Salut mes agneaux !

Dans le chapitre 18 d'ALFDM, j'ai proposé une sorte de mini-jeu, il fallait resituer l'origine exact de la réplique "tu tue, tu meurs". Et c'est Roukye qui a trouvée en premiére ! o/

Donc voilà, pour toi, un lemon Matoine dans ALFDM, comme tu me l'as demandé ^^

Merci à tous pour vos review sur le premier OS, et merci à Mawi pour la correction de cet OS.

Donc, pour ressituer, ce passage aurait pu se situer dans la suite directe d'ALFDM 18, après le baiser d'Antoine et Mathieu. Bon du coup y a un mini-spoil, mais rien de vraiment important ^^"

Ha et oui, du coup y aura pas de lemon dans la vraie suite. Cette fic ne se prête VRAIMENT PAS au lemon. Du coup ce recueil d'OS que je croyais ultra déprimant est finalement... Plutôt sulfureux pour l'instant haha XD

Donc oui... du coup : ALerte LEMON YAOI !

Pour discuter encore un peu à propos de ce recueil, j'ai pleiiin d'idée. Du coup j'ai finalement de quoi vous occuper un peu en cas de retard et surtout après la fin d'ALFDM =D J'ai hâte ^^

Bon, j'arrête mon blabla.

Bonne lecture !


Perdu.

C'était le mot, Mathieu se sentait juste perdu. Il ne s'y attendait pas. Son homologue vibrait littéralement, du moins c'est ainsi que ses sens l'interprétaient. Il le voyait briller si fort qu'il en avait mal, trop d'espoir en un seul être. Il avait presque envie de le détruire. Mais l'humain dominait l'Ombre avec aisance. Cette chaleur. Antoine avait les lèvres chaudes. Il avait oublié ce détail.

Ces lèvres charnues, trop humaines, se mouvèrent contre les siennes. Il passa ses bras dans le dos de l'être si chaud contre sa peau répondant enfin au baiser. Il réalisa qu'il était désormais collé contre le mur de l'escalier. Il se colla contre lui, respirant son odeur. La culpabilité, la peur, la joie, la folie, l'espoir. Trop d'émotions mêlées qui le frappaient de plein fouet, chaque seconde.

Et il adorait ça. Il ressentait ce que vivait Antoine en plus de sa propre expérience, ce qui démultipliait ses sensations.

Il sentit subitement une idée poindre dans l'esprit du plus jeune. Une idée qui se fit rapidement sentir contre sa jambe. Une idée qui dirigea un afflux de sang dans son entrejambe.

« Bordel, Antoine… » Soupira-t-il mentalement en souriant contre les lèvres de son ami.

Il était beaucoup trop réceptif, et l'esprit d'Antoine empli de beaucoup trop de pensées impures. Il essayait de s'en détourner mais, ne maitrisant pas ses dons, il ne fit qu'ouvrir davantage son esprit.

Il entendit au loin 183 l'appeler, et lui bafouilla mentalement une réponse.

« Pas maintenant. »

Alfred vint les interrompre à son tour. Même s'il ne sut pas si l'agacement qu'il ressentait était le sien ou celui de l'évadé. En tout cas, sa réponse fut sèche.

« -Dégage. ».

Si sèche que le vieil homme se retira en silence dans sa chambre.

Ils étaient désormais seuls. Leurs pensées se mêlèrent. Mathieu remarqua qu'Antoine avait noté son érection, et l'avait pris comme une réaction favorable à ses caresses, approfondissant alors le baiser.

Mais comment lui expliquer que ce n'était que l'écho de ses propres pensés ?

Une langue passant la barrière de ses lèvres, et une chaleur intense l'envahi. Et c'était bien de son unique fait cette fois. Il devait se rendre à l'évidence, certaines des pensées peu catholique qui squattait son esprit ne venait pas d'Antoine.

Mathieu poussa lentement Antoine, séparant leurs lèvres.

« C'est fini » Pensa brièvement Antoine avec tristesse.

« -Oh que non. » Souffla-t-il en réponse.

Sans relever l'étonnement d'Antoine, il inversa leurs positions, poussant Antoine contre le mur. Il déposa un baiser chaste sur ses lèvres, avant de glisser sur le menton, puis le cou. Il mordilla la peau blanche au niveau de la carotide, sentant avec délice le sang pulser et s'affoler tandis qu'il y imprimait la marque de ses dents.

Le tee-shirt vola vers les escaliers alors que Mathieu le plaquait désormais contre la porte.

Il découvrait l'aspect animal d'une Ombre. A cette pensée, l'hybride se figea. Il ne voulait pas risquer de lui faire du mal.

Il tenta de formuler sa crainte, effrayé par le nouveau ton dans sa voix d'Ombre, mais Antoine coupa court à ses protestations, capturant à nouveau ses lèvres.

« Ferme la, et continue. » Pensa t-il de toute ses forces.

« -Je pourrais te tuer. » Répondit-il doucement, confirmant au chevelu les capacités télépathes du plus vieux.

« Tu ne le feras pas. Je te fais confiance. Je… »

Les pensées du plus jeunes furent interrompues par le corps tiède qui se plaqua contre lui alors que la morsure se fit plus nette sur son cou. Il sentit sa ceinture et son pantalon se défaire alors que les deux mains de Mathieu étaient appliquées à le caresser et le maintenir contre la porte.

« Sympa tes pouvoirs. »

« -ça peut être pratique ouais. » Rit Mathieu en réponse.

Il ne nota même pas l'absence de douleur suivant l'utilisation de ses capacités, désormais appliqué à faire gémir son amant.

Il frotta sa taille contre l'entrejambe d'Antoine, désormais libérée de toute contrainte, poussant ce dernier à s'agripper à sa nuque et à plonger son visage dans la peau cendrée pour étouffer ses gémissements. L'hybride était lancé, et avait perdu mesure et raison. Les pensées d'Antoine lui confirmèrent que de toute façon, ce dernier n'aurait voulu pour rien au monde arrêter leurs retrouvailles ici.

Les lèvres de Mathieu descendirent davantage, suçant un téton après l'autre tandis que l'ancien marqué lui ôtait lentement sa chemise et la fit glisser sur les épaules fines et musclées, dévoilant un torse fin, oscillant entre le beige et le gris.

Une fois débarrassée de sa chemise, Mathieu descendit franchement, laissant des traces longues et blanches sur le torse de son homologue avant d'enrouler ses mains sur la hampe dressée du colonel.

Ce dernier sursauta quand les lèvres se posèrent sur son intimité, et enfoui ses mains dans les cheveux bruns de l'hybride à genoux. Il posa sa tête sur la porte derrière lui, et ferma les yeux tandis que les mouvements de va-et-vient s'opéraient lentement.

Il se sentait lentement monter au moment où un doigt s'infiltra en lui, mais sa protestation se perdit dans le concert de gémissements qu'il offrait désormais.

Un sourire carnassier s'étala sur les lèvres de l'hybride, ravit du spectacle, alors qu'il alternait coup de langue et mouvement de lèvre. Il défit sa propre ceinture sans la toucher, libérant sa verge sous tension. Il lâcha d'une main Antoine, tandis que l'autre s'affairait à le préparer pendant qu'il l'immobilisait contre la porte grâce à ses capacités mentales. De sa main libre, il se débarrassa du reste de ses vêtements, et commença à se toucher. Accordant les mouvements d'aller-retour qu'il appliquait à lui-même à ceux qu'il livrait avec sa bouche, il vivait dans sa tête une double montée d'orgasme qui confortait la libération de la bête. Il avait besoin de se repaitre de sexe, de la vue de cet humain nu qui s'abandonnait à lui. D'un geste brusque et bestial, alors qu'ils étaient tout deux au bord de l'orgasme, Mathieu se releva et retourna sa victime, poussant cette dernière à s'appuyer contre la porte et à se cambrer. Il le pénétra sans cérémonie, et un rire satisfait s'échappa de sa bouche en sentant la douleur qu'il éveillait. Il resta à l'intérieur sans bouger, alors qu'une de ses mains retournait s'enrouler autour du loup, et le faisant monter à nouveau. Dans un cri de jouissance, Antoine oublia la douleur dans son fondement et libéra sa semence contre la porte. Mathieu dû se faire violence pour ne pas jouir en même temps alors qu'il n'avait pas bougé à l'intérieur de son amant. Foutu ouverture télépathique.

Antoine, essoufflé et ivre de sa jouissance, reprit légèrement pied quand les mouvements commencèrent en lui.

Le souffle erratique, il grimaça à chaque fois que le vis s'empalait un peu plus loin en lui, jusqu'à l'instant où ses traits se détendirent subitement. Les deux mains de Mathieu s'accrochèrent alors de chaque côté de ses hanches, poussant Antoine à bien tenir sa position.

Antoine n'eut que le temps d'inspirer avant que l'arme naturelle de l'hybride commence à se mouvoir de plus en plus vite en lui, pilonnant presque ce point qui le faisait crier à chaque fois davantage, et supplier.

Encore, plus, ne t'arrête jamais.

Suppliques inutiles, Mathieu obéissait déjà, même si c'était davantage pour étancher la bête en lui que pour plaire à sa victime.

Il se libéra enfin dans un râle presque inhumain à l'intérieur de l'ancien marqué, avant de ralentir et de se retirer complètement.

Il s'appuya contre le corps nu et transpirant du plus grand, retrouvant son souffle et sa raison.

Il ne regrettait pas.

Il s'écarta, laissant Antoine se retourner. Ce dernier le prit subitement dans ses bras et plaqua le dos de l'hybride contre la porte.

« Revanche. »

Mathieu s'offrit à lui en souriant, se ruant à nouveau sur les lèvres presque en sang à force d'être mordues alors que la main de l'autre victime alla introduire un doigt à l'intérieur du monstre.

« -Antoine… Ne me fait pas languir. S'il te plait. » Supplia-t-il, la hampe à nouveau durcie.

Compatissant, la victime devenue bourreau se baissa à son tour, et pris la hampe en bouche tout en glissant un second doigt dans l'intimité de son précédent tortionnaire.

Il lécha et suça avec avidité, nettoyant presque le vis. Tant et si bien qu'il sentit Mathieu gémir un « je viens ». Il introduit un troisième doigt, et se retint de rire en entendant son partenaire qui laissait échapper un petit cri, et enroula son autre main autour du barreau. Démultipliant ainsi les sensations du châtain qui le suppliait désormais de le prendre, il retira ses doigts et acheva de faire jouir son compagnon. Ce dernier se délivra à nouveau dans sa bouche. Il avala la semence d'un coup, et lécha encore longtemps, sourd aux suppliques de l'hybride, avec de décoller enfin ses lèvres de là. Il se releva, saisit les jambes du plus petit pour les faire s'enrouler autour de sa taille en maintenant ses fesses avec ses mains, et le pénétra enfin. Il devait avoir réussi à le préparer correctement, car moins de vingt secondes après, la langue de Mathieu était dans sa bouche et il bougeait ses hanches pour l'inviter à commencer.

Il le souleva et l'abaissa lentement, puis de plus vite sous les réclamations de l'amant insatiable. Mathieu cria et mordit doucement l'épaule de son bourreau pour taire ses hurlements de plaisirs. Ce dernier acheva ses coup de buttoir en se libérant une nouvelle fois, et se retira une fois son partenaire visiblement satisfait.

Mathieu glissa contre la porte et se retrouva assit sur le sol froid. Appuyé sur la porte au dessus de lui, Antoine se délecta quelques instants du délicieux spectacle avant de l'y rejoindre.

Il s'assit à côté du revenant, essoufflé, épuisé, et s'appuya contre lui. Ils se regardèrent intensément, leurs pensées se passant de mots, et s'embrassèrent à nouveau. Le baiser s'approfondit alors que Mathieu grimpait lentement sur Antoine, l'allongeant sur le carrelage, la main posée dans un endroit équivoque.

« Encore ? » S'étonna le plus jeune, vidé.

« -Déjà fatigué ? » Répondit-il simplement en prenant place entre ses jambes.

Antoine se préparait au troisième round dans un rire, mais la porte se secoua brusquement.

La voix d'Igor traversa le panneau de bois.

« -Docteur Sommet ? Je sais que vous êtes là, et que votre fils aussi ! Ouvrez ! »

Mathieu se releva précipitamment et se rhabilla, un peu frustré. Antoine se releva et s'habilla à son tour, amusé de l'insatiabilité de son amant impétueux, et un peu interloqué des mots d'Igor.

« -Longue histoire. » Souffla Mathieu en prenant son petit-ami, ayant désormais caché son indécente nudité, dans ses bras.

Antoine répondit par la même étreinte et déposa un chaste baiser sur ses lèvres. Ils reprendraient leurs retrouvailles plus tard, songea-t-il en souriant, sachant qu'il n'échapperait plus à la bête de sexe qu'était son hybride. Le sourire entendu de ce dernier lui confirma ce fait.

Alfred arriva, d'abord prudent puis soulagé de les voir habillés, et se dirigea sans un mot vers la porte. Il se tourna vers le couple, attendant leur approbation pour ouvrir la porte, les appels d'Igor se répétant.

« -On reprendra cette discussion ce soir. » Souffla Mathieu à son amant, avant de hocher la tête vers Alfred.

La porte s'ouvrit, mettant fin à cette douce parenthèse. Le monde avait besoin d'eux deux. Leurs mains se nouèrent. Et ils étaient prêts à l'affronter, enfin réunis.