Aye Aye les lamas baveux !
Merci pour vos impressions laissées sur ce premier lemon aboutit, je me suis vraiment prise la tête jusqu'au bout en écrivant le chapitre 15. Je vois que Zero vous intrigue de plus en plus et j'en suis pas peu fière vu ce que je réserve à cet oc prochainement ! Alors en attendant je vous laisse ici avec l'intrigue en cours, bon j'espère que vous ne ragerez pas trop avec ce que je vous ai concocté dans ce chapitre ! Je m'excuse d'avance car ce chapitre est bien plus court que les précédents car je le sens ainsi. Je ne veux pas en dévoiler plus pour conserver un brin de suspense alors j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop la dessus ^^'
Sur ce, bonne lecture à tous et à toutes et n'hésitez pas à laisser vos impressions !
La nuit arrivait à son terme quand la rousse émergea enfin. L'esprit encore embrumé, il lui fallut encore quelques minutes pour souvenir ou elle se trouvait. Son regard se posa sur Penguin paisiblement endormit sur sa poitrine. Elle senti à nouveau cette vague de chaleur revenir à l'assaut dans son corps. Ses doigts froid s'aventurèrent sur la nuque exposée du noiraud qui marmonna quelque chose contre son corps. Ses bras se nouèrent autour de sa taille alors que le sommeil le quittait à son tour. Ses prunelles mis closes croisèrent les siennes. Un sourire en provoqua un autre avant qu'il ne vienne lui voler un premier baiser sur ces lèvres qui le narguait. La pyromane y répondit sans hésiter. Léchant ses lèvres affectueusement, sa jumelle ne manqua pas de s'en mêler rapidement. Un baiser s'échangea suivit par d'autres devenant plus audacieux ou parfois quelques morsures anodines se joignaient à la partie.
Pressée contre son torse, la rousse le fit basculer doucement sur le côté. Penguin la dévisagea, une mine sérieuse se dessinant sur ses traits tendus. Elle lui rendit son regard et quitta la chaleur de ses bras cherchant du regard ses vêtements éparpillés sur le sol de la cabine. Elle pouvait sentir son regard lui brûler la nuque alors qu'elle enfilait sa combinaison. Il l'imita peu de temps après alors que la lionne s'apprêtait à sortir, il visa sa casquette sur la tête avant de la suivre. Errant dans les couloirs du sous-marin, aucun des deux ne pipa un mot. Seul le bruit de leur pas brisait le silence du corps d'acier encore endormit à cette heure-ci. Nerveuse, la rousse entortilla une mèche rousse entre ses doigts. Le noiraud lui jeta un regard en coin avant d'attraper sa main et d'entrelacer ses doigts avec les siens pour lui donner du courage. L'aube approchait de plus en plus et avec elle, la réalité cruelle et amère qui les attendait en dehors du sous-marin au delà de la forêt qui séparait deux camps adverses ennemis jurés depuis longtemps. Au jour d'aujourd'hui, ils allaient devoir faire face à l'épreuve d'une séparation programmée sans savoir quand ils se reverraient et combien de temps cette fois.
Cette vérité indigeste, elle choisissait volontairement de l'avaler toute entière en se jurant de ne pas céder quoi qu'il arrive. Ses doigts tremblaient et elle le senti imperceptiblement serrer sa main un peu plus fort alors qu'ils arrivaient enfin sur le pont du submersible jaune. Le vent frais de la nuit mourante sous les rayons du soleil lui caressa le visage jusqu'à la faire frissonner. Elle se détourna de la brise matinale pour faire face au noiraud qui n'avait pas lâché sa main. Ses yeux verts brillaient et s'encrèrent dans les yeux sombres du pirate qui soutenait son regard sans broncher. Là ou lui faisait preuve d'un courage envers le futur noir qui les attendait, elle se sentait vide de volonté et n'aspirait qu'à disparaître. L'absence de volonté devenait de plus en plus oppressante lui donnant l'impression d'avoir le coeur enfermé dans un étau blindé. Tout deux se tenaient immobile gardant bien en mémoire le souvenir d'une nuit trop courte passée à deux. Le moment de se dire au revoir car ce n'était pas un adieu et seule cette pensée parvenait à lui donnait un peu de réconfort. La pyromane brisa le silence en soufflant nerveusement. Une dernière fois, rien qu'une fois encore, elle goûta à l'étreinte du noiraud ainsi qu'à la douceur de ses lèvres qui la quittait difficilement. Le noiraud eut toute les peines du monde à se défaire d'elle pour la laisser partir. Il la regardait s'éloigner alors que les deux autres fugueurs arrivaient à leur tour sur le pont pour suivre la rousse qui les attendait sur la terre ferme. Avant de se mettre en route, Sacha regarda une dernière fois le point du vaisseau ou la silhouette de Penguin se tenait encore avant de disparaître à son tour quand elle s'évapora à travers la végétation luxuriante de la forêt.
Le reste du trajet se fit dans un silence glaciale, le rookie marchait en tête du groupe suivit par les filles qui marchaient plus par automatisme. La rousse silencieuse observait les silhouettes de moineau et de Trafalgar et au vu de la tête que tiraient les amant, elle n'eut aucun mal à comprendre qu'ils s'étaient encore disputés. Sacha n'en fit rien, de toute façon elle n'était pas d'humeur à jouer les curieuses. Plus tard peut-être mais pas maintenant, c'était encore trop frais dans sa tête pour qu'elle puisse se laisser aller à la plaisanterie. Étrangement, le retour parut plus cours que l'allée la veille, quand ils aperçurent le corps du navire de guerre, les trois fugitifs s'y engouffrèrent aussi discrètement que possible. Chacun regagna sa cabine sans un regard en arrière. Cependant le silence lui fut brisé par la visite importune d'un fouteur de trouble bien connu dans le coin. En entrant dans sa cabine, la rousse se dirigea vers la salle d'eau pour se rafraîchir un peu. L'eau chaude lui apporta un peu de réconfort durant le temps ou elle demeura sous le jet chaud de la douche. La lionne quitta celle-ci 10 minutes plus tard en entendant du bruit provenant de sa chambre. Vêtue d'une simple serviette, elle laissa l'eau couler et s'approcha à pas de loup de la porte entre baillée qui s'ouvra brusquement sur le clown et son sourire des grands jours. Il ne perdit pas de temps pour se jeter sur Sacha qui commençait déjà à reculer, elle glissa sur le carrelage mouillé de la salle d'eau. Sonnée par sa chute, Jango ne lui laissa pas le temps de reprendre ses esprits. Ses mains se refermèrent sur la gorge de cette dernière qui se débattit aussitôt écrasée par le poids du croquer-mort qui se délecta de la peur qu'il provoquait chez elle.
Tel un prédateur, il glissa lentement contre son corps et son souffle qui vint s'écraser contre son oreille lui glaça le sang alors qu'il prenait la parole.
-« Naaah.. Je cherche un vilain chaton voleur qui rôde dans le coin Fauve-chan.. L'aurais-tu vu ? »
La rousse le dévisagea horrifiée et pétrifiée à la fois. Au dessus d'elle, le clown arborait un sourire vicieux en coin, les yeux brillant d'une lueur que personne n'avait jamais vu. Face au mutisme persistant de la captive, le clown ricana.
-« Vraiment... Quelle naïveté de ta part de croire que je n'aurais pas remarqué ton intrusion dans mon antre. Nehehe, fourrer ton museau dans des affaires qui ne te concerne pas va t'attirer des ennuis Fauve-chan ! Enfin, j'espère que tu auras bien profité de ta petite ballade nocturne en compagnie de tes maîtres, petite traînée.. Parce que maintenant c'est l'heure de la punition petit lionceau.. »
Il s'écrasa de tout son poids sur les hanches douloureuses de la rousse qui étouffa un gémissement de souffrance. Le clown libéra sa gorge qui s'activa aussitôt à conduire à nouveau l'air dans ses poumons en feu. Elle peinait à reprendre une respiration régulière et voulu reculer quand il s'arma d'une dague dissimulée sous ses vêtements. Jango caressa le tranchant de la lame du bout des doigts et la fit glisser lentement sous son poignet qu'il entailla sans hésiter. Sacha blêmit à la vue du sang noir s'écoulant de sa plaie alors que le puzzle se remettait rapidement en place dans son esprit. Elle commença à se débattre et roula sur le ventre pour essayer de lui échapper. Grognant devant l'insolence dont elle faisait preuve, le clown la coinça d'une toute autre manière. Tirant sur ses cheveux pour ramener sa tête en arrière, un cri de douleur glissa dans ses tympans à l'affût et il en jubila intérieurement. Le croque-mort coinça son poignet dans la mâchoire de la rousse l'obligeant ainsi à boire de force le sang qui coulait de sa plaie en masse.
Coincée sous lui, son estomac se contracta pour rejeter ce corps étranger qui tentait par tout les moyens de forcer le passage dans le sien. Au dessus d'elle, la prise sur son cuir chevelu s'accentua pour l'empêcher de vomir. Le supplice dura ainsi pendant plusieurs minutes qui devenaient interminable pour Sacha qui sentait déjà son corps réagir. Quand il jugea avoir assez donné de son sang il la lâcha et elle retomba sur le carrelage. La nudité apparente de la rousse ne semblait pas le gêner alors qu'il l' observait s'éloigner de lui tremblante et affaiblie vers un autre coin de la pièce. Ce dernier sourit en lisant la peur sur son visage. Un ricanement s'échappe de ses lèvres en la voyant se tordre de douleur en proie à un mal qui la ronge totalement. Son corps devient un brasier d'aiguilles qui la lacèrent littéralement de l'intérieur. Crier n'arrange rien et pleurer empire son état. Son coeur palpite et sa circulation sanguine qui s'emballe lui vrille les sens et son système nerveux déraille. Oscillant entre des illusions et des vagues de douleurs déchirantes, la lionne sombre et rend les armes peu à peu.
Assit plus loin, le clown avait entreprit de recoudre sa plaie au poignet. Tirant sur les fils pour rapprocher les chaires déchirées, l'absence de douleur sur son visage rend la scène bien singulière sur le coup. Remarquant le silence qui règne depuis peu, il jette un regard en coin à la lionne inconsciente et étendue de tout son long sur le carrelage. Jango sourit et s'avance à quatre pattes vers elle. Sa main frôle cette joue plus pâle que de coutume. Ses doigts redessinent la courbe de sa mâchoire et ses yeux glissent sur ses courbes s'attardent par moment sur ses cicatrices. Le clown soupire et la soulève lentement pour la porter jusqu'au lit ou il la jette sans ménagement. Un sourire se pointe à l'entente d'un second gémissement plaintif. Jango jubile en se disant que cette punition obligatoire valait bien le détour même en sachant qu'il en subirait certainement les conséquences un jour. Pour l'instant, il se sait grandement avantagé par rapport à ce petit lionceau qui n'a pas supporté le contre-coup de sa punition. Et parce que bientôt il perdra peut-être le fond d'humanité qu'il lui reste et que si cela devait arriver, Jango pourrait l'aimer pour ce qu'elle sera amenée à devenir dans un futur proche. Un jouet et un objet de mort entre ses mains. Un compagnon dans ses jeux morbides et pour le suivre lui dans sur son chemin jonché de danger. Parce que pour le clown les femmes ne deviennent belles qu'en succombant aux doux bras de la mort. Car la mort est la plus belle des femmes pour lui. Parce que celle-ci ne sera jamais sienne, il n'en veut pas d'une autre et préfère se mélanger à ses congénères masculins. Sorath sera sa rédemption, petit fauve une poupée artificielle qu'il se plaira à modeler à sa manière et au grès de ses envies. Il sera celui que les humains aiment haïr, celui qu'on accusera de tout les maux imaginables. Mais il demeura pour effacer la peine et les larmes qui maculeront le visage de cette poupée qu'il contribuera à créer.
Le clown n'oubliera jamais les années de terreurs vécues dans les bois maudits enfermé comme une bête avec ses semblables dans les murs de cette bâtisse maudite. Coincé avec les siens, cette meute qui l'a accueillit dès le début pour lutter dans leur survie quotidienne. Jamais ils n'oublieront et jamais ils ne courberont l'échine fasse au monde qui leur à tourné le dos dès leurs premiers instants dans ce monde. Dans un geste lasse, il jette un drap blanc sur le corps nu et inerte de la rousse avant de s'éloigner sans un regard en arrière. Laissant la porte de sa cabine entre ouverte, le clown disparaît au fond du couloir sans prendre attention au petit animal fixé au plafond de la cabine de Sacha. Une main sort de la pénombre et se saisit doucement du Den Den Mushi, la porte est refermée derrière l'ombre qui s'éloigne à son tour de son côté. Dans la cabine, la rousse ne reprit connaissance que bien plus tard dans la journée et une surprise de taille l'attendait à son réveil. Le poids du secret qu'elle gardait ne faisait que s'alourdir davantage. La vision de son évolution nouvelle lui glaça le sang quand elle se rendit dans la salle d'eau pour s'examiner sous tout les angles. Un détail attira son attention. Là, dans le reflet du miroir, deux orbes rouge soulignaient ses traits tendus. Ses orbes émeraudes se muent lentement et sûrement vers une teinte carmine. Sacha ne pouvait plus se mentir à elle-même. La folie s'emparait à son tour de son esprit brisé. Une course contre la montre débutait maintenant pour savoir dans combien de temps celle-ci aurait raison d'elle.
