Salut mes agneaux.

Ce coup ci, je vous préviens, ce n'est pas un écrit issu de moi que vous allez lire. Je vous explique.

Comme vous le savez surement, le précédent OS, le pire écrit que j'ai pondu cette année à mes yeux, et le plus baclé, portait sur le pairing Antoine/Igor. Pairing qui ne me plaisait pas, et dont l'idée m'a été soufflé par la merveilleuse Pamplelune D'agrume.

Celle-ci a donc pondu sa version, que je vous colle ici sans rien avoir changer.

Et mon dieu, quel version ! Je te le répète ma belle, c'est parfait, c'est exactement dans l'esprit ALFDM. Fait comme ça, ça se serait calé niquel dans la fic, t'as tout bien cerné, et super bien collé à mon style. C'est juste parfait... *bave d'admiration*

Bref, je met donc quand même le warning Lemon Yaoi.

Mais franchement... C'est tellement parfait que le lemon est limite secondaire. Lisez ça bordel !

Encore GG ma belle, et je te laisse te charger de répondre aux reviews sur ce chapitre ^^

Bonne lecture !


Le Major Kavalski observait leur groupe de soldats émérites, ou tout du moins ce qu'il en restait. Les militaires indemnes s'occupaient des blessés et tous souffraient d'atroces migraines que les médicaments peinaient à apaiser. Fichues Ombres maudites !

Ils n'étaient pas tous militaires de carrière mais tous les hommes présents possédaient un moral d'acier, un physique fort et une volonté de survie qui les rendaient surpuissant. Il en fallait bien pour survivre dans ce nouveau monde post-apocalyptique. Leur volonté avait été testée lors de cet échec cuisant face à leurs ennemis et le Major était assez satisfait de l'état mental des soldats. Au fond de lui, il sentait que certains d'entre eux ne se rendaient pas compte de ce qu'ils venaient de vivre et d'autres compartimentaient cet évènement dans un endroit bien précis de leur esprit. Il ne fallait pas y penser dans l'instant ! Il fallait se concentrer sur les vivants, les blesser, sur l'avenir, sur ce qu'il fallait faire maintenant.

Et leur vie était entre les mains du Colonel Daniel. L'homme, d'au moins trente ans son cadet, s'était légèrement reclus, de colère, de honte, de solitude, il pleurait silencieusement et frappait l'arbre qui encaissait sans broncher ses coups. Le Major pinça ses lèvres. Il était pleinement conscient du statut du Colonel, l'autre moitié du mythique duo le Matoine, mais il n'en restait pas moins un civil, un jeune homme qui en avait déjà assez vue, un gosse à ses yeux. Un gosse à qui on avait confié un groupe de soldat pour les envoyer dans une mission suicide, un individu au comportement sous la surveillance d'un jeune espion, un jeune homme qui pleurait ses échecs et les morts. Le Colonel avait fait preuve d'un sang froid exemplaire lorsqu'il avait sonné la retraite, après la torture mentale du chef des Ombres à son encontre, une torture bien personnelle avait-il remarqué, ce sang froid qui l'avait quitté à la mort du jeune Martin. Cette Ombre en avait personnellement contre son chef, elle lui faisait payer quelque chose et l'addition était très salée.

Igor réprima un soupir lorsqu'il remarqua les ecchymoses qui se formaient sur les poings du jeune homme.

Il fallait agir.

Après avoir confié la garde de leur troupe au Capitaine Yvan et l'avoir prévenu de ses intentions, il emporta Antoine loin des yeux et des oreilles des soldats, éprouvés par les évènements. Tous devaient se reposer cette nuit. C'était déjà risqué de dormir à la belle étoile dans une forêt remplie d'Ombres, ils prenaient le pari risqué que leurs ennemis de les attaqueraient pas et de toute façon, ils étaient tous à bout de force.

Toujours était-il que le Colonel Daniel devait se reprendre, même s'il ne doutait pas de la capacité du jeune homme à étouffer ses sentiments pour reprendre son rôle de leader. Pour l'heure, le Major devait s'assurer que le lendemain, ils reprendraient la route, tous.

Et il n'était pas rassuré alors qu'il emportait son supérieur qui le suivait docilement, le corps tremblants, éprouvé et mou, trébuchant au moindre obstacle. Antoine Daniel était brisé et seul. Aussi grand soit-il, à côté de l'armoire à glace qu'était Igor, Antoine ressemblait à un chaton perdu, avec ses yeux humides et voilés, les cheveux en bataille, des coupures et des petites plaies éparpillés un peu partout et les vêtements froissés, sales et déchirés par endroit. Il n'avait plus rien à voir avec l'homme partant de Brütal, il donnait plutôt envie de le protéger envers et contre tout.

Igor les arrêta un peu plus loin, sans être trop proche, ni très éloigné du camp. L'obscurité gagnait peu à peu la forêt.

« Colonel » l'appela-t-il.

Ils se faisaient face, Antoine adossé contre un grand chêne, lui debout, solide comme un roc, droit, le dépassant d'une bonne tête, large du torse dans son uniforme kaki.

« Non » Antoine secoua la tête. « Ne m'appelez plus comme ça, je n'en ai plus le droit. »

Méfiant, Igor haussa un sourcil et capta le regard brun de son vis-à-vis.

« Ne m'appelez plus Colonel. » L'étincelle qui brillait dans ses yeux était forte de conviction. « Pas après cet échec, ces morts. » Le jeune homme baissa les yeux et eut un sourire ironique. « Je ne suis même pas un militaire, une foutue idée de Bob ça »

« Le Général Lennon ne vous a pas attribué le grade de Colonel, ni ne vous a mis à la tête du groupe pour des broutilles, vous avez l'âme d'un leader, vous l'avez prouvé. »

Le rire que laissa échapper Antoine ne le rassura aucunement, ni même l'ombre de folie qu'il discernait dans un coin de son regard.

« Bob était désespéré, il savait que la réussite de la mission tiendrait du miracle. »

« Colonel »

« Mais il avait placé ses espoirs en vous, en moi et j'ai foiré tout ça »

Les larmes brouillèrent la vue déjà myope d'Antoine. Celui-ci ne se rendait pas compte que le militaire face à lui réduisait la distance entre eux et continuait son monologue pathétique.

« J'ai totalement foiré, j'ai sous-estimé l'ennemi et des soldats se sont fait torturer par ma faute, Mart-… Martin e-est »

Il renifla piteusement.

« Martin est mort, par ma faute, totalement par ma faute »

« Colonel Daniel »

« Ne m'appelez plus Col-

« Colonel Daniel ! »

Le Major l'avait saisi par la veste rembourrée kaki et l'avait plaqué durement contre l'arbre, cognant sa tête contre la dure écorce. Le geste brusque sonna quelque peu le jeune homme. Il dévisagea son ainé, alors qu'il agrippait ses avant-bras par réflexe, et il fut frappé par les sentiments qu'il lisait dans son regard bleu claire : de la rage, de l'agacement et autre chose qu'il n'arrivait pas à déterminer.

« Ressaisissez-vous bon sang ! »

La lueur qui brillait dans le regard du russe, il l'avait identifié mais cela semblait tellement hors contexte qu'il mit son observation saugrenue sur le compte de son état de choc. Lui-même, plaqué contre l'arbre, se sentait étrange. Il avait mal de partout, ses mains le faisaient souffrir, et pourtant, dans cette forêt où la nuit tombait, entre les mains de cet homme fort, une chaleur se diffusait dans tout son corps, une chaleur qu'il éprouvait que dans certaines situations. Son souffle s'était transformé, plus profond, plus rauque. Il fixait avec un air indéchiffrable Igor.

Igor qui voulait poursuivre sa diatribe contre cet insolent, trop jeune, trop perdu, cet insolent aux yeux bruns abrités derrière les lunettes qui détaillait son visage avec lenteur, s'arrêtant sur ses lèvres. La soudaine promiscuité de leurs deux corps tendus avait crée une nouvelle tension. Les mots s'étaient perdus au bout de sa langue, qui humidifiaient ses lèvres soudainement sèches, action dont son spectateur n'en perdaient pas une miette, suivant du regard son organe, sa respiration se bloqua elle aussi aux portes de sa bouche, entrouverte. Il le sentait se tendre sous ses doigts et il sentait autre chose de tendu contre l'une de ses jambes.

Loin d'être stupide, Igor savait très exactement ce qu'il allait arriver dans les secondes qui allaient suivre et cette idée ne le répugnait pas, bien au contraire. Il ne la combattait même pas. Les hommes étaient toujours au camp, on n'allait pas les interrompre. Ils en avaient besoin, autant l'un que l'autre. Et pour après, ils pouvaien-non, il ne voulait même pas y penser à après.

Tout en resserrant son emprise sur le col de l'uniforme de son chef, Igor plaça sa jambe droite sur l'entrejambe de son colonel, constatant avec satisfaction la tension qui habitait à cet endroit. Colonel qui laissa échapper une expiration forte en reculant plus encore sa tête contre l'arbre, ne lâchant pour rien au monde le regard qu'ils s'échangeaient, les poignets plus serrés sur ses avants-bras puissants, le bassin en feu. Le Major approcha son visage de son cadet, plaquant carrément leur deux corps l'un contre l'autre, tous deux sentaient leur tension respectif, Antoine déglutit, lui eut un sourire en coin.

Leurs bouches étaient à quelques centimètres l'une de l'autre, un regard bleu claire contre un plus marron et voilé, une brève trêve se négociait, un accord tacite s'écrivait dans leur esprit pour s'achevait au moment où ils respiraient le souffle de l'autre, où Antoine rompit le contact visuel pour observer avec désir les lèvres charnus du Major et mouva son bassin contre les muscles bandés à l'extrême de l'homme.

La poitrine d'Igor vrombit et un grognement rauque s'étouffa contre le cou d'Antoine. Le militaire avait lâché en un éclair les vêtements pour empoigner d'une main les cheveux touffus du jeune homme et lui maintenir la tête de façon à ce qu'il ait accès au cou si blanc et dévorer cette peau si tendre, l'autre s'affairait à s'infiltrer sous la veste, puis le t-shirt et à caresser la peau douce au toucher sous ses doigts rugueux. Antoine ne comprit le retournement de situation que lorsque la main curieuse saisit une de ses fesses avec force et le rapprocha contre le bas-ventre du l'homme, frottant leurs érections communes. Le gémissement qui traversa sa bouche fit rire son tourmenter qui aspira plus longuement l'épiderme de son cou en tirant ses cheveux. Antoine s'accrocha à la nuque d'Igor un instant, profitant du suçon en formation - Dieu qu'il aimait ça - avant de se ressaisir. Pas question qu'il soit en reste.

Il ondula son corps, tirant un grognement de frustration de l'autre sous son oreille, ignora le tremblement de son corps, qui réclamait plus, avide de la poigne sur ses fesses musclées. Igor releva sa tête et Antoine en profita pour glisser ses mains sur sa nuque et pencher la tête et attrapa les lèvres pâles de son vis-à-vis. L'entreprise se révélait difficile, surtout avec la main qui allait lui arracher des touffes de cheveux mais lorsqu'il passa sa langue mutines sur les lèvres charnus de l'autres, il sut que ça en valait le coup.

Il maintint la tête du Major contre ses mains et joua avec sa bouche. Son regard n'était qu'insolence et rébellion, même si l'autre était curieux de sa manoeuvre. Antoine, à son tour, lécha avec application les lèvres, il prit la lèvre inférieure entre les siennes et la suça délicatement. Au moment où il colla leurs bouches et s'engouffra dans la cavité d'Igor, il se frotta lascivement contre la dureté jumelle à la sienne.

Contrairement à leur impatience, le baiser s'orchestrait lentement. Ils prenaient un soin méticuleux à se découvrir dans un premier temps, à jouer avec leur organe lingual, à utiliser leurs dents, à bouger leurs lèvres. Ils reprirent leurs souffles avant de repartir dans une autre danse, plus taquine.

Igor étouffa le gémissement d'Antoine lorsqu'il inséra un premier doigt dans son intimité brûlante. Il bougea son majeur et crut que la patience qu'il déployait actuellement allait s'effondrer lorsque le jeune homme remua ses fesses contre sa main, réclamant plus de sa part. Il se sentait vraiment trop à l'étroit. Une main secourable s'attaqua fébrilement aux boutons de son pantalon et tandis qu'ils continuaient à s'embrasser, plus durement, plus sauvagement, la main palpait son pénis gorgé de sang à travers son boxer. Elle descendait plus bas et tâta ses bourses lourdes. Igor sentait Antoine sourire contre ses lèvres et rompit l'échange. Il aimait ce qu'il touchait.

À deux mains, il baissa le pantalon puis le sous-vêtement et empoigna l'entrejambe dressée à l'air libre, arrachant à Igor un halètement de bien-être. Ça faisait longtemps que l'on ne l'avait pas touché. Il se laissa aller dans la poigne souple et experte de son Colonel, retirant par la même son doigt, ses grosses mains se posèrent sur les hanches de ce jeune homme qui le branlait, dans une forêt. Le Major clôt ses yeux, ne remarquant pas l'air satisfait d'Antoine, ni que son regard s'arrêtait sur son pénis turgescent, parcourant avec le reste de luminosité les veines qui zébraient le membre rouge, le gland à l'air. Il ne pouvait donc pas voir la faim qui illuminait le regard du jeune homme. Il prêta une attention lointaine lorsque ses doigts passèrent des hanches, aux épaules puis aux cheveux, encore une fois et qu'une bouche, chaude, mouillée, s'attaqua à sa longueur, de la base, remontant au sommet, puis redescendit sans l'englober totalement. Une de ses mains titilla son méat alors que la bouche de leur propriétaire lui faisait vivre un supplice, léchant ses testicules. Perdu dans un océan de sensation -ça faisait vraiment longtemps -, Igor posa son avant-bras contre l'arbre, le front appuyé, les paupières toujours abaissés. Il voyait très précisément dans sa tête la position dans laquelle ils se trouvaient. Lui appuyé contre un arbre, son épaisse carrure protégeant le Colonel Daniel, sous lui, à lui donner une délicieuse fellation et-oh.

Igor jura en russe lorsqu'enfin, son gland fut englouti et plus encore. Le mouvement de va-et-vient fut d'abord lent, trop lent, puis un rythme plus soutenu arriva. Bordel que le garçon était doué avec sa bouche, dénotant une certaine expérience. On n'apprenait pas à faire de bonnes fellations du jour au lendemain. Antoine alterna entre coup de langue et suçon, jouant parfois avec une main sur sa longueur, testant sa patience et le moment où il viendrait. Néanmoins alerte, Igor tentait d'écouter les bruits de la forêt et de réprimer ses gémissements, et à part les bruits de succions obscènes, il ne percevait rien de menaçant à leurs égards. Il se sentait monter, vague par vague, aller-et-venus par coup de langues. Igor ouvrit subitement les yeux et força son self-control à ne pas le faire éjaculer dans le seconde, tant la vision de son supérieur, son membre épais en bouche, était érotique et jouissif.

Le militaire le releva au moment où il le lâcha. Surpris, Antoine glapit peu glorieusement lorsqu'on le retourna pour face à l'arbre alors qu'on le défroquait sans cérémonie. Sa veste fut retirer dans la précipitation et il se retrouva complètement nu, aux mains rugueuses de l'autre homme qui parcouraient son corps. Antoine s'esclaffa et se cambra lorsqu'on saisit son érection à deux mains, l'une tâtant le sommet, l'autre cajolant la base et ses bourses. Un pénis couvert de sa propre salive se frottait contre la raie de ses fesses et Antoine ne désirait plus qu'une chose : qu'Igor s'enfonce en lui, là, maintenant.

Antoine plaqua ses bras contre l'arbre, bombant au maximum son torse pour offrir une vue plus que délicieuse à son subalterne de sa chute de rein musclée. Sa respiration s'emballait d'appréhension, il le suppliait de le prendre au vite.

Igor n'en faisait qu'à sa tête. Il le branlait toujours alternant les vitesses sur le membre gonflé. Il jouissait du pouvoir qu'il exerçait sur le Colonel, cet homme qu'il tenait du bout de ses doigts. Magnanime, une de ses mains quitta le pénis pour retourner sur le dos tendu à l'extrême , il ne pouvait plus le voir mais il le sentait au toucher. Sa main empoigna une hanche et il se pencha pour déposer une série de baiser sur les omoplates, son entrejambe se frottant toujours dans la raie, frôlant parfois l'anus, testant l'ouverture sans pour autant aller au-delà. Tout impatient qu'était Igor - oh qu'il avait hâte d'entendre et de sentir son supérieur lorsqu'il ne pilonnerait - il savait qu'il devait le préparer un minimum. Alors sa main quitta la hanche pour rejoindre son pénis dont le bout se posait sur le coccyx, il caressa son méat réactif, ondula son bassin de sorte à coller ses testicules contre l'entrée d'Antoine, qui le maudit à voix basse, et se retira lentement, en même temps que sa main glissa et que son large pouce s'enfonça dans son fondement. Antoine gémit de contentement en levant la tête au ciel. Il écarquilla des yeux lorsque le pouce se retira pour laisser place à deux doigts et lorsque la bouche du Major croqua sa peau. Antoine planait presque dans le plaisir, stimuler devant et derrière, la douleur qu'il éprouvait ravivait celle tapie dans son esprit. Les doigts bougeaient en lui, l'étiraient douloureusement et il aimait ça.

Il revoyait la scène, terrible, de son groupe encerclé par les Ombres, par 33 qui torturaient les soldats.

Son impuissance totale, la douleur qu'il éprouvait à chaque cri…

Alors qu'il étirait en ciseaux les anneaux de chair tendus, Igor grignotait la peau salée de sueur. Son autre main s'était retiré pour voguer sur le ventre et la poitrine.

À chaque coup de lame…

Igor sentait Antoine se tendre sous ses doigts mais pas que de plaisir, il le sentait changer et il savait très exactement ce que le jeune homme avait en tête : il ressassait la mission foirée. Les mêmes images défilaient également dans sa tête - non, pas maintenant suppliait le militaire en contractant les traits de son visage. Il mordit plus violemment la peau, arrachant un cri de douleur mêlé de plaisir à son colonel.

À leur colère envers chaque Ombre qui les encerclaient…

La main d'Igor étouffa le cri d'Antoine au moment où il le pénétra d'un coup d'un seul. Pendant un instant, tous deux eurent l'esprit vide, savourant la sensation d'être entouré par une chaleur dévorante pour l'un et d'être douloureusement rempli pour l'autre. Le Major replaça une main sur une hanche lorsqu'il commença par bouger son bassin, l'autre obstruant encore la bouche du brun pour finalement se poser sur une épaule aux muscles contractés.

À leur haine profonde envers leur nouveau chef, 33, au moment où Mart-

Antoine souffrait à chaque mouvement, la douleur lancinante était presque insupportable et pourtant, il l'accueillait et l'acceptait autant qu'elle lui faisait du bien. Il réprima difficilement un cri lorsque Igor toucha sa prostate au bout de quelques va-et-vient soutenus. Son corps trembla tout entier lorsqu'il toucha la paroi jouxtant la glande une seconde fois, une douleur qui trouva un écho de plaisir dans la zone sollicitée. Il se redressa contre l'arbre, l'écorche abimant sa peau mais il n'en avait que faire. C'était trop bon ! Il s'efforçait de contrôler les sons qu'il émettait avec difficulté. Le militaire ralentit alors la cadence et se colla contre son dos moite. Il sentait son souffle s'égarer sur son épaule, sa bouche frôlait parfois son épiderme. Un de ses bras parcourait son torse pour le plaquer contre lui et la main migra de sa hanche vers son pubis. La respiration haletante et les yeux fermés, Antoine posa l'arrière de sa tête contre la clavicule du militaire, le membre toujours enfoncé en lui.

Au cadavre du jeune soldat Martin, dénué de son co-

La main sur son torse imberbe bougea pour saisir un de ses tétons dressés et le fit délicatement rouler entre deux doigts.

« Mmmh »

Tous les poils de son corps se hérissaient. Il sentait l'air frais de la nuit sur sa peau nue, le long de son pénis délaissé. Le bassin du militaire ne bougeait plus, frustrant plus encore Antoine qui serra les poings abîmés, emprisonné dans la chaude étreinte du militaire.

« J'vous en prie » supplia-t-il.

Les bouts des doigts remontèrent doucement du pubis et frôlèrent la zone de son bas-ventre, provoquant un vif éclair de chatouillis qui se propagea dans tout son corps, s'enfonçant davantage en lui. Antoine ne put retenir l'exclamation de plaisir et Igor plongea ses crocs contre la peau, imprimant la marque de ses dents.

« Continuez, j'vous en supplie » pleurait presque le jeune homme, à bout sous les attouchements du militaire.

Celui-ci consentit enfin à onduler, se retirant et s'enfonçant avec lenteur, appréciant le frottement des chairs contre la peau ultra sensible de son pénis. Il se retira définitivement, arrachant un grognement de mécontentement de son Colonel.

Il posa ses mains sur chaque fesse de son supérieur, les empoigna avec ferveur, Antoine frémit lorsqu'il les écarta et qu'il présentait encore une fois son gland contre son anus. Il poussa un tout petit peu, jouant avec les muscles fessiers qu'il triturait avec ses gros doigts.

« Putain mais tu vas arrê-aaah ! »

Le Colonel Daniel se tendit brusquement, n'évitant pas le cri sous la soudaine poussée. Igor sentait les muscles se contracter tout autour de lui, la même étroitesse que lors de sa première intrusion. Il cessa de tourmenter son supérieur et enchaina directement les coups de rein avec une rage contenue. Antoine le suppliait, s'accélérer, encore et encore, de ne pas s'arrêter, de le prendre et c'était absolument divin et terriblement indécent. Le pouvoir qu'il avait sur son supérieur, sur ce jeune homme du célèbre duo post-apocalyptique, était tout simplement grisant et il prenait un pied d'enfer.

Antoine vint le premier, lorsqu'une main secourable s'occupa de son entrejambe. Igor se retira juste à temps pour éjaculer sur les fesses rebondies qui lui faisaient face dans un grognement.

Ils s'effondrèrent sur le sol. Ils n'entendaient que leur respiration emballée et les bruits naturels de la forêt. La nuit était à présent tombée et l'obscurité avait gagné chaque recoin. Seule la lune leur offrait un éclairage naturel et lorsqu'Antoine se retourna, Igor vit, à la lueur de l'astre, que le garçon était un peu plus apaisé.

Le sentiment de culpabilité restait imbriqué dans le fond de son regard et le Major savait qu'il ne partirait pas, jamais.

Reprenant plus facilement son souffle, lui-même se sentait dans un sens plus calme et détendu. Alors, sans un mot, il récupéra les vêtements éparpillés à l'aide d'une petite lampe de poche, essuyer les fluides et les habilla, même si Antoine pouvait enfiler son uniforme sans aide. Une fois que le militaire était certain que tout était remis à sa place, il échangea un dernier regard avec le jeune homme, le dernier échange sur cet instant qu'ils avaient partagé pour calmer les tensions - les leurs -, un silence tacite entre eux. Antoine avait un regard mélancolique avant de briser l'échange visuel.

Le Major Kavalsky ne sut jamais que ses yeux polaires rappelaient au Colonel Daniel d'autres yeux bleu, des yeux qu'il cherchait désespérément.