trois jours plus tard, dans une boîte à chaussure.
- Savez-vous quel âge avaient les enfants ?
- J'crois. Si j'me souviens bien ils avaient 10 mois, c'étaient des jumeaux, garçon, fille.
- Sauriez-vous nous dire par où il est parti ?
- Aucune idée.
- Merci de votre aide.
- J'vous en prie. Si vous le retrouvez, faites-vous plaisir pour le rouer de coups à ce fils de….
- Continuez cette phrase Monsieur Gabriel et c'est moi qui vais vous rouer de coups.
- … Entendu Monsieur le Majordome.
- Nous pouvons y aller Sébastian ou tu as d'autres choses à nous montrer ?
- C'est tout pour ici. Nous faisons demi-tour à présent.
- Demi-tour ?
- Ici nous sommes dans la banlieue de Londres, un autre témoin nous attend dans Londres.
- Alors allons-y.
Encore une fois le trajet en calèche se passe dans le plus grand des silences mais l'ambiance a radicalement changé. Là où à l'aller des regards de braise et noirs étaient échangés, à présent chacun est plongé dans ses pensées toutes plus vengeresses les unes que les autres vu les visages crispés, les poings serrés et les regards lourds.
On va attraper cet homme ou ce je-ne-sais-quoi. On va lui faire regretter d'être venu au monde puis nous le livrerons à la justice comme promis à la Reine. Mais je ne pense pas qu'il obéisse aux lois de notre monde. Après tout il ne faut pas être humain pour enlever ainsi des nourrissons et les rendre dans cet état à leurs parents ! Comment peut-on en arriver là…
- Nous sommes arrivés.
Nous sommes au beau milieu de Londres, dans une rue marchande. Les boutiques d'habitude ornée de couleurs diverses et variées sont en deuil et n'arborent plus que du noir et du violet. Tous rendent honneur à la famille endeuillée et les soutiennent comme ils peuvent. Nous nous dirigeons vers une des boutiques, fermée. C'était une boutique de vêtements d'enfants, faits main avec les plus beaux tissus.
Lorsque nous sonnons à la petite porte dérobée qui donnent sur le domicile des gérants, nous entendons des pas précipités et une femme en noir avec des sillons de larmes vient nous ouvrir.
- Si vous venez pour nous proposer de racheter notre boutique vous pouvez repartir. Immédiatement.
- Non très chère, nous n'oserions jamais. Pas alors que vous traversez une épreuve aussi horrible que la perte d'un être cher. Nous sommes venus vous demander de nous aider à retrouver l'auteur de cet acte afin de lui faire regretter son geste.
- Scotland Yard nous a déjà promis tout cela il y a maintenant plusieurs semaines et nous n'avons toujours aucune nouvelle. Qu'est-ce qu'il me prouve que vous aurez de meilleurs résultats ?! Et puis d'abord qui êtes-vous !
- Nous travaillons sous les ordres de Sa Majesté qui nous a demandé d'enquêter sur ces actes criminels et d'obtenir des résultats dans les plus brefs délais.
- Au service de la Reine ?!
- Oui. Nous tenons nos ordres de sa main exclusivement.
- Entrez.
- Je vous remercie.
Heureusement qu'Aloïs m'a laissé parler seul cette fois. Je ne sais pas comment elle aurait réagi s'il avait ouvert sa bouche. Vu la façon qu'il a de dire les choses, sans aucune diplomatie et compassion nous aurions couru à la catastrophe !
Une fois rentrés, nous nous asseyons sur les canapés qu'elle nous désigne et attendons son mari pendant qu'elle va préparer du thé en cuisine. Les deux majordomes se sont proposés pour le faire, mais elle a catégoriquement refusé, arguant qu'elle en avait besoin pour se sentir utile, ce que je comprends parfaitement.
- Bonjour Messieurs. Que pouvons-nous faire pour vous ?
- Comme je l'expliquais tout à l'heure à votre femme, nous sommes au service de Sa Majesté et elle nous a demandé d'avoir des résultats plus évidents et rapides que Scotland Yard à propos de ces actes horribles concernant les enfants.
- Alors nous ne sommes pas les seuls ?!
- Malheureusement non…
- Combien ?
- Neuf à ce jour. Neuf enfants dont l'âge ne dépasse jamais douze mois.
- C'est…
- Oui. Nous nous devons de retrouver l'auteur de ces crimes et de le faire comparaître devant la justice puis de lui faire expier ses fautes. Pouvez-vous nous y aider ?
- Avec grand plaisir ! Que voulez-vous savoir ?
- Tout ce qui pourrait nous être utile.
- Très bien. Nous avions une fille, Margaret. Elle avait cinq mois et dormait encore dans notre chambre. Elle s'est mise à pleurer de faim à peu près vers deux heures du matin le jeudi. Maria, ma femme, s'est levée pour la nourrir et je l'ai regardée faire, profitant de les voir toutes les deux. Brusquement, j'ai entendu un bruit infime dans les escaliers et avant que je ne descende voir ce que c'était Maria s'effondrait, un coup m'était donné à la tête et Margaret nous était arrachée.
Pas totalement assommé et encore en état de tenir sur mes jambes, j'ai essayé de poursuivre cet homme qui osait nous prendre notre enfant.
Je l'ai suivi jusqu'à un manoir en ruine en proche banlieue de Londres. Il y est entré et j'ai vu de la lumière se faire à l'une des fenêtres. J'ai essayé de m'approcher plus près mais une force me retenait et je ne pouvais aller plus loin.
- Avez-vous vu à quoi il ressemblait ?
- Bien sûr ! Il avait de courts cheveux blancs mal peignés, ressemblant à un nid d'oiseau. Il était grand, plus grand que moi donc il devait avoisiner un mètre quatre-vingt-dix environ. Je me rappelle que ses habits étaient étranges. On aurait dit qu'il venait d'une autre époque ou d'un autre monde.
- Pourriez-vous nous les décrire ?
- Oui je pense… Il était tout en noir. La chemise, le nœud défait, les chaussures, le veston et par-dessus il avait un manteau qui lui arrivait au bas des chevilles et d'un gris plutôt clair d'après ce que je voyais.
- Je vous remercie. Une autre petite question, avez-vous réussi à apercevoir la couleur de ses yeux ?
- Est-ce si important ?
- Il peut changer d'habits mais on change rarement la couleur de ses yeux.
- Certes. Malheureusement je ne pourrais pas vous aider sur cette question, il m'a semblé qu'il les avait clairs, mais je ne pourrai vous en dire plus.
- Ne vous en faites pas vous nous avez déjà bien aidés. Pourriez-vous nous indiquer l'emplacement du manoir ?
- Oui !
Retour dans la calèche. Le trajet va-t-il se passer, encore, dans les mêmes conditions ? Je n'espère pas, c'est pesant à la fin !
- Claude, j'ai faim.
- Voulez-vous un encas ?
- Oui !
- Dans ce cas, je propose que nous fassions une pause afin de vous restaurer.
Du coup, nous nous arrêtons sur les bords de route et les deux majordomes sortent chacun un panier duquel ils tirent une nappe, des couverts et de quoi largement nous satisfaire. Cette petite pause fait du bien à tout le monde j'ai l'impression même si, comme d'habitude depuis ce matin, elle se passe dans le plus grand des silences.
Lorsque nous remontons encore une fois dans la calèche je m'endors sur Sébastian pour une sieste bien méritée alors que je vois Aloïs faire de même sur Claude. Quelle image nous donnons au monde !
Effectivement ce manoir est bien en ruine ! Plus qu'en ruine même ! Il n'en reste plus que des débris ! Enfin presque. Une partie du manoir tient encore debout par miracle et semble habitée. Lorsque nous essayons de nous approcher clandestinement une sorte de mur nous retient tous les quatre.
Décidant que nous ne sommes pas venus jusque-là pour rien, je vais sonner à la cloche du portail pour faire connaître notre présence.
C'est la réplique exacte des descriptions faites qui nous ouvre. Et il a les yeux jaunes ! Ce qui veut dire…
- Ah mes très chers amis les démons et leurs maîtres ! Comme je suis ravi de vous voir !
- Plaisir non partagé Shinigami !
- Que venez-vous faire chez moi ?
- Nous avons quelques questions à te poser.
- Rentrez chez vous. Je ne vous dirai rien.
- Comment tu peux enlever des nourrissons à leurs parents ! Les torturer puis les renvoyer entiers ou non dans une boîte à chaussure ! C'est horrible ! Nous allons te faire payer pour cela !
- Mais très cher Comte Trancy, pour me faire payer, encore faut-il que vous réussissiez à m'attraper…
Ça ce n'est pas bon pour nous… Il se retourne dos à nous et j'entends un gros bruit avant qu'il nous fasse de nouveau face avec… c'est quoi ça !
- Ceci très chers amis est un aspirateur. Un objet qui m'est très utile puisque vous n'en connaissez pas l'utilité.
Il courre alors vers nous son objet en avant et le dirige au-devant d'Aloïs qui avance alors à son tour, bien qu'il lutte de toutes ses forces. Alors c'est ça. Ce truc va nous aspirer jusqu'au dernier ? Non mais et puis quoi encore !
Je me rapproche de Sébastian qui me met derrière lui et récupère Aloïs in extremis avec l'aide de Claude. Tous les deux derrière les majordomes, nous regardons un simulacre de combat s'entamer. Combat inégale puisque des couteaux et fourchettes contre un… aspirateur, ce n'est pas très efficace.
Au final, après un regard entre les deux majordomes, chacun nous prend par la main puis dans ses bras avant de se mettre à courir aussi vite que possible pour échapper à ce Shinigami trop puissant pour nous. Nous reviendrons, très cher, ne t'en fais pas… !
Qu'en avez-vous pensé ? Vous arrivez à suivre ?
