Coucou tout le monde!
Je sais que je poste avec un rythme complètement anarchique mais je crois que Zephy m'as refilé son virus du «je n'ai jamais de panne pour la même histoire». Du coup je profite de cette «contamination temporaire» pour poster la suite de cette histoire tant que l'inspiration est bien présente!
Merci à Ic'ilver et Zeph' pour vos reviews ainsi qu'aux nouveaux followers ça me fait très plaisir!
Ce chapitre est un peu particulier car la fin se termine sur un point de vue externe à Sacha ^^ j'espère que vous pourrez l'apprécier autant que les précédents.
Sur ce, bonne lecture mes lamas!
A mon réveil, je sous en nage sous les draps. Je me relève lentement pour reprendre mon souffle alors que mes pas me mènent à la salle d'eau. J'enlève mes dessous avant de pénétrer dans la douche. Je soupire de soulagement en sentant l'eau chaude détendre mes muscles encore tendus après mon sommeil agité. Je reste ainsi pendant ce qui me semble être une éternité, la tête adossée contre la paroi de la douche. L'eau chaude me fait un bien fou. Les yeux fermés je reprend doucement mes esprits pour oublier au plus vite mes cauchemars. Je ne veux plus y penser. C'est sur cette pensée que je coupe l'eau et quitte la douche. Pendant que je sèche mon épaisse tignasse, on frappe à la porte. Je m'empresse d'enfiler ma combinaison et ouvre la porte ou se tien Jean-Bart et son air renfrogné habituel. Je noue rapidement mes cheveux en une seule natte sous les yeux de ce dernier qui finit par briser le silence.
- «on ne t'a pas vue au dîner tout à l'heure gamine».
Un rapide coup d'oeil à l'unique hublot de la cabine me fait remarque que la nuit est tombée depuis un moment en effet.
- «Mince... J'ai dormis plus longtemps que prévu, avouais-je avec un sourire en coin.
Jean-Bart ne dit rien mais me fait signe de le suivre, ce que je fais sans hésiter. Nos pas nous mènent jusqu'à la cuisine ou se trouvent Shachi, Gin, Bepo et Penguin entrain de jouer au poker. Le roux à la casquette verte est le premier à me voir me fait signe d'aller m'assoire à la place encore libre entre l'ours polaire et Penguin. Je jette un regard noir à ce dernier alors qu'il éclate de rire naturellement. Jean-Bart revient vers moi avec une copieuse assiette qu'il pose devant moi. Je le remercie et attaque mon repas sans plus tarder.
- «Notre petite lionne vient reprendre des forces! T'étais passée ou Cha, me lance Gin qui passe son tour.
- «Oui, j'ai trop dormis, répondis-je en faisant rire Penguin et Shachi.
- «Tu es passée de lionne à marmotte en une seule journée, me lance ce dernier avec un regard en coin que j'évite comme toujours.
- «Hmm.. On peut dire cha, ajoutais-je entre deux bouchées de viandes ce qui fait rire de concert mes nakamas au complet.
- «j'aurais bien fait pareil si je n'avais pas eu autant de boulot avec cette satanée machine, dit Shachi qui baille à s'en décrocher la machoire.
Cette fois c'est moi qui laisse échapper un petit rire alors Gin lui dit de surveiller ses mots s'il ne veut pas avoir le capitaine sur le dos.
Je termine de manger et j'observe les garçons jouer en silence Gin se couche face aux jeux de Bepo qui s'excuse comme à son habitude. Il quitte la partie et nous souhaite la bonne nuit en quittant la pièce. La partie continuent pendant une bonne heure et se termine sur une victoire écrasante de Penguin qui à dû batailler face aux coups bas de Shachi. On discute pendant un moment de la prochaine escale à faire. Bepo nous annonce que demain nous arriverons sur une île marchande, la nouvelle accueillie avec un peu d'appréhension. Bien qu'il se soit repris en main, Ils craignent un peu que le capitaine replonge dans ses mauvaises habitudes. Persuadée du contraire, je balai sans détour les mauvaises pensées de mes nakamas en leur disant que je n'hésiterais pas à le gifler encore une fois s'il faut. Ils me dévisagent tout les trois avant d'éclater de rire et je ne finit par les imiter aussi. Nous discutons encore un peu quand nous décidons de regagner nos cabines respectives en voyant l'heure bien avancée. Je souhaite la bonne nuit à mes nakamas qui font de même. Avant que je tourne au fond du couloir qui sépare ma cabine des autres je jette un regard. Regard qui croise celui de Shachi qui semble prendre un malin plaisir à me narguer, j'en connais un qui va déguster encore une fois. J'accèlère un peu le pas en arrivant vers ma cabine. Je reproduit à l'exactitude même le même manège que tout l'heure avec la bougie. C'est le seul moyen pour pouvoir trouver le sommeil. Je m'allonge et ne tarde pas à rejoindre Morphée.
Le réveil est un peu dure le matin suivant, les garçons ont l'air épuisés. Law qui semble plus frais que la veille annonce qu'aujourd'hui nous allons faire le plein en ravitaillement sur l'île ou nous venons tout juste d'arriver. Mais ce qui achève de nous réveiller c'est quand il nous dit qu'aujourd'hui nous avons quartier libre pour nous reposer et flâner un peu sur l'île en attendant que le log pose recharge. Et c'est ainsi qu'après avoir terminé le petit déjeuner, on se précipite presque sur le pont du sous-marin écoutant les dernières recommandations de Law. Cette fois Gin et Wakame qui s'occupent du ravitaillement. Shachi avec Penguin se mettent en quête d'un magasin pour acheter de nouvelle pièces pour le sous-marin. Bepo et le capitaine comme à leur habitude vont à la pêche aux infos.
C'est ainsi que je me retrouve à me promener sans but précis dans les rues bondées de monde. Par précaution j'ai emporté mon casque et quelques explosifs avec moi au cas ou j'aurais la mauvaise surprise de rencontrer des marines au détour d'une rue. J'entre dans un bar et commande à boire. Je sirote ma bière tranquillement quand des rires gras et bruyants se font entendre sur ma droite. Par réflexe je tourne la tête et croise le regard porcin et répugnant d'un pirate fortement alcoolisé qui me reluque sans retenue. Je le fixe blasée et intriguée. Quel intérêt pourrait-il avoir avec une fille en combinaison qui ne profite pas vraiment à ma silhouette? Ou bien il à des fantasmes chelous, oui ça doit être ça. Je détourne les yeux agacées et termine ma boisson que je paie avant de m'éclipser car j'ai un mauvais pressentiment.
Et cette impression se confirme quand j'entends des pas derrière moi. Un regard derrière moi m'informe qu'un groupe me suit depuis la taverne, en les regardant un peu mieux je peste : des chasseurs pirates.. Ma prime est peu élevée mais connaissant cette vermine ils pensent sûrement me prendre en otage pour faire chanter mes nakamas. Concentrée sur eux, je remarque pas tout de suite que je viens de m'engager dans une impasse ce qui les fait rire bêtement. L'un d'eux se permet même de faire de l'humour à mon égard.
- «Vous voyez c'que j'vois les gars? Notre p'tite souris s'est foutue dans l'mouise on dirait!
Ses copains rigolent stupidement mais ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus. Je tâte un point sur ma combinaison et je peste contre moi même. Je n'ai que des explosifs et je n'ai pas pensés à prendre des bombes d'évasion. Ils approchent et je recule rongée par le doute et la peur ce que je vais devoir faire pour sauver ma peau encore une fois. J'aurais mieux fais de rester au sous-marin aujourd'hui. Mais je n'ai pas le temps de ruminer davantage que deux de ces pourris se jettent sur moi toutes lames sorties. J'esquive dans un premier temps mais je suis vite acculée et je ne vois pas derrière moi la lame effilée de la lance qui s'empale dans mon flan droit et le flot de sang qui en sort.. Non je vois plus rien maintenant.
Pendant un instant le temps se fige. Le groupe de chasseurs se fait un plaisir de mettre pièce leur nouvelle victime. Du moins c'est ce qu'ils pensaient jusqu'à ce qu'ils entendent le bruit d'un objet métallique qui tombe et un sifflement aigu dans leurs têtes. Désorientés ils regardent leur proie qui adopte une drôle de posture mais ce n'est pas ce qui les préoccupent le plus. Non.. C'est son regard. Son regard ou vit un éclat de folie qui n'a plus rien d'humain. Un autre détail les intrigue encore plus. Sa plaie sur son flan ne saigne pas ou plutôt elle ne saigne plus. Le liquide carmin danse doucement dans les airs et c'est à ce moment-là qu'ils comprennent leur erreur. Le liquide rouge stagne encore un moment autour d'eux avant de venir s'enrouler tel un serpent autour des avants bras de la rousse. Le sang se solidifie et prend la forme de dague effilées autour de ses membres. Sa combinaison maculée de sang accentue la peur dans leur yeux des nouvelles victimes. Des jambes reculent et on braque une rangée de revolvers sur le monstre qui vient de naître une nouvelle fois. Une fois encore débute cette danse macabre qu'elle ne connaît que trop bien. Enivrée par le carnage et la chaire qui craque et se déchire sous ses assauts sauvages et primitif, le monstre ne se méfie pas des lames qui entaillent ses membres profondément ou non. L'excitation du combat à nouveau prit possession de son corps et elle rit à n'en plus pouvoir debout autour des cadavres sauvagement mutilés jonchant l'impasse ou elle se trouve.
La folie à fait son oeuvre une fois de plus. Le monstre porte un regard sur sa tenue en lambeaux et maculée de sang. Ses doigts sales du sang de ses ennemis lui semble tout à coup plus intéressant que ce qui se passent autour d'elle. Et si elle prend un certain plaisir à lécher le liquide rouge sur ses phalanges brisées d'avoir frappé avec acharnement les petites souris. Elle ne remarque pas tout de suite les yeux horrifiés qui ont assistés à la scène. Des yeux qu'elle convoite secrètement et que pour rien au monde, elle n'aurait voulu infliger un tel spectacle. Plongée dans sa contemplation, une voix familière brise l'état de transe dans lequel elle se trouvait.
- «Sacha ? Qu'est-ce que.. Qu'est-ce que tu as fais..?
Les yeux rouges du monstre rendent leur place à ceux qui sont humains. Ils viennent se noyer dans le regard sombre ou l'incrédulité, la peur et l'inquiétude sont plus présente que jamais. À cet instant son monde s'écroulent en même temps que ses larmes coulent à flot. La douleur choisit cet instant précis pour se rappeler à elle et dans un unique cri ou résonnent la peur et la douleur, la lionne sombre dans le néant brisée encore une fois. La vue de son amie en danger de mort reconnecte le jeune homme à la réalité qui se précipite vers elle. La peur au ventre, il s'élance comme jamais jusqu'au sous-marin priant un dieu en qui il n' à jamais cru de ne pas lui infliger encore une fois la même épreuve. Arrivé à destination il s'enfonce dans l'obscurité du vaisseau ou il hurle désespérés des appels à l'aide et l'effroi finit par happer tout le monde dans ses bras.
Bon je m'attend à de vive réactions, n'hésitez pas à laisser vos impressions mes lamas!
