Petit disclaimer pour rappeler que : tous ces personnages ne m'appartiennent pas, je ne propose qu'une interprétation non lucrative de la création de Mathieu Sommet. (Merci à lui!)

Vers où va l'équipe de Salut les Geeks? ...

Bonne lecture ! ^^


Chapitre 2 : troubles

(Mathieu) J'espérais qu'une bonne nuit de sommeil aurait calmé l'équipe indisciplinée de notre émission. Je me rendis cependant bien vite à l'évidence : mes personnalités étaient plus folles est excitées que jamais.

Dès le petit déjeuner, je dû m'énerver trois fois, reprenant la Fille qui tentait de forcer le Geek à essayer son rouge à lèvres, ou les deux esprits orgueilleux du Prof et du Panda qui se prenaient mutuellement pour des imbéciles et s'assommaient d'exclamations assassines montrant tout leur mépris.

Si ça continue, je vais me pendre dans un coin et on en parlera plus.

Mais soudain, voilà qu'on sonne à la porte.

« T'attends quelqu'un gamin ? Demanda ma personnalité la plus sombre en soufflant un nuage de tabac.

- Pas aujourd'hui, non... »

Je partis ouvrir, avec toujours en bruits de fond les cris de mes personnalités.

« Vos gueules ! C'est trop demander de vous taire quand j'ouvre à quelqu'un ? »

Ayant obtenu un peu de silence, je découvris face à moi un homme, la quarantaine, chemise blanche, cheveux frisés noirs, m'offrant un timide sourire.

« Mathieu Sommet, c'est ça ? Dit-il avant que j'ai pu prononcer un mot. Il faut absolument que je vous parle. J'habite dans cet immeuble.

- Mais que... vous... Je vous connais ? Balbutiai-je.

- Franchement ? Non, mais je dois à tout prix vous parler... en toute discrétion. Vous êtes seul chez vous ?

- Pas vraiment... répondis-je.

- Alors venez, discutons chez moi, dit-il d'un ton très sérieux.

- Mais je...

- Je vous en prie. C'est très important, il faut que je vous prévienne, que je vous explique certaines choses...

- Mais de quoi parlez-vous ? » fis-je, perdant patience.

Il me regarda en soupirant, puis répondit en baissant la voix :

« Je sais bien que vous faites une émission, que vous n'êtes pas seul chez vous et croyez-moi, vous êtes en danger. »

Moi, en danger ? Je le dévisageai, sceptique, avant de soudain penser que ce type n'était pas complètement dans le tort. En effet je me mis à penser à certains dangereux criminels que j'hébergeais chez moi... Peut-être savait-il quelque chose ?

Je cédai.

M'engageant à sa suite, je délaissai mon équipe.

Il me mena dans les couloirs de l'immeuble, marchant lentement, un peu crispé. Je le suivais, assez angoissé je dois dire.

Qui était cet homme, tout d'abord ? Et de quoi devait-il m'informer à tout prix ?

Quand nous sommes arrivés devant la porte de son appartement, je sentis la méfiance, et l'homme raisonnable reprendre possession de moi. C'était sûrement un mauvais coup, un traquenard, non ?

Comme s'il l'avait senti, il se tourna vers moi et me dit doucement :

« J'ai chez moi quelque chose qu'il est important de vous montrer, c'est pour ça que je vous ai fait venir jusqu'ici. Vous n'êtes pas obligé d'entrer, c'est à vous de choisir si vous me faites confiance. »

Perturbé, je me défis de son regard un instant, réfléchissant intensément.

« D'accord, montrez-le moi. » finis-je par lâcher.

Il me sourit et ouvrit la porte. Il entra. La respiration bloquée, je le suivis.

Tranquillement, il me proposa de m'asseoir sur le canapé d'un salon éclairé par des lumière froides.

« Vous avez bien fait de venir. Laissez-moi vous expliquer depuis le début. Écoutez bien, c'est important, insista-t-il avec un regard d'inquiétude bienveillante.

Oh pardon ! Cela va être long, je vais nous chercher à boire. »

Son ton était poli, courtois, presque intimidé. Il partit pour la cuisine, me laissant seul avec ces pensées inquiétantes.

Mais par la sainte chevelure des métalleux, que voulait me dire ce type ?

Je passai une main dans mes cheveux en soufflant, stressé à bloc.


(N) L'homme, seul dans sa cuisine, pris précipitamment deux verres sur son étagère. Nerveusement, il les remplit de whisky, avant d'ajouter dans l'un d'eux une bonne dose d'une substance illicite dont je vous laisse imaginer la composition.

« Ça devrait suffire... » marmonna-t-il.

Il empoigna les deux verres quand son portable se mit à vibrer. Tout en jurant, il décrocha.

« Allô ? C'est moi... Comment ? Vous vous moquez de moi ?! » cracha-t-il avec impatience dans le téléphone.

Il contint un grognement de rage.

Brusquement, il envoya valser les verres et revint à grand pas dans le salon où il lança avec un air terriblement peiné à son hôte :

« Monsieur, je suis horriblement confus ; on vient de m'appeler, je dois partir de toute urgence... je dois vous faire sortir, navré... Mais nous nous reverrons... Rentrez chez vous ! »

Après avoir mis l'honorable présentateur dehors, il se confondit à nouveau en excuses et s'éloigna rapidement.

Ouf! Ça y est ! :D