Disclaimer : Les personnages de Salut les Geeks appartiennent à son créateur, je les revisite simplement, à ma manière, (et en y ajoutant certains personnages complètement inventés), sans aucun intérêt lucratif.
Chapitre mouvementé, j'espère qu'il vous plaira...
Bonne lecture!
Chapitre 8 : dérapages
(Le Hippie) J'étais là, avec ce type sur les bras.
Il voulait voir Mathieu. Mais... Il me rappelait quelque chose...
Je lui ai expliqué qu'il n'était pas là, mais comme il a vu que je n'étais pas vraiment clean, il ne m'a pas cru. A ma grande surprise, il a forcé le passage, me bousculant un peu.
« Peace, gros ! J'ai dit. T'énerve pas ! »
Je me souvenais de lui plus calme. Mais mes souvenirs étaient assez flous. Je finis par parvenir à me remémorer la fois où je l'avais vu : il était venu voir Mathieu, c'était un voisin, oui, c'est ça... Et Mathieu l'avait suivi chez lui. Mais que s'était-il passé ?
Enfin, le souvenir de ce que nous avait raconté notre créateur me revint en mémoire. Je vis avec inquiétude l'homme s'avancer vers le salon, nerveux et pressé.
(Le Prof) Un inconnu est entré dans le salon, suivi par le Hippie qui se traînait, la bouche ouverte.
Nous nous sommes tous arrêtés de parler ; nous le dévisageâmes en silence, car nous l'avions reconnu avec terreur.
« Qui êtes-vous ? Ai-je demandé, mal à l'aise.
- Un voisin, répondit-il impatiemment. Je veux voir Mathieu Sommet, tout de suite. »
L'étranger à notre communauté roulait des yeux partout, observant tous les coins du salon pour voir si notre présentateur n'était pas là, caché quelque part.
" Il n'est pas là, asséna Maître Panda avec froideur.
- Comment ?! fit le nouveau venu en semblant perdre tout le contrôle de lui-même.
- Le maître de maison n'est pas là, articula la Fille comme si elle parlait à un attardé.
- Pas là ?! Et il revient quand ? »
La Fille soupira et expliqua :
« C'est pas pour tout de suite : il est parti pour plusieurs jours. »
(N) A ce moment, le Geek arriva dans le salon avec une moue infantile, son tee-shirt taché, la casquette de travers. En voyant l'homme, il prit immédiatement peur. Affolé, il repartit à l'étage en geignant tout bas :
« Non, non, pas lui !... »
L'homme l'avait observé, sa lèvre légèrement retroussée vers la gauche, les yeux fixés sur l'enfant dans un regard assez effrayant. Il semblait réellement de moins en moins calme et maître de lui, son expression se rapprochant davantage de celle d'un psychopathe.
« Monsieur ?... » Tenta la Fille.
Il ne répondit pas, le regard toujours perdu vers les escaliers menant à l'étage, où le gamin venait de passer.
« Monsieur, je crois que vous nous devez quelques explications. Déclara soudain Maître Panda.
- Moi je les ai les explications... » Fit une voix rocailleuse et railleuse en descendant les escaliers.
Le visage moqueur et vicieux du Patron apparu, visible à travers un nuage de fumée. Son sourire criminel ne présageait rien de bon.
« Alors c'est toi, Mac Triven, dont j'ai tellement entendu parler ? Lança-t-il.
- Je ne vous connais pas, moi, répondit l'intéressé d'un ton redevenu très sérieux et calme.
- Vraiment ?... » Enchaîna son interlocuteur en tirant une bouffée de sa cigarette, le fixant dangereusement derrière ses lunettes noires.
Un silence pesant s'installa. Les deux hommes se toisèrent un instant, puis, tout alla très vite. Il braquèrent soudainement leurs pistolets l'un sur l'autre, un rictus haineux sur le visage. Les personnalités sursautèrent, effrayées.
« Alors c'est toi l'enfoiré qui me vole mes meilleures prostituées pour les enchaîner à ton système d'échange pourri ? Fit l'homme en noir, menaçant.
- Alors c'est toi, répondit sur le même ton Mac Triven, le petit fils de pute qui a tué un de mes meilleurs clients pendant un jeu de poker ?
- Oui, c'est moi, et alors ? Il aurait pas dû tricher avec moi !
- T'es qu'une fiotte de pucelle ! Le défia Mac Triven.
- Sale chien ! » Cracha le Patron, les yeux brillants de rage, prêt à appuyer sur la gâchette.
Tétanisées, les personnalités observaient chacun de leur gestes avec une grande crainte. Les deux criminels étaient l'un en face de l'autre, se menaçant de leurs pistolets.
Tout d'un coup, le Patron releva un peu la tête et glissa d'une voix de prédateur :
« T'as croisé le petit ? Avoue qu'il est bandant... »
L'autre répondit par un regard fou, ses lèvres cruelles s'étirant pour éclater d'un grand rire de détraqué. Le Patron se mit lui aussi à ricaner.
Les personnalités, terrorisées, se regardèrent, pas rassurées du tout, mais plutôt de plus en plus inquiètes.
« Qu'est-ce que tu dirais de s'amuser un peu ? Proposa le Patron.
- Avec eux ? Répondit le criminel en ricanant, désignant les autres figés sur place.
- Par exemple... »
Le Prof se mit à trembler. La Fille demanda :
« Qu'est-ce que vous voulez faire avec nous ?
- Toi la ferme et va chercher le gosse, lui ordonna le Patron.
- Salaud ! Cria soudain Maître Panda. T'avais promis de pas le toucher !»
Le pervers le regarda, surpris, avant de sourire.
« Moi, non ; mais lui ne t'as rien promis... Répondit-il en désignant l'autre criminel.
- T'es qu'un enfoiré de première ! Hurla le Panda, hors de lui. C'est toi qui décides de tout ça ! »
Mais le Patron ne l'écoutait plus.
La Fille revint avec le Geek, tremblant de peur et pâle comme un linge.
« Laissez-moiiiii... gémit-il en voulant se cacher.
- Revient ici ! » Commanda Mac Triven, complètement fou.
Soudain, on sonna à la porte.
« Merde ! Qui c'est ? » râla-t-il, dégainant une nouvelle fois son pistolet.
Le Patron alluma une cigarette et partit à l'entrée.
C'est là qu'il ouvrit la porte à la plus charmante, la plus ravissante des fillette, les cheveux coiffés en queue de cheval, des taches de rousseur parsemées sur ses joues claires, des petits yeux verts brillants et beaux, un jean moulant un corps n'ayant pas encore atteint la puberté.
« C'est ici Salut les Geeks ? » demanda-t-elle en le couvrant d'un regard angélique mais parlant d'une voix un peu rebelle.
Le Patron la regarda derrière ses lunettes de soleil, et répondit de sa voix rauque, tout sourire :
« Oui, c'est ici. Entre, petite... »
Non, je ne fais pas une fixette sur la cigarette du Patron, ni sa bouche sensuelle expulsant de la fumée... Non non! :p
