Disclaimer : petite parenthèses pour rappeler que tous ces personnages appartiennent à Mathieu Sommet, et que cette fanfiction n'a absolument aucun but lucratif.

C'est très jouissif d'écrire ce truc! ^^

Comme promis, la suite de la montée en octaves. On a encore monté d'un cran, là, je crois...

Bonne lecture! ;)


Chapitre 6 : détente improvisée

(Mathieu) Ça y est, l'épisode est en ligne, on va pouvoir souffler un peu.

J'en peux plus, moi. En conséquence, je crie sur le Geek, sur tout le monde.

Mais j'ai l'impression que mes personnalités ont l'air... plus détendues... Je me trompe ?


(Le Geek) Ça y est, MissAruki est en ligne, on va pouvoir jouer ensemble !

Ouah, qu'est-ce qu'elle est forte... Elle m'éclate à tous les coups !

Je pensais pas que les filles jouaient aux jeux vidéos, surtout que certaines comme MissAruki pouvaient me battre.

Je me demande à quoi elle ressemble, des fois. Est-ce qu'elle a une robe, des cheveux longs, des boobs, comme toutes les filles ?

J'aimerais bien la voir... Je lui propose ?


(Le Patron) Où est passée la peluche ? Elle m'a encore ignoré tout à l'heure... Comme si j'étais rien, un détail dans l'appartement. J'ai même cru apercevoir un regard méprisant de sa part... Elle va le regretter !

La voilà, dans le couloir, à flâner comme une princesse ! Avec son air de sainte-nitouche... Elle va vraiment voir QUI est Le Patron.

Je m'approchai, il m'entendit arriver, se retourna.

« Hé, toi ! Le bouffeur de bambou, y'en a un que t'as pas essayé, je crois... »

Il me répondit par un air lassé insupportable et repartit nonchalamment. Je bouillait. Le prenant au dépourvu, je me jetai sur lui, le pressant contre le mur.

« Arrête ça ! Grimaça-t-il en tentant de me repousser.

- Ça marche pas comme ça, avec moi, gamin... Tu pourras pas m'ignorer et te foutre de ma gueule longtemps... »

Je le pris à la gorge, puis approchai ma tête, jusqu'à respirer dans son cou.

« Lâche-moi ! S'égosilla-t-il . Tu me saoules ! »

Il se débattait vivement. Mais qu'il continue, il n'y a rien de plus excitant qu'une proie qui essaie de s'échapper...

« Patron ! Descends tout de suite, c'est important ! »

Saleté de gamin. Tout en défaisant mon emprise, je pestais intérieurement. Le Panda s'éloigna rapidement en marmonnant entre ses dents un « Taré !» chargé de mépris.

Je descendis les escaliers, moribond.

« J'espère que tu m'appelles pas pour rien, gamin, sinon...

- Te voilà ! S'exclama Mathieu. Dis-moi, tu peux me dire ce que c'est, ça ? »

Il me présenta l'épaule jeune et blanche du Geek.

« Ça ? C'est une épaule... très appétissante, pourquoi ?

- Je te parle de ça ! S'énerva-t-il en montrant un hématome qui me paru familier.

- Ça ? C'est rien, il a pas senti grand-chose, me défendis-je. Enfin...

- C'est rien ?! Tu plaisantes là ? Avec quoi tu lui a fait ça, et quand ?

- Un coin de bureau, hier, mais...

- T'en avais trop pris, gros, intervint le Hippie, parlant d'une voix assez monocorde. Faut pas toucher au p'tit...

- Mais arrêtez, faut bien lui apprendre des choses, à ce gosse, il est pas en sucre ! Grognai-je.

- Je t'avais interdit de faire ça avec lui ! S'emporta Mathieu.

- Plus tard, tu me remercieras de l'avoir initié moi-même, répliquai-je d'une voix forte. Qu'est ce qu'ils vont dire ses petits camarades si il sait rien faire, hein ? Ils vont se moquer de lui ! Les enfants sont cruels entre eux...

- Et toi tu es un ange gardien, une grande âme charitable...

- Exactement !


(Le Prof) « A quoi joues-tu ? »

Elle me regarda dans les yeux, tortillant une mèche de ses cheveux.

« Il est très performant... Tu as pu le constater toi-même...

- Une fois mais pas deux ! Tu sais que cet homme est dangereux !

- Tu est trop coincé ! M'accusa-t-elle. Je pensais que ça te plairait de prendre du plaisir avec moi autrement, mais... rien ne te va. Tu subis tout. Abandonne-toi ! Laisse-toi entraîner par lui. Il fait très bien les choses... »

Elle eu un regard langoureux. Je soupirai, exaspéré.

Elle est folle. Et je deviens fou aussi.


(La Fille) Il ne voulait rien comprendre !

Soudain, des bruits dans le couloir attirèrent mon attention. J'entrouvris légèrement la porte, jetai un œil...

Le Patron et le Panda était ensembles, serrés l'un contre l'autre comme des mouchoirs de poche. Le Patron empoignait le kigurumi de mon collègue ursidé, une expression menaçante sur le visage. Le Panda se débattait comme il pouvait, sincèrement incommodé.

Que faisaient-ils ? J'avançai un peu plus l'œil dans l'ouverture de la porte.

« Tu peux plus m'échapper, sale boule de poil, gronda l'homme en noir.

- Ça suffit maintenant! Cria le Panda affolé, qui commençait à perdre tous ses moyens.

- Au contraire, la peluche, je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin... »

Mais la peluche en question se débattait de plus en plus vivement. Je vis alors le Patron dégainer son pistolet. Il le plaqua sur la joue rosie du chanteur.

« Maintenant tu vas te laisser faire gentiment... » susurra-t-il de sa voix rauque à son captif.

Celui-ci déglutit péniblement, sa respiration s'accéléra. Le Patron le plaqua au mur. Là, il commença à... lécher son oreille ?

Ah non, je rêve, c'était impossible !

Le Prof, près de moi, semblait tout aussi choqué. Je sortis tout d'un coup de la chambre, les poings sur les hanches :

« Patron, qu'est-ce que tu fais ? Et nous alors, tu nous oublies ? »

D'abord contrarié, le criminel afficha soudain un grand sourire ; sans relâcher le chanteur, il dit :

« Ne soyez pas jaloux mes petits... Il y en a pour tout le monde...

- Il est complètement flingué ! S'exclama Maître Panda, pâle comme un linge. Ne le laissez pas faire !

- C'est toi qui va finir flingué si tu prononces encore un mot, grogna le Patron. Quant à vous... fit-il en nous examinant derrière ses lunettes de soleil. Venez avec moi. Tu nous suis, la peluche. »


(Mathieu) Un café à la main, je montais à l'étage pour parler à mes personnalités.

Mais... Il n'y avait personne au labo. Je jetais un coup d'œil à la chambre du Panda. Personne non plus. Seul le Hippie écoutait du reggae en vomissant d'immenses volutes de fumée, étendu sur son lit.

« Tu sais où sont les autres ? » lui demandai-je.

- Non, gros. Peut-être chez le Patron...

- Chez le Patron ? m'écriai-je, chamboulé. Pourquoi ça ?! »

Il ne répondit, pas, eu un sourire mystérieux. Je décidai, courageux (et, il faut bien l'avouer, assez inconscient), d'y faire un tour, pour voir...

Je toquai. Pas de réponse, mais des bruits étouffés. Prenant une grande inspiration, j'ouvris la porte.

Je la refermai aussitôt, heurté par une vision déroutante, de celles qui sont difficiles à oublier.

Je repartis, contrarié.

Cette émission commençait vraiment à ressembler à un bordel, et n'en déplaise aux fangirls, ça ne me réjouissait pas particulièrement...

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