Warning : violence, non-con : ce chapitre parle de viol et de pédophilie entre un père et son fils, soyez prévenus. Uther/Merlin, Crossover avec Harry Potter dans les futurs chapitres.

Disclaimer : les seuls personnages qui m'appartiennent sont Seigneur Johas Holdworth, Dame Kathereen Holdworth et leurs enfants Henry, Thomas, Malory, Lucy Holdworth. Ainsi qu'Erwin et Oris Serpentard et Gendric. Je vous prie de ne pas utiliser mes personnages dans vos fictions. Tous les autres personnages sont issus du monde de Merlin par BBC et du monde Harry Potter par J.K Rowling.


Première Partie

"L'amour d'Uther"

Chapitre 1

Le favori

Dans le ciel, ce matin-là s'élevait une fumée sombre et noire au-dessus de Camelot. Les restes des corps brulés des exécutés matinaux s'échapper hors des frontières de Camelot. C'était une vision anodine pour quiconque habitait à Camelot et chacun vaguait à ses occupations malgré la gêne qui venait gratter le fond de la gorge.

Derrière l'une des fenêtres princières qui ne donnait pas sur la cour, derrière des rideaux épais rouges un jeune garçon se réveillait loin de cette image inhumaine, un tendre sourire sur les lèvres.

Bien que pour tous ce matin n'était qu'un matin parmi tant d'autres pour lui, aujourd'hui était un jour particulier. Un jour spécial. Morgane, sa sœur ainée revenait au château après huit ans d'absence.

Le prince Merlin était extrêmement anxieux et heureux à la fois de la revoir. Il n'en avait presque pas dormi de la nuit. Alors que son servant Will entrait seulement dans la chambre après trois coups sur la porte, Merlin sauta de son énorme lit et enfila ses petits pieds dans ses pantoufles.

Il se leva d'un coup et soudain sa vision disparut, voilée par des tâches grises et noires.

Merlin se rassit aussitôt.

« Doucement, Votre Altesse. Il ne faut pas vous exciter de la sorte. »

Alors que sa vision revenait Merlin répondit avec amertume. « Je sais. »

Will voyant la tension s'installer sur les épaules de son maître changea de sujet avec le sourire retournant au petit-déjeuner qu'il était sur le point d'installer sur la table du jeune prince.

« C'est le retour de Princesse Morgane qui vous met dans tous ces états ? »

Merlin rit doucement. « Oui, je l'avoue. J'ai hâte de la revoir. Cela fait si longtemps. J'avais seulement six ans quand elle est partie pour Cornwall. J'ai un très vague souvenir d'elle, seulement son sourire. » Il sourit d'un air béat regardant les rideaux fermés. « Elle était si gentille avec moi. »

« Il est dit d'elle qu'elle est d'une beauté à vous couper le souffle. »

« Ne disons-nous pas cela de toute la gente féminine. » Répondit le jeune prince un sourcil levé.

« Je ne dirais pas ça de la chef cuisinière. » Ajouta son serviteur sur le même ton.

Le prince pouffa. Les joues toujours un peu rouges, il fit signe à William de s'approcher.

« Viens donc m'aider à me lever au lieu de dire des sottises ! »

William aida le frêle prince à se lever sur ses jambes tremblantes et le guida à la table.

Après un riche petit déjeuner, William habilla le prince et fit entrer le précepteur et archiviste de Camelot Geoffrey. Le prince se montra très peu attentif à la leçon de Latin et Geoffrey ne manqua pas de lui faire remarquer à plusieurs reprises. Très vite le tapage hâtif du pied de Merlin sur le sol le fatigua et ses yeux commencèrent à se fermer. Geoffrey souffla d'impatience et se leva après avoir fermé ses livres et rouler ses parchemins. Il appela William qui nettoyait la chambre le plus silencieusement possible.

« Couche le donc dans son lit. Il m'a l'air épuisé. »

William hocha de la tête et vient secouer l'épaule de Merlin doucement, il l'aida à revenir vers son lit alors que ses jambes se dérobaient sous lui.

« En retournant aux archives, je passerais chez Gaius pour le prévenir. »

« C-c'est pas la peine… » Dit Merlin le visage un peu rouge. « Un peu de sommeil et ça ira mieux. »

Geoffrey grimaça. « Nous savons très bien tout deux que ce n'est pas de sommeil dont vous avait besoin, sire. »

Merlin s'arrêta un instant dans son mouvement alors qu'il s'installait dans le lit. Il hocha de la tête doucement et continua son installation.

« William, viens donc me voir après le repas pour me confirmer la leçon d'histoire de cet après-midi. J'ai bien peur que Son Altesse ne dorme toute la journée. »

Merlin secoua la tête faiblement, les yeux se fermant.

« Je ne peux pas… Morgane rentre… »

« Ne vous inquiétez pas, sire, vous serez réveillé pour son arrivée. »

Geoffrey quitta la pièce silencieusement alors que Merlin s'endormait.

Il fut réveillé plus tard dans la journée par William.

« J'ai apporté votre déjeuner. » William dressa le repas du prince sur un plateau-table créé par Gaius le médecin de la cour spécialement pour les malades qui ne peuvent pas sortir du lit. Merlin mangea lentement son repas et William retira le plateau.

« Voulez-vous que j'annule la leçon de cet après-midi ? »

« Non, j'ai déjà annulé celle d'avant-hier… Dis à Geoffrey de me faire cours au lit, si ça ne le dérange pas… » Annonça Merlin la voix pâteuse alors qui se grattait le bras.

« Très bien. » Dit William en lui attrapant la main pour qu'il arrête.

Merlin regarda sombrement les plaques d'exéma s'étalant de sous le bracelet à son coude et sur le dos de sa main.

William lui sourit gentiment et partit chercher le précepteur.

Il croisa dans le couloir, son amie Guenièvre qui rongeait ses ongles auxquels elle prenait normalement tant de soin.

« Nerveuse ? »

Gwen sursauta ne l'ayant pas entendu arriver.

« William ? Tu m'as fait peur. »

Le garçon rit doucement. « Désolé. »

« Morgana arrive aujourd'hui ! Je deviens sa servante attitrée dès aujourd'hui. Alors oui, c'est avant tout une promotion importante, mais aussi, ce sont des responsabilités et… » S'emballa la jeune fille.

William lui donna une petite tape rassurante sur l'épaule.

« Crois-moi je sais ce que c'est. »

Gwen lui sourit tendrement. « On se verra plus souvent. »

« Et tu verras Arthur plus souvent. »

Gwen rougit.

« Pourquoi est-ce que tout le monde me dit ça ! Il n'est pas du tout mon genre d'homme, je préfère les hommes un peu plus ordinaires comme toi.

« Ah ?

« Oh ! Mais pas spécialement toi, juste comme toi.

« Bien entendu, dit-il le sourire narquois. Excuse-moi, Gwen, je dois aller aux archives, on se voit plus tard. »

Mais avant de partir, il se tourna vers elle de nouveau.

« Et, au fait, déstresse. Tu es parfaite pour ce travail. »

La journée passa comme un éclair, Merlin étudia avec Geoffrey tout l'après-midi avant qu'un serviteur ne vienne prévenir qu'il était attendu pour un dîner avec son Père en l'honneur du retour de la princesse.

Merlin sortit de son lit aussi tôt combattant la drôle de sensation que son corps vacillait. « Vite, William prépare-moi ! » Geoffrey rangea ses affaires tranquillement alors que les deux autres hommes s'agitaient dans la pièce.

Avant de partir, il précisa tout de même :

« Demain, je viendrais seulement l'après-midi, car j'aurais cours avec la princesse.

- Oui, c'est noté ! » Dit le garçon en incitant William d'aller plus vite d'un geste de la main.

Malgré son excitation Merlin savait que le retour de Morgane n'était pas seulement un évènement de joie, d'ailleurs le fait que son retour soit seulement accueilli par un simple dîner privé en était la preuve. Il ne fallait pas que le bruit coure bien trop tôt que la princesse était arrivée à Camelot. Qui sait ce que le Roi Odin ferait face à cette trahison ?

Un acte de plus à ajouter aux nombreux reproches que les gens peuvent faire à son père. Merlin avait déjà entendu certains utiliser le fameux surnom qui lui avait été donné, car il détruisait depuis la mort de Hunith tout ce qu'il avait entrepris et créé pendant son règne jusque-là. On le surnomme : le Roi Fou.

Merlin jeta un regard en coin à son père à sa gauche, se demandant si c'était vrai. Morgana était assise à sa droite face à leur père et Arthur face à Merlin. La salle à manger était froide tout comme la nourriture d'ailleurs. Personne n'osa faire la remarque, il fallait bien que chacun s'habitue à vivre sans la magie. Ils avaient encore la chance d'avoir de grandes cheminées dans le château, tout le monde n'était pas aussi bien loti.

Uther avait détruit en une phrase la prospérité et les richesses du royaume. La population allait en être la première victime. Plus de lumières aux bougies interminables, plus d'eau à disposition dans tous les coins de rue, il fallait dorénavant revenir aux techniques anciennes et se déplacer au vieux puits au centre du château, plus de légumes frais toute l'année, plus de graines et de céréales à perte de vue, le bétail était moins robuste et les gens moins nourris et avaient la santé plus fragile.

Des créatures magiques attaquaient les villageois renforçant la peur en la magie alors qu'un an auparavant les sorciers pouvaient les combattre et défendre ces mêmes villageois qui les remercier et les vénéraient.

Aujourd'hui, l'Ancienne Religion était bannie, le Roi avait détruit tous les lieux de prière et les représentations de Grandes Prêtresses déclarant le Dieu de la Lumière comme le démon en personne et que toutes les personnes et sorcières pratiquant encore et toujours les rites en l'honneur de ce dieu n'étaient autres que des fanatiques du Démon et des enfers, ils étaient maléfiques.

Cela attristé énormément Merlin qui adoré le Dieu de Lumière, c'était un Dieu de sagesse et de vie, lui-même l'avait déjà entendu lui susurré à l'oreille au travers du vent. Le Dieu de Lumière était un dieu qui se ressentait dans toutes choses vivantes qui étaient, les arbres, les animaux, l'eau, la pierre, le ciel et surtout la magie. Ceux qui jamais n'avait eu de magie ne pouvaient pas comprendre et ne pourront jamais comprendre que la magie faisait partie intégrante de ce monde.

Merlin se gratta l'avant-bras au niveau du bracelet. La magie faisait partie intégrante de tout magicien, comme lui, et certains êtres dépourvus de magie naturelle avait la patience et le don d'écouter, eux étaient des sorciers.

La sorcellerie était tout un art de l'écoute du ressenti, un art d'atteindre au plus profond de soit la lumière, nôtre énergie vitale. Les sorciers pouvaient mettre des années à trouver la lumière.

Mais les enfants avaient une certaine facilité, cette innocence et pureté qui les amenaient direct à la lumière. Des familles entières de sorciers furent fondées de cette façon, car les parents instruisaient la magie à leurs enfants dès leur plus jeune âge.

Toutes ces vielles grandes familles de Camelot avaient disparu maintenant, certaines avaient fui, d'autres combattu et d'autres avaient été massacrée dans la nuit.

Morgane ignora un frisson qui la traversa de part en part et mordit sa cuisse de poulet froide lentement. Elle n'était pas habituée aux températures froides de Camelot.

Merlin observa discrètement sa sœur ainée. Elle était beaucoup plus belle qu'il ne s'en souvenait. Ses longs cheveux ébène tombaient en cascade sur ses pâles et blanches épaules, ses yeux bleus pareille à ceux des trois hommes à table étaient surlignés par de longs cils noirs. Elle portait du maquillage rougissant ses joues et ses lèvres qui étaient plus rouges qu'elles ne l'auraient été au naturel, lui donnait un aspect féerique.

Merlin jeta un regard à leur père. Heureusement qu'il ne pouvait pas lire dans les pensées. Il ne devrait même pas penser aux créatures magiques.

Le silence de plomb rendait Arthur nerveux qui jouait avec sa nourriture.

« Vas-tu la manger ! » Lui cria soudainement Uther faisant sursauter ses enfants.

Arthur hocha de la tête et attrapa sa salade.

Morgane observa leur père les yeux écarquillés. Merlin voulut la rassurer sur le fait qu'elle allait s'habituer aux sautes d'humeur de leur père, mais il n'eut pas le courage de briser cet horrible silence.

Merlin continua de manger avec une souplesse dans le mouvement que même la princesse à table ne détenait pas.

Une fois sa cuisse de poulet finit, il se pourlécha et suça légèrement ses doigts. Merlin sentit le regard brûlant d'Uther sur lui et l'ignora. Son père avait la fâcheuse habitude de l'observer sans cesse. Peut-être à cause des deux tentatives d'enlèvements, depuis la mort de sa mère Uther était devenu tactile, particulièrement présent dans la vie de Merlin. Il voulait surement se rassurer qu'il fût toujours là.

« Tu sembles te sentir mieux aujourd'hui ?

- Ça n'a pas été une journée facile, mais j'ai dormi une grosse partie du jour, je me sens beaucoup mieux maintenant.

- Bien. »

Arthur le fixa étrangement soudain semblant chercher quelque chose dans son visage.

« Est-ce que tu pourras reprendre une vie normale un jour ? »

Merlin baissa le regard sur le bracelet. Jamais rien ne sera plus jamais normal pour lui sans sa magie.

« Il reprendra de la force. » Annonça Uther certain.

« Tu es malade ? » Demanda Morgane, tout en décortiquant son pain. Elle ne supportait pas être dans le noir.

« Merlin est un magicien. » Annonça Arthur comme-ci elle devait savoir.

Elle s'arrêta dans son mouvement et lança un regard à Merlin qui se grattait l'avant-bras gauche couvert d'eczémas et d'un bracelet en bronze. Elle retourna à son pain comme-ci de rien était.

« Donc tu es magique. » Dit-elle d'un ton badin.

Uther posa une main sur le bras de Merlin pour qu'il arrête de s'arracher la peau.

« Il ne l'utilisera plus. Il a juré sur la couronne. »

Uther sourit tendrement à Merlin en lui caressant la main du pouce.

« Depuis la santé de Merlin est fragile. » Annonça Arthur en croquant son poulet.

Morgana regarda la main d'Uther jointe à celle de Merlin, puis le bras rouge du garçon qui semblait terriblement douloureux, elle remarqua en levant le regard l'échange de petits et fins sourires entre père et fils.

Elle reposa son pain, n'ayant plus d'appétit.

Merlin se détendit et sourit tendrement à sa sœur qui ne lui répondit pas. Elle le fixa comme on fixait un étrange animal dans un cirque.

« Bien. Morgane a fait un long voyage, nous n'allons pas te retenir et Arthur a entrainement de bonne heure. Je vais raccompagner Merlin à sa chambre. »

Tous se levèrent de table et les servants débarrassèrent la table.

Alors que Merlin et son père marchaient dans le couloir suivi de William et le serviteur du Roi Hubert, Uther tenait son fils tendrement par la hanche.

Merlin pouvait sentir son regard brûlant sur son visage, mais Merlin s'efforça de regarder devant lui, extrêmement gêné de l'intensité dans le regard du Roi.

Ils arrivèrent dans la chambre et le Roi se tourna vers les deux serviteurs.

« William, veux-tu aller chercher les médicaments de Merlin chez Gaius, il n'en a plus. »

« Oui, Altesse. » Le garçon se retourna aussitôt et sortit de la chambre.

Uther laissa Merlin sortir de son étreinte pour venir s'asseoir sur son lit un peu fatigué.

« Hubert. Veux-tu attendre dehors. Je dois parler à mon fils. »

Merlin regarda le serviteur quitter la chambre et avant de fermer la porte, Uther ajouta.

« Ne laisse entrer personne sans mon accord. »

Hubert fronça les sourcils.

« Et William, Sire ? »

« Personne. »

Hubert hocha de la tête et sortit en fermant la porte.

Merlin observa son père qui agissait étrangement. Jamais il n'était resté dans sa chambre.

« Père ? »

Uther retira sa veste et la mit sur la chaise du bureau de Merlin.

« Nous allons te mettre au lit, mon ange. »

Mon ange.

Merlin cligna des yeux ne comprenant pas.

« William peut le faire. »

Uther lui sourit tendrement.

« Peut-être ai-je envie de m'occuper personnellement de toi, ce soir. »

Merlin le laissa lui délasser ses chaussures et le poser sur le côté. Son père vint lui retirer sa veste, puis sa chemise et enfin son sous-vêtement le laissant torse nu.

Merlin frissonna alors que son père posait ses vêtements pliés sur la table. Uther vint lui caresser les épaules doucement et le caressa en s'accroupissant tout le long des bras.

Il lui retira la ceinture et lui déboutonna le pantalon. Merlin se leva s'aidant des épaules de son père pour qu'il lui baisse le pantalon et la culotte.

Uther plia le reste des vêtements alors que son fils s'asseyait. Il se tourna soudain avec ce regard intense que détestait Merlin.

« Nous allons te préparer, mon ange… » Répéta-t-il en s'approchant du garçon sur le lit. Il vint s'asseoir sur le lit à côté de son fils.

Merlin le regarda faire inquiet. Il suivit du regard la main de son père qui le poussa à s'allonger sur le lit ne comprenant pas ce qu'il voulait faire.

Son père lui caressa doucement le torse et lui massa le ventre. Merlin retint sa respiration toujours regardant cette main monter et descendre, frôlant sa peau.

Son père avait toujours était tactile, mais cette situation était toute autre.

Il y avait quelque chose d'intime qui effrayait Merlin.

Soudain Uther se pencha sur lui et lui harponna les lèvres.

Merlin réagit en essayant de le pousser. Que faisait-il ?

Une main passa sous sa nuque et ses lèvres furent entrouvertes. Une main vint lui attraper l'entrejambe et l'écarter afin d'y attraper le précieux bout de chair.

Merlin laissa échapper un faible gémissement alors que son père commençait un mouvement long et régulier. Une sensation chaude vint se joindre à l'effarement qui emplissait son ventre.

Il se sentit toute chose. La nausée, la chaleur, la peur, le plaisir, la honte.

Son père lui lâcha les lèvres et lui baisa le cou le mordillant. Instinctivement, Merlin lui attrapa la nuque dans un couinement plaintif.

« P-papa… » Dit-il tremblant alors que la sensation se faisait plus forte. « Qu'est-ce…. Aaaah ! »

Il se cambra et Uther rit doucement. « Si sensible… » Il se mit à lui faire des baisés legers tout le long du torse avant de lui attraper le téton.

Une plainte s'échappa de Merlin.

« A-arrêtes… C'est…. Uhmm… C'est… » Tenta Merlin alors que ses yeux fermés ne voyaient que du blanc flasher sous ses paupières.

« Arrête aaaaaaah ! »

Il gémit, enfin soulagé. Uther l'embrassa de nouveau.

« Si beau… » Dit-il alors que Merlin le regardait dans dessous, les yeux à demis clos, essoufflé, épuisé.

« Qu'est-ce que tu m'as fait ? » Demanda la petite voix du garçon. Uther lui dégagea le front un sourire plein d'amour sur les lèvres.

« Qu'est-ce que tu me fais ? » Répondit-il dans un souffle.

Merlin cligna des yeux confus.

Son père venait de l'embrasser, de le caresser, il l'avait fait… Ses yeux s'écarquillèrent. Il venait d'avoir un rapport sexuel avec son père.

Des larmes vinrent lui voiler la vue. Son père. Son propre père. La nausée le reprit soudain.

Uther susurra dans son oreille doucement. « Chuuuut, tout va bien, mon chéri… »

Il ne savait plus respirer. Son père l'étouffait. Oui, son père était sur lui, il l'étouffait.

« Vas-t-en. » Demanda-t-il tremblant. Uther rit comme-ci tout ceci n'était qu'une farce pour lui. Merlin vit rouge. Son père venait de le toucher. Son père avait abusé de lui.

« VAS-T-EN ! » Hurla le garçon en poussant brusquement son père du lit. Sa magie brûlait dans sa poitrine, sonnait dans ses oreilles voulant sortir et réduire en bouillit ce traitre.

C'était son père bon sang ! Il l'avait violé, cet enfoiré !

Les mains tremblantes, il tenta de soulever la couverture parfaitement pliée et coincée sous le matelas. Il devait se couvrir impérativement le corps.

« Allons, Merlin… Ne le prends pas comme ça… »

La tête du garçon ne fit qu'un tour.

« COMME ÇA !? COMME ÇA ?! » Cria le garçon secouant les bras en l'air.

« Est-ce que je t'ai dit que tu pouvais ?! De quel- de quel droit tu te permets de… ! DE QUEL DROIT ! »

Uther observa le garçon qui tremblait sur son lit les larmes perlant sur ses joues, sa peau blanche magnifique à la lumière des bougies, ses cheveux ébène et son regard bleu ciel comme ceux de sa mère, ses jolie pommettes efféminées légèrement relevées et ses adorables oreilles écartées qu'il avait tant aimé mâchouiller et titiller chez Hunith.

« Je suis Roi. J'ai tous les droits. »

Merlin ne pouvait pas en croire ses oreilles.

« Je suis ton fils ! » Dit-il la voix aigüe.

« Oui, je sais. Et parce que tu aimes ton papa, tu vas faire tout ce que je te dis bien gentiment.

-QUOI ?! » Merlin n'y tenant plus se leva d'un coup dans toute sa splendeur.

Sa magie bouillonna de nouveau en lui en voyant son père le jaugeait de la tête aux pieds. Il ignora la sensation de brûlure sur son avant-bras.

Uther secoua la tête doucement en passant la main dans sa chemise et tirant sur la chaîne qui pendait autour de son cou. Au bout de cette chaîne se trouvait une clé.

Une clé que Merlin reconnut. La clé de son bracelet. Celui qui lui bouffait sa magie. La clé de la liberté.

« Peut-être que si tu es sage… » Dit Uther et Merlin grogna violemment. Un grognement bestial. S'il s'était écouté, il n'aurait jamais cru que cela venait de lui.

Le Roi parut surpris lui aussi. Et sourit de nouveau.

« Tu es vraiment une créature magnifique. »

Créature ?

Uther rangea la clé sous sa chemise et fit trébucher Merlin dans le lit avec un croche-pied. Le Roi se jeta de nouveau sur ses lèvres les mordants.

« Tu croyais vraiment que ta mère m'aimait n'est-ce pas ? »

Merlin tenta de le repousser, mais son père l'attrapa par le cou le força à rester coller au matelas.

« Je n'ai pas besoin de réciprocité. Juste… » Il montra le corps de Merlin avec sa main libre. « Ce qui se passe là. » Il toqua la tête de Merlin. « J'en n'ai rien à foutre, tu vois ? »

Uther vint lui mordre le cou et Merlin ferma les yeux, des larmes coulant sur ses joues.

Son père était fou. Complétement fou.

Merlin se réveilla à l'aube, une douleur lancinante au derrière. Il resta à fixer la porte de son armoire, le regard sombre. Une haine profonde gonflant dans sa poitrine.

Il se leva brusquement et ouvrit son armoire voulant décrocher la porte de ses gonds. Dans sa penderie vide de vêtement se tenait une petite statuette de Dagda, le Dieu Bon.

Il attrapa deux silex qu'il frotta ensemble pour allumer les bougies autour du petit autel qu'il avait créé en cachette pour son Dieu. Aujourd'hui plus que jamais il avait envie de contacter les Dieux de l'Ancienne Religion.

« Dagda, Je t'implore. Uther m'a fait du mal aujourd'hui. Je t'implore, Dieu Bon, tu ne peux pas laisser ce tyran, ce Roi qui tue ses citoyens par centaine, qui viole son fils, souiller ce monde, dit-il entre ses dents. Je t'en supplie, aide-moi. Dis-moi que dois-je faire ? Je suis prisonnier, je ne peux pas utiliser ma magie, je suis faible, malade et blessé, une larme tomba doucement de ses joues. Je n'ai pas d'armes… »

Il caressa la statuette du bout des doigts. « Il va revenir, dit-il dans un chuchotement. Il va vouloir recommencer… »

La statuette sembla briller un instant. Merlin la prit et la baissa lentement. « Je t'en supplie. Si tu aimes encore les tiens… »

Merlin reposa la statuette, son espoir lourd sur les épaules. Il attendrait un signe.

Quand le jour fut levé, William toqua à la porte et Merlin sursauta referma son armoire brusquement. Son servant entra dans la chambre et leva un sourcil en voyant son maître déjà debout.

Sachant qu'il devait prier, il ne dit rien et déposa le petit-déjeuner sur la table. Merlin marcha en titubant vers la table et s'assit une grimace sur le visage.

« Vous allez bien ? »

Merlin hocha la tête. Et entama sans hâte son petit-déjeuner.

« Bien, je vous rappelle que vous avez un conseil avec votre père et votre frère ce matin et ce midi, vous pouvez manger dans vos chambres, cet après-midi Geoffrey viendra vous donner cours et Gaius viendra en fin de soirée vous voir pour faire le point sur votre eczéma. Ce soir, vous êtes convié à manger avec la famille royale au complet. »

Merlin ne l'écoutait plus depuis qu'il avait prononcé le mot « conseil ». Il ne pouvait pas faire face à son père. Pas après ce qui s'était passé hier soir. Il posa sa fourchette brusquement et se prit la tête dans les mains.

« Ça ne va pas ? »

« Non, j'ai la tête qui tourne… Je crois que je vais me recoucher. »

William plissa les yeux. Merlin mentait.

Il s'était passé quelque chose hier entre père et fils, il n'avait pas été autorisé à rentrer dans la chambre et avait été interdit de rejoindre son maître avant le matin par le Roi.

« Laissez-moi vous remettre au lit. »

« Oui, c'est ça. »

William n'eut pas vraiment besoin d'aider Merlin qui marchait plutôt avec aisance si ce n'est qu'il boitait un peu.

Une fois dans le lit, William retourna prendre le petit-déjeuner non-entamé du prince pour le ramener en cuisine.

Il y avait beaucoup d'atout à être le servant d'un des membres de la famille royale, on pouvait ordonner les autres servants et on était beaucoup mieux payait. Mais il y avait un atout en particulier à être le servant de Merlin Pendragon et c'était l'autorisation, et même l'obligation de déranger le Roi pour le tenir au courant de la santé de son fils.

C'est pourquoi nul ne furent surprit de voir entrer ce servant dans la salle du conseil qui entamé pour se glisser derrière les nombreux chevaliers et conseillers du roi et atteindre sa Majesté en personne pour lui parler dans l'oreille alors que le prince parlait.

« Son Altesse le Prince Merlin est malade. Il ne pourra pas assister à la séance. »

Uther hocha de la tête.

Et William glissa de nouveau à l'extérieur sous le regard des chevaliers ennuyés.

Quand Arthur eut fini, Uther excusa en personne l'absence de son fil cadet pour raison de santé. Personne ne dit rien, c'était récurent et Merlin était un bon garçon, il n'y avait aucune raison que son mal-être ne soit pas réel.

Arthur lui fronça les sourcils. Uther passait tout à Merlin. S'il avait, lui, ne serait-ce réclamé pour rester au lit, le Roi aurait démonté sa porte pour lui hurler de retourner à ses responsabilités.

« Et donc, qu'en pensez-vous, Majesté ? »

« Hum ? » Demanda Uther avec éloquence, semblant penser à autre chose.

« De ma proposition ? »

« Bof… Je préfère la suggestion du chevalier Keith. » Ce dernier bomba le torse et fit un sourire fier à toute l'assembler.

Arthur s'assit brusquement dans sa chaise et fixa le bois de la table avec mépris. Son père le trouvait toujours incapable. Merlin lui était parfait.

Il partit à la chasse après le conseil pour se libérer de sa frustration.

« Le Roi demande que vous veniez manger avec lui et votre sœur. » Annonça William en entrant dans la chambre après avoir fait la lessive.

Merlin toujours dans son lit, un livre à l'envers entre les mains, fronça les sourcils.

« Dis-lui que je suis malade. Que je ne viendrais pas. »

William posa la lessive sur la table.

« Je le ferais bien, mais le Roi a… »

Hubert entra brusquement dans la pièce.

« Bonjour, Votre Altesse, le Roi m'a demandé de vérifier moi-même si vous étiez en état de venir vous joindre à eux. »

Merlin parut scandalisé.

« Dites tout de suite que je suis trop imbécile pour savoir si j'ai vraiment la nausée ou pas ! »

Hubert sourit aux pitreries du garçon. « Le Roi pense que vous cherchez à vous prélasser toute la journée. »

Merlin leva les bras en l'air avec exaspération.

« Très bien, si MONSIEUR, le demande ! » Il sauta du lit pour se planter le nez contre celui d'Hubert, il lui prit la main et la posa sur son front.

« Voilà ! Content ? »

Hubert fronça les sourcils et lança un regard à William qui hocha les épaules. Merlin ne s'était jamais comporté de façon si incorrecte.

Il poussa Hubert par l'épaule.

« Allez hors de ma chambre et dis à Uther que je serais en bas pour le repas. »

Hubert surpris fit une faible révérence avant de sortir. William croisa les bras.

« T'as tes règles ou quoi ? » Dit-il soudainement au prince. Merlin tourna la tête vers lui surprit par ça familiarité, William ne l'avait pas tutoyé depuis qu'il avait passé onze ans.

« Je t'en pose des questions, moi ?

- Eh oh ! Ce n'est pas parce que tu t'es engueulé avec ton père que tu peux te permettre de parler aux servants de la sorte ! On n'est pas tes chiens !

- Non vous êtes mes servants destinés à obéir et tu vas arrêter tout de suite ton insubordination ! Tu m'étouffes avec ta présence à la con ! Dégage !

- Non. »

Merlin vint prendre William par les épaules tentant de le mettre dehors.

« Dégage ! Dégage ! »

William entêté resta de marbre. Bien plus grand en taille que Merlin, il ne bougea pas d'un centimètre. Merlin s'agrippa à sa chemise.

« Vas-t-en… Maintenant. Vous m'étouffez tous, tous… Vas-t-en… Allez…» Des larmes se mirent à couler sur ses joues.

William écarquilla les yeux et soudain, un sanglot énorme s'échappa du jeune prince. Merlin cacha son visage dans son torse et le serviteur ne sut pas quoi faire d'autre que de la prendre dans ses bras.

Il lui frotta doucement les épaules.

« Merlin ? Qu'est-ce que ne va pas Merlin ? Je ne comprends pas… Tu peux tout me dire, Merlin ? »

Le prince secoua la tête et ne répondit pas.

« C'est le bracelet ? »

Le garçon ne fit aucun mouvement. « C'est Hunith ? »

Aucune réponse. « Uther ? »

« Je le déteste. » Chuchota-t-il dans un sanglot.

William n'en cru pas ses oreilles. Merlin adorait son père. Il buvait chacune de ses paroles, il avait été jusqu'à lui abandonner sa magie, sa véritable nature pour lui.

William lui caressa les cheveux doucement.

« Allons, vous ne le pensez pas vraiment. Préparons-nous pour le déjeuner. »

Il s'écarta de Merlin et le prépara pour le repas, Merlin toujours tremblant, prit de hoquets tentait vainement de frotter les larmes qui coulaient sur ses joues.

William était inquiet. Il n'avait jamais vu son maître de la sorte. Il eut l'impression alors qu'il l'habiller de s'occuper d'un jeune enfant qui s'était écorchait les genoux. Cette fragilité que montrait Merlin était tellement étrange quand on connaissait la confiance aveugle qu'il pouvait avoir en le monde, le voir si démunit était perturbant.

Quand les larmes furent séchées et les habits mis, ils descendirent les escaliers, prenant leur temps. Alors qu'ils s'approchaient de la porte de la salle à manger Merlin eu comme l'impression que son cœur allé sortir de sa cage thoracique tant qui la battait contre sa poitrine. William lui ouvrit la porte et laissa son maître passé devant lui.

Merlin vit son père au bout de la table qui releva les yeux vers lui. Il le déshabilla du regard. Appréciant la vue de son fils, il se pourlécha. Merlin se sentit soudain nauséeux.

Il avança les jambes semblant molles jusqu'à sa chaise, William lui tira la chaise et l'assit. Son serviteur fit un sourire à Guenièvre la servante de Morgane. Cette dernière semblait rassurée de ne pas manger seule avec leur père. Merlin connaissait le sentiment.

Uther fit signe à William de servir le vin à son fils.

« Alors, malade ce matin ? » Annonça Uther un fin sourire sur les lèvres.

Merlin lui lança un regard intense.

Uther s'installa plus confortablement dans son siège, soutenant le regard de son fils. Aucun des deux ne mangea. Morgane ne savait pas si elle devait entamer son plat, elle les regarda avec ébahissement. Guenièvre et William échangèrent un regard, se demandant ce qui se passait.

Merlin coupa le contact, n'en pouvant plus de voir les yeux de son violeur. Il attrapa d'une main tremblante son verre et but celui-ci d'une traite avant de le poser brusquement.

En entamant son assiette, il dit soudain. « Je n'ai pas dû digérer quelque chose d'hier soir. »

Uther rit et lui donna un faible petit coup de pied dans le tibia et Merlin sursauta et jeta un regard à son père qui semblait amusé.

Le garçon ne put lui renvoyer qu'un regard humide d'incompréhension.

Morgane toussota gênée de l'intensité du silence et commença à manger.

« Connard. » Dit Merlin en langue de l'Ancienne Religion alors qu'il planta son regard dans son assiette. La seule insulte qu'il connaissait dans ce langage.

Uther ne savait pas ce qu'il avait dit, mais il sourit de plus belle, admirant la rage de son fils. Le repas se passa en silence. Alors que le Roi se levait pour sortir, il vint prendre Merlin par les épaules et lui chuchota dans l'oreille. « Je viendrais te voir ce soir, en privé. »

Merlin frissonna, mais ne dit rien. Le Roi sortit, Morgana se leva et frotta sa robe pour faire disparaitre les plis avant de tourner le regard vers son jeune frère qui se grattait l'avant-bras violemment. Elle ouvrit la bouche comme pour vouloir dire quelque chose, mais décida de se taire et partit suivit de sa servante.

William vint aider Merlin à se lever qui tremblotait de la tête aux pieds. Il le guida jusque dans sa chambre ou il eut cours avec Geoffrey toute l'après-midi.

« Pouvez-vous au moins faire semblant d'être intéressé à ce que je vous raconte. » Claqua la voix de Geoffrey dans la pièce. William qui n'avait plus rien à faire aux services de Merlin et qui attendait dans le coin de la porte sursauta.

Merlin ne bougea pas, les yeux rivés sur la fenêtre.

Geoffrey posa une main sur l'épaule du garçon pour attirer son attention, était-il sur le point de le faire que Merlin annonça d'un ton las en tournant le regard vers son précepteur.

« Et si on abordait un autre sujet. Parlons de régicide. »

Geoffrey surpris se mit à chercher dans ses livres.

« Eh bien, il y en a eu un grand nombre, je ne sais pas par où commencer. »

« Pourquoi pas un patricide ? »

« Oh et bien… » Geoffrey tourna quelque page en plus avant d'entamer une leçon. William dans son coin fronça les sourcils. Merlin se comportait tellement différemment de d'habitude.

L'après-midi se termina avec Merlin terriblement intéressé, mais le soir arriva et le repas en famille ne se fit que plus dur, Arthur faisait la tête, Morgane n'avait encore une fois aucune envie d'être là et Merlin ne voulait qu'une chose qu'Uther soit empoisonné à l'instant même où le vin toucha sa bouche. Observant les lèvres de son père manger avec une fascination sadique, Merlin en oublia de toucher son assiette.

Personne n'y fit attention seuls les servants le remarquèrent en ramenant le plat entier en cuisine.

Après le dîner, Uther ne le quitta pas d'une semelle et demanda de nouveaux aux servants de quitter la pièce alors qu'ils arrivaient dans la chambre princière.

Une fois les servants sortis, le prince tout tremblant, demanda d'une petite voix.

« Ce n'était pas l'histoire d'une fois ? »

Uther ne dit rien, il s'assit au bureau du garçon et l'observa debout contre la porte de la chambre tout tremblant. Il lui sourit avec fierté.

« Tu es parfait. »

Merlin tenta d'ignorer la remarque et avança tremblotant dans sa chambre voulant paraître à l'aise. Son malaise fut pourtant lisible dans son petit pas tremblotant et la tension dans les muscles alors qu'il s'asseyait sur le lit dos à son père, ne voulant pas le voir, lui faisant comprendre qu'il ne voulait pas de lui dans sa chambre.

Il se gratta de nouveau l'avant-bras.

« Quand est-ce que tu estimeras que je pourrais avoir la clé ? »

Uther sourit. « Quand je serais satisfait. »

« C'est-à-dire jamais. » Dit-il entre ses dents.

Le Roi se leva et avança vers son fils. « Si intelligent. » Merlin sentit un poids tomber sur le lit derrière lui et il se tendit. Uther avança à quatre pattes sur le lit et vint prendre Merlin par les hanches.

Il lui prit le cou, le forçant à pencher et l'embrassa. Merlin sentit les larmes lui venir aux yeux.

Son père passa une main sous sa chemise caressant son ventre. Le garçon laissa échapper un gémissement en sentant son père mordillait son cou.

Le Roi l'attrapa par l'épaule et le retourna vers lui avant de se jeter sur ses lèvres. Merlin lui mordit la langue.

« Petit con ! » Uther le frappa sur la joue et le prince tomba à terre.

« Si je dois te faire saigner à chaque fois, je le ferais. » Annonça le Roi.

S'en suivit des cris de rage et des coups de griffe. Merlin se débattit comme un tigre mais rien n'y put faire. Du haut de ses quatorze ans, il se fit vite dominer par Uther qui n'hésita pas à le prendre sur le sol de sa chambre.

Il eut de l'agitation à l'extérieur de la chambre, on put entendre William et Hubert se battant et se quereller l'un voulant entrer dans la chambre inquiet pour son maitre et l'autre l'interdisant obéissant aux ordres du Roi.

Merlin n'entendit rien de tout cela, il ne pouvait que regarder le plafond au-dessus de sa tête alors que son père le pilonner. Quelque chose se brisa en lui à la réalisation qu'il ne pouvait rien faire sans sa magie, il n'avait pas la force physique d'arrêter son père.

Uther l'utiliserait comme il avait utilisait sa mère auparavant.

Sa favorite.

Son favori.

À suivre…