Disclaimer: Les mondes et personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling et ceux de Until Death do us part sont à Hiroshi Takashige et Double-S. Seuls cette histoire et les Néphilims sont miens.
Rating: M pour les scènes violentes/sanglantes et les lemons futurs.
Couple: comme indiqué sur ma page de profil; surprise!
Coucou me revoilà!
Je poste le chapitre ce soir car je ne suis pas totalement sûre de pouvoir le faire demain. Donc voici le chapitre 1 de Néphilim!
Merci à Vidfinn, qui a le courage de me relire!
Bonne lecture! ^^
Chapitre 1 : Le plus grand assassin du monde
Son corps était tendu, guettant le moindre bruit, même s'il savait qu'il avait encore du temps avant que le garde ne passe une nouvelle fois devant la cage. Heureusement que la lame en sa possession était assez effilée pour crocheter la serrure. Pour une fois que sa chance mal foutue servait à autre chose qu'échapper à une mort certaine.
Enfin le cadenas céda et il ouvrit le plus silencieusement possible la porte. Puis il se glissa rapidement jusqu'à Allen dont il secoua doucement l'épaule. Le plus jeune se réveilla en sursaut et Harry plaqua aussitôt sa main sur sa bouche, de sorte à ce qu'aucun son ne vienne les trahir. Captant l'attention de l'enfant, il posa l'index de sa main libre sur ses lèvres, lui faisant par-là signe de se taire. Après avoir reçu une réponse affirmative, il lui indiqua de s'occuper de Dmitri, Clemie, Lyov et Urielle. De son côté, il alla réveiller Keith, Edry, Ann, Sarah et Jellal.
Quand tous furent debout, il tendit Sarah à Allen et Ann –qui était la plus légère- à Edry. Puis il leur fit signe de le suivre en silence. Précautionneusement, le sorcier les fit progresser à travers le campement. Il remarqua que cela était bien plus facile que ce qu'il prévu au départ. Ces hommes les pensaient inoffensifs parce qu'ils étaient jeunes…
Comme ils allaient le regretter…
Enfin, ils arrivèrent à l'arrière du camp et Harry mena les autres jusqu'au dernier arbre sur lequel il avait laissé une marque. Une fois là, il envisagea de les accompagner. Seulement, à ce moment-là, un cri d'alerte retenti derrière eux. Il se tourna vers Allen et ordonna :
- Courez.
Le plus jeune hocha la tête gravement et se détourna du brun pour entraîner le reste du groupe à travers les arbres. Et alors qu'il s'apprêtait à retourner dans le campement, il croisa le regard bleu paon de Jellal.
L'enfant le fixait avec une compréhension sombre dans les yeux. Il lui fit un geste respectueux de la tête, puis suivi rapidement les autres, sans se retourner. Harry ne resta pas plus longtemps sur place et revint sur ses pas dans un silence total. Le regard froid et déterminé, il se glissa comme une ombre auprès d'un homme isolé des autres. L'agitation prenait de l'ampleur, ils avaient enfin pris conscience de leur évasion. Le jeune mage savait qu'il était grandement désavantagé par son physique, petit et mince. Cependant, il se savait aussi bien plus rapide et agile que la normale. Et il comptait bien en tirer tous les avantages possibles.
Il attendit que l'homme soit à sa portée et bondit. Harry avait beau être petit, il était encore d'une taille suffisante pour atteindre ces ordures à la gorge. Vif comme un chat, il entailla profondément le cou de l'homme, l'empêchant de hurler alors qu'il mourait. Le corps chuta, produisant un bruit sourd en touchant le sol. Le sang du trafiquant avait giclé sur le sorcier, recouvrant sa main et faisant des tâches sur ses vêtements. Il fixa sa main tremblante de longues secondes, puis le corps par terre. Il avait tué un homme. Pas juste un animal ou un insecte quelconque mais un être humain, avec une histoire et peut-être une famille quelque part. Si facilement. Puis les visages de Jellal, Allen et des autres enfants vinrent flotter dans son esprit. Et il se souvint de ce qu'aurait été leur futur encore une heure plus tôt. Ses yeux se glacèrent, sa main cessa de trembler et il reprit son chemin d'une démarche souple, silencieux et déterminé.
Grâce à ses précédentes observations, Harry savait qu'il y avait seize trafiquants dans le campement… quinze maintenant. Il avança rapidement vers le lieu d'où venait l'agitation, réussissant à éliminer un autre homme sur le chemin. Encore quatorze. A peine quelques instants plus tard, il atteignit le centre du camp, là où se dressait leur cage désormais vide. Il se dissimula dans l'ombre et observa en vitesse la zone. Tous les hommes restant étaient là. En silence, il se rapprocha de celui qui était le plus éloigné du groupe, toujours caché dans l'obscurité. Il prit un souffle tremblant, raffermit sa prise sur sa lame et se jeta en avant. Le couteau fendit la chair tendre du cou sans aucune résistance. Avant même que le corps ne commence à tomber, Harry s'était déjà élancé vers le prochain trafiquant d'enfants. Là, il tendit vivement le bras, enfonçant son arme profondément dans l'œil de l'adulte, le tuant sur le coup. Plus que douze. Puis les coups de feu commencèrent. Alors qu'il avançait déjà vers sa cible suivante, il sentit une vive douleur lui déchirer la cuisse, là où une balle venait de l'atteindre. Cependant, cela ne le gêna pas le moins du monde, après tout, il savait très bien comment supporter la souffrance. Et cette blessure n'était absolument rien par rapport à un doloris. Quatre coups de couteau plus tard, le jeune sorcier n'avait plus que onze opposants. Sans attendre, il continua son œuvre macabre, ne prêtant aucunement attention aux blessures qui s'accumulaient sur son corps. Une longue et profonde entaille courait sur son torse, de son épaule gauche à sa hanche droite. Trois autres balles l'avaient touché, une à la jambe droite, une à l'épaule du même côté et la dernière au cou, manquant de peu de le tuer. Il avait perdu une grande quantité de sang et commençait à sentir fortement ses forces l'abandonner, ainsi que la douleur gagner en intensité, lui faisant serrer les dents pour ne pas gémir. Malgré son état déplorable, il ne put retenir un sourire sauvage; en face de lui, ils n'étaient plus que trois. Le brun avait presque réussi, les gosses seraient bientôt en sécurité. Sans perdre son sourire, Harry reprit le combat. Il sauta sur la gauche pour éviter une salve de balles, se rapprochant par la même occasion de l'un de ses ennemis. Avec une violence confinant à la sauvagerie, il lui trancha le ventre. L'homme s'effondra à genoux puis sur le sol, ses viscères se répandant devant lui alors qu'il agonisait. Harry le laissa là se vider de son sang et se tourna immédiatement vers sa cible suivante. A ce stade, avec la fatigue, la perte de sang et la douleur due aux blessures de plus en plus vive, il ne réussissait plus à se déplacer que grâce à sa détermination et réagissait à l'instinct. Les yeux fixés sur la gorge de son ennemi, il s'élança. Cet homme ne lui posa aucun problème, semblant pétrifié sur place. Enfin. Enfin, il n'en restait plus qu'un. Harry se tourna doucement vers celui-ci, pratiquement à bout de force et la vision trouble à cause de la perte de sang. Le trafiquant eut alors l'air de se rendre compte qu'il était le dernier debout et prit une expression de pure horreur en regardant ce gamin couvert de sang. Gamin qui venait d'éliminer ses quinze compagnons. Le jeune sorcier se jeta en avant, déclenchant les tirs de son adversaire, dont un lui transperça le ventre, sans que cela ne l'arrête. Percutant l'homme à pleine vitesse, ils chutèrent tous les deux à terre. Harry, à cheval sur le corps de l'autre, planta rageusement sa lame dans le torse de l'homme, visant approximativement la zone du cœur. Une fois, deux fois, trois fois. Il continua ses coups même après que son opposant ait rendu son dernier souffle. La respiration haletante et tous ses membres tremblant violemment, il ralentit peu à peu, jusqu'à être totalement immobile. Puis il leva la tête vers la lune illuminant cette nuit et la fixa d'un air absent, sans vraiment pouvoir la voir.
Son corps l'élançait horriblement et sa vue était si floue qu'il ne voyait plus à trois mètres. Doucement, il se laissa glisser à terre et roula avec difficulté sur le dos. Afin de regarder le ciel alors qu'il ne pouvait plus le voir. Et il resta ainsi de longues minutes, immobile, le corps parcouru d'un tremblement continu. Sa conscience vacillait quand un craquement retentit sur sa gauche, de là où les enfants avaient fui. S'accrochant avec ses dernières forces aux brides de lucidité qui lui restaient, il écouta les bruits de pas se rapprocher de lui, les yeux fermés. Cette silhouette n'appartenait à aucun des gosses, alors à travers ses cils, il guetta une faille. Faille qui se présenta quand cette personne s'accroupit à ses côtés. Le geste que l'adolescent fit alors, il ne put le faire uniquement grâce à sa volonté inébranlable. Il posa sa lame sur l'intérieur de la cuisse de l'autre, là où il savait qu'il y avait une artère importante.
Rouvrant complètement les yeux, il croisa un regard argenté. Et son monde fut englouti dans les ténèbres.
Il courait, ses mouvements souples et véloces, évitant les arbres avec dextérité. Comme une ombre, il guettait du coin de l'œil les traces de sang qui avaient été laissées sur les arbres et le guidaient depuis le village. Soudain, des bruits de courses l'atteignirent et il se saisit de ses armes. Parmi toutes les situations auxquelles il pensa, il n'envisagea pas une seule fois qu'il se retrouverait face à face avec un groupe d'enfants. Dix, compta-t-il rapidement. Deux d'entre eux portaient de petites jumelles blondes. Un enfant aux yeux d'un bleu paon magnifique se plaça au-devant du groupe, armé d'une simple branche. Inspectant promptement les alentours, il baissa ses armes et leur parla en levant les mains en signe de paix :
- Je ne vais pas vous faire de mal. J'étais en train de suivre ces traces sur les arbres pour trouver ceux qui vous ont enlevé. Vous vous êtes enfuis ?
Celui qui semblait être le plus âgé se mis en avant, tenant l'une des petites filles dans ses bras. Hésitant, il l'observa quelques instants puis hocha la tête :
- Oui, on suivait les marques dans l'autre sens pour retourner au village.
- Bien, je vais vous ramener là-bas. Au fait, je m'appe…
Il ne fut pas en mesure de terminer sa phrase, le gosse le coupa l'air paniquer :
- Non ! Nous, on peut se débrouiller pour retrouver le village ! Mais pitié… s'il vous plaît, allez sauver Harry.
Interloqué pas la supplication de l'enfant, mais aussi par l'accord qu'il voyait chez les autres, il interrogea :
- Harry ?
Le même lui répondit :
- C'est Harry qui nous a sauvés. C'est lui qui a laissé les traces sur les arbres. C'est lui aussi qui a ouvert la cage et nous a permis de nous enfuir… Mais il est resté derrière pour faire diversion. Alors s'il vous plaît… s'il vous plaît, sauvez-le…
Il n'eut même pas besoin d'y réfléchir et leur ordonna d'une voix qui ne souffrait aucune contestation :
- Continuez de courir, vous êtes presque arrivé. Je vais le chercher.
Une lueur de profond soulagement alluma le regard du jeune, puis il hocha docilement la tête et entraîna les autres. Il allait se détourner et reprendre sa progression vers le camp quand il croisa ce regard bleu paon. Il stoppa son mouvement et le questionna du regard. Ce dernier reprit les paroles de son camarade d'infortune :
- Harry est resté en arrière pour les empêcher de nous poursuivre.
Il comprit immédiatement ce que voulait dire le changement dans les mots utilisés. Alors qu'il allait partir, il fut une seconde fois arrêté par le gosse :
- Comment vous vous appelez ?
Il eut un grand sourire et lui lança par-dessus son épaule tandis qu'il reprenait sa course :
- Jésus !
Et il s'éloigna sans se retourner. Oui, il était Jésus, le plus grand assassin du monde. 1 mètre 92 pour 87 kilos. Sa silhouette mince était faite de muscles fins montrant les nombreuses heures d'entraînement qu'il avait traversé. Il avait la peau pâle, tranchant fortement avec ses cheveux noirs, qui lui arrivaient aux épaules et étaient savamment ébouriffés. Ses traits étaient durs, acérés et pourtant d'une finesse étonnante chez un homme. Il avait un nez droit, des lèvres fines et des pommettes hautes. Cependant, ce qui ressortait le plus chez lui étaient ses yeux perçants d'une couleur argentée frappante.
L'assassin arriva bien vite au campement et fut aussitôt alerté par l'odeur omniprésente de sang qui imprégnait les lieux. Sans même y penser, comme un réflexe, il dégaina ses armes et commença son avancée en silence. Il tomba rapidement sur un premier corps, qu'il prit le temps d'observer sans pour autant ralentir. Gorge tranchée en un coup, il n'avait rien vu venir et n'avait pas eu le temps de crier. Le second cadavre que Jésus trouva avait subi exactement le même sort. Aucun autre mort ne vint troubler son chemin. Jusqu'à ce qu'il atteigne ce qui ressemblait fortement au centre du camp. Une colère froide s'infiltra dans ses veines quand il vit une cage et comprit que c'était là que les enfants avaient été gardés. Pourtant, ce ne fut pas ce fait –bien que révoltant- qui le fit s'arrêter, mais le véritable carnage qui s'étalait sous ses yeux.
Quinze corps mutilés s'offraient à son regard. Plus de la moitié avaient la gorge tranchée, les autres avaient été poignardés à plusieurs reprises. Il en vit même un qui l'avait été dans l'œil.
Mais ce furent les quatre silhouettes reposant au cœur de cette scène de carnage qui retinrent son attention. Il détailla la scène en s'approchant doucement. Trois hommes, l'un d'eux avait le cou lacéré d'une entaille nette, un autre avait été éventré. Cela lui amena une légère moue dégoûtée sur les lèvres. On aurait dit qu'on s'était déchaîné sur le dernier trafiquant au vu du nombre de coups qu'il avait reçu et de la violence incroyable de ceux-ci.
Puis son regard se posa sur la dernière silhouette de cette scène macabre, nettement plus petite que toutes les autres. Il ferma les yeux pour ne plus voir cela, sa gorge se nouant en constatant qu'il était arrivé trop tard. La petite forme était étendue sur le sol, baignant dans le sang qui détrempait la terre. Il ne pouvait pas avoir plus de 14 ans. Son corps trop mince et gracile ne faisant que mettre en avant sa fragilité. Et la peau blanche tâchée de sang était une vue malsaine qui amena un goût amer dans sa bouche de Jésus et lui serra douloureusement le cœur. D'autant plus que le gosse avait encore son couteau en main.
Par ailleurs, il ne parvenait pas à se faire à l'idée que cet adolescent ait choisi de tuer leurs geôliers pour assurer la fuite des autres. Mais surtout à ce qu'il ait réussi…
Le cœur au bord des lèvres, le tueur à gages s'avança jusqu'à ce tenir à côté du corps du garçon. Puis il s'accroupit pour pouvoir un peu mieux détailler ses traits. Ce qui se produisit alors lui fit écarquiller les yeux sous l'effet de la stupéfaction qu'il ressentit. Le petit brun –il était vivant putain !- leva difficilement le bras pour venir poser sa lame à peu près là où se trouvait l'artère fémorale, à l'intérieur de sa cuisse. Baissant les yeux, il croisa le regard unique de l'autre. Trouble à cause de la fatigue, de la douleur et de la perte de sang, il était pourtant brûlant d'une détermination farouche. Jésus n'avait jamais vu une telle nuance de vert auparavant. Sombres et profonds, semblant éclairés d'une lumière intérieure, ces yeux pouvaient sans problème rendre honteuse n'importe quelle pierre précieuse. Captivé, l'assassin les vit vaciller puis se fermer alors que la tête du petit brun roulait sur le côté et que sa main tombait au sol. Sa conscience avait sombré.
Avec des gestes vifs et précis, Jésus répertoria hâtivement les blessures de l'adolescent. Et merde quoi, autant dire qu'il n'y en avait pas qu'une et qu'elles n'étaient pas légères. Bordel… une mauvaise éraflure lui apprit même qu'il avait manqué de très peu de se prendre une balle dans le cou.
Il ne prit même pas la peine de peser les différentes options qui s'offraient à lui. Avec une grande délicatesse et énormément de précautions, il tira le petit corps brisé dans ses bras. Le tueur ajusta doucement sa prise puis le raffermit et s'élança en direction du village, laissant ce spectacle macabre derrière lui.
S'il faisait assez vite, le gosse pourrait encore être sauvé.
Et voilà, des reviews? *voix tremblotante avec de petits yeux de chaton au bord des larmes*
A dans un mois! Kisu!
Yuu
